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Et pour fêter le 14 juillet, un petit film de prospective…
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Il est des fables qui ne dépareraient pas le bestiaire imaginé par Monsieur de la Fontaine. Il en est une qui tourne à la farce, mâtinée de pièce de boulevard, avec révélations à
rebondissements, secrets d'alcôve et de polichinelle, et une chronologie qui laisse peu de place au hasard. Le hasard n'existe pas en politique.
Alors qu'une commission d'enquête parlementaire vient de se pencher avec le plus grand sérieux sur le "désastre" de l'équipe de France lors de la Coupe du Monde, ce dont je me foot éperdument, un nouvel épisode politico-financier-mondain prend la relève du tohu-bohu médiatique, érigé en grande cause nationale apte à distraire le populo de la réforme drastique de notre système de retraite.
Il faut, pour saisir l'ampleur de l'arnaque émotionnelle, se concentrer sur l'essentiel. Et l'essentiel, en l'occurrence, est la chronologie évoquée ci-dessus, qui en dit plus long que de grands effets de manches sur le cap suivi par notre pays vers les rivages d'une république bananière.
Une famille, la famille Bettancourt, se trouve sous les feux des projecteurs. Dans son sillage, Eric Woerth, actuel ministre du travail, en charge de la réforme des retraites, sous couvert de rigueur budgétaire. Et se met en place un puzzle dont le dessin final ne fait pas rire du tout : nous avons sous les yeux le résultat d'années de dérives où le fric roi justifie tout, même l'injustifiable.
Cette chronologie nous démontre aussi, et c'est un point important, que le conflit juridique d'ordre privé opposant Madame Bettancourt à sa fille n'a pas d'incidence sur l'affaire, hormis les enregistrements livrés à la justice. Car depuis novembre 2007, le fisc d'abord, la justice ensuite, auraient pu enquêter à loisir. Si cela n'a pas été fait, je vous laisse le soin de deviner pourquoi. Et de deviner sur ordre de qui.
2007 - Mars - Eric Woerth, trésorier de l’UMP, vient en Suisse pour collecter des fonds pour la campagne de Nicolas Sarkozy, auprès des donateurs français installés à Genève. Bilan : 7 millions d’euros. Un banquier suisse déclarera, en novembre 2009, alors qu’éclate “l’affaire” des 3000 noms de contribuables français ayant des avoirs dans des banques suisses : “Eric Woerth ne cherchait pas alors (mars 2007) à savoir si les chèques qu’on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français."
2007 - Novembre - Les allemands fournissent à Bercy une liste de 500 noms de français, expatriés fiscaux au Liechenstein. Eric Woerth est ministre du budget. Parmi les noms, celui de François-Marie Banier. Deux cents noms sur les 500 sont épluchés, dont ce dernier. Depuis 2001, M. Banier est “très” proche de Liliane Bettancourt, qui lui aurait au fil du temps octroyé sous des formes diverses pas moins de 900 millions d’euros. Le nom de Liliane Bettancourt ne peut pas avoir échappé à cette occasion aux limiers du fisc, spécialisés dans l’évasion fiscale. Mais rien ne sort.
2007 - Novembre - Madame Woerth est embauchée par Clymène, holding dont la seule raison d’être est la gestion de la fortune de Liliane Bettancourt en tant que "Directeur de la Recherche et des Investissements". Un banquier suisse relèvera que Madame Woeth a passé beaucoup de temps à Genève dans le cadre de son travail pour Clymène, ce que son époux ne pouvait ignorer.
2008 - Janvier - Eric Woeth remet la légion d’honneur à Patrice le Maistre, accessoirement patron de son épouse, responsable de Clymène, et conseiller avisé de Liliane Bettancourt.
2008 - Mars - Le fisc rembourse 30 millions d’euros à Liliane Bettancourt, au titre du bouclier fiscal. La demande de remboursement a été effectué entre fin janvier et début février 2008.
2009 - Octobre - Conférence de presse à Bercy, au cours de laquelle Eric Woerth, ministre du budget déclare :
“Lutter contre la fraude aux finances publiques est une priorité en raison de son impact financier, particulièrement intolérable en période de déficits publics importants mais aussi, et surtout, pour des raisons de justice : la fraude mine la solidarité nationale, porte atteinte à la confiance de nos concitoyens dans l’efficacité de l’action publique et l’équité de notre système de prélèvements et de prestations.
Comment tolérer que des individus ou de véritables réseaux organisés profitent de notre système fiscal et social pour s’enrichir illégalement au détriment des autres : des citoyens, des services publics. Lutter contre les fraudes aux finances publiques est également une priorité du président de la République et du Premier ministre qui m’ont confié, il y a tout juste deux ans, la mission de coordonner l’action du Gouvernement et de l’ensemble des organismes impliqués dans cette action.”
2010 - Mars - Liliane Bettancourt signe un chèque de 7 500 euros à l’association de financement de l’association de soutien à l’action d’Eric Woerth (AFASAEW).
2010 - Avril - Eric Woerth, ministre du travail, entame la “concertation” avec les syndicats sur la réforme des retraites. Madame Woerth est pressentie pour entrer au conseil d’administrationde chez Hermès en juin prochain.
2010 - 7 Juin - Madame Woerth entre officiellement au conseil d’administration d’Hermès.
2010 - 21 Juin - La démission de Madame Woerth de son emploi chez Clymène est annoncée par… Eric Woerth. Qui semble (enfin ?) découvrir le conflit d’intérêt manifeste créé par cette situation.
2010 - 24 Juin - Le sénat adopte A L’UNANIMITE une proposition de loi redéfinissant le délit de PRISE ILLÉGALE D’INTÉRÊT. Un assouplissement pénal voté par des élus... pour des élus. Il s’agit en particulier de cet article, dont on comprend la nécessité ABSOLUE d’une réforme…
Art. L. 432-12. - Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende.
Rappelons que la nomination de M. Pérol a la tête du groupe Caisse d’Epargne / Banque Populaire avait jeté le trouble, au vu justement de cet article du code pénal. M. Woerth est aussi concerné par cet article. Et pas seulement par le conflit d’intérêt.
2010 - 26 Juin - Patrice de Maistre reconnait dans un entretien au Figaro l'existence de deux comptes en Suisse non déclarés d'une valeur totale de 78 millions d'euros. Quant à l’ile d’Arros, planquée dans une fondation sise au Liechenstein… pas un mot.
2010 - Juillet - François Baroin, ministre du budget, annonce sa décision de saisir l'Inspection générale des finances (IGF) pour enquêter sur l'affaire Woerth/Bettencourt.
2010 - 13 juillet - le conseil des ministres se “penchera” sur le projet de loi portant réforme des retraites qui sera présenté au parlement en septembre prochain.
Bonnes vacances à tous !
Sources :
http://www.tdg.ch/actu/economie/genevagate-menace-bettencourt-woerth-2010-07-01 http://www.tdg.ch/actu/economie/editorial-vaut-parole-france-2010-07-01 http://www.toulouse7.com/2010/07/02/affaire-woerth-bouclier-fiscal-bettencourt
Je ne remettrai pas une couche sur le "cas" Christine Boutin, la peinture au couleur du déshonneur républicain est encore fraîche. Juste une petite retouche quand même : la docte dame, interviewée pour un JT, expliquant, que, 6 000 euros de retraite mensuelle, c'est le fruit de ses 25 années de travail à l'assemblée nationale en tant que députée. Rien que de très normal. En effet, c'est le cas de tous les députés ayant réussi à s'incruster aussi longtemps au Palais Bourbon.
Quant à ses (ex) 9 500 euros d'appointements mensuels pour rédiger un rapport de complaisance (désolée, je ne vois pas d'autres mots pour décrire un rapport dont nul n'a besoin car tout a déjà été dit et écrit par des personnes bien plus qualifiées sur le sujet que ne le sera jamais une madame Boutin, même sanctifiée par la Bible qu'elle n'a pas hésité à brandir dans l'enceinte républicaine) - je vous laisse imaginer le bouzin si un député de confession musulmane avait un jour agité le Coran sous le nez de nos gentils députés !!! - s'abriter derrière le salaire équivalent de hauts fonctionnaires est, sinon risible, à tout le moins culotté ! J'ai entendu dire qu'un chef d'état major émargeait environ à 6 000 euros par mois…
Qui plus est, un fonctionnaire, me semble-t-il, a la plupart du temps passé et réussi un concours, et a suivi un cursus professionnel le qualifiant pour le poste occupé… Faudrait pas confondre avec les copinages ou les faveurs accordées selon le sens du vent !
Bref, tout ça pour dire que le cas Boutin n'est pas isolé. La gente dame a fini par sombrer dans le ridicule en parlant de "jurisprudence" sur son magnifique renoncement à ses 9 500 euros ; que je sache, la jurisprudence découle d'un jugement rendu par un tribunal. Madame Boutin n'a pas fauté juridiquement parlant : tout est légal, et c'est bien là le moindre défaut de l'art et la manière exquise qu'ont certains puissants de se ficher de la figure du petit peuple et de ses galères quotidiennes où la fin du mois commence souvent le 10 !
A toute fin utile, je vous invite à vous renseigner sur ce que l'on appelle de façon très gastronomique "les fromages de la république", appelation fine mais au demeurant recouvrant des pratiques assez… puantes. On va finir par croire que le travail, le vrai, celui qui fait suer, au propre comme au figuré, est une engeance dont il faut se prémunir coûte que coûte, et après, nos "élites" nous expliqueront que le français est un gros fainéant, profiteur, abusant des aides sociales.
Nos élites, pas tous, mais ils sont nombreux quand même, se contentent d'abuser de Marianne, et la traite comme une fille de joie. Allez, les cumulards, on vous a reconnu, pas la peine de vous planquer derrière Boutin !
1 - Justement tu récompenseras ceux qui leur vie durant ont produit la richesse de notre pays en leur permettant d’arrêter de travailler à 60 ans s’ils le souhaitent et sans les pénaliser.
2 - Avec bienveillance tu leur assureras un pouvoir d’achat minimum décent, qui leur permettra d’acheter des biens de consommation, et les rendre ainsi acteurs de l’économie de notre pays au lieu de les marginaliser ou sur eux jeter l’opprobre.
3 - Equitablement tu prélèveras sur les produits de la spéculation, de la rente et sur les flux financiers un pourcentage garantissant le principe de retraite par répartition et de solidarité nationale intergénérationnelle.
4 - Avec détermination tu mettras en œuvre une politique de plein emploi pour les plus jeunes, et rechercheras des filières d’insertion crédibles pour les plus fragiles.
5 - Avec parcimonie et prudence tu géreras les fonds dévolus à l’équilibre des régimes de retraite et ne les risqueras pas inconsidérément en bourse. De même, tu les abonderas régulièrement et rendras compte de leur utilisation.
6 - Aucun effort déraisonnable tu ne demanderas au plus modeste sans demander dans le même temps un effort au centuple pour le plus favorisé. De même, tu arrêteras de subventionner le patronat sans contrepartie réelle.
7 - Avec volontarisme tu opposeras aux intérêts privés et catégoriels l’intérêt général, en recherchant le plus haut dénominateur commun.
8 - Résolument tu ne rechercheras pas la reconnaissance partisane et te mettra au service de la nation pour un futur meilleur, sans injurier le présent ni oublier personne.
9 - Avec neutralité tu consulteras toutes les classes de la société avant de décider en petit comité directeur ce qui est bon pour le peuple de France et tu arrêteras d’aller chercher tes ordres hors de nos frontières ou à la corbeille.
10 - Tu donneras l’exemple, dès 60 ans passés, en terminant ton mandat sans plus en solliciter de nouveau ; tu t’abstiendras des cumuls exagérés qui brouillent ton image et qui, te procurant des revenus et des retraites souvent démesurés, te disqualifient en tant qu’improductif à parler et décider au nom des travailleurs.
La fin annoncée de CRC à Neuilly-le-Réal le 8 mars dernier, lors de l'audience du tribunal de commerce de Meaux, n'a pas découragé les salariés bourbonnais. Multipliant les actions (voir article précédent), ils n'entendent pas baisser les bras et gardent l'espoir, sinon de retrouver leur emploi, du moins de partir la tête haute en arrachant dans un bras de fer avec leur direction des indemnités de départ revues à la hausse.
Les "gentils" employés, baladés de promesses vaines en désillusions, montrent les dents et se mettent en danger : trois d'entre eux ont commencé une grève de la faim.
Si vous habitez près de Moulins, n'hésitez pas à leur rendre visite. Vous trouverez des coordonnées pour les contacter sur l'article mis en lien ci-dessus.
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