Politique

Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 13:46

Diviser pour mieux régner…

la formule, chère à Jules César,

est d'actualité.


La mise en concurrence des travailleurs aussi d'ailleurs. Privé contre public, hommes contre femmes, jeunes contre vieux, contrats précaires contre contrats à durée indéterminée… voici le temps venu où le travailleur, pour survivre, devra passer sur le ventre d'un autre travailleur…

Le MEDEF applaudit, l'état cautionne, les sociétés s'engouffrent sur le créneau pour la plus grande joie de leurs actionnaires, les CAF paient (pour l'instant), Sarko exulte, Hirsch pavoise, et l'abbé Pierre se retourne dans sa tombe…


J'exagère ? Si vous le dites…

Le RSA, ça sert à ça, aussi.

 

 

Extrait lu sur le blog "de ci de là, me revoilà…"  (merci Domi).

 

A Marseille, le RSA un bélier contre le CDI

© Christophe Deroubaix « L’Humanité » du 26 Juin 2009


Pour le nettoyage de ses foyers, Adoma (ex-Sonacotra) a livré le marché à des régies de quartiers chargées de l’insertion plutôt qu’à des entreprises spécialistes du secteur.

Marseille, correspondant régional.

Ni salariés. Ni chômeurs. Sans droits reconnus, de fait. À Marseille, quarante salariés spécialisés dans le nettoyage font figure de « mutants » du droit social. Leur calvaire a débuté le 12 novembre 2007. Serrures changées, badge d’accès désactivé : ils découvrent ainsi qu’ils sont mis à la porte. Adoma (ex-Sonacotra), dont ils assurent le nettoyage des 28 foyers marseillais depuis de fort longues années, a confié le marché à deux régies de quartiers, la Régie Nord Littoral et la Régie Service 13. Mais ce n’est pas la première fois qu’Adoma change de prestataire (lire ci-contre). L’annexe 7 de la convention collective des entreprises de nettoyage stipule l’obligation de reprendre les salariés des entreprises sortantes. Faisant valoir leur mission d’insertion et leur statut d’association loi 1901, les régies affirment qu’elles ne sont pas concernées par cette disposition essentielle. Adoma, le donneur d’ordres, ne bronche pas. Et voilà comment, depuis dix-huit mois, dans le cadre d’un marché passé par une entreprise détenue à 57 % par l’État, des salariés avec RSA (revenu de solidarité active) , payés entre 500 et 700 euros par mois, ont remplacé des salariés en CDI (rémunérés entre 1 200 et 1 600 euros par mois).

 

Pour lire la suite, c'est ICI, un excellent blog à visiter.

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Politique - Communauté : Résistance 2007
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 14:08

CENTRE DE DÉVELOPPEMEN DE L'OCDE
CAHIER DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE N° 13
(à télécharger ici en PDF)
La Faisabilité politique de l'ajustement par Christian Morrisson
© OCDE 1996
LES IDÉES EXPRIMÉES ET LES ARGUMENTS AVANCÉS DANS CETTE PUBLICATION
SONT CEUX DES AUTEURS ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT CEUX DE L'OCDE.

D'après les extraits qui suivent, si les idées avancées ne représentent pas "nécessairement" celles de l'OCDE, certains pays membres, dont la France, c'est à dire nos gouvernements successifs, ont puisé très largement dans la "boîte à idées" du cahier n° 13 de 1996. Sinon, pourquoi financer 7 % des 303 millions d'euros du budget 2009 de l'OCDE ?
Il semble que la lecture régulière des cahiers de politique économique de l'OCDE serait une source précieuse d'enseignement du meilleur des mondes que les zinzins prépare pour notre plus grand bonheur… à 21 millions d'euros par an, les citoyens français ont bien le droit de lire !

Best of 1996 :

…/…
Un gouvernement peut difficilement stabiliser contre la volonté de l’opinion publique dans son ensemble. Il doit se ménager le soutien d’une partie de l’opinion, au besoin en pénalisant davantage certains groupes. En ce sens, un programme qui toucherait de façon égale tous les groupes (c’est-à-dire qui serait neutre du point de vue social) serait plus difficile à appliquer qu’un programme discriminatoire, faisant supporter l’ajustement à certains groupes et épargnant les autres pour qu’ils soutiennent le gouvernement.
…/…
Le problème de la réforme des entreprises publiques, qu’il s’agisse de restructuration ou de privatisation, s’est posé dans plusieurs pays et il suscite toujours de fortes oppositions parce que l’on remet en question de nombreux intérêts : ceux des dirigeants liés au pouvoir politique, ceux des hauts fonctionnaires qui espèrent occuper plus tard un emploi bien rémunéré dans ces entreprises et ceux des salariés qui cumulent les avantages du public (sécurité) et du privé (salaires plus élevés que dans le public). Cette coalition d’intérêts est d’autant plus puissante que le secteur public est plus étendu et contrôle plus d’activités clés (transports, énergie, mines, etc.). De plus, les perdants sont très motivés pour défendre leurs avantages, tandis que les gagnants ne sont pas mobilisés, parce que les gains de la réforme n’apparaissent qu’après plusieurs années et sont diffus.
Dans beaucoup de pays, une part élevée du déficit budgétaire résulte des déficits de ces entreprises que l’État doit financer. Mais toute tentative pour les réformer entraîne une épreuve de force avec des grèves longues destinées à paralyser l’activité économique.

…/…
Ainsi, pour tout gouvernement, l’ajustement n’est pas seulement (comme pour une organisation internationale) une opération économique et financière délicate sur le plan technique, c’est aussi un combat politique à livrer en position de faiblesse, où tous les coups sont permis (l’opposition peut critiquer avec acharnement les mesures dont elle est en réalité la responsable par la politique laxiste qu’elle a menée auparavant), parce que le premier objectif pour certains partis politiques n’est pas le rétablissement de l’économie, mais la conquête du pouvoir, au moment même où celui-ci est fragilisé. Ce type de confrontation se présente évidemment dans tous les pays où l’alternance, à la suite d’élections régulières, est possible.
…/…
Ainsi, toute politique qui affaiblirait ces corporatismes serait souhaitable : d’un point de vue économique, cela éliminerait des entraves à la croissance et, politiquement, le gouvernement gagnerait une liberté d’action qui peut lui être précieuse en période d’ajustement. On objectera que cette politique soulèvera des résistances, mais il vaut mieux que le gouvernement livre ce combat dans une conjoncture économique satisfaisante, qu’en cas de crise, lorsqu’il est affaibli. Cette politique peut prendre diverses formes : garantie d’un service minimum, formation d’un personnel qualifié complémentaire, privatisation ou division en plusieurs entreprises concurrentes, lorsque cela est possible.
…/…
Cela suppose une bonne stratégie de communication, cette stratégie étant une arme importante dans le combat politique. Il faut dès l’arrivée au pouvoir insister, voire en exagérant, sur la gravité des déséquilibres, souligner les responsabilités des prédécesseurs et le rôle des facteurs exogènes défavorables, au lieu de tenir un discours optimiste et de reporter l’heure de vérité. En revanche, dès que le programme de stabilisation a été appliqué, le gouvernement peut tenir un discours plus optimiste pour rétablir la confiance (un facteur positif pour la reprise), tout en s’imputant le mérite des premiers bénéfices de l’ajustement.
Il est souhaitable, par ailleurs, que le gouvernement suscite rapidement une coalition d’intérêts qui fasse contrepoids à l’opposition. C’est le complément indispensable à sa stratégie de communication et le seul moyen de s’assurer un soutien durable.
…/…
Par ailleurs, si l’on réduit les salaires des fonctionnaires, des secteurs stratégiques (l’armée ou la police, par exemple) peuvent être exemptés.
…/…
Une autre mesure politiquement risquée serait de réduire le nombre (ou le montant) des bourses aux lycéens et aux étudiants. Même si cette mesure n’a pas d’effet social négatif, puisque le gouvernement maintient toutes les aides aux enfants de familles pauvres, des risques importants sont pris, car ce groupe est politiquement très sensible, facile à mobiliser, soutenu par les médias et, par principe, proche de l’opposition. Il est donc préférable d’agir prudemment, par exemple en bloquant le montant nominal des bourses malgré l’inflation, ou en ajoutant certaines contraintes administratives. Mais cet exemple prouve que la première précaution à prendre est d’éviter une politique laxiste en période de prospérité, car celle-ci crée des droits qu’il est difficile ensuite de remettre en question.
…/…
La réduction des salaires et de l’emploi dans l’administration et dans les entreprises parapubliques figure, habituellement, parmi les principales mesures des programmes de stabilisation. En principe, elle est moins dangereuse politiquement que la hausse des prix à la consommation : elle suscite des grèves plutôt que des manifestations et elle touche les classes moyennes plutôt que les pauvres. …/… En effet, il s’agit de secteurs où la proportion de salariés syndiqués est la plus élevée, où les salariés ne prennent pas de risque en faisant grève comme dans le secteur privé et, enfin, où la grève peut être une arme très efficace : l’économie est paralysée par une grève des transports ou de la production d’électricité ; et l’État est privé de recettes si les agents du fisc cessent de travailler.
…/…
La grève des enseignants n’est pas, en tant que telle, une gêne pour le gouvernement mais elle est indirectement dangereuse, comme on l’a noté, puisqu’elle libère la jeunesse pour manifester. Ces grèves peuvent donc devenir des épreuves de force difficiles à gérer. Certes, le gouvernement peut toujours rétablir le calme en annulant les mesures qui ont déclenché la grève mais, ce faisant, il renonce à réduire le déficit budgétaire.
…/…
On peut ne pas remplacer une partie des salariés qui partent en retraite ; ou bien l'on peut supprimer des primes dans certaines administrations, en suivant une politique discriminatoire pour éviter un front commun de tous les fonctionnaires. Évidemment, il est déconseillé de supprimer les primes versées aux forces de l’ordre dans une conjoncture politique difficile où l’on peut en avoir besoin. Comme on le voit, pourvu qu’il fasse des concessions stratégiques, un gouvernement peut, en procédant de manière graduelle et par mesures sectorielles (et non globales), réduire les charges salariales de manière considérable.
…/…
Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles,
ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population.


C'est bizarre, cela me rappelle certaines choses,
dont certaines assez récentes ; pas vous ?







Par Sylvie Boussand - Publié dans : Politique - Communauté : Résistance 2007
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 14:07
ORGANISATION DE COOPÉRATION ET DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUES

L’OCDE regroupe les gouvernements attachés aux principes de la démocratie et de l’économie de marché en vue de :

    •     Soutenir une croissance économique durable
    •     Développer l’emploi
    •     Elever le niveau de vie
    •     Maintenir la stabilité financière
    •     Aider les autres pays à développer leur économie
    •     Contribuer à la croissance du commerce mondial
L’Organisation offre aux gouvernements un cadre leur permettant de comparer leurs expériences en matière d’action publique, de chercher des réponses à des problèmes communs, d’identifier les bonnes pratiques et de coordonner leurs politiques nationales et internationales (texte d'accueil du site de l'OCDE ©).


FORMIDABLE ! Enfin une organisation qui s'occupe de nous !
Elle est pas belle la vie ?
Voyez plutôt la vidéo suivante, pas du tout publicitaire…


Par Sylvie Boussand - Publié dans : Politique
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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 11:06

Dans un article du 7 mai, Rappel des réservistes de la Police : info ou intox ?, Vachane s'interrogeait sur une rumeur concernant un rappel des réservistes de la police nationale pour le 20 juin 2009 (voir article). Sur le web, certains notaient la proximité des dates de ce supposé rappel avec, au choix, le G 20, le sommet de l'OTAN…

Bien que cette rumeur ne soit toujours pas étayée de façon irréfutable, il n'en demeure pas moins que de très nombreux internautes recherchent encore, à l'heure actuelle, des éléments sur ce sujet. J'en veux pour preuve la consultation régulière de mon article du 7 mai, et les mots clés qui sont demandés sur les moteurs de recherche en liaison avec cette rumeur. Alors, qu'est-ce que nous avons aux environs du 20 juin 2009 ?

Le calendrier politique nous apprend que par décret du 11 juin, le parlement est convoqué en Congrès le 22 juin à Versailles par le Président, avec pour ordre du jour :
 1. Modification du règlement du Congrès ;
 2. Déclaration du Président de la République.

Et bien voilà !  Juste au cas où, peut-être que si c'était vrai, attention, j'ai pas dit que c'était vrai, je suppute…
Donc, si c'était vrai, cela pourrait permettre de contenir une foule en délire acclamant son sauveur, le sauveur de la France, le sauveur de l'Europe… n'en jetez plus, la cour des miracles est pleine !

A part ça ? Selon différentes sources, les sujets qui devraient être abordés pourraient être les suivants, rien qui ne puisse mécontenter le populo. Circulez, y'a rien à voir ! Mais à suivre…

…/… François Fillon s’est réjoui vendredi de cette intervention présidentielle, y voyant l’occasion d’évoquer «ce que devrait être notre contrat social, notre contrat républicain, dans le cadre de la sortie de crise qui s’amorce».
Dès le lendemain du succès de l’UMP, arrivée en tête aux européennes (27,87% des suffrages), Nicolas Sarkozy avait annoncé son intention de prendre, «dans les jours qui viennent, des initiatives ouvrant de nouveaux chantiers» …/…
Libération - 11 juin 2009


…/… Selon des responsables de l'UMP et des ministres interrogés, le chef de l'Etat devrait retenir la lutte contre la crise, la défense de l'environnement et la réforme de l'Etat et des collectivités locales parmi les priorités de son action pour les prochains mois. Après la percée écologiste au scrutin européen, Nicolas Sarkozy s'est lui-même présenté mardi, lors d'un déplacement en Savoie, comme un champion de la cause verte et a promis de faire de la France un "leader" en matière d'énergies renouvelables. /…
20 minutes - 12 juin 2009


…/… Au lendemain du succès de l'UMP au scrutin européen du 7 juin, Nicolas Sarkozy avait indiqué qu'il prendrait "dans les jours qui viennent des initiatives ouvrant de nouveaux chantiers". Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy avait estimé que le "succès" de sa majorité, qui a décroché 27,87% des suffrages largement devant le PS (16,48%) et la liste Europe-Ecologie emmenée par Daniel Cohn-Bendit (16,28%), venait récompenser "le travail accompli pendant la présidence française de l'Union européenne" et le "soutien aux efforts" du gouvernement contre la crise. Il avait toutefois ajouté que "ce succès aux élections européennes commande d'aller plus loin". "L'Europe doit changer. Les réformes doivent continuer", avait conclu le chef de l'Etat. …/…

TF1 - LCI - 11 juin 2009
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Politique - Communauté : Résistance 2007
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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 08:26

Un éclairage subtil et édifiant sur une mainmise et une maîtrise de l'information, ainsi que sur une présence médiatique encore jamais vue sous la V République. Un président 3 fois plus présent que ses prédécesseurs sur nos écrans télé, une attirance sans borne pour les artistes, une comédie médiatique permanente, avec mise en avant sans vergogne des aspects de sa vie privée pour peu qu'elle serve les intérêts du moment…

La liberté de la presse existe-t-elle encore en France ? Plaintes contre des journalistes, perquisitions dans des rédactions, mise en garde à vue de reporters, intimidations…  des comportements dignes des époques les plus sombres de la Roumanie.

Alors, médias sous influence ou médias de révérences ? A vous de juger.


Par Sylvie Boussand - Publié dans : Politique - Communauté : Résistance 2007
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Vachane en bref

Vous n'êtes pas seul…

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