La grève classique avec manifestation dans les rues
Inconvénients : perte de salaire, déplacement jusqu’au lieu de la manifestation (pollution, frais de carburant), se ranger
derrière des slogans dans lesquels on ne se reconnaît pas forcément et derrière des bannières syndicales qu’on n’approuve pas obligatoirement, se retrouver avec des politiques souvent plus là
pour être “vus” qu’autre chose, risquer de se prendre un coup de matraque ou de lacrymo, rentrer chez soi énervé et fatigué.
Aussi : casseurs opportunistes qui viennent se défouler aux frais des contribuables, mobilisation onéreuse des forces de l’ordre et déplacements massifs de CRS (pollution, frais de
carburant…).
Avantages : aucuns. A part la une des journaux TV et papier, pas de résultats tangibles. Image négative des manifestants (toujours à gueuler… bande de fainéants, etc).
La nouvelle grève pacifico-écolo-cocooning à domicile
Inconvénient : perte de salaire.
Avantages : pas de pollution, les rues sont calmes, pas de casse, les CRS peuvent rester dans leurs casernes, on préserve notre intégrité physique, on profite de sa famille, on
peut bricoler ou jardiner, bref, on se détend.
Pendant ce temps, on ne fait pas le plein de sa voiture (pas besoin, on reste chez soi), les recettes de TIPP se cassent la gueule, on fait ses courses EXCLUSIVEMENT dans le petit commerce de
détail mais avant on tape dans le stock familial, et dans le potager si on en a un, on fait jouer la solidarité entre voisins (co-voiturage, dépannage de bouffe avant achat inévitable), bref, on
achète le moins possible, les recettes de TVA se cassent aussi la gueule. A grande échelle, sur une semaine, ça peut faire du bruit en terme de manque à gagner pour l’Etat.
Donc, c’est un pouvoir de nuisance. Réel.
Pendant la semaine, on a le temps de bloguer, d’envoyer massivement des mails à TOUTES les instances : députés, assemblées (sénat et parlement), ministères, Matignon, Elysée, pour dire pourquoi
on reste chez soi, et demander, au choix : la démission de X ou Y, changement ou abrogation de loi, un référemdum…
A définir pour que cela soit cohérent et efficace.
Reste un danger : se faire licencier pour cause d’absence injustifiée. Remède : les syndicats… ? Ou alors prendre des congés… ça coûtera toujours moins cher qu’une semaine à la neige ou au bord
de la grande bleue…
Le plus grand danger : on est déjà dans le mur, à force d’insister,
risque de traumatismes irréversibles ou très difficiles à guérir.
Un peu utopique, mais pourquoi pas ? Quelque chose qui pourrait ressembler à ça ?
Vos avis ? Vos idées ? Coordination par un blog dédié ? Faites circuler et relayer !
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