Parti de Gauche

Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 06:00

Plier ou faire plier MERCREDI, 28 AVRIL 2010 06:19

plier-ou-faire-plier

Dans le calvaire grec, la responsabilité des dirigeants politiques du pays est écrasante. Non pas que le Grec soit génétiquement dépensier et corrompu comme on le susurre. Le refrain des élites européennes est connu : les pauvres ne savent pas gérer l'argent qu'on leur donne. Bon prétexte pour les laisser crever la gueule ouverte. En vrai, la corruption découle du déversement sur une petite économie d'un flot d'argent distribué selon le mode opaque de l'Union européenne. Elle marque une croissance exclusivement basée sur les services, l'immobilier et la finance... piliers des prétendus « miracles économiques » vantés par les dirigeants européens. Et si la chaîne a cédé en Grèce, elle craque aussi en Espagne, en Grande-Bretagne, au Portugal, en Irlande.

Non, la plus grande faute des dirigeants socialistes grecs est de vouloir surmonter cette crise en obéissant aux diktats des banques et des marchés.  Les sacrifices imposés au peuple ont été immédiatement captés par la finance à travers le relèvement des taux d'intérêt. Les vampires de la Finance sont excités et non calmés par l'odeur de la saignée ! On le sait d'expérience. Il leur faut toujours plus, au point où la société implose comme cela s'est produit non pas une fois, mais à plus de dix reprises en Amérique Latine. C'est en effet la logique même du système que de chercher l'accumulation maximale en « testant » la capacité des Etats à résister à la spéculation. Dès lors céder au premier choc, c'est inviter la Finance à une nouvelle offensive.

La seule attitude efficace, c'est de rendre coup pour coup. Refuser l'argent du FMI comme l'ont fait les Argentins. Exproprier les multinationales comme Deutsche Telekom et Siemens qui se sont offert le service public grec des télécoms avec moult pots de vin au passage au lieu de leur promettre de nouvelles privatisations. Sanctionner Goldman Sachs car c'est cette banque qui a maquillé les comptes comme elle le fait pour tous ses clients. Ne pas mendier une solidarité européenne désormais officiellement enterrée avec l'appel au FMI, mais la provoquer de force en menaçant de faire exploser tout ce système financier qui prend les peuples à la gorge. Hélas ceci n'est pas envisageable par la social-démocratie qui dirige en Grèce. Donc les banques continuent. Elles plieront le jour où un peuple audacieux portera l'autre gauche au pouvoir.

 

© Le Parti de Gauche

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Parti de Gauche - Communauté : Résistance 2007
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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 18:46

Ce qui s'énonce clairement se comprend facilement. Pour démonter les arguments fallacieux prétextes à la charge destinée à abattre notre système de retraite, il faut prendre la mesure de ce à quoi nous assistons.

 

Une coalition droite, patronat, gauche libérale, pour nous persuader "qu'on ne peut pas faire autrement".

 

Si, on peut. Et on va le faire. Primo, on ne la boucle pas, et on arrête de plier l'échine. Secundo, on s'approprie les contre-arguments qui dynamitent les idées toutes faites comme quoi, on ne pourrait pas faire autrement, et on les diffuse. Tertio, on se prépare à combattre DE FRONT pour renvoyer dans leurs chaumières tout ce que le monde politique compte d'amis du libéro-capitalisme insatiable, aux ordres du marché.

 

PAS QUESTION D'ATTENDRE QUE L'ON NOUS DEMANDE NOTRE AVIS, CAR, D'UNE PART, ON NE NOUS LE DEMANDERA PAS (ALORS QUE NOUS SOMMES LES PREMIERS CONCERNÉS) ; D'AUTRE PART, SI, PAR PURE HYPOTHÈSE ON NOUS DEMANDAIT NOTRE AVIS, VOUS SAVEZ CE QU'ILS EN FERAIENT ?


SOUVENEZ VOUS DU REFERENDUM DE 2005, SOUVENEZ VOUS DU CONGRÈS DE 2008 !

 

 

Retraites : la seule question posée est celle du partage des richesses

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche (PG)

Je tiens à dénoncer vigoureusement la campagne d'affolement injustifié à laquelle donne lieu la diffusion du rapport du COR. Cette panique est injustifiée sur la base même des projections du COR et alors même que celles-ci sont très discutables démographiquement et économiquement comme je l'ai déjà dénoncé.

Le besoin de financement en 2050 avancé par le COR correspond à un prélèvement entre 1,7 à 3 % du PIB à cette date, c'est à dire entre 72 et 114 milliards sur un PIB qui se situerait autour de 3800 milliards. Cette proportion est dérisoire face à l'enjeu humain et social des retraites. Ces proportions permettent de comprendre que la seule question posée est de savoir comment sera partagée la richesse produite.

Ainsi le lever de rideau du débat sur les retraites commence par une grossière campagne d'affolement contre laquelle il est urgent de résister. Il est déplorable de voir que se reforme à cette occasion l'esprit de meute aveuglée sur le modèle propagandiste et unilatéral qui avait prévalu lors de la campagne du référendum de 2005. La discussion sur les retraites est du même niveau d'importance que ce débat. Le respect de la citoyenneté des Français exige qu'on cesse de les manipuler.

 

 

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Parti de Gauche - Communauté : resilience
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 10:19
Un mandat de combat

"Trois mandats dans une assemblée dominée sans partage par la droite m’ont appris à «tenir la tranchée, comme on le dit à gauche, au Sénat. La boussole est simple : ne jamais perdre de vue la défense de l'intérêt général de notre peuple face à l'intérêt dominant des puissants. Au Parlement européen, ce devoir d’opposition frontale est encore plus impérieux !

Cette assemblée est en effet désormais totalement imprégnée d'ultralibéralisme et d’atlantisme. Survivants dans un océan d’abstentions, ses élus se comportent volontiers comme une oligarchie suspendue au-dessus des peuples, de leurs besoins et de leurs souffrances. L’Europe de la concurrence libre et non faussée continue ainsi son cours imperturbable, aveugle face à l’urgence sociale à la catastrophe écologiste.

Et quand le Parlement européen a des velléités timides de s’affranchir du cours libéral tracé pour l’Europe, la Commission le ramène dans le moule, quitte à le faire revoter jusqu'à ce qu’il donne la «bonne» réponse attendue par les puissants.

Ainsi de la directive postale ou de la Bolkestein. Nous avons déjà connu çà à l’encontre des peuples, dorénavant sommés de revoter tant qu’ils n’ont pas dit «oui». Plus que jamais, je tiens donc la tranchée à Bruxelles et à Strasbourg.

Vous verrez dans ce compte rendu que je tente de prendre ma part pour donner de l'écho aux urgences qui impliquent chaque jour les citoyens : licenciements boursiers, services publics, crise écologique. Sans oublier la lutte pour la paix contre la marche à la guerre impulsée par l’empire états-uniens sur lequel l’Europe est lamentablement alignée.

Je tiens la tranchée de l'écologie, du socialisme et de la République. Il n’y a pas d’autre moyen si l’on veut garder en vue le cap d’une politique de gauche pour gouverner demain autrement en France et en Europe." …/…

Jean-Luc Mélenchon - Député européen Parti de Gauche


Par Sylvie Boussand - Publié dans : Parti de Gauche - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 13:35
proglio.jpg
Les Oligarques


Parfois le voile se déchire. L'affaire Proglio jette un coup de projecteur soudain sur l'oligarchie au pouvoir dans notre pays. Officiellement, les néolibéraux démantèlent l'Etat pour rétablir le libre jeu du marché. Officiellement les compétiteurs privés qui s'y affrontent sont des amis du risque. Mais en réalité, les néolibéraux organisent la colonisation de l'Etat bien plus que sa destruction. Les capitalistes adorent les gains faciles et les rentrées assurées. Ils s'épanouissent parfaitement à l'ombre protectrice de la puissance publique transformée en gardienne vigilante de leurs profits. C'est pourquoi par exemple ils sont si déterminés à casser l'Assistance-Publique Hôpitaux de Paris. Pensez donc, cette « forteresse » concentre 80% de l'offre de santé dans le secteur public à Paris. Or le marché de la santé est un eldorado pour le capital : des clients captifs, un financement garanti par l'assurance maladie... le jackpot assuré !

Le cœur de l'affaire Proglio, c'est cet effacement de l'intérêt général. Un service public historique est placé sous la direction du patron d'une entreprise privée concurrente. La soumission d'EDF aux intérêts privés commence dès l'embauche. Au mépris même de l'efficacité du service public. Rappelons que l'an dernier, les lignes frappées par la tempête ont pu être réparées en quelques jours grâce au travail bénévole d'électriciens retraités. EDF peut-elle susciter ce dévouement au bien public tout en payant son président en référence aux pratiques des grandes entreprises capitalistes ?

Dès lors notre combat ne peut se résumer à la défense de l'Etat. Il est avant tout celui de l'intérêt général. Pour des républicains, cela va de soi. Pour les sociaux-démocrates, ce n'est pas le cas. Car ceux-ci sont assez largement indifférents à la nature politique de l'Etat et donc aux moyens d'assurer la souveraineté populaire : institutions, implication populaire, méthode de gouvernement...

Le PS a d'ailleurs une difficulté à caractériser la politique de Sarkozy : ultra-libéralisme ou recentralisation ? Or la cohérence des réformes sarkozystes est la remise en cause à tous les niveaux de l'intérêt général et la soumission de tous les pouvoirs aux intérêts de l'oligarchie. Une exigence en découle, en France comme en Amérique Latine. Une révolution démocratique.

© Le Parti de Gauche 
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Parti de Gauche - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 08:21

Revoilà le cycle de Doha

Mardi, 01 Décembre 2009 23:23 Mathieu Agostini



Qui, si ce n'est la libéralisation des marchés, a bien pu être la cause des crises écologiques et climatiques ?

Le transport de marchandise n'est il pas passé de 10 000 à 40 000 kilomètres en moyenne

depuis les accords de l'OMC ?


« Conformément à la volonté exprimée par le Directeur général et le Président, une série de mesures seront prises pour faire en sorte que cette réunion soit plus écologique et plus respectueuse de l'environnement. Différents facteurs sont réunis pour mettre fin à l'utilisation massive de papier. En adoptant une approche plus écologique, les Membres de l'OMC feront savoir au monde qu'ils sont conscients de leurs responsabilités environnementales. »
(Annexe 5 des documents préparatoires au Sommet interministériel de l'OMC à Genève).

 

Alors que nous sommes à deux semaines de Copenhague s'ouvre le 30 novembre la 7ème conférence interministérielle de l'OMC à Genève. Quatre ans ! Voilà quatre ans que l'OMC n'avait pas réuni de conférence interministérielle. Officiellement, il s'agit de travailler sur l'état du cycle des négociations de Doha et contribuer à la reprise, à la croissance et au développement. Et voilà que celle-ci se terminera miraculeusement le 2 décembre, cinq jours avant le début des négociations sur le climat.

 

Pourquoi alors, personne ne parle-t-il de ce sommet de Genève quand celui-ci s'inscrit dans l'agenda international comme étant une étape du processus de Copenhague et la relance du cycle de Doha ?

 

Peut être pouvons nous trouver une première réponse à la discrétion de l'OMC dans le fait que les Etats-Unis profiteront largement de ce sommet pour y négocier Copenhague grâce à leur « Groupe des économies majeures sur le climat ». Soit le G8, plus l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l'Inde, le Mexique (G5), ainsi que la Corée du Sud, l'Australie et l'Indonésie. Autrement dit ? 80% de la consommation énergétique mondiale réunie, en dehors du cadre de l'ONU, pour discuter du nucléaire, du stockage de carbone, des technologies « propres » et de leur financement.

 

Doit on aussi voir un lien avec Copenhague dans le chapitre de l'OMC sur « la réduction ou l'élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires visant les biens et les services environnementaux » tels que l'eau, la biodiversité et le brevetage du vivant ? L'OMC et l'ONU n'ont-elles pas signé en juin dernier un rapport commun « Commerce et changement climatique » ? Ce dernier exprime positivement le « soutien mutuel » entre le climat et le commerce. Effectivement, même si la libéralisation des échanges va doper les émissions de gaz à effet de serre par le transport de marchandise, le rapport explique que celui-ci se fait majoritairement en bateau, moyen le moins émetteur de tous. Pour convenir finalement que le marché permettra, de fait, l'optimum écologique par le transfert des technologies propres. La stratégie est claire, après l'énergie, faire passer tous les biens publics mondiaux dans le giron du marché.

 

Mais qui alors, si ce n'est pas la libéralisation des marchés, a bien pu être la cause des crises écologiques et climatiques ? Le transport de marchandise n'est il pas passé de 10 000 à 40 000 kilomètres en moyenne depuis les accords de l'OMC ?

 

Car nous le savons tous, c'est bien le capitalisme vert qui est à l'œuvre dans les négociations sur le climat. Le néolibéralisme et le capitalisme financier battent de l'aile violemment. Ils doivent trouver des nouveaux relais de croissance dans ces technologies qu'ils nous vendent comme propres, dans la financiarisation de l'écologie et du climat et dans ces pratiques néocolonialistes que représentent les mécanismes de compensation dans les pays du Sud (du type des MDP et autres REDD).

 

Pourquoi, alors que le libre échange est responsable en grande partie de l'explosion des émissions de gaz à effet de serre par la délocalisation des activités économiques, le dumping fiscal, social et maintenant environnemental, la mobilisation est elle aussi faible ?

 

Certainement parce qu'il faut aussi tenir en respect les citoyens et toutes les voix qui commencent à gronder. Il faut détourner notre attention et nous maintenir hors de leur gouvernance. OTAN, FMI, OMC et Banque Mondiale sont les piliers politiques, économiques, commerciaux et monétaires de ce capitalisme destructeur.


Tenir en respect le citoyen, c'est commencer par le mettre en concurrence à l'échelle nationale et internationale. C'est nous expliquer que nous ne valons rien par rapport aux autres ouvriers dans le monde, pendant qu'on maintient artificiellement les travailleurs des pays appauvris dans des conditions abominables. C'est ensuite détruire consciencieusement tous les services publics en les ouvrant aux marchés et en mettant en concurrence nos systèmes sociaux. Au final, c'est pour mieux s'attaquer à l'Etat. Car se sont bien nos systèmes politiques qui sont confrontés les uns aux autres. C'est ainsi expliquer que cet état est impuissant, démobiliser et dépolitiser.

 

La situation sociale catastrophique en France et partout ailleurs révèle que tous les compromis sociaux obtenus à force de combat tombent les uns après les autres. L'isolement continue quand, dans le même temps, il faudrait lutter, encore, pour exister socialement en achetant la voiture hybride, la dernière télé, ou le dernier cri de téléphonie.

 

Cet isolement par la mise en concurrence, c'est la déconstruction systématique de toute conscience de classe.

 

Productivisme, libéralisme et consumérisme sont trois bastions du nouvel ordre globalitaire qui pille les ressources naturelles comme il tari nos possibilités d'émancipation.

 

Bastions que nous devons continuer à prendre d'assaut, de front. De front pour empêcher la droite et les écolo-libéraux de faire de l'écologie le nouveau levier de discrimination et de destruction sociale.

C'est à ce prix que nous pourrons construire le rapport de force citoyen, renverser les normes du droit international et ainsi remplacer la concurrence par la coopération internationale, la profitabilité par les critères environnementaux et sociaux.


 

© Parti de Gauche

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Parti de Gauche - Communauté : resilience
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