Politique

Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 09:31



Je visite régulièrement le blog d'Olivier Bonnet, PLUME de PRESSE et laisse souvent des commentaires. Je ne suis pas la seule, et certains commentaires peuvent être d'un niveau de réflexion très élevé. Tout récemment, un commentaire posté par H2 (pseudo pour lequel je n'ai pas de lien à vous proposer) m'a interpellée sur le sujet de l'abstention, avec une analyse originale, qui ne peut qu'ouvrir de nouvelles perspectives  de compréhension de ce "non vote".

Avec la permission de H2 (merci !), voici ce commentaire, qui démarre par l'élection de Monsieur Pièces Jaunes.


" Retour sur les élections de Poissy :

L’élection de Poissy dans une terre de droite

depuis longtemps n’est pas un succès !!!

C’est une ridicule victoire :

34 % de taux de participation au SECOND TOUR !!!


17 % des inscrit ont voté UMP. Vous appelez ça une victoire ? Même les électeurs de droite ne se sont pas déplacés en totalité. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’ UMP même s’ils font sonner les trompettes de la victoire olympique.

Quand aux quartiers populaires, ils ne se déplaceront aux bureau de vote que lorsqu’un parti les représentera. Le PS ne représente plus que lui-même aujourd’hui et il a honte de tout ce qui est populaire. Donc l’avenir ne passe plus par lui. Il représente les classes moyennes semi- aisées et ne veut plus rien à voir à faire avec le peuple, la population simple, les salariés pauvres ou moins pauvres la souffrance du peuple ni la joie du peuple. Il s’en fout tout simplement. Le PS ne parle plus aux gens parce que le PS les a abandonné, puis nié. Ils ne se déplacent donc plus et cela donne : 66 % d’abstention à Poissy !!!


Un constat de coma dépassé pour cette 5° République. Je ne sais pas qui est exactement Dominique Rousseau à part qu ’il est professeur de droit constitutionnel à Montpellier-I et je n’ai jamais lu ses ouvrages ...

Par contre cette appréciation que donne M. Dominique Rousseau dit parfaitement la réalité :

Dominique Rousseau : « L’élection est considérée comme l’instrument permettant au peuple d’exercer le pouvoir. On se rend compte qu’elle est un instrument permettant de confier l’exercice du pouvoir à ceux qui le possèdent déjà ».


Cela ne vous interpelle pas cette fabuleuse vérité qui nous crève les yeux à chaque élection où le taux de participation est de plus en plus faible ?


Comme si les gens savaient exactement, individuellement et collectivement, comme s’ils avaient intégrés les propos de M.Rousseau et qu’ils décidaient soudain de ne plus cautionner cette mascarade électorale qui donne le pouvoir à celles et ceux qui l’ont déjà et qui le détiennent depuis toujours ?


C’est une idée tout à fait originale d’envisager l’abstention ainsi, non pas une démission mais une résistance. Un peuple qui refuserait de donner un surplus de pouvoir à celles et ceux qui en sont déjà hautement pourvus et qui en redemandent encore, toujours plus. Cette attitude de défense signe la fin de la 5° République car celle-ci n’est reproductive que de l’élite oligarchique et ne représente plus le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple.


Pour revenir à la représentation populaire, il est clair que les forces politiques qui annoncent qu’elles représentent ces intérêts là, sont tellement fragmentées en diverses chapelles absconses pour la plupart des gens que ce n’est pas praticable au vu du découpage électorale, du mode de scrutin nouvelle mouture made in UMP et de la société de communication post-moderne existante. Ce n’est pas que cette force n’existe pas, c’est qu’elle n’est pas audible. Elle est parcellaire, perdue dans des partis-groupuscules. Tant que l’Autre Gauche ne s’alliera pas clairement dans un ensemble pluraliste mais construit et parfaitement visible en tant que bloc autonome et constitué, les résultats électoraux ne changeront pas et l’abstention grossira encore.


Comment se fait -il que l’élection de Poissy soit validée lorsqu’il y a un taux de 34 % ? Dans les assemblées, il y a un juste quorum pour qu’une délibération ait de la valeur, une quelconque valeur. Comment se fait -il qu’il n’y ait pas un " quorum " nécessaire dans une élection qui définisse la légitimité de celle-ci ? Un seuil qui devrait permettre d’affirmer la validité d’une élection, de sa représentativité ou qui l’invaliderait ?

Bonne journée."

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Politique - Communauté : Résistance 2007
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 04:39

Au risque de me répéter, je confirme le fait suivant : les règlements qui régissent notre pays proviennent pour la plupart de Bruxelles, plus exactement de la commission européenne. La commission, cette entité où ne siègent pas les députés européens que certains d'entre nous ont élus. Avec à sa tête un certain Barroso.


Ceux qui ont oublié d'aller voter ce jour là, circulez, y'a rien à voir. Et le jour où vous pleurerez parce que vous aurez payé un architecte "trop top" pour vous faire des plans pourris inutilisables, vous découvrirez avec joie que vous avez perdu votre argent en le donnant à un architecte non diplômé DPLG qui avait cependant le droit d'exercer en France et de vous démarcher. Bienvenue à boboland, le pays où tout va devenir possible… surtout pour les opportunistes très libérés.

Petite lecture, assez indigeste, c'est ça la technocratie européenne. Mais mieux vaut lire et pouvoir ainsi être prévenus que la chasse aux pigeons, dès l'année prochaine, va être ouverte toute l'année. Et oui, quand on autorise les gens à faire n'importe quoi, faut pas venir se plaindre. C'est pour le bien du marché et du libéralisme.  Et c'est en train de passer au sénat et au parlement…

La prochaine fois qu'on vous parlera d'Europe, écoutez… et après avoir lu, allez vite dormir en essayant de ne pas trop faire de cauchemar. ILS peuvent faire pire. Patience… ça ne vous rappelle rien, AGCS ? Accord général sur le commerce des services ?  Petit clin d'œil à l'OMC, JE TE VOIS !



De la "directive Bolkestein"

à la "directive Services révisée"

La Directive relative aux services dans le marché intérieur a pour objectif de lever les obstacles à la libre circulation des services dans l'UE. Après plus de deux ans d’intenses controverses, elle a été modifiée par la Commission européenne le 4 avril 2006, sur la base du compromis obtenu au Parlement européen par la députée socialiste Evelyne Gebhardt, rapporteur sur ce sujet. Celui-ci visait à concilier l’objectif de compétitivité et la préservation des régulations publiques et sociales. Les 27 Etats membres doivent désormais la transposer d’ici fin 2009.


Développements récents et prochaines étapes:

  • 13 janvier 2004: Publication de la directive Services par la Commission
  • 16 février 2006: Le Parlement européen adopte le rapport d’Evelyne Gebhardt (PSE, All), fruit d’un compromis entre groupes PSE et PPE  
  • 24 juillet 2006: Le Conseil adopte sa position commune à la quasi-unanimité. Seules la Belgique et la Lituanie se sont abstenues
  • 15 novembre 2006: Adoption de la directive en deuxième lecture 
  • 11 décembre 2006: Adoption en deuxième lecture de la directive par le Conseil de l’Union européenne. Seules la Belgique et la Lituanie se sont abstenues.
  • 27 décembre 2006: Publication au Journal Officiel
  • 28 décembre 2009: Fin de la période de transposition. 

Contexte

L'article 49 du Traité instituant une communauté européenne de 1957 stipule que " les restrictions à la libre prestation des services à l'intérieur de la Communauté sont interdites à l'égard des ressortissants des États membres établis dans un pays de la Communauté autre que celui du destinataire de la prestation."

En réalité, ce principe est limité par un certain nombre d'obstacles empêchant les prestataires de services d'établir une unité de production dans un autre Etat membre (liberté d’établissement) ou de fournir depuis son Etat d’origine un service dans un autre Etat (libre prestation transfrontière). Si les prestataires de services comme les architectes ou les avocats désirent proposer leurs services en dehors de leur pays, ils doivent encore faire face à de nombreux obstacles sous la forme de législations nationales.

Lorsqu’un prestataire de services veut s’établir dans un autre Etat membre pour y fournir ses services, il peut en effet être soumis à :

  • des régimes d’autorisation lourds,
  • des procédures administratives alors qu’il les a déjà remplies dans son pays,
  • des exigences discriminatoires,
  • un test économique, etc…

Et lorsqu’il veut fournir de son Etat membre d’origine, un service dans un autre Etat membre, notamment en s’y déplaçant temporairement, il peut être soumis à :

  • l’obligation juridique de s’établir dans ce dernier,
  • l’obligation d’être autorisé par ce dernier,
  • l’application de ses règles sur les conditions d’exercice de la profession
  • des procédures disproportionnées concernant le détachement des travailleurs.

Du coup, même si les services représentent désormais 75% des emplois dans l'UE et 66% de son PIB, leurs échanges ne représentent que 20% du commerce total de biens et services au sein de l’UE.

Le 13 janvier 2004, la Commission a par conséquent, présenté une proposition de directive visant à créer un marché intérieur pour les services. Cette directive permettrait, selon la Commission, d’encourager l’activité économique transfrontière dans les services et de dynamiser la concurrence, ce qui aurait pour effet d’améliorer l’innovation et la qualité et de faire baisser les prix pour les consommateurs et pour les entreprises utilisatrices de services. Cela permettrait également d’améliorer la compétitivité de l’économie européenne et de créer des emplois. Il s’agit d’un des principaux outils de mise en œuvre de la Stratégie de Lisbonne.

La directive 'Services' (également surnommée 'directive Bolkestein' du nom de l'ancien commissaire chargé du marché intérieur, Frits Bolkestein) a depuis provoqué de vifs débats entre acteurs concernés, Etats membres et institutions européennes. Le caractère hypersensible de cette directive de libéralisation tient à deux facteurs:

1-     Contrairement au marché des biens qui concernent des obstacles quantitatifs, les obstacles visés par la directive services touchent aux régulations internes et donc potentiellement à des garanties en matière de qualité, de sécurité et de protection sociale.

2-     La prestation de services est intrinsèquement liée à la personne qui fournit le service. Par conséquent, la libéralisation du marché a forcément des implications sociales.


Enjeux:

Champ d'application

L’optique de ce texte est horizontale. Il vise à fournir un cadre juridique général partagé par l’ensemble des secteurs concernés. En proposant un texte qui englobe  tous les services - à part ceux qui font l’objet de directives sectorielles- l'objectif du commissaire F. Bolkestein était de rattraper le retard en matière de libéralisation dans le secteur des services par rapport aux marchandises pour en achever le marché intérieur d’ici 2010.

Du coup, la directive initialement proposée par la Commission concernait à la fois les services de distribution ou de construction que les services de santé ou les agences de travail intérimaire.

Après le vote au Parlement et la levée de bouclier des acteurs sociaux et de certaines professions, le champ d’application a été réduit.

 

Sont désormais inclus:

  • Les services aux entreprises tels que le conseil en management et gestion, les services de certification et d'essai, de maintenance, d'entretien des bureaux, les services de publicité, les services au recrutement et les services des agents commerciaux
  • Les services fournis à la fois aux entreprises et aux consommateurs comme les services liés à l'immobilier, à la construction (les architectes notamment), au secteur de la distribution, l'organisation des foires et salons commerciaux, la location de voitures et les agences de voyages
  • Les services aux consommateurs comme le tourisme, les services de loisir, les centres sportifs et les parcs d'attraction
  • En partie, les services d'intérêt économique général (SIEG): Il s’agit des services publics qui ont une dimension marchande (les transports, les services postaux, l'approvisionnement en eau, l'électricité et le traitement des déchets...). Etant intégrés en partie dans des systèmes concurrentiels, ils sont maintenus dans la directive. Cependant, tous ceux qui sont déjà soumis à des directives et les plus sensibles (santé, services sociaux) sont exclus. De plus, seule une petite partie des dispositions de la directive sont appliquées à ces services. Ils ne sont pas soumis aux dispositions relatives à la prestation transfrontalière (article 16  'libre prestation de services') et en matière de liberté d’établissement ils doivent seulement respecter les exigences visant à éliminer les dispositions particulièrement protectionnistes (article 14 « liste des exigences à éliminer).  

Sont désormais exclus: 

  • Les services d'intérêt général (SIG) non-économiques
  • Les soins de santé  publics et privés et les services sociaux, tels que le logement social, les services à la petite enfance et à la famille
  • La décision de la Commission d'exclure les secteurs déjà couverts par une législation spécifique comme les services financiers, les communications électroniques et le transport (y compris les services portuaires), les services audiovisuels  a été confirmée
  • Jeux et loteries
  • Les professions et activités liées à l'exercice de l'autorité publique (le notariat par exemple) et les services fiscaux
  • Agence de travail intérimaire
  • Services de sécurité privée

Ne sont pas concernés: 

  • le droit du travail
  • la législation pénale
  • le détachement des travailleurs

Prestation de services transfrontalière (sans établissement) et  "Principe du pays d'origine"

Pour éliminer les obstacles aux échanges de services tranfrontaliers, la Commission proposait dans sa directive (article 16) d’appliquer le principe dit du « pays d’origine », selon lequel un prestataire qui souhaite fournir ses services temporairement dans un autre pays (i.e. sans s’y établir) peut le faire sans avoir à appliquer d’autres mesures que celles de son pays d’origine. Ce principe a été l'un des éléments les plus controversés de la proposition initiale. Très efficace pour lever toutes les mesures qui peuvent entraver la fourniture d’un service par un prestataire étranger, il impliquait notamment que les travailleurs détachés par le prestataire de service ne soient pas soumis à la législation sociale du pays où ils travaillent. La gauche européenne, mais également un grand nombre d’acteurs de la société civile organisée ont dénoncé le risque de dumping social et de nivellement par le bas des réglementations (sanitaires, techniques, de sécurité, sociales….) dans un grand nombre de branches.

Sous l’impulsion de la rapporteure socialiste E. Gebhardt, un consensus a finalement été trouvé au Parlement.  Le « principe du pays d’origine » est devenu principe de "libre prestation de services" (l’une des dispositions centrales du Traité de Rome). L’Etat membre dans lequel le service est fourni garantit le libre accès à l’activité de service ainsi que son libre exercice sur son territoire. Il continue de pouvoir imposer des exigences nationales aux prestataires établis dans un autre Etat membre, à condition que celles-ci soient nécessaires, c’est-à-dire « justifiées par des raisons de politique publique, de sécurité publique, de politique sociale, de protection des consommateurs, de protection de l'environnement ou de santé publique". Ces exigences doivent également être non discriminatoires entre Etats membres et proportionnées à l’objectif poursuivi.

La Commission a retenu la plupart des éléments de cette liste dans sa proposition modifiée du 4 avril 2006, à l'exception de la "politique sociale" et de la "protection du consommateur".


Liberté d’établissement

Les Etats membres devront :

1)      Simplifier les procédures administratives : dans chaque pays, mise en place de guichets uniques où chaque prestataire doit pouvoir accomplir toutes les formalités et procédures. Instauration de procédures électroniques d’ici 2008.

2)      Alléger les régimes d’autorisation pour les opérateurs d’un Etat membre désireux de s’installer dans un autre Etat membre : publicité des procédures, transparence des critères, traitement des demandes dans un délai raisonnable.

3)      Respecter l’interdiction d’une liste d’exigences restreignant l’établissement comme la discrimination fondée sur la nationalité, le lieu de résidence d’actionnaires ou des membres des organes de gestion et de surveillance ou interdiction de disposer d’un établissement dans plusieurs Etats membres (article 14 ou « liste noire »).

4)      Etablir une autre liste d’exigences à examiner telles que les restrictions quantitatives ou les tarifs obligatoires minimum ou maximum, dont le maintien ou au contraire la suppression pourra être décidé après évaluation par les Etats membres et la Commission et après consultation des parties intéressées, notamment sur la base des critères établis par la Cour de Justice (article 15 ou « liste grise »). 

5)      Les exigences au nom de raisons impérieuses d’intérêt général seront admises, ce qui est sensiblement plus restrictif que la possibilité d’établir des exigences au nom de missions et d’obligations d’intérêt général.

 

Positions:

Le commissaire au marché intérieur, Charlie McCreevy, a souligné l'importance de la directive pour les citoyens et les entreprises. Il s'est déclaré convaincu que le principe de la libre prestation des services, qui a remplacé le principe du pays d'origine, "renforcera la certitude juridique". Il a précisé que la directive Services n'affecterait pas le droit du travail ou la législation pénale en vigueur dans les Etats membres et a annoncé que la Commission examinerait s'il fallait plus d'harmonisation pour certains services.

Le rapporteur Evelyne Gebhardt considère que la directive Services est un exemple de "politiques pour le peuple", soulignant que le Parlement était parvenu à supprimer le principe controversé du pays d'origine et à protéger les droits des consommateurs. Elle a cependant souligné que "d'importants points devaient encore être traités", notamment dans les domaines du droit du travail, du droit social et de la législation pénale.

Le député européen Malcolm Harbour (PPE-DE, Royaume-Uni) a qualifié le vote de "date importante pour les citoyens européens," ajoutant : "Cette directive a pour objectif d'augmenter le niveau de vie des citoyens en Europe." Il a rappelé que la directive obligeait les Etats membres à prendre 40 mesures pour supprimer les obstacles à la prestation de services transfrontaliers et améliorer leurs procédures dans 65 cas.

Hans-Werner Müller, secrétaire général de l'UEAPME, l'Union européenne de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises, a déclaré : "Le vote du Parlement européen marque la fin de près de trois ans de négociations sur une législation complexe et controversée, et montre jusqu'où les institutions européennes peuvent aller quand elles sont prêtes à écouter les demandes et les commentaires des acteurs européens. Cependant, les efforts en vue d'ouvrir le marché européen des services à la concurrence doivent se poursuivre. C'est désormais aux Etats membres de respecter le texte de compromis qu'ils ont adopté lors du Conseil européen et de garantir qu'il sera rapidement mis en œuvre."

La confédération européenne des syndicats (CES), a déclaré : "Le Parlement européen (PE) a approuvé aujourd’hui en seconde lecture la directive modifiée sur les services, enterrant ainsi définitivement la proposition Bolkestein initiale. La Confédération européenne des syndicats (CES) considère ce résultat comme un succès pour le mouvement syndical européen et un exemple de bonne coopération avec le Parlement européen. Cependant, la CES continuera de lutter afin d’améliorer certains secteurs. La CES a notamment mentionné la "lutte en faveur d’une meilleure réglementation des services publics et une campagne en faveur d’une adoption urgente d’une réglementation européenne, en particulier dans des secteurs sensibles tels que les agences intérimaires."

Si vous voulez vérifier et compléter votre information, c'est ici.

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Politique - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 14:19
Petit état des lieux pour savoir de quoi et de qui on parle :

Conseils d'administration de l'EPAD et de l'EPA Seine-Arche
Le fonctionnement des Conseils d'administration
Le Conseil d’Administration comprend 18 administrateurs pour l’EPAD, 15 pour l'EPA Seine-Arche. Il est composé à parité de personnalités représentant l’Etat et les collectivités locales concernées par le projet.
Le mandat des administrateurs est bénévole. La durée des fonctions des administrateurs est de trois ans sauf pour les administrateurs désignés par les collectivités locales dont le mandat prend fin de plein droit à l'expiration de celui de conseiller général ou de conseiller municipal. 
L'élection du président et des vice-présidents se fait au scrutin individuel. Au premier tour, la majorité absolue est requise, au second tour, la majorité relative suffit.
Il se réunit une fois par trimestre. Ses séances ne sont pas publiques. 
Ses missions : le Conseil d'Administration délibère sur le programme de travail de l'établissement, des études, actions et opérations à entreprendre et des conditions de leur financement. Il arrête le budget de l'Etablissement.

Regardons maintenant de plus près qui siège actuellement au conseil d'administration de l'EPAD :

Président : Patrick Devedjian, Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine,
Ministre auprès du premier Ministre, chargé de la mise en oeuvre du plan de relance

Administrateurs d'état :
Bruno Chauffert-Yvart, représentant le ministère de la culture et de la communication
Noël de Saint-Pulgent, représentant le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie
Laurent Machureau, représentant le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie au titre du budget
Jean-Louis Rouquette, représentant le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie au titre de l'économie et du trésor
Jean-Marc Michel, représentant le ministère de l'équipement (MEEDM) au titre de l'urbanisme (1er vice-Président)
Eliane Dutarte, représentant le ministère de l'équipement (MEEDM) au titre de l'aménagement du territoire
Jean-Paul Ourliac, représentant le ministère de l'équipement (MEEDM) au titre du transport
Jean-Claude Ruysschaert, représentant le ministère de l'équipement (MEEDM) au titre du logement
Inconnu, en attente de nomination, représentant le ministère de l'intérieur - collectivités locales
Nota : hier figurait encore à cette place comme administrateur :
Daniel Barnier, représentant le ministère de l'intérieur - collectivités locales


Administrateurs des collectivités locales :
Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris : Claude Leroi
Conseil régional d'Ile-de-France : Marie-Laure Meyer
Syndicat des Transports d'Ile-de-France : Serge Mery
Ville de Courbevoie : Jacques Kossowski (2nd vice-Président)
Ville de Nanterre : Patrick Jarry
Ville de Puteaux : Joëlle Ceccaldi-Raynaud
Ville de Paris : Pierre Mansat
et pour finir :

Conseil Général des Hauts-de-Seine : Hervé Marseille
(voir ici les liens avec Jean Sarkozy et ici

 

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Politique - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 08:03

Heureusement que le principe de laïcité est inscrit dans notre constitution… ainsi que les principes d'égalité, de justice équitable et impartiale, de liberté d'expression… constitution cache misère d'un pays qui navigue à vue avec un équipage dévoué au capitaine, mais qui risque fort au mieux de perdre les passagers pour plusieurs mois, au pire de briser la coque sur des hauts-fonds pourtant visibles à l'œil nu. J'ai parlé récemment de corsaires et de pirates… la mutinerie à ce rythme de croisière pourrait devenir un devoir d'assistance à démocratie en danger. Après un parlement laquais de l'enseignement confessionnel, un parlement laquais de l'investissement religieux ? On n'arrête pas le progrès ! Ce ne sont pas les conseils régionaux et généraux qu'il faut supprimer, mais bien un parlement godillot où la majorité des députés ont oublié depuis longtemps qu'ils étaient là pour servir les intérêts du peuple dans son intégralité, et non point les intérêts de leur parti.
L'argent n'a donc pas d'odeur, mais il peut avoir une religion…


« Encore des attaques inadmissibles contre la laïcité »


Après la signature entre la France et le Vatican d'un accord de reconnaissance des diplômes de l'enseignement supérieur, après le financement du forfait communal pour les élèves fréquentant une école privée située sur une autre commune que celle de leur domicile (certes soumis à conditions), l'UMP introduit des dispositions compatibles avec la charia islamique dans le code civil. Lors de la discussion d'une proposition de loi sur les PME, le gouvernement et sa majorité parlementaire ont soutenu « l'introduction de dispositions compatibles avec la charia islamique » dans le droit français de la fiducie, via une modification du code civil. En effet, un amendement adopté par le Sénat et totalement dénué de lien avec le financement des PME permet de rendre le droit de la fiducie compatible avec l'émission d'obligations islamiques conformément à la loi coranique, dénommées « Sukuks ». Un tel sujet mérite sans nul doute d'être apprécié quant à sa portée réelle et les dispositions proposées et déjà votées par le Sénat avec l'accord du gouvernement auraient dû faire l'objet d'une réflexion spécifique au regard des conséquences pour notre code civil. Au lieu de cela, le gouvernement a tenté de dissimuler discrètement mais dans l'urgence un dispositif choquant puisque le ministre Novelli a lui-même indiqué que cette disposition était « réservée aux investisseurs de confession islamique » (sic !). Ces libertés prises avec la laïcité sont inadmissibles. L'ensemble des députés de gauche, membres de la commission des finances, condamnent le fait que des dispositions visant à respecter des principes religieux, en l'espèce ceux de la religion musulmane, soient introduites dans notre code civil. Avec mes collègues de l'opposition, je m'opposerai donc à son adoption et invite ceux de la majorité UMP à faire de même. Une vraie démocratie ne transige pas avec le principe de laïcité.
Activité parlementaire © Chantal Robin-Rodrigo


Sur ce sujet, voir aussi l'article paru sur Europe solidaire
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Politique - Communauté : resilience
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 07:42
Votation citoyenne pour La Poste ? Très bien, formidable. Après le transport aérien, les PTT, la SNCF, EDF, le peuple se réveille enfin ! A votre avis, cela va changer quelque chose ? J'aimerai bien vous dire : oui. Mais je ne peux pas. Cela serait vous prendre pour des imbéciles. Je laisse cela à notre gouvernement actuel, ainsi qu'aux gouvernements passés. L'honnêteté m'obligeant à dire que dans les gouvernements passés, il y a aussi des gouvernements de gauche.

Si certains parmi vous on volontairement "oublié" de voter pour les élections européennes, pensant que cela ne servait à rien, ce qui est votre droit, je dois vous dire que c'est une erreur, erreur d'autant plus grande si vous êtes un fervent défenseur de nos services publics. Ou devrais-je dire de ce qui en reste ?

Au vu de la vitesse avec laquelle Maître Sarkozy aligne les réformes et les "lois" de circonstance, ce qui reste de nos services publics devraient très vite passer à la trappe. Avec un rapide de la zapette constitutionnelle comme lui, les combats d'arrière garde sont inutiles. Autant savoir exactement où il veut nous emmener, pour s'y opposer de façon efficace. Autant savoir que l'Union européenne, actuellement, est aux ordres de l'OMC et des marchés, au cas ou Barroso 2 ne vous aurait pas mis la puce à l'oreille. Autant savoir que l'Europe que l'on nous vante est une Europe marchande, et uniquement marchande. Vous ? Moi ? les populations ? Pris en compte en tant que consommateurs, oui. En tant que citoyens ? Vous plaisantez ? Vous avez aimé Maastrich ? Vous avez été séduits par Schengen ? Vous avez soupiré pour Lisbonne ? Vous allez adorer cette vidéo. Trop tard…

Non, il n'est jamais trop tard. A condition de savoir, enfin. Savoir pourquoi nos service publics devraient disparaître. Vous savez ce qui vous reste à faire. La vérité n'est pas ailleurs, elle est ici, sous nos yeux.

Entretien avec Laurence Kalafatides et Raoul-Marc Jennar
à l’occasion de la sortie de leur ouvrage :
"L’AGCS. Quand les états abdiquent face aux multinationales"
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Politique - Communauté : Résistance 2007
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