Jeudi 9 avril 2009
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Parc national de Doñana (Almonte)
Situé en Espagne, en Andalousie, il empiète sur les provinces de Huelva et de Séville, à l’embouchure du fleuve Guadalquivir sur l’Océan Atlantique. C'est l’un des plus grands sites naturels
protégés d’Europe.
Le parc national de Doñana a été déclaré patrimoine de l’humanité
par l’UNESCO en 1994.
Créé en 1969, le parc s’étend sur plus de 54 000 hectares dans lesquels on trouve une grande variété d’écosystèmes, notamment des plages, des dunes et des réserves. Ainsi qu'une faune
remarquable.
Loin des plages surpeuplées des costa dorada et autres, une idée de voyage pour cette année ?
Malgré l'aspect paradisiaque, des menaces planent sur ce parc ; pour l'instant, place à la magie des lieux.
Par Sylvie Boussand
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Publié dans : Nos amis européens
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Samedi 21 mars 2009
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J'ai une tendresse particulière pour l'Irlande.
Voici mon carnet de voyage, écrit et mis en ligne
sur www.blog-trotter.net en 2006.
Le festival d'Ennis, c'est fin mai, si cela vous tente…
L'Europe, c'est aussi ça, aller à la rencontre de l'autre.
Irlande… on en rêvait depuis 1996. "La fille de Ryan", "Un taxi mauve", U2, les spectacles de "tap dance" et la musique irlandaise ! Alors, le 25 mai 2006, départ
de Saint-Etienne vers Shannon, via Londres. La voiture nous attends, oups ! le volant, c'est de l'autre côté ! Ennis, co/Clare, pour 4 nuits sur Harmony Road.
Coucou Massimo, et merci pour ton accueil à l'Abbey Tourist Hostel, au bord de la River Fergus. Il y a le Festival annuel de musique traditionnelle irlandaise qui se déroule sur 4 jours. Et on
est là prêts à en profiter ! Nous suivons nos musiciens préférés de pub en pub, les frenchies sont vite repérés, serait-ce notre accent qui nous trahit ?! Cette simplicité, ces sourires, cette
joie de vivre, voilà les Irlandais. On se sent chez nous, chez eux.
Les taxis tournent, on fume dehors, il fait doux, et tout le monde est dans les rues ou dans les pubs. Ambiance bon enfant : pas de cris, pas de bagarre, on croit rêver. Bon sang, qu'est-ce
qu'on est bien ici !
Restaurant : souvenir extra d'un morceau de bœuf "siloin" qui n'a rien à envier à notre Charollais. "Can we have some bread, please ?". Phrase récurente de français perdus sans leur baguette !
Devient aussi habituel : "Please, two pinte of guinness !" et voilà les petits français convertis à la stout. Sans excés, et c'est bon. L'euro facilite bien les échanges, ça libère l'esprit
pour essayer de converser. Nos amis irlandais ont la gentillesse de nous laisser croire qu'ils nous comprennent, et font preuve de patience avec nous.
Les soirs, musique et Guinness, la journée, ballades : Guide du Routard, carte Michelin, roulez jeunesse (à 47 et 45 ans, est-ce bien raisonnable ?). On veut voir le sud-ouest, en 5 jours,
c'est à peu près jouable.
J+1 : Le Burren, plateau granitique sur la côte ouest, des pierres à perte de vue, 80 % des terres incultivables, et même sous un ciel gris, c'est magnifique. Le mégalithe de Poulnabrone, et
juste en face, cet homme qui vient voir ses chevaux. Le site est majestueux de silence et de beauté préservée. On remonte vers Ballyvaughan. Premiers cottages à toits de chaume. Les falaises de
Moher sont dans la brume, tant pis, on suit la côte jusqu'à Doolin : le vendeur de Magnetic Musique me laisse baragouiner mon meilleur anglais avant de s'adresser à moi : "Parlez français, ça
ira mieux !" Il est Suisse. A l'extérieur, une végétation verte à n'en plus finir, et oui, ce sont bien des palmiers ! A Lahinch, des golfeurs swinguent en bordure d'océan sous une fine pluie.
Retour à Ennis pour une deuxième nuit de Festival. De retour à l'hôtel, on sort les cartes : demain départ direction Galway. Connemara, nous voilà ! Après les pierres, les lacs nous attendent.
On verra aussi des tourbières, toujours en activité : dans les stations services, on trouve des paquets de briquettes de tourbe utilisées dans les cheminées.
J+2 : Galway, porte d'entrée du Connemara. Le ciel est moins gris, il ne pleut plus. Direction Clifden. On s'arrête à Maam Cross pour acheter à manger et boire un café. Toujours cet accueil
sympa et détendu. De loin en loin, sur les bords de rivières ou de lacs, des pêcheurs à la mouche sont en pleine action. Et voici les premiers moutons ! Du mouton irlandais à tête noire, bien
de chez lui, qui n'hésite pas à traverser la route pour aller voir en face si l'herbe est plus verte ! Petit crochet par Roundstone, on mange au bord de l'océan, le ciel est maintenant bleu, et
au loin se profile Inishmore, la plus grande des îles d'Aran. La température monte, on est bien. Passage à Clifden, direction Westport. On bifurque après Killary Harbour pour redescendre vers
Clonbur. A gauche, les Monts Maumturk, à droite les Partry Mountains. Au milieu, la route, nous et les moutons, à perte de vue sur ces collines vertes à la courte végétation. Chaque point blanc
est un mouton… et il y a beaucoupe de points blancs à têtes noires. Le paysage est austère. C'est ce paysage troublant, presque désincarné, que je retrouve dans le film de ken Loach, "Le vent
se lève", Palme d'Or au dernier Festival de Cannes. Pour une fois, le jury a eu bon goût… Nous rentrons vers Galway en suivant au plus près les rives du Lough Corrib, le plus grands des lacs du
Connemara. Notre camp de base nous attend à Ennis, et les pubs résonneront encore ce soir de cette musique à l'image des habitants du pays : franche, riante et profonde tout à la fois. Bonne
nuit la France, nous, on joue les prolongations jusqu'à deux heures.
J+3 : Départ de bonne heure et de bonne humeur pour Limerick. Direction la Dingle Bay, et donc, le Port de Dingle. Des panneaux nous préviennent sur la route : aire d'entrée d'église. Dimanche
28 mai : nous sommes en pays catholique, et beaucoup de gens vont à la messe. Vraiment beaucoup. De quoi faire pâlir d'envie nos églises françaises ! Des banderoles à l'entrée des villes nous
rappelent que nous sommes également sur une terre d'ovalie : "Good luck The Munster's", équipe de rugby disputant le Championnat des Nations Celtes. A Dingle, nous assistons au déchargement
d'un bateau de pêche : le couple qui supervise les opérations est arrivé dans un 4X4 irlandais, s'adresse en anglais à l'équipage, a un chien qui s'appelle Charly, et… s'engueule dans un
parfait français sans accent ! Nous regardons la carte Michelin pour rentrer par la Connor's pass, d'où paraît-il on a un point de vue splendide sur la Dingle Bay d'un côté et la Tralee Bay de
l'autre. Pas de route indiquée. Prêts à renoncer, on regarde à tout hasard sur le Guide du Routard : bingo, voilà la route ! Là-haut, c'est la Brandon Mountain et la vue tient toutes ses
promesses, on aperçoit aussi la plus grande des îles Blasket. Retour sur Tralee, de belles plages de sable s'étalent face au grand large. On coupe par Tarbert pour prendre le bac qui nous amène
à Killimer : 100 km de gagné ! Le poisson qui nous y est servi est excellent, "with some bread… please" ! Nous rentrons à Ennis. Conduite à gauche, de nuit, sur une route inconnue… quelle
aventure ! Et quelles belles images nous ramenons avec nous. Ce soir, pas de pubs ni de musique. Dodo.
J+4 : On fait les valises, nous quittons Ennis et son Festival. Cap au sud : Cork et son port en eaux profondes, c'est décidé, ce soir on dormira à Kinsale. Mais avant, petit crochet pour
visiter the Knappogue Castle, à Quin co/Clare. A voir : les meubles d'époque (certains du XV e siècle !), et les jardins recréés à l'aide des fonds européens. Une visite intimiste et calme, où
l'on prend la peine de vous donner un petit dépliant rédigé en francais. Reprenant la route, arrêt à Kilmurry où les belles ruines d'une abbaye nous attendent depuis quelques siècles : le
cimetière, tout autour, reçoit encore les défunts du village, les vieilles croix celtes mangées de mousse voisinent avec des sépultures plus récentes. Pour y accéder, nous passons, à côté d'une
Sainte-Vierge capelinée de bleu, un petit portillon métallique et cheminons au milieu d'un troupeau de vaches. Pourquoi ne regarderaient-elles pas passer les touristes ? "Et t'as vu,
aujourd'hui, on a deux français !" Le lieu dégage un parfum de sérénité et de recueillement. Nous parlons bas, pour ne pas déranger. La route nous attend. Plein sud. Cork est bientôt là. Une
grande ville, un grand port, et l'entrelacement des autoroutes pour trouver enfin la direction de Kinsale. Nous y voici. Ni une, ni deux, direction le centre ville pour trouver une chambre.
Nous n'avons rien réservé pour les deux dernières nuits. Un bed and breakfast plus loin, les valises sont posées pour la nuit, et nous partis pour le Charles Fort.
Nous avions vu un reportage sur l'Irlande, dans l'émission Thalassa, un peu avant de partir. Et nous avions très envie de voir ce fort. Donc, nous y sommes. Que dire ? Des gardiens très sympas,
un jeune guide qui nous rejoint alors que nous déambulons entre les quartiers des soldats et celui des officiers, et qui, parlant un très bon français, nous accompagnera gentiment en nous
détaillant les travaux en cours et à venir de réhabilitation du Fort. Un beau moment sous un soleil radieux, et encore de belles images en vert et bleu, avec ces vieilles pierres qui se
souviennent avec nous de ce que fut l'histoire des Irlandais et de leurs luttes difficiles contre l'occupant anglais. Le soir venu, nous dînons dans un peit pub de Kinsale. Beef with Guinness.
ça ressemble à notre bœuf bourguignon, et c'est très bon. "Some bread…" Un jeune homme s'installe avec sa guitare : pendant deux heures, il nous régale de ballades irlandaises reprises en cœur
par les autres convives. A la fin, il entonne l'hymne irlandais : tous se lèvent, et chantent. Nous nous levons aussi, mais, bien sûr, nous ne chantons pas. Repus de bonne chère, de musique
(encore !) et de beaux paysages, nous rentrons nous coucher dans Main Street. Demain, il faut remonter vers Dublin, nous y passerons la prochaine nuit pour prendre l'avion mercredi matin.
J+5 : La route vers Dublin : on longe la côte sud, Waterford, Wexford, puis la côte est, Arklow, Wicklow… Des plages, du soleil, et des paysages qui ressemblent davantage aux nôtres. On a perdu
les moutons, on voit plus souvent des vaches. La végétation aussi a changé. Et la circulation s'intensifie au fur et à mesure que l'on approche de Dublin. Les banlieues des grandes villes se
ressemblent, on pourrait se croire en France… oui mais on roule toujours à gauche, et les gens que nous croisons nous rappellent vite l'hospitalité irlandaise. Presque une heure pour contourner
Dublin par autoroute : nous sommes (encore) en vacances, mais nous sommes mardi soir, et les Irlandais sortent du travail… On dort où ? Bonne question. Un bed and breakfast à Sainte-Margareth,
près de l'aéroport, accueillera notre dernier sommeil irlandais. Merci Miss Ryan pour votre accueil à la dernière minute ! Et puisqu'on parle de sommeil, on n'a pas envie de dormir ! Pas
question de quitter ce pays sans faire un petit tour dans la capitale. Donc, direction le centre de Dublin. O'Connell Street, Temple Bar… un mardi soir, pas de jour férié le lendemain et… ils
sont toujours là, nos Irlandais, se promenant dans les rues, remplissant les pubs de Temple Bar d'où s'échappe, encore, et quel plaisir, de la bonne musique ! Pour notre dernière nuit, on
flâne, encore et encore, se demandant bien le pourquoi de ces statues de lièvres sur le terre plein central de O'Connell Street, mais on les trouvent aussi sympas qu'inattendues. Nous restons
songeurs devant la statue de Jim Larkin, syndicaliste : "Si les grands nous paraissent tels, c'est que nous sommes à genoux. levons-nous !" Quelle belle soirée, et quel dommage que ce soit la
dernière !
J+6 : Après, on a dormi. Après, on a petit déjeuner avec les bonnes marmelades de Miss Ryan, après on a roulé jusqu'à l'aéroport, après on a rendu la voiture immatriculée dans le comté de
Clare, après on a présenté nos papiers, après l'avion d'Aer Lingus a décollé, après on a survolé le baie de Dublin pour un dernier au-revoir, après on s'est posé à Saint-Ex à Lyon, après on
avait un peu le blues, après on a retrouvé nos enfants qui étaient venus nous chercher, et ça allait un peu mieux. Après, on est rentré chez nous en Bourgogne.
Depuis, on sait ce que ça veut dire : vous viendrez pour l'Irlande, vous reviendrez pour les Irlandais.
Merci l'Irlande, merci les Irlandais.
Par Vachane
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