Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 10:16
On a tous dans le cœur un p'tit discours oublié, qui nous disait pourtant, à quoi il fallait s'attendre.
On a tous dans le cœur un jour de mai y'a deux ans qu'nous est resté dans les dents, fallait y penser avant.
Et les gogos chantaient, et les anti pleuraient, un truc qui colle encore au moins pour trois ans…

It's been a hard day's night And I've been working like a dog
It's been a hard day's night I should be sleeping like a log…

Campagne présidentielle - Toulon - 7 février 2007
Discours du candidat Nicolas Sarkozy, suite et fin

Première partie, si vous l'avez loupée : C'EST ICI.

Notes de vachane en rouge (vous pensiez à une autre couleur ?)


…/…
L’écologie pourrait constituer le deuxième pilier des politiques communes à tous les pays méditerranéens.

Depuis, on a trouvé le 3è pilier, Borlo.

Car l’effet de serre, la pollution des mers, l’épuisement des ressources naturelles ont pour conséquences des migrations massives de population et la rareté qui engendre toujours la violence. Les guerres de la faim et les guerres de l’eau qui menacent le monde à venir pourraient bien être les plus terribles que l’humanité ait connu parce que ce seront des guerres désespérées.
Le problème de l’environnement n’est plus seulement le problème de la qualité de la vie. C’est le problème de la vie tout court. L’enjeu c’est de savoir si dans la civilisation mondiale la pulsion de vie va l’emporter ou non sur la pulsion de mort.

A ton avis ?

Pour préserver l’avenir il faut cesser de préempter toutes les ressources des générations futures au profit des générations présentes. Il faut que chacun d’entre nous cesse de tirer des traites écologiques sur les générations à venir. Car cette dette a ceci de tragique qu’elle n’est pas remboursable. La vie détruite ne ressuscitera pas. L’équité entre les générations est une nécessité vitale. Elle exige que chacun paye ce qu’il consomme. Elle exige que chaque génération supporte entièrement le coût des décisions qu’elle prend.

Le président aussi, faut qu’il assume ces décisions.

La solution n’est pas chez les idéologues du retour à la nature, ni chez les anti-nucléaires. Président de la République je confirmerai et développerai l'engagement de la France en faveur de l'énergie nucléaire.
Elle n’est pas dans le reniement de l’économie, de la science et du progrès. Elle est dans le développement durable.

Youpi, un président nucléo-écolo !

Le développement durable ce n’est pas la fin du travail.
Ce n’est pas la croissance zéro.
C’est la technologie propre.
C’est le principe pollueur-payeur.
C’est la responsabilité.
Je propose que nous commencions par la dépollution de la Méditerranée que nous ne pouvons accomplir que tous ensemble parce qu’il ne sert à rien que les uns ne polluent plus si les autres se mettent à polluer de plus belle.

Et pour se baigner chez belle-maman, c’est mieux.

La planète ne sera pas sauvée seulement parce que les pays riches feront des efforts, ni a fortiori parce que seulement une partie d’entre eux y consentira Il faudra aussi que le problème du sous-développement soit résolu, car il est bien difficile de se projeter dans le futur quand on meurt de faim.
Mais on ne résoudra pas le problème du sous-développement seulement par la compassion et la charité. On ne le résoudra pas non plus en développant les uns au détriment des autres. On ne nourrira pas l’Afrique en détruisant l’agriculture européenne mais en assurant l’autosuffisance alimentaire de l’Europe et de l’Afrique. Pour se développer l’Afrique n’a pas d’abord besoin que ses agriculteurs produisent pour nourrir l’Europe. Elle a d’abord besoin de se nourrir elle-même, elle a besoin de l’indépendance et de l’autosuffisance alimentaire, besoin d’une agriculture vivrière davantage que d’une agriculture spéculative. Elle a besoin d’éducation, de santé, d’administration, de droit, de sécurité plutôt que de se laisser mourir de faim pour exporter. Plus que de recettes d’exportation, l’Afrique a besoin de produire pour consommer, de créer sa propre épargne, de l’investir chez elle , d’accumuler son propre capital.
Le défi de la Méditerranée c’est celui du co-développement.

Doit bien y avoir quelques biens immobiliers et comptes bancaires planqués en Europe de gentils dictateurs africains qui laissent crever leurs peuples , non ?

Le co-développement c’est le troisième pilier sur lequel pourrait reposer une Union Méditerranéenne.
Le co-développement, c’est le développement solidaire au lieu d’être antagoniste.
C’est la reconnaissance d’un intérêt méditerranéen commun.
C’est le partage de la technologie, de la connaissance, des compétences, des médicaments entre les pays.
Ce sont des pôles de compétitivité communs, des laboratoires communs, des universités communes sur tout le pourtour de la Méditerranée.
C’est le libre échange négocié et régulé.
C’est la compréhension, le respect et la coopération.
C’est la création d’une banque méditerranéenne d’investissement sur le modèle de la banque européenne d'investissement.

Pitié, pas une banque, pas encore une banque !

C’est la coopération entre les entreprises et les accords de sous-traitance. Pourquoi ce que le Japon réussit à faire si efficacement avec la Chine, l’Europe ne pourrait-elle pas le faire aussi bien avec l’Afrique du Nord et le Moyen Orient ?
Le co-développement c’est la gestion commune de l’eau.
C’est une politique commune de l’énergie.
C’est une politique commune de protection et de mise en valeur du patrimoine.
Le quatrième pilier de l’Union pourrait consister dans la mise en place d’une coopération intégrée pour lutter ensemble contre la corruption, le crime organisé et le terrorisme adossée à un espace judiciaire commun.

Alors là, on est en plein délire.

Nous avons tant de choses à préserver ensemble. Un art de vivre qui par tant d’aspects se ressemble d’un rivage à un autre et qui tient au climat, à la couleur du ciel, à l’importance de la famille, à l’ancienneté des traditions, au mélange qui s’est fait entre les racines antiques et tout ce qui s’est ajouté ensuite.
Un rapport au monde, à la nature, façonné par la croyance en un dieu unique hors de portée de l’appréhension humaine et qui est si grand que les hommes sont tous égaux devant lui.
Un paysage façonné par l’homme durant des millénaires comme un chef-d’œuvre, un jardin fabuleux avec ses plantes ramenées des quatre coins du monde.
Nous avons tant à faire ensemble, nous sommes si semblables et si différents.
Assez proches par les héritages communs pour pouvoir nous comprendre comme jadis l’empereur du Saint-Empire et le Sultan d’Egypte.

A votre avis, c’est qui l’empereur ?


Assez différents cependant pour que l’échange soit fécond, pour que du métissage des cultures naissent des idées neuves, des créations inédites, des combinaisons inattendues, des inventions que seuls la rencontre, le mélange et la diversité peuvent engendrer.
Faire de la Méditerranée, de sa résistance à l’uniformisation du monde, la plus grande source de créativité au milieu de la mondialisation, et à partir de là rendre vivante au centre de l’économie globale une idée de l’homme et de la civilisation.
C’est en réussissant cette osmose par laquelle chacun sans renoncer à ce qu’il est acceptera de partager avec l’autre la meilleure part de lui-même que nos sociétés ouvertes retrouveront leur capacité d’intégration et inventeront de nouvelles manières de vivre ensemble.
La Méditerranée c’est un enjeu pour notre influence dans le monde. C’est un enjeu pour notre manière de vivre avec les autres. C’est un enjeu pour notre cohésion nationale et c’est un enjeu pour chacun d’entre nous. C’est aussi un enjeu pour l’Islam qui hésite entre le modernisme et le fondamentalisme.

Les islamistes intégristes, eux, n'hésitent pas !


Mais l’idée de l’homme qui peut permettre d’unir la Méditerranée, qui peut la réunir à l’Europe, qui peut nous permettre d’enjamber les hémisphères et de lier ensemble les sorts de l’Afrique, du Moyen Orient et de l’Europe qui la souhaite vraiment ?
Cet humanisme que partageaient jadis les savants musulmans et les érudits chrétiens et qui ne demande qu’à être réactualisée, qui donc veut en faire le critère, le principe de toutes les politiques publiques ?
Cette morale, cette pensée autour de laquelle le Nord et le Sud, l’Orient et l’Occident pourraient se rassembler et qui serait une forme de résistance au fatalisme et au renoncement, cette morale peut-elle être à l’origine de cette nouvelle Renaissance, où, comme dans celle de jadis, tout sera possible, où les hommes, de nouveau, auront le sentiment qu’ils peuvent tout accomplir ?

Comme moi, z'avez vu le résultat, j'suis une pub vivante pour la réussite !

Faire une politique de civilisation comme le voulaient les philosophes des Lumières, comme essayaient de le faire les Républicains du temps de Jules Ferry. Faire une politique de civilisation pour répondre à la crise d’identité, à la crise morale, au désarroi face à la mondialisation.

Pas la peine de citer Jules Ferry et dans le même temps de foutre en l'air le principe d'école publique,
laïque et gratuite !


Faire une politique de civilisation, voilà à quoi nous incite la Méditerranée où tout fut toujours grand, les passions aussi bien que les crimes, où rien ne fut jamais médiocre, où même les Républiques marchandes brillèrent dans le ciel de l’art et de la pensée, où le génie humain s’éleva si haut qu’il est impossible de se résigner à croire que la source en est définitivement tarie.
La source n’est pas tarie.
Il suffit d’unir nos forces et tout recommencera.

J'peux même recréer les dinosaures, rien que pour emmerder les éléphants du PS.

Je crois au marché, je crois à la concurrence, je crois au capitalisme, mais je crois aussi à la valeur de l’homme, je crois à l’éthique, à la justice, au travail. Je crois à la liberté mais aussi à la responsabilité. Je crois à l’ordre mais je crois aussi au mouvement. Ce sont les valeurs de l’humanisme. Ce sont les valeurs que la Méditerranée a inculquées à tous les hommes qui sont venus s’abreuver à sa source.

Boire de l'eau salée ? Non, ça rend fou… trop tard !

C’est à l’école, c’est à l’université que se jouera l’avenir de cette idée de l’homme qui nous vient du plus profond de ce que nous sommes et qu’il nous faut adapter aux exigences du XXIe siècle. Le projet éducatif c’est ce par quoi commence toute politique de civilisation.
C’est ce par quoi, surtout dans la période où nous sommes, devrait commencer tout projet politique.
Quelles valeurs, quelle vision du monde, quelle culture allons-nous transmettre à nos enfants, bref quel type d’homme voulons-nous en faire ? C’est tout de même la question essentielle. Nous ne bâtirons pas la même société selon que nous nous enseignerons à nos enfants telle ou telle conception de l’homme ou selon l’idée de la laïcité à laquelle l’école se référera.
Je souhaite une école qui redonne la première place à la culture humaniste parce qu’elle est pour nous la source de tout.
Je souhaite une école qui apprenne à l’enfant qu’en respectant la planète c’est l’humanité qu’il respecte.
Je souhaite que la laïcité ce soit le respect de toutes les religions et non le combat contre la religion.
Nous ne bâtirons pas la même société selon que nous placerons ou non au cœur de l’école les valeurs du travail, de l’effort, et du mérite.
Je souhaite une éducation qui fasse redécouvrir aux enfants le plaisir de la connaissance après le long effort de la pensée, qui leur fasse aimer le savoir comme la récompense du travail de l’intelligence.
Nous ne bâtirons pas la même société selon que nous accepterons l’autonomie, l’orientation, la sélection et l’excellence pour l’université ou que nous les laisserons dépérir.

La laïcité, c'est l'absence de prise en compte du critère religieux, faut pas tout mélanger !

Mais au cœur de la crise morale il y a la crise de la valeur travail.
Le travail c’est la dignité, c’est l’égalité des chances, c’est la promotion sociale, c’est le fondement de la citoyenneté. C’est la liberté et c’est la responsabilité.

Et grâce à moi, vous aurez un jour de plus de liberté, le dimanche ! Qu'est-ce qu'on dit ?

L’ assistanat c’est le reniement de la valeur travail.
Avec l’assistanat l’homme subit au lieu de vouloir.
L’assistanat est dégradant pour la personne humaine. Il démoralise ceux qui se donnent du mal. Il rend toujours plus dépendants et plus vulnérables ceux qui en bénéficient.

C'est pourquoi j'ai créé le RSA, c'est chié non ?

Je veux être le Président d’une France dans laquelle l’Etat aide ceux qui en ont besoin, ceux que les accidents de la vie ont abîmés au point qu’ils n’arrivent plus à se tenir debout tout seuls. Ma France, c’est celle où l’Etat ne laisse personne dans la détresse, où l’Etat tend la main à l’enfant pauvre, au malade, au handicapé, à la personne âgée qui est dépendante, où l’Etat accompagne ceux qui veulent s’en sortir, ceux qui sont prêts à faire un effort sur eux-mêmes, où l’Etat donne à ceux qui n’ont plus la force de vouloir, l’énergie de vouloir de nouveau.

Mais faut pas déconner, j'ai le droit de choisir mes pauvres :
les banques, les constructeurs automobiles, les grosses sociétés… très grosses !


Car vouloir pour soi-même, c’est espérer encore. Et toute la grandeur de l’homme est dans cette espérance qui le pousse à se dépasser, qui fait de sa vie une aventure dans laquelle rien n’est écrit par avance, qui le fait acteur et non spectateur de sa propre histoire.
Je veux être le Président d’une France où la politique aura pour but que brûle toujours dans le cœur de chacun la flamme de l’espérance qui indique à l’homme qu’il est maître de sa destinée.
Si je souhaite qu’il n’y ait plus aucun revenu d’assistance sans une activité d’intérêt général qui en soit la contrepartie, c’est parce que je veux que celui qui est secouru retrouve l’estime de lui-même dans la reconnaissance de son utilité sociale.

Et bientôt un nouveau label : BUG - Banque d'utilité générale.

Derrière la crise du travail il y a le sentiment désespérant que la promotion sociale est impossible, que le mérite n’est plus récompensé et que le travail ne paye plus, qu’il ne protège même plus de la pauvreté. Avec la crise de la valeur travail c’est l’espérance qui disparaît. Comment espérer encore si le travail ne permet plus de se mettre à l’abri de la précarité, de s’en sortir, de progresser ?
Je n'accepte pas qu'il puisse exister des travailleurs pauvres alors que l'on a déjà bien assez à faire avec ceux qui sont pauvres parce qu'ils n'ont pas de travail !
Pour que le travail apparaisse de nouveau comme un moyen d’émancipation, il faut que le travail permette de faire vivre décemment sa famille, d’éduquer ses enfants.
Il faut l’encourager au lieu de le décourager.
Il faut cesser de dévaluer le travail en surévaluant la monnaie.
Il faut cesser de faire du travailleur la seule variable d’ajustement de l’économie. Il faut cesser de faire du travailleur celui qui paye pour tous les autres.
Je veux être le Président de la réhabilitation des travailleurs et de la hausse du pouvoir d’achat.

La BOULETTE ! La MEGA boulette !

Il faut bien comprendre que ce qui est en jeu c’est une idée de l’homme. C’est un problème de valeurs.
Il y a une culture ouvrière, une façon d’être des ouvriers, un rapport particulier des ouvriers à la vie et au travail. Je ne veux pas que cette culture ouvrière se perde. Je ne veux pas d’une France sans usine. Si les usines partaient, le reste partirait aussi.. Il y a une culture paysanne. Il y a un rapport particulier des paysans au travail et à la terre. Je ne veux pas que cette culture se perde.
Il y a une culture des artisans. Un rapport particulier des artisans avec la perfection du geste, avec la précision de la technique. Je ne veux pas que cette culture se perde.
La France sans paysan, sans artisan, sans ouvrier serait une France appauvrie moralement, culturellement, économiquement. Je pense aussi aux employés, aux techniciens, aux ingénieurs, aux cadres, je pense aux infirmières, je pense aux professeurs, aux médecins, à tous ceux qui aiment leur métier, qui en sont fiers. Ils considèrent qu’ils doivent le faire le mieux qu’ils peuvent. Ils ont un sens du devoir, un sens moral, un courage qui force l’admiration. A leur manière ce sont des résistants. Des résistants contre la disparition d’un type de civilisation et d’un type d’homme qui respectent le travail comme une condition de la liberté, qui pensent que l’honneur c’est toujours s’efforcer de faire le mieux possible ce qu’on a à faire, que la dignité c’est de ne rien devoir qu’à soi-même et que le premier devoir d’un homme c’est de transmettre ses valeurs à ses enfants.

Regardez avec mon fils à Neuilly, je donne l'exemple, il me doit tout ! Y'a pas que lui d'ailleurs…

Aux ouvriers qui ont tant de savoir-faire, aux paysans qui depuis des générations font fructifier leur terre, aux artisans qui n’aiment que ce qui est parfait et dont les secrets se transmettent de génération en génération depuis des siècles, aux ingénieurs qui subissent eux aussi la concurrence des ingénieurs de l’Inde ou de la Chine dix fois moins payés, je me refuse à dire que tout est fini, qu’il n’y a plus de place pour eux, qu’ils doivent disparaître, qu’ils ne servent plus à rien. Je veux leur dire que rien n’est perdu. Un métier qui disparaît, un village qui se vide, un bassin industriel qui s’effondre, c’est un drame. Aucune nécessité économique ne justifie que la politique soit indifférente à ce drame et à la souffrance qu’il cause.
Nulle impuissance publique n’oblige à accepter sans rien faire ce gâchis humain qu’un petit effort d’imagination, de volonté et de morale suffirait à éviter. A quoi sert la politique si elle ne donne pas sa chance à chacun ?

Non ? Impuissance ? On comprend mieux, d'un seul coup…

Je crois dans la force créatrice du capitalisme mais je suis convaincu que le capitalisme ne peut pas survivre sans une éthique, sans le respect d’un certain nombre de valeurs spirituelles, sans l’humanisme, sans le respect de la personne.

C'est plus une boulette, y'a pas assez de mots dans le Robert… inénarrable ?

Je suis convaincu que l’économie a besoin de souplesse et qu’empêcher de licencier empêche d’embaucher. Mais je ne peux pas admettre que quelqu’un puisse être licencié sans qu’on lui dise pourquoi.

C'est parce qu'il a pris la porte… dans la gueule !

Je trouve normal que celui qui prend des risques et qui réussit puisse être bien payé. Mais je trouve inadmissible les parachutes en or pour ceux qui échouent.
Je ne crois pas à la pérennité d’un capitalisme dans lequel l’homme ne compterait pas, dans lequel le chef d’entreprise n’aurait de responsabilité que vis-à-vis de ses actionnaires sans en avoir aucune vis-à-vis de ses salariés, de la société, de son pays, des générations futures.
Je ne crois pas à la survie d’un capitalisme déshumanisé où toute la propriété est diluée dans la Bourse, où l’actionnaire n’a plus aucun lien avec l’entreprise et avec ceux qui y travaillent, où l’entreprise n’est plus une communauté humaine.
Je suis convaincu qu’il faut rééquilibrer le capitalisme financier dans un sens plus favorable à l’entrepreneur et au capitalisme familial.
Je veux être le Président d’une France qui travaille à humaniser et à moraliser la mondialisation.

Celle-là, faut l'encadrer et la vendre en poster, catégorie humour !

Je veux être le Président d’une France qui s’efforce de fonder l’ordre du monde sur les valeurs spirituelles et morales qu’elle incarne aux yeux de tous les hommes et qu’elle doit continuer d’incarner.
Je veux être le Président d’une France qui donne au monde l’exemple d’un nouvel humanisme par lequel l’homme, cessant de vouloir dominer la nature, forgera avec elle une alliance d’où naîtra la civilisation du futur.
Je veux être le Président d’une France qui défende partout les droits de l’homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. D’une France qui s’oppose aux dictatures et combat le totalitarisme, cette tyrannie où le tyran n’a pas de visage parce qu’il est partout, jusque dans les têtes. D’une France qui défende l’intérêt des plus pauvres et des générations futures.

C'est beau…

Je veux être le Président d’une France qui comprenne que l’Europe est la seule chance pour éviter la mort d’une certaine idée de l’homme que la Méditerranée nous a léguée, pour que cette idée demeure vivante dans le dialogue des civilisations et des cultures.
Je veux être le Président d’une France qui fera comprendre à l’Europe que son avenir, son destin même, se trouve en Méditerranée.
Je veux être le Président d’une France qui engagera la Méditerranée sur la voie de sa réunification après douze siècles de division et de déchirements.
Jamais peut-être n’a-t-il été aussi nécessaire, aussi vital pour l’Europe et pour le monde de poser à l’homme méditerranéen la même grande question que Jean Monnet posait il y a plus d’un demi-siècle à l’homme européen. Jamais sans doute il n’a été aussi nécessaire, aussi vital d’engager la construction de la Méditerranée comme fut engagée il y a plus d’un demi-siècle la construction européenne.

L'Europe, après Lisbonne, ce sera moi le président ! C'était quoi la question ?

Jamais peut-être il n’a été aussi vital pour la France de renouer avec un grand dessein qui lui permette de s’extraire de son doute.

Ah non, là, y'a plus de doute !

Ensemble nous allons tenter d’offrir au monde l’exemple d’une nouvelle Renaissance dont il a besoin.
Ensemble nous allons tenter de redonner du sens à la politique. Ensemble nous allons tenter une fois de plus d’étonner le monde et de retrouver confiance en nous-mêmes.

Pour être étonné le monde, va pas être déçu du voyage. Nous non plus.

Si les Français le veulent, si vous le voulez, tout deviendra possible, tout deviendra possible pour vous, tout deviendra possible pour vos enfants, tout deviendra possible pour la France, tout deviendra possible pour la Méditerranée.

Et c'est surtout pour moi que tout deviendra possible !

Vive la République,
Vive la France.

Vive moi.
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Bonnet d'âne - Communauté : resilience
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