Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 05:36


Petite séance "Nostalgie" :
un discours de N. Sarkozy,
alors candidat
aux Présidentielles.
La nostalgie, c'est pour l'issue
de cette candidature.
La séance, c'est un discours pompeux,
long, bourré de contre-vérités.

Vachane vous en présente
la première moitié,
avec ses commentaires en rouge.

Comment ça, en rouge ?
Vous auriez préféré du bleu ?

Publication de la fin du discours`
cette fin de semaine.







Campagne présidentielle - Toulon - 7 février 2007
Discours du candidat Nicolas Sarkozy .

Notes de vachane en rouge (vous pensiez à une autre couleur ?)

Mes chers amis,

Quand je vous vois si nombreux, je me dis qu’une espérance est en train de naître.
Cette espérance, je n’ai pas le droit de la décevoir.
Cette espérance, je n’ai pas le droit de la laisser s’éteindre.
Car le mal français aujourd’hui c’est le manque d’espérance.
Car le drame de la France aujourd’hui c’est le doute qui la ronge.

Bien dit. Pas de changement 30 mois plus tard !


La France doute d’elle-même, de son identité, de son rôle, de son avenir.
Aimer la France c’est d’abord lui redonner l’espoir, c’est d’abord lui rendre confiance en elle-même.

Là, c’est loupé !

Vous êtes la preuve vivante que cet espoir ne demande qu’à renaître.
Vous êtes la preuve vivante que notre peuple n’a pas renoncé, qu’il n’est pas résigné.
Quand je vois votre foule immense je mesure l’attente qui grandit d’une politique nouvelle. Je mesure à quel point malgré le sentiment d’avoir été parfois trompé, quelques fois trahi, malgré les frustrations, malgré la colère souvent, dans le peuple français la volonté de construire reste la plus forte.
Ici, à Toulon, comme partout en France, j’entends ce cri qui s’élève des profondeurs du pays et dont l’écho semble se répéter indéfiniment : « ça ne peut plus durer ».

C’est bien vrai ça.

Ça ne peut plus durer les travailleurs pauvres qui se demandent quoi faire pour s'en sortir.

Ah bon ?


Ça ne peut plus durer le pouvoir d’achat trop faible, les enfants condamnés à vivre moins bien que leurs parents, la difficulté de se loger décemment.

Tiens donc, j’ai loupé quelque chose de décisif ?

Ça ne peut plus durer l’assisté qui gagne plus que le travailleur, l’école qui n’apprend pas à lire, à écrire, à compter correctement.

Merci pour le RSA ! Par contre, les banquiers savent bien compter, z’ont fait leurs études à l’étranger ?

Ça ne peut plus durer la violence, des multi-récidivistes.
Ça ne peut plus durer le petit voyou et le patron voyou qui restent impunis.

C’est sûr qu’avec la fermeture de tribunaux et la baisse des moyens dévolus à la prévention, on a tout bon !

Ça ne peut plus durer les parachutes en or pour celui qui échoue, les stock options réservées à quelques-uns.

OHHHHHHH !!!!!!!!!

Ça ne peut plus durer la discrimination, l’inégalité des chances, la panne de la promotion sociale.

Faut pas dire ça, même un petit avocat d’origine hongroise peut devenir président de la république ; plus fort que Schwarzy en Califormie !


Ça ne peut plus durer les femmes moins payées que les hommes, les mariages forcés, la loi des grands frères, la polygamie, l’excision.

Quoi qu’on a fait ? J’ai ENCORE loupé quelque chose ?

Ça ne peut plus durer les délocalisations provoquées par la concurrence déloyale, le dumping social, écologique, fiscal.

J’ai pas tout saisi là, qui qui c’est qui délocalise ?

Ça ne peut plus durer le travail découragé, le travailleur démoralisé.

Pour le requinquer le bougre, l’aura le droit de travailler le dimanche !

Ça ne peut plus durer le travailleur qui paye pour tout le monde.

Faut pas déconner, les pauvres vont aussi payer, c’est moi qui vous le dit !
Et si y’a pas assez de pauvres, je vais vous en fabriquer, moi !


Ça ne peut plus durer les valeurs de la France bafouée, l’histoire de France répudiée, la nation dénigrée.
Ça ne peut plus durer la France qu’on regarde se défaire en proclamant que l’on n’y peut rien.

Ben si, justement, parait que c’est la faute à la CRIIIISE
.
Dans Toulon, ville du grand large, dont Vauban voulait faire « le plus grand port d’Europe », ville dont le destin est lié à tout jamais au destin maritime de la France, à ses heures les plus glorieuses, à ses instants les plus tragiques, ville qui a vu éclore le génie de Bonaparte, ville enfin ressuscitée après un long déclin par l’ardeur de ses habitants et par l’enthousiasme et l’énergie de son maire, mon ami Hubert Falco.
Dans Toulon qui revit et qui montre à la France qu’avec un peu de coeur, d’intelligence et de courage rien n’est jamais perdu.
Dans Toulon, vieille ville provençale tournée vers la mer, je suis venu dire aux Français que leur avenir se joue ici, en Méditerranée.

Je suis rassurée, Toulon, c’est mieux que la Bourse, non ?

Ici où tout a commencé, au bord de cette mer qui ne mène pas à des terres inconnues mais aux rivages familiers vers lesquels depuis des millénaires nous tournons nos regards et nos pensées à chaque fois que nous rêvons d’une certaine idée de l’homme et de la civilisation.

Où ça, le Cap Nègre ? Le yacht de Bolloré, c’est pas mal aussi.


La Méditerranée est pour nous tous, même quand nous n’y avons jamais vécu, un souvenir d’enfance où se mélangent des dieux de l’Egypte et de la Grèce, des chevaliers des Croisades, de vieux temples en ruines, des sensations de chaleur sèche, de lumière éblouissante, de senteurs entêtantes, de joie de vivre, et sur fond de mer et de ciel bleu des tragédies terribles, pleines de sang et de fureur, de haines inexpiables, d’une violence archaïque que le long travail des civilisations n’a pas réussi à éteindre.

Manque plus que Fernandel et Pagnol, va me faire pleurer peuchère…

Quand on évoque tout ce qui constitue notre conception de la personne humaine dans sa dimension intellectuelle comme dans sa dimension morale et spirituelle, tous nos regards se tournent vers la Méditerranée qui nous a tout enseigné. Nous sommes les enfants de l’Egypte, de la Grèce, d’Israël, de Rome, de Venise, de Florence, de Séville. Nous sommes tous les enfants de Socrate condamné à mort pour avoir perverti la jeunesse athénienne, d’Alexandre éternellement jeune et de son rêve grandiose d’un empire universel unissant l’Orient et l’Occident, d’Auguste faisant tous les soirs sa prière à tous les dieux de l’empire, d’un humble Juif crucifié pour avoir enseigné aux hommes à s’aimer les uns les autres.

Oulala, ça va chercher loin tout ça !



Quand je pense à la Méditerranée, je pense à l’homme européen qu’elle a fait naître. Je pense à cette part de moi-même, à cette part de chaque Français, de chaque Européen, qui donne le sentiment, face à la Méditerranée, d’un retour à la source, à l’origine de sa propre pensée, de sa propre identité.

Quand je pense à Fernande… ben quoi, Fernandel j’vous dit !


Je pense aussi à cette part de moi-même qui me fait me sentir chez moi quel que soit le pays, quel que soit le rivage qu’elle baigne.

Comme disait mon père, y’a deux endroits ou je me crains pas : chez moi, et chez les autres.


Nous sommes aussi les enfants de Cordoue et de Grenade, les enfants des savants arabes qui nous ont transmis l’héritage des anciens Grecs et qui l’ont enrichi.
Nous tous, Juifs, chrétiens, musulmans, non croyants, nous sommes les héritiers d’un même patrimoine de valeurs spirituelles qui donne à nos dieux et à nos civilisations tant de ressemblances.

Dieu, v’là autre chose !


Je pense au Dieu du père Christian, le prieur de Tibhirine assassiné par le GIA, dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion avec les enfants de l’Islam et de rétablir la ressemblance en jouant avec les différences.

Loupé : c’est pas le GIA. Faut pas accuser sans savoir, c’est pas beau.


Je pense à la prière de Notre-Dame d’Afrique à Alger : « Priez pour nous chrétiens et pour les musulmans ».

Et nous les crétins, qui c’est qui prie pour nous ?

Je pense à Jérusalem, la ville sainte de tous les croyants, qui devrait être pour tous les hommes le symbole de la tolérance et de l’amour et que l’histoire a vouée à la souffrance et aux malheurs.
Je pense au dialogue si fécond jadis, si nécessaire et pourtant si difficile, entre la chrétienté et la civilisation musulmane.

C’est sûr qu’un coup de kärcher, ça arrange bien les bidons dans nos banlieux.


Je pense à cette nouvelle Renaissance si nécessaire sur les deux rives de la Méditerranée et pour tous les hommes, et que nous devons accomplir ici, à la charnière du Nord et du Sud, de l’Orient et de l’Occident.

Euh, la résurection, c’est Jésus…

Notre grand tort est d’avoir longtemps, trop longtemps, tourné le dos à la Méditerranée.

C’est ballot, c’est un coup à tomber le cul dans l’eau.

Le drame algérien, l’occultation du passé colonial, la mode de la repentance ont contribué à nous rendre étrangers à ce qui avait été si longtemps et si naturellement un prolongement de nous-mêmes.

Facile de parler au nom de tous, nous on a rien dit.


Que tous nos regards se soient tournés exclusivement vers le Nord et vers l’Est, que le Sud ainsi fût oublié intellectuellement, culturellement, moralement, politiquement, économiquement, que la Méditerranée cessât d’être un lieu d’où jaillissait pour nous la richesse, la culture et la vie, qu’elle cessât de représenter une promesse pour ne plus constituer qu’une menace, n’est pas pour rien dans la crise d’identité et la crise morale que nous traversons.
Il faut dire les choses comme elles sont : en tournant le dos à la Méditerranée, l’Europe et la France ont cru tourner le dos au passé. Elles ont en fait tourné le dos à leur avenir. Car l’avenir de l’Europe est au sud.

Vous pouvez répéter la question ?


Le rêve européen a besoin du rêve méditerranéen. Il s’est rétréci quand s’est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l’Europe sur les routes de l’Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d’empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, le rêve qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve qui ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation.

Nous en ce moment, c’est plutôt genre cauchemar, tu vois.


Cessons de noircir le passé. L’Occident longtemps pécha par arrogance et par ignorance. Beaucoup de crimes et d’injustices furent commis.

Y’a pas que l’occident qui pêche par arrogance et ignorance !


Mais la plupart de ceux qui partirent vers le Sud n’étaient ni des monstres ni des exploiteurs. Beaucoup mirent leur énergie à construire des routes, des ponts, des écoles, des hôpitaux. Beaucoup s’épuisèrent à cultiver un bout de terre ingrat que nul avant n’eux n’avait cultivé. Beaucoup ne partirent que pour soigner, pour enseigner. On peut désapprouver la colonisation avec les valeurs qui sont les nôtres aujourd’hui. Mais on doit respecter les hommes et les femmes de bonne volonté qui ont pensé de bonne foi œuvrer utilement pour un idéal de civilisation auquel ils croyaient. Il faut respecter ces milliers d’hommes et de femmes qui toute leur vie se sont donné du mal pour gagner par eux-mêmes de quoi élever leurs enfants sans jamais exploiter personne et qui ont tout perdu parce qu’on les a chassés d’une terre où ils avaient acquis par leur travail le droit de vivre en paix, une terre qu’ils aimaient, parmi une population à laquelle les unissait un lien fraternel.

Carla, fait les valises !

Je veux le dire à tous les adeptes de la repentance qui refont l’histoire et qui jugent les hommes d’hier sans se soucier des conditions dans lesquelles ils vivaient, ni de ce qu’ils éprouvaient.
Je veux leur dire : de quel droit les jugez-vous ?
Je veux leur dire : de quel droit demandez-vous aux fils de se repentir des fautes de leurs pères, que souvent leurs pères n’ont commises que dans votre imagination ?

Nous aussi, qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ?

Je veux leur dire : n’avez-vous donc jamais été émus par la voix de Camus parlant pour tous ceux qui allaient devoir quitter la terre de leur enfance ? « j’ai aimé avec passion cette terre où je suis né, j’y ai puisé tout ce que je suis et je n’ai jamais séparé dans mon amitié aucun des hommes qui y vivent, de quelque race qu’ils soient. Bien que j’aie connu et partagé les misères qui ne lui manquent pas, elle est restée pour moi la terre du bonheur, de l’énergie et de la création. »

Carla on y va ! Prends les valises.


A tous ceux d’entre vous qui sont revenus des colonies en ayant tout abandonné, n’emportant avec eux que leurs souvenirs de jeunesse et cette nostalgie qui ne les quittera plus jamais, je veux dire que si la France a une dette morale, c’est d’abord envers eux.
Aux enfants des harkis qui ont servi la France, qui ont dû fuir leur pays et que la France a si mal accueillis, je veux dire que si la France doit des excuses et des réparations, c’est à eux qu’elle les doit.
A tous les anciens combattants de nos anciennes colonies, je veux dire la reconnaissance de la France et je veux rendre hommage à Jacques Chirac de leur avoir rendu justice.
Aux Algériens, aux Marocains, aux Tunisiens, à tous les ressortissants de nos anciennes colonies qui espérant dans la France sont venus y vivre, je veux que la France tende la main, qu’elle les accueille fraternellement, qu’elle ne leur offre pas la repentance mais la compréhension et le respect.

Et un karcher en promo pour les p’tits fils ?

A celui qui veut devenir Français, d’où qu’il vienne, je veux qu’elle offre l’égalité des droits et des devoirs et la fierté d’être Français.

En cadeau surprise : le vol charter après le petit hôtel de Rez Tention.

Mais je lui dis aussi qu’il doit prendre en partage l’histoire de France, qu’il doit accepter que le pays dans lequel il vient soit un vieux pays qui a commencé d’exister bien avant lui. Il doit comprendre que ce pays est un pays de liberté qui demande simplement qu’on le respecte et qu’on l’aime.

Rassurez-moi : la France existait avant TOUS les autres pays ?

Je souhaite qu’on ne puisse pas vivre en France sans respecter sa culture et ses valeurs. Je souhaite qu’on ne puisse pas s’installer durablement en France sans se donner la peine d’écrire et de parler le Français. Et à ceux qui veulent soumettre leur femme, à ceux qui veulent pratiquer la polygamie, l’excision ou le mariage forcé, à ceux qui veulent imposer à leurs sœurs la loi des grands frères, à ceux qui ne veulent pas que leur femme s’habille comme elle le souhaite je dis qu’ils ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française. A ceux qui haïssent la France et son histoire, à ceux qui n’éprouvent envers elle que de la rancœur et du mépris, je dis aussi qu’ils ne sont pas les bienvenus.
A tous les peuples de la Méditerranée qui passent leur temps à ressasser le passé et les vieilles haines de jadis, je veux dire que le temps est venu de regarder vers l’avenir.

Chouette ! Sympa, Khadafi à Paris sous sa tente.


Beaucoup d’entre vous sans doute se souviennent du beau poème de Victor Hugo sur l’enfant grec de l’île de Chio ravagée par la guerre, qu’on apprenait jadis à l’école. Rappelez-vous : « Ami, dit l’enfant grec, dit l’enfant aux yeux bleus, je veux de la poudre et des balles. »
Quand l’enfant grec cessera de détester l’enfant turc, quand l’enfant palestinien cessera de haïr l’enfant juif, quand l’enfant chiite cessera de maudire le sunnite, quand l’enfant chrétien tendra la main à l’enfant musulman, quand l’enfant algérien ouvrira les bras au Français, quand l’enfant serbe deviendra l’ami du Croate, la Méditerranée redeviendra le plus haut lieu de la culture et de l’esprit humain et elle pèsera de nouveau sur le destin du monde. Nos enfants ne sont pas condamnés pour l’éternité à la vengeance et à la haine.

Non. Y’en a qui font la même carrière que leur père, et même pas capables de surveiller leur scooter.


La Méditerranée doit faire pour elle-même ce que fit l’Europe après deux guerres qui avaient failli l’anéantir.
Ce que la France et l’Allemagne ont réussi à faire, les pays méditerranéens doivent pouvoir le faire aussi. Ils ne le feront pas en exigeant de chacun l’expiation de son histoire. La France n’a pas dit à l’Allemagne : « expiez d’abord, nous verrons après ».
Le moment est venu de dire à tous les enfants de la Méditerranée, comme le général de Gaulle à la jeunesse allemande : « soyez fiers d’être les enfants de grands peuples qui ont parfois, au cours de leur histoire, commis de grandes fautes et qui ont apporté au monde des trésors de pensée, d’art et de science ».
Votre avenir vous appartient, il est dans l’estime, la confiance, l’amitié mutuelles que vous vous témoignerez les uns aux autres.
Le temps est venu non de l’oubli, mais du pardon.
Le temps est venu non de réclamer vengeance une fois encore, mais d’aimer la vie tout simplement.

Il a quand même pas marché sur l’eau, pincez-moi, je rêve !

Il faut regarder la Méditerranée à l’aune de la mondialisation. La mondialisation est un fait. Un fait aussi plein d’espoir que lourd de menaces.

C’est bon on a compris !

Alors qu’une partie de l’humanité s’arrache à la misère, une autre s’enfonce dans la pauvreté.
Refuser de voir la détresse au milieu de l’abondance, oublier la misère matérielle et morale de l’ouvrier du Tiers-Monde exploités jusqu’au bout de leurs forces, et derrière les succès, ne pas regarder les inégalités, la violence et le pillage des ressources naturelles, c’est se condamner à ne pas comprendre que la mondialisation doit être abordée comme un problème de civilisation et pas seulement comme un problème économique.
La mondialisation c’est la croissance économique mondiale plus forte que jamais. C’est aussi le réchauffement climatique et des milliers de pauvres gens qui s’entassent dans des pirogues pour traverser la mer.

Connaissait pas les boat people, Nico ?


La mondialisation c’est les droits de l’homme et la démocratie. C’est aussi le terrorisme et le fanatisme religieux.
La mondialisation c’est l’ouverture des frontières. C’est aussi les murs qui un peu partout s’élèvent pour séparer les peuples.
La mondialisation c’est l’avènement de la première civilisation mondiale. C’est aussi la plus grande menace qui ait jamais pesé sur la diversité culturelle.
La mondialisation c’est la raison trop sûre d’elle-même qui provoque le retour en force de l’irrationnel et de l’obscurantisme.
La mondialisation c’est l’occidentalisation du monde confrontée au rejet de l’Occident.

La mondialisation, c’est le POGNON !


On ne peut pas continuer de répondre à la souffrance sociale, à la détresse morale, à des angoisses légitimes : « c’est triste mais on n’y peut rien ».
On ne peut pas continuer de répondre à l’angoissante question de l’avenir que dans l’interdépendance des nations, entre la montée en puissance du client et de l’actionnaire, au milieu du va-et-vient incessant des capitaux et des marchandises, le marché est tout et la politique rien.
Je n’accepte pas cette idée.

Non ? c’est dur des paroles comme ça !

L’accepter c’est faire le lit de tous les extrémismes et de tous les fanatismes.
L’accepter c’est accepter que la mondialisation soit le nouveau nom de la fatalité.
Seule la politique peut mettre la mondialisation au service de l’homme. Seule la politique peut prévenir la révolte de l’homme contre une mondialisation dont il a le sentiment qu’elle l’asservit au lieu de le libérer.
L’avenir n’est écrit nulle part.
Le pire serait de subir.
La politique n’est impuissante que lorsqu’elle ne veut rien.
Avons-nous assez pris conscience que la tragédie de la mondialisation se joue pour nous Européens, pour nous Français, d’abord en Méditerranée ?
A cet endroit et à ce moment précis où le choc des civilisations devient une menace réelle pour l’humanité, là, autour de cette mer baignée de lumière où depuis deux mille ans la raison et la foi dialoguent et s’affrontent, là sur ces rivages où l’on mit pour la première fois l’homme au centre de l’univers, là se joue une fois encore notre avenir.

Les grecs et les romains, z’ont pas attendu Jésus pour bosser dans le coin…


Là si nous n’y prenons garde les valeurs communes à toutes les civilisations dont nous sommes les héritiers perdront la bataille de la mondialisation. Là nous pouvons tout gagner ou tout perdre. Nous pouvons avoir la paix ou la guerre, la meilleure part de la civilisation mondiale ou le fanatisme et l’obscurantisme, le dialogue des cultures le plus fécond ou l’intolérance et le racisme, la prospérité ou la misère. Dans le monde se dessinent de vastes stratégies continentales qui enjambent les hémisphères. Entre le continent américain d’un côté et l’Asie de l’autre, la géographie de la mondialisation pousse l’Europe à imaginer une stratégie euro-africaine dont la Méditerranée sera fatalement le pivot.

Ben dit donc, sortit un truc pareil à Toulon, quel courage !

Il ne s’agit pas de faire seulement du bassin méditerranéen un pont entre le Nord et le Sud. Il s’agit d’en faire un foyer de paix, de culture, de démocratie, de développement durable d’où naîtra dans le creuset des siècles et des civilisations le destin commun de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique. L’Amérique et la Chine ont déjà commencé la conquête de l’Afrique. Jusqu’à quand l’Europe attendra-t-elle pour construire l’Afrique de demain ? Pendant que l’Europe hésite, les autres avancent. La mondialisation n’attendra pas que l’Europe se décide enfin à en être un acteur et pas seulement à la subir.

L’Europe pour construire l’Afrique ? Après les frasques passées de la France, l’Angleterre, l’Italie, la Belgique, la Hollande… c’est plus Tintin au Congo, c’est Sarko au Togo !

Le dialogue Euro-Méditerranée imaginé il y a 12 ans à Barcelone n’a pas atteint ses objectifs. L’échec était prévisible dès lors que la priorité de l’Europe était à l’est. L’échec était prévisible dès lors que le commerce avait pris seul le pas sur tout le reste alors que c’était la coopération qui aurait dû être la priorité absolue. L’échec était prévisible dès lors qu’il s’agissait une fois de plus de faire dialoguer le Nord et le Sud, en perpétuant cette frontière invisible qui depuis si longtemps coupe en deux la Méditerranée et en continuant d’opposer ses deux rives au lieu de les unir.

Ben alors, veut vidanger la grande bleue ? Après Tintin, Moïse !

Le dialogue entre l’Europe et la Méditerranée est capital. Mais il ne peut pas réussir s’il s’agit seulement de faire dialoguer l’Union Européenne avec l’Afrique du Nord. Je propose que l’on prenne le problème autrement. C’est d’abord aux pays méditerranéens eux-mêmes de prendre en main la destinée que la géographie et l’histoire leur ont préparée. C’est à la France, européenne et méditerranéenne à la fois, de prendre l’initiative avec le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Grèce et Chypre, d’une Union Méditerranéenne comme elle prit jadis l’initiative de construire l’Union européenne. Cette Union Méditerranéenne aura vocation à travailler étroitement avec l’Union Européenne. Elle aura vocation un jour à avoir avec elle des institutions communes parce que la Méditerranée et l’Europe auront pris conscience que leurs destins sont liés.

Là c’est complètement planté le Nico.


C’est dans la perspective de cette Union Méditerranéenne qu’il nous faut envisager les relations de l’Europe et de la Turquie. Car l’Europe ne peut pas s’étendre indéfiniment. L’Europe si elle veut avoir une identité doit avoir des frontières et donc des limites. L’Europe si elle veut avoir une puissance ne peut pas se diluer sans cesse. L’Europe si elle veut pouvoir fonctionner ne peut pas s’élargir sans arrêt. La Turquie n’a pas sa place dans l’Union Européenne parce qu’elle n’est pas un pays européen. Mais la Turquie est un grand pays méditerranéen avec lequel l’Europe méditerranéenne peut faire avancer l’unité de la Méditerranée. C’est la grande ambition commune que je veux proposer à la Turquie.
C’est dans la perspective de cette Union Méditerranéenne qu’il nous faut repenser ce qu’on appelait jadis la politique arabe de la France,
C’est dans la perspective de cette Union Méditerranéenne qu’il nous faut approcher le problème de la paix au Moyen-Orient et chercher une issue au conflit israélo-palestinien.

Y’a du boulot…

L’union de la Méditerranée pourrait s’organiser autour d’une rencontre périodique de ses chefs d’Etats et de gouvernements comme les grands pays industrialisés ont leur G8. Elle aurait un Conseil de la Méditerranée comme l’Europe a le Conseil de l’Europe.

Et c’est moi qui préside !


Un système de sécurité collective lui permettrait de garantir la paix autrement que par la course aux armements et l’intimidation.
Si je suis élu, la France consacrera à la sécurité collective en Méditerranée des moyens d’intervention accrus. Elle y augmentera notamment ses moyens aériens et ses moyens maritimes, parce que j’ai la conviction que c’est son devoir, que c’est son intérêt, que sa sécurité en dépend, et parce que je crois à la vocation maritime de la France.

Le yacht de Vincent me permettra de faire des repérages, et j’installe un QG
au Cap Nègre dès qu’il y a le tout-à-l’égoût.


C’est dans la perspective de cette Union Méditerranéenne qu’il nous faut concevoir l’immigration choisie, c'est-à-dire décidée ensemble, organisée ensemble, maîtrisée ensemble.
C’est parce que j’aime la France, parce que je sais qu’elle est notre bien le plus précieux, parce que la France partage avec tous les pays de la Méditerranée le même idéal humain, parce qu’autour de la Méditerranée, au-delà de toutes les différences, tous les hommes ont au fond en commun le même humanisme que nous pouvons, que nous devons regarder tous ensemble en face la question de l’immigration.
C’est parce que l’immigration non maîtrisée est une catastrophe pour les pays de départ comme pour les pays d’accueil que je veux poser à l’échelle de la Méditerranée la question de l’immigration clandestine. Elle fait la fortune des marchands de sommeil et des passeurs sans scrupule qui n’hésitent pas à mettre en danger la vie des pauvres malheureux dont ils exploitent la détresse. Aussi je souhaite qu’une convention soit élaborée entre tous les pays méditerranéens pour faciliter les reconduites à la frontière, et je souhaite que celui qui a été reconduit dans son pays ne puisse pas obtenir un titre de séjour en France pendant les 5 ans qui suivent.
Je souhaite que les étrangers en situation irrégulière soient exclus du droit au logement opposable.

C’est pas ça qui va les pénaliser, les pauvres, vu l’efficacité de la mesure !

C’est parce que je crois en la Méditerranée comme un espace de solidarité et de coopération que je souhaite que soit mise en place avec tous les pays qui l’entourent une politique commune d’immigration choisie, c’est-à-dire décidée ensemble, organisée ensemble, maîtrisée ensemble, et que dans ce cadre chaque pays fixe chaque année le nombre des étrangers qu’il peut accueillir dans des conditions qui permettent de respecter la dignité des personnes, que l’immigré en situation régulière ne puisse faire venir sa famille que dans la mesure où les revenus de son travail lui permettent de la faire vivre et de la loger décemment, qu’une charte fixe clairement les principes de l’entrée et du séjour des étrangers dans les pays d’accueil.

Ohhhhh, on se calme, pas encore président chez nous, veut déjà commander chez les autres !


La suite dans un prochain article (c'est du boulot, candidat, des discours de 19 pages !).
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Bonnet d'âne - Communauté : resilience
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Commentaires

Sacré courage de décortiquer les proses ( de Gainot ) dites ( et pas forcément comprises ) par Sarko .. marrant , je me vois parlant à la télé , à chaque fois qu'il nous fait son sketche !

Le dernier en date , c'est son discours aux ambassadeurs de France .. 50 longues minutes !  Pour nous dire qu'il avait mis ( enfin )  à ses pieds les banquiers ( glup ) ...qu'en qualité de grand leader du monde , il trace " la feuille de route " du plus grand pays du monde ( la France ) .. que tout le monde doit suivre ... !   moralisation du capitalisme , réchauffement climatique , paix au moyen orient , etc...autant de missions que le guide suprême s'est vu confier ... et si on ne le suit pas ...çà sera inscrit dans l'histoire , que chaque pays prenne ses responsabilités . qu'on se le dise !

Amen le messie  a parlé ! .. il peut retourner quelques jours au cap Negre ! ...

25 + 5 = 30 , pour le chantre du travailler + !  qui dit mieux ? ...en 1 mois , ( sauf moi, retraité ) ...
Commentaire n°1 posté par Lafleur le 28/08/2009 à 14h48
Devoir de mémoire

Faut pas oublier, surtout pour pouvoir le sortir aux amnésiques chroniques qui perdent leurs neurones
quand ils rentrent dans un isoloir.
Bises matinales.
Réponse de Sylvie Boussand le 29/08/2009 à 08h59
La suite, morte de rire ! Le pire, tout est vrai, tiens, je vais pleurer.
Commentaire n°2 posté par miss le 27/08/2009 à 10h00
La suite cette fin de semaine.
Réponse de Sylvie Boussand le 28/08/2009 à 10h10

Vachane en bref

Traduction / Translate

Vache engagée

vachepg

Vous n'êtes pas seul…

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