Samedi 29 août 2009
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Nous sommes d'accord : dans la mesure ou nous aimons bien mettre de la viande dans notre assiette, cela veut dire qu'une bête, avant de finir sur l'étal de votre boucher préféré ou dans le rayon
frais de votre hyper favori, est passée obligatoirement par l'abattoir. Il faudrait une sacrée dose d'hypocrisie pour penser le contraire.
De même que nous attendons que l'éleveur qui a fait naître cet animal ainsi que celui qui l'aura engraissé l'ait traîté de façon digne, il semble normal que les conditions de transport et
d'abattage s'inscrivent aussi dans le respect de l'animal et la recherche des conditions et techniques permettant de limiter au maximum la souffrance de l'animal.
Là encore, si nous réfléchissons, à l'ère du rendement et du profit roi, nous devinons que tout ne se passe peut-être pas de façon impeccable. Je vous invite vivement à lire l'article ci-dessous.
Ainsi que le communiqué de Charal, qui répond aux révélations de l'association L214.
Si vous souhaitez regarder la vidéo, faites-le en toute connaissance de cause. C'est très pénible. Sinon, abstenez-vous.
La lecture seule de l'article suffira amplement.
Attention : le visionnage de cette vidéo peut être difficilement soutenable
AVERTISSEMENT : VIDEO REELEMENT TRES DURE
L’horreur dans un abattoir du groupe Charal
Ce sont de bien morbides révélations que vient de mettre au grand jour l’association de protection animale L214. S’attendant à essuyer un refus suite à une demande de visite de l’abattoir Charal
basé à Metz, un enquêteur du groupe associatif a postulé à une offre d’emploi sur le site d’abattage au titre d’ouvrier abattoir. Une démarche aisée au regard de l’absence de qualification ou
d’expérience professionnelle requise. Ainsi, pendant trois semaines, du 8 au 26 septembre 2008, l’enquêteur rendu sur place a pu observer les pratiques en œuvre dans cet abattoir.
Or, le spectacle s’est révélé pour le moins cruel, même pour un lieu dédié à l’abattage. L’abattage rituel comme l’abattage standard donnent lieu à des souffrances prolongées chez les bovins
avant leur mort définitive. Au cours de l’abattage standard, les animaux sont effectivement étourdis avant d’être mis à mort ainsi que l’exige la loi. Toutefois, selon l’association, en raison du
retard accumulé par le saigneur, ils ne sont pas immédiatement égorgés et reprennent conscience avant leur égorgement.
Parallèlement, la vitesse de la chaîne d’abattage restant inchangée au cours de l’abattage rituel, sans étourdissement préalable (1), cette cadence ne permet pas de maintenir l’animal dans le
tonneau de contention jusqu’à la fin de la saignée. Au regard de quoi, là encore, l’agonie de l’animal se prolonge une fois suspendu à la chaîne d’abattage. Le tonneau de contention étant orienté
vers les animaux suspendus, les bovins ne perdent pas une "miette" du sort que subissent leurs congénères.
Outre leur ignominie, ces agissements contreviennent à la réglementation en vigueur. L214 souligne, ainsi, la violation de l’article R214-74 du Code Rural, lequel spécifie que :
« L’immobilisation doit être maintenue pendant la saignée ». Parmi les autres articles bafoués, figure également l’article R214-65 du Code Rural précisant que :
« Toutes les précautions doivent être prises en vue d’épargner aux animaux toute excitation, douleur ou souffrance évitables pendant les opérations de déchargement, d’acheminement,
d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage ou de mise à mort ».
Mais le scandale ne s’arrête pas là. Les Services vétérinaires sont présents en permanence dans l’abattoir de Metz et n’ont pourtant pas signalé ces infractions pratiquées quotidiennement. Ce
constat ne fait que confirmer les défaillances récurrentes des services vétérinaires français, pointées du doigt par l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) de la Commission européenne. Pour
preuve, relayant un article paru dans la dépêche vétérinaire de mars 2009, L214 cite le président du Syndicat National des Inspecteurs en Santé Publique Vétérinaire (SNISPV) :
« Cela fait dix ans que le syndicat tire la sonnette d’alarme au sujet du déficit des contrôles officiels en dénonçant la fragilisation croissante de nos effectifs et la catastrophe
potentielle qui menace ». D’autant que, comme l’a constaté l’enquêteur de L214, les pratiques déviantes de l’abattoir de Metz sont abandonnées au profit de plus vertueuses lors de
visites importantes. Ce fut ainsi le cas à l’annonce d’un audit de la société McKey, fabricant de steaks hachés surgelés et fournisseur des restaurants Mc Donald’s.
La mauvaise foi n’ayant pas de limite, dans son courrier de refus apposé à une éventuelle visite de l’abattoir par l’association, Charal n’a pas hésité à déclarer : « Au-delà de la
réglementation en vigueur et du contrôle par les autorités qui certifient chaque année la conformité de l’ensemble de nos abattoirs, notre groupe a fait de la protection animale un volet central
et spécifique de sa politique « Qualité », qui va au-delà des exigences actuelles et préfigure les évolutions réglementaires ». Tout dépend de ce que l’on entend par
« protection animale ».
L’association L214, qui dénonce la tromperie de l’entreprise envers les consommateurs, a porté plainte contre Charal pour cruauté envers les animaux.
© Cécile Cassier - Univers Nature - 29/08/09
Par Sylvie Boussand
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Publié dans : Articles de presse
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Ah, ça c'est calmé. J'aimerai bien savoir si la plainte aboutira.
comme d'habitude, feront un suivi de "l'affaire".
La liberté, c'est AUSSI de dire quand ça ne va pas, non ?
vous êtes sûr que vous connaissez le travail d'un boucher ? Celui qui prend soin des bêtes, c'est l'éleveur.
Dans les abattoirs, on tue et on coupe "en gros".
Le boucher, lui, choisi sa carcasse, mets sa viande à murir en chambre froide avant de la découper selon les règles de l'art, et de lever les morceaux qui finiront dans sa vitrine réfrigérée.
Pour la dédicace, moi je préfère Marcel L, artisan boucher de son état.
Et de grâce, ne confondez plus un industriel de la viande avec les artisans.
Bonne soirée, Thomas.
PS : clara morgane 69, c'est pas pour les enfants non plus - merci loulou pour le commentaire,
mais je me débrouille très bien avec les commentaires parasites. Les conserver au lieu
de les supprimer est un plaisir dont je ne me lasse pas.
J'aime bien laisser dire.
je suppose que vous êtes en service commandé ?
Primo, j'ai publié le lien sur le communiqué de Charal, ce qui, en l'occurence,
servira de droit de réponse à Charal, ce qui est normal.
Secundo, je vous soumets le vieil adage suivant :
si mourrir n'est jamais agréable, il ya des façon de mourrir pires que les autres.
Même pour un animal de boucherie
Bonne soirée, et bon courage pour demain au travail.
quand vous allez à mcdo tous les jours, je crois pas que vous vous préoccupiez de la souffrance de l'animal avant de devenir un steak, ni du mental de l'employé qui vous sert d'ailleurs. alors que la viande doit être tuée pour arriver dans nos assiettes, je ne le découvre pas, c'est la réalité des abattoirs qui vous choque, pas charal.
où avez-vous vu que j'attaquais les bouchers ? J'aime bien mon boucher, et j'apprécie ses conseils.
J'aime aussi la viande, de préférence charolaise, et tendre. Ce qui n'est pas toujours le cas selon l'endroit où on l'achète. En tous cas, cet article aura généré des commentaires surprenants…
Il suffit de noter les réactions des animaux bien avant la survenue de catastrophes :
tremblements de terre, tsunamis, etc
C'est encore ajouter de la souffrance.
PS : ce soir, c'était cuisses de grenouilles…
j'ai du mal à passer au tout légume !
Bonne nuit mon ami.
Un couteau mal ou pas aiguisé pour un "saigneur", c'est n'est pas admissible. Cadences ? Négligence ?
En tout cas, pas normal. Le point soulevé des autres abattoirs l'est à juste titre.
Par ailleurs, il est indispensable que les animaux soient inconscients réellement
pour la phase finale. Ce qui fait également que je ne serai jamais d'accord avec l'abattage rituel des religions juives ou musulmanes, malgré mon respect des croyances d'autrui.
je ne fais pas l'autruche - j'en ai déjà visionné pas mal -
stop - c'est à devenir végétarienne !!
merci d'informer sur ces méthodes d'un autre monde
bises lady marianne
Bonne nuit.
Je ne cours pas après la viande, heureusement car c'est à dégoûter pour la vie.
que ce passe-t-il dans d'autres abattoirs qui peut être encore pire ?
à les transformer en manteaux de fourrure.
Ne le dites pas à Moussa.