Régionales Auvergne 2010

Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 01:39
Selon le vieil adage, quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Vrai ou faux, peu importe, le chien est mort. Et le maître débarrassé d'un animal devenu encombrant peut alors le remplacer par un animal de compagnie plus docile…

Il y a donc urgence à décrédibiliser les exécutifs régionaux, quitte à mentir, ou à travestir la réalité. Il est reconnu que l'UMP est passé maître en gestion responsable et économe, pour exemple, nous pourrons utilement nous pencher sur la gestion exemplaire de la ville de Levallois-Perret (1) dirigé par un ami de Nicolas Sarkozy, Patrick Balkany.

Nicolas Sarkozy avait annoncé vendredi 20 novembre2009 son intention d'organiser une conférence  "pour parler du déficit de la France" qui réunirait à la fois l'Etat et les responsables de la sécurité sociale et des collectivités locales, la date n'étant pas fixée. Et il pointe du doigt : "Il faudra bien que les responsables de la sécurité sociale, ceux des collectivités locales et ceux de l'Etat parlent ensemble (...) moi, j'ai promis que je ne remplacerai pas un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite mais si vous, les collectivités locales, vous en créez un de plus sur deux, comment on peut s'en sortir, c'est le même pays. …/… (à ce sujet, lire ICI l'exemple du ministère de la culture)
Quand je vois aussi la folie fiscale qui s'est emparée d'un certain nombre de régions, je me dis : il faut faire attention quand même, parce que c'est la compétitivité de la France (qui est en jeu)
".

Eric Woerth enfonçait alors le clou : "Quand, entre 2000 et 2007, le personnel des collectivités a augmenté de plus de 350.000 personnes, quand les fonctionnaires publics territoriaux ont augmenté de 25%, évidemment les impôts ne peuvent qu'augmenter". (à ce sujet, il ne vous aura pas échappé que dans cette même période, l'état a transféré aux départements et aux régions les personnels de l'ex DDE, les personnels TOS des collèges et lycées… ).

Ce soir, lors du débat sur France 2, Laurent Wauquiez a repris cette thématique de "l'explosion" des dépenses des régions. En ce qui concerne l'Auvergne, Messieurs Marleix et Hortefeux sont bien placés pour savoir que d'un peu plus de 300 employés, le conseil régional est passé suite aux vagues de transfert de personnels à plus de 1400 agents !

Mais… on ne nous dit pas tout ! Le très officiel document BIS n° 70 du très sérieux ministère de l'Intérieur occupé par Monsieur Hortefeux (à télécharger ici) nous apprend que :

"Depuis une quinzaine d'année, la répartition des produits (recettes) de fiscalité locale entre les régions, les départements et le secteur communal s'est légèrement modifié. La part du secteur communal a un peu baissé et les groupements à fiscalité propre (EPCI) y occupent une place croissante, passant de 1/10 des produits communaux et inter-communaux en 1994 à 1/3 en 2009. La part des départements a gagné plus de 3 points surtout au cours des dernières années. Seule celle des régions est demeurée stable."

C'est pas bien de confondre pourcentage et valeur absolue ! Car avec une telle explosion des dépenses de personnel et transferts de compétences, garder une "stabilité" en terme de fiscalité devient un exploit. Juste pour bien peser les réalités des dépenses obligatoires de nos collectivités : savez-vous combien coûte au Conseil général de l'Allier une journée de déneigement ?
Entre 100 000 et 150 000 euros. Il a déjà neigé 5 fois cet hiver… et nous sommes prompts à rouspéter si "notre" route n'est pas déneigée, n'est-ce pas ? Alors, avant de râler et d'avaler certaines vraies fausses vérités, réfléchissez !


(1) : "Hausse périlleuse de la dette, explosion des dépenses festives, "anomalies" dans le contrôle des frais : la chambre régionale des comptes (CRC) d'Ile-de-France a dressé un sévère bilan de la gestion de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ville dirigée par l'UMP Patrick Balkany. Selon ce rapport de 46 pages, daté du 6 avril 2009 et que l'AFP a pu consulter, l'endettement, "resté stable jusqu'en 2003, s'est significativement alourdi à partir de 2004". L'encours de la dette est passé de 156 millions d'euros (M EUR) en 2000 à 236 M EUR en 2006, soit une hausse de 51 %. Mais la CRC note aussi que la ville a émis des billets de trésorerie pour plus de 200 M EUR, non intégrés dans le calcul de la dette, ce qui pose "un problème de sincérité du niveau d'endettement (...)."
Source : le point.fr
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Régionales Auvergne 2010 - Communauté : Résistance 2007
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 03:34
Affiche meeting Clermont

et en guest stars, si je puis me permettre et tout de même,
LES CANDIDATS DE LA LISTE
DU FRONT DE GAUCHE EN AUVERGNE !


Voir aussi : http://www.auvergne-2010.fr
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Régionales Auvergne 2010 - Communauté : resilience
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 00:06
Le compte à rebours a commencé… les premières propositions phares de notre équipe sont là, sur l'affiche. Elles ne sont pas le fruit du hasard : tout au long de ces dernières semaines, sur le terrain, au fil des rencontres et à votre écoute, les candidats, militants et sympathisants du Front de Gauche en Auvergne ont collecté vos remarques, vos souhaits, vos attentes, fortes, d'un vrai changement.

Telle une écume puissante, à la surface des mots est monté le ras le bol de populations se sentant délaissées, incomprises, impuissantes à faire entendre leurs souffrances ou leurs inquiétudes. Elus locaux, retraités, agriculteurs, employés et ouvriers, fonctionnaires, tous nous ont parlé de cet avenir bouché, de cette crainte qui les tenaille que demain, une nouvelle mauvaise nouvelle ne tombe, une de plus… Il faut du courage pour se lever chaque matin, dans l'ignorance du mauvais coup qui va encore vous enfoncer un peu plus.

Personne n'a ménagé sa peine. André Chassaigne encore moins. Sur tous les fronts, du parlement à l'Allier, en passant par Clermont Ferrand, ou Moulins ce jeudi 25 février, tous les coins de notre Auvergne l'auront vu passer, écouter, prendre position avec sincérité et chaleur. Un espoir s'est levé, un souffle de renouveau se propage ces dernières semaines ; les jours à venir vont être denses, apportant cette puissance qui transforme le souffle en vent, capable de bousculer les scénarios que certains ont déjà écrits, capable de réveiller les volcans de cette Auvergne qui ne demande qu'à croire à un avenir du possible.

Un avenir à gauche, solidaire, écologique et citoyen.
C'est la condition pour remettre enfin l'humain à sa place véritable : l'humain avant tout.


Affiche officielle


Par Sylvie Boussand - Publié dans : Régionales Auvergne 2010 - Communauté : Résistance 2007
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 06:56
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Samedi 20 février, à Clermont-Ferrand, se tenait notre "grande" réunion de travail. Grande, car tous les candidats des département de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme étaient là, avec aussi ceux qui ont accompagné les équipes tout au long des réunions publiques, des rencontres sur les marchés, à la sortie des usines, sur l'ensemble des territoires de cette Auvergne qui nous rassemble.

De cette Auvergne qui nous ressemble : agriculteurs, ouvriers, fonctionnaires, syndicalistes, élus locaux, notre liste régionale est bien un condensé des populations des départements auvergnats. Nous sommes tous des habitants de notre Auvergne, répartis géographiquement de façon représentative de nos villes et de nos campagnes. Nos élus, nombreux, sont des élus de terrain, œuvrant dans leurs conseils municipaux au quotidien, siégeant dans les syndicats locaux, au plus près des préoccupations de nos concitoyens. Se dévouant corps et âmes. Ici, pas de "vedettes", pas de candidat passager clandestin d'une liste de bric et de broc afin d'attirer le chaland.

Les agriculteurs présents sur notre liste font partis de ceux qui se battent pied à pied pour vivre de leur métier, ils sont passionnés, présents sur leurs exploitations, lieux de tous leurs espoirs et de toutes leurs peines. Une de mes connaissances disait : "Bové, il a mis une photo de lui dans l'étable pour que les vaches le reconnaissent quand il vient les voir". Les agriculteurs de la liste du Front de Gauche n'ont pas besoin de cet artifice.

Tous, nous vivons les mêmes espoirs, les mêmes attentes, afin que demain, sur cette terre d'Auvergne qui nous a vu naître ou nous a accueillis avec nos familles, se lève enfin un nouvel élan de solidarité et de volontarisme, afin de faire de notre région un lieu de mieux vivre ensemble, un creuset témoin de nos volontés d'agir collectivement, avec les Auvergnats, pour une région à gauche, solidaire, écologique et citoyenne.

A gauche, car nous savons que le peuple n'a rien à attendre de bon d'une droite plus prompte à sacrifier notre pays et nos régions sur l'autel du grand capital, en se faisant le chantre de la libre concurrence et des économies de bout de chandelle, offrant dans le même temps 15 milliards chaque année aux nantis sous le vocable de "bouclier fiscal". Car il faut bien que les plus riches soient protégés de cette engeance qu'est la solidarité nationale qui fonde pourtant le pacte républicain… la suppression prochaine de la taxe professionnelle permettra aux entreprises d'économiser 900 milliards qui seront transférés sur les ménages, sur leurs taxes d'habitation. Mais cette gauche, pour être efficace et ne pas sombrer dans le renoncement ou la complicité avec la droite, doit se trouver de nouveaux ancrages bien à gauche afin de stopper sa dérive. Le Front de Gauche veut être cette ancre, cette boussole qui rappelle le cap à tenir.

Solidaire, car nous savons que nous ne sommes jamais aussi forts que quand nous sommes unis. Unis pour une juste répartition des fruits du travail, pour une juste taxation des profits financiers, pour une aide aux plus fragiles et au plus démunis pour les aider à reprendre le chemin d'une vie digne et autonome. Solidarité aussi entre les territoires, car tous les citoyens d'Auvergne doivent pouvoir vivre là où ils l'ont choisi, et avoir accès aux services publics, sociaux et médicaux, tous les services d'intérêts généraux qui œuvrent ainsi à une juste irrigation de nos territoires ruraux car il n'est pas acceptable de laisser ainsi se créer une catégorie de citoyens de deuxième zone.

Ecologique, car nous savons qu'une écologie pertinente est celle qui prend en compte tous les paramètres économiques, sociaux et humains. A quoi bon manger bio si nous importons pour ce faire des légumes d'Egypte ? A quoi bon faire naître sur notre terre d'Auvergne des bovins qui iront s'engraisser en Italie avant de revenir dans nos assiettes ? Notre territoire est riche d'une bonne nature qui ne demande qu'à produire, au plus près des consommateurs. Raccourcir les circuits de distribution, produire localement, inciter et encourager les productions soucieuses de l'environnement, des possibilités existent, à nous de les développer.

Citoyenne, car nous savons que la politique ne tire ses lettres de noblesse que du mandat donné par le peuple. Un mandat exigeant, pour des élus qui doivent l'être tout autant. C'est pour cela que notre programme a été élaboré avec vous ; vos demandes, vos critiques, tout a été "remonté" par les candidats que vous avez rencontrés. Ce samedi, toute l'équipe du front de Gauche a travaillé pour analyser vos attentes et en tirer quatre mesures phares de notre programme. Nous vous en rendrons compte prochainement.

En attendant, je vous laisse en compagnie d'André Chassaigne, notre tête de liste "L'Humain avant tout", en relayant un article de son blog de campagne.



" Jamais ils ne seront maîtres du printemps "


Les échanges directs avec les journalistes me sont toujours agréables. Disons que j’éprouve un réel plaisir à essayer de communiquer ce que je ressens : faire passer « le fluide » en quelque sorte. Les équipes locales sont habituées au style direct qui est le mien, souvent décapant, parfois démesuré. Et je crois que nous partageons ce plaisir avec une forme de jeu complice de la provocation.
 


Certes, le chemin est parfois semé de sympathiques embûches. Ainsi, dans « la voix est libre » de France 3 Auvergne (consultable sur internet), quand je suis interrogé dès le début de l’émission sur un sondage reléguant notre liste en 3ème position des listes de gauche. Il me faut quelques instants pour intégrer que ce sondage n’existe pas mais qu’il s’agit en fait d’un sondage… national… mécaniquement transféré à l’Auvergne !


Ainsi, toutes les régions de France, quelle que soit leur spécificité, quelles que soient les listes en présence, quelles que soient les têtes de liste, seraient alignées sur cet incroyable postulat qu’un sondage national se déclinerait partout en France.


La diversité des régions françaises, de leur histoire propre, des femmes et de hommes qui participent à son identité… tout serait ainsi gommé par le formatage national : le rêve d’une France uniformisée, standardisée, autour de deux grands partis dominants, avec l’amusement saisonnier du tourniquet de petits partis mis subitement en exergue, et ensuite relégués pour valoriser la dernière trouvaille miraculeuse : Modem et Bayrou, NPA et Besancenot, Europe écologie et Cohn-Bendit, Front National et Marine Le Pen…


« Curieusement », jamais le Front de Gauche. Au point de le faire même disparaître des commentaires politiques nationaux.


Il existerait ainsi un socle électoral immuable. La volonté de convaincre, de changer les consciences serait une simple velléité. Une nouvelle façon de faire de la politique, sortant des schémas pré-établis, plaçant l’humain au cœur du débat, ne serait qu’un artifice inutile. Le désir de rassembler en faisant de la politique autrement, dans le respect de chacun, avec l’objectif de faire vivre une région et son institution différemment, serait un beau rêve sans lendemain possible.


Fort heureusement, ce que nous vivons durant cette campagne électorale est aux antipodes de cette dérive, certes médiatique, mais en fait voulu et entretenu par les pouvoirs en place.


Me reviennent alors ces deux vers de Pablo Neruda :

« Ils pourront couper toutes les fleurs.

Jamais ils ne seront maîtres du printemps ».


Car la réalité est là : jour après jour, échanges après échanges, je constate que « l’humain avant tout » est bien au cœur des attentes.


D’abord parce que ces trois mots sont à l’opposé de la politique inhumaine conduite par le Président de la République et ses ministres, destructrice de vies, d’activités humaines et de territoires. Conduite pour le profit de quelques privilégiés, cette politique génère souffrance et mal-vivre. Elle sacrifie aussi les générations à venir. En plaçant « l’humain avant tout », c’est cette société-là que nous voulons transformer avec le Front de Gauche.


Ces trois mots ne sont donc pas là pour embellir notre campagne électorale. Ils sont au cœur des engagements, et donc du quotidien, de toutes celles et ceux qui constituent notre liste.


Ils sont aussi le fil conducteur du programme que nous avons co-élaboré avec des centaines d’habitantes et habitants d’Auvergne, déclanchant un mouvement citoyen inédit, d’une ampleur inespérée, et qui grandit de jour en jour.


Ces trois mots seront naturellement aussi notre raison d’être dans l’exercice de notre mandat régional et pour assumer les responsabilités au niveau que les Auvergnates et les Auvergnats décideront de nous confier par leur vote.

Nous pensons en effet qu’il n’existe pas de socle électoral immuable. Nous savons que le rassemblement de toute la gauche se fera au second tour. Mais ce sont aux électrices et aux électeurs de choisir quelle liste du premier tour sera la plus rassembleuse et quelle tête de liste portera le mieux ce rassemblement, dans le respect et l’équilibre de toutes les composantes. J’assumerai pour ma part cette responsabilité avec passion si elle m’est confiée.


Mais le plus important est de nous permettre de mettre en œuvre le programme que nous avons co-élaboré avec les citoyens d’Auvergne.

Le prochain mandat du Conseil Régional ne durera que 4 ans. Nous demandons aux Auvergnats de partager avec nous ces quatre années pour faire la démonstration que la politique, « la chose publique », peut être belle, enthousiasmante, fidèle aux engagements, respectueuse de la diversité des uns et des autres. Avec eux, nous voulons faire de l’Auvergne l’exemple d’une collectivité pétrie d’humanité.


« L’humain avant tout » : faisons de ces trois mots une aventure commune.

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Régionales Auvergne 2010 - Communauté : Résistance 2007
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 01:53
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Régionales Auvergne 2010 - Communauté : resilience
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Vous n'êtes pas seul…

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