
Le Parc national de Doñana est l’un des plus grands
sites naturels protégés d’Europe.
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Atouts du parc national de Doñana
Situé en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, le domaine longe la rive droite du Guadalquivir au niveau de son estuaire sur l’Océan Atlantique.
Créé en 1969, le parc s’étend sur plus de 54 000 hectares dans lesquels on trouve une grande variété d’écosystèmes, notamment des plages, des dunes et des réserves. Plus de 376 000 personnes ont
visité le parc national de Doñana en 2006. Les milieux naturels y sont extrêmement variés et l’on peut passer en quelques kilomètres de dunes, tantôt stables, tantôt mobiles, à des marais secs ou
humides. Les maquis boisés de chênes-liège ou d’oliviers contrastent également avec les lagunes à faible niveau d’eau.
Faune au parc national Doñana
Le parc est un refuge et un paradis d’hivernage pour plus de 500 000 oiseaux d’eau chaque année. Ce sont eux et un paysage exceptionnel que le public vient le plus rechercher mais de nombreuses
autres espèces vivent dans le parc qui est situé dans un des hot-spot européen et planétaire de biodiversité, dont environs 300 espèces de vertébrés et de crustacés. Il n’est pas rare d’y
rencontrer des flamants roses, des aigles impériaux, des caméléons, des cerfs, des mangoustes et des crabes.
On trouve de nombreuses espèces d’animaux référencées : 20 espèces de poissons d’eau douce, 11 espèces d’amphibiens, 21 espèces de reptiles, 37 espèces de mammifères non marins et 360 espèces
d’oiseaux.
Le Parc national Doñana est également le dernier refuge du félin devenu le plus rare et le plus en danger d’extinction de la planête : le lynx d’Espagne (ou « lynx pardelle » ou « lynx ibérique
»). Deux petits noyaux d’une cinquantaine d’individus subsistent dans la région, dont une vingtaine vivent dans le parc ou à ses abords (pour une centaine d’individus au total). Si rien
n’est fait, cette espèce sera peut-être, d’ici 5 ans, le premier félin à disparaître de la surface du globe depuis 10000 ans, après le smilodon ou tigre à dents de sabre.
Le lynx d’Espagne est l’un des félins les plus menacés de la planète. Restreint à la péninsule ibérique, la diminution drastique du nombre de lynx d’Espagne a fait qu’il soit déclaré espèce
protégé (1966) et qu’il n’existe de colonies de lynx que dans les parcs naturels de Sierra de Ándujar et Cardeña, Montoro et au parc de Doñana et dans ses environs.
Flore au parc national Doñana
Plus de 900 espèces de fleurs sont répertoriées dans l’écosystème du parc de Doñana.
Le parc de Doñana renferme de nombreuses fleurs particulièrement intéressantes comme par exemple la morène (Hydrocharis morsus-ranae) encore appelée petit nénuphar, grenouillette ou hydrocharis
des grenouilles et le faux cresson de Thore (Thorella verticillatinundata). Beaucoup d’entre elles sont fortement menacées.
La flore dans les dunes mouvantes : la dureté de l’écosystème oblige certaines espèces végétales à s’adapter aux conditions très particulières : les dunes de sable et son sol
mouvant. Cet écosystème de dunes mouvantes, presque inexistant ailleurs dans la péninsule ibérique, est la conséquence du fort vent venant du sud-ouest.
L’enterrement de la végétation et surtout des arbres, du aux lents mouvements de sable, est l’un des phénomènes les plus connus de la zone de plage du parc.
Menaces
Les premières menace étaient le tourisme (risque de surfréquentation), la chasse et l’urbanisation ; elles sont contrôlées ou encadrées par la création du parc. L’agriculture intensive est
devenue une nouvelle menace : le parc est en effet maintenant environné par environ 5 000 ha de culture industrielle de fraises (330 000 tonnes récoltées en 2006, dont 25% soit 83 000 tonnes,
exportées vers la France).
Ces cultures se sont fortement étendues depuis les années 1980. 40 % d’entre elles étaient en 2006-207 - selon le WWF - illégales (mais tolérée par le gouvernement).
Plus d’une centaine d’hectares de culture de fraisiers ont été illégalement “conquis” sur le territoire théoriquement protégé du Parc national de Doñana. Ces cultures intensives y empoisonnent de
nombreux organismes vivant par les produits chimiques, en contribuant à l’eutrophisation des milieux et à leur assèchement (suite aux forages illégaux creusés pour l’irrigation des fraises ; ces
forages selon le WWF pompent environ 50 % de l’eau qui alimentait autrefois les zones humides du parc).
La monoculture épuise les sols périphériques, diminue le degré de naturalité des paysages, et y favorise la pullulation de parasites des fraisiers, justifiant chaque automne un traitement
chimique de stérilisation chimique des sols. Pour ceci les fraisiculteurs utilisent du bromure de méthyle (poison, gaz à effet de serre, et destructeur de la couche d’ozone, interdit en 2005 -
dernière limite - par le protocole de Montréal de 1987) et de la chloropicrine (produit utilisé comme arme chimique lors de la Première Guerre mondiale).
Adresse :
Parque Nacional de Doñana - 21730, Almonte, Espagne
© Espagne facile
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