Ecole,
enfance, Petite-Enfance :
même combat pour des services publics de qualité
La France, championne de la natalité, malgré la crise et un horizon bien sombre, on aurait pu penser que le gouvernement de N. Sarkozy prendrait la mesure de cette donnée et soutiendrait les
familles.
Que nenni ! Cohérente dans sa casse du service public, il applique scrupuleusement la Révision Générales des politiques publiques.
La droite a donc commencé par organiser la
fin de la scolarisation des moins de trois ans : ainsi le taux de scolarisation de cette tranche d'âge est passé de 35% en 2000, à 21% en
2008 en France avec de très fortes inégalités territoriales puisqu'il n'est que de 5% en Seine Saint Denis. Ayant ainsi créé la pénurie, le gouvernement peut avancer son pion suivant. Mme
Tabarot députée UMP remet en juillet 2008 un rapport sur le développement de l'offre d'accueil de la Petite Enfance.
Ce rapport débute par une analyse intéressante soulignant l'importance de ce secteur pour, entre autre, l'égalité entre les hommes et les femmes et l'attractivité des territoires. Il souligne
d'autre part le plébiscite des français pour les structures collectives. Viennent ensuite les propositions qui devraient découler ce cette analyse.Et là, oh, stupéfaction, le discours sur la
famille, les besoins de l'enfant, la conciliation vie familiale / vie professionnelle n'est plus d'actualité.
Les jardins d'éveil
Première proposition de Mme Tabarot, et la plus médiatisée,
les jardins d'éveil sont censés remplacer l'accueil des moins de 3 ans. Argument avancé :
« L'application des objectifs de régulation budgétaire au Ministère de l'Education Nationale pourrait le conduire à poursuivre sur la voie de la diminution, voire de la suppression de
l'accueil des enfants de 2 à 3 ans à l'école maternelle »
Qu'en est-il de l'intérêt de l'enfant, de son éveil ( !!) ?
Payant pour les familles et pour les collectivités territoriales, ils seraient encadrés par des personnes ayant un CAP Petite enfance, voir des seniors, avec un taux de 1 adulte pour 12 enfants.
Ces jardins pourraient être publics ou privés, voir confessionnel. (
voir article de Vachane, ICI)
Le Parti de Gauche s'oppose à la création de ces jardins d'éveil qui remettent en cause l'équité territoriale, la laïcité et l'égalité républicaine.
Nous réaffirmons notre attachement à l'ECOLE maternelle gravement menacée par ces projets.
Non, Mme Tabarot, l'ECOLE maternelle française n'est pas une garderie comme vous l'écrivez dans votre rapport. Elle constitue un maillon essentiel de notre système éducatif.
MAM et micro- crèches
Les autres propostions du Rapport Tabarot continuent sur la même ligne : moins coûtant, libéralisation, personnel moins formé et enfants plus nombreux.
Ansi au lieu de permettre aux collectivités de poursuivre le développement des structures collectives grâce au financement des CAF, il est proposé de réunir plusieurs assistantes maternelles dans
un même lieu (Maison d'Assistantes Maternelles -MAM- et micro-crèche) sans préciser cependant ni les responsabilités ni le financement.
Les assistantes maternelles bénéficient au maximum de 120 heures de formation.
Mon propos ici n'est pas d'opposer les différents professionnels entre eux (auxiliaire de puériculture, éducatrice de jeunes enfants, puéricultrice) mais bien de montrer les inquiétudes que font
naître ces projets. Une vraie formation pour tous est la seule garantie d'un service de qualité.
Enfin, Mme Tabarot revient vers les entreprises en soulignant d'abord que
"les incitations fiscales et sociales ont peu d'effet sur le développement de l'offre d'accueil", elle persiste
cependant et propose donc d'élargir ces avantages :
crèches d'entreprises et entreprises de crèches se voient donc tracer une voie Royale : les fonds publics iront une fois de plus
abonder le marché.
Les propositions de ce rapport sont inquiétantes avant tout pour les enfants et donc pour l'avenir de notre société.
Le Parti de Gauche se devait, en cette rentrée 2009, d'affirmer son attachement au principe de la mise en place d'un véritable service public de la Petite Enfance, assurant qualité et
diversité pour répondre aux besoins des familles et au développement des petits.
L'Etat a signé avec la CNAF (caisse nationale d'allocation familiale) une convention d'objectifs et de gestion fixant à 1,3 milliards l'enveloppe destinée à ces projets. Les fonds publics
doivent aller au public et permettre le développement d'un service public de la Petite Enfance.
© Jeannick LE LAGADEC
Secrétaire nationale protection sociale Parti de Gauche
Les mini-crèches ou micro-crèches se font dans des locaux plus petits avec moins de personnel.
Bref, tout va bien.
Par contre effectivement le privé va se frotter les mains.
Les petits (patrons) vont payer pour les gros !
loulou, artisan qu'en a marre de se faire plumer à longueur d'année.
Suite à votre réponse je viens faire un petit tour, et je dois dire que j'en suis très heureuse.
J'avoue ne pas avoir de compétences particulières pour la pédagogie orientée sur la petite enfance mais je suis heureuse de lire un article dépassionnée et pragmatique qui fait des propositions, je reviendrai lire plus dès que possible.
A bientôt.
YL
j'ai lu votre réponse ; en effet, je pense que vous avez raison.
La pédagogie, pour une "novice" telle que moi, est assez loin de mon univers ; cependant, quand votre enfant rentre au CP, que l'institutrice en réunion vous explique que votre enfant devrait savoir lire aux vacances de Noël, et que fin novembre votre enfant sait lire, je ne puis que penser
que les années de maternelle n'y sont pas pour rien.
Socialisation, vivre ensemble, intégrer des consignes de plus en plus complexes,
apprentissage des rythmes de travail, apprentissage de l'autonomie, fondamentaux du langage,
nous sommes loin de la garderie pure et dure !
Quant à l'article, vous aurez noté qu'il n'est pas de moi, mais du Parti de gauche
auquel j'adhère. Mes opinions personnelles étant exprimées dans d'autres articles,
parfois de façon un peu irrévérencieuse, je dois l'avouer !
Merci de votre visite, à bientôt.
Pour notre gouvernement, l'enfance passe largement après l'argent. Qu'importe si l'on sacrifie des générations, pourvu que l'on puisse faire des économies afin que les dirigeants puissent vivre dans l'opulence sur le dos de la société. Bien sûr que l'argent public doit aller au public, je n'en disais pas moins dans un article sur l'école publique.
Amicalement
Béa et Lucien
Michel Vauzelles, président PS de la région PACA? a lancé une pétition nationale en ligne afin, par référemdum, de demander aux parlementaires d'inscrire
dans la constitution le principe des services publics :
…/… Si le capitalisme ne peut être moralisé, le peuple attend au moins qu’il soit remis à sa place. Pour cela, il faut défendre le modèle français de société et résister pied à pied contre le programme réactionnaire imposé à la France. La prétendue réforme de M. Sarkozy est en effet une régression sociale et morale sans précédent depuis la Restauration de 1814. Elle doit entraîner l’exercice du droit de « résistance à l’oppression » prévu par l’article II de la Déclaration de 1789.
M. Sarkozy a entrepris de démolir, pan par pan, l’organisation de la solidarité et de l’égalité à la française. Le démantèlement des services publics, notamment, et la RGPP sont au cœur du dispositif de destruction actuellement en œuvre. Ce doit être l’occasion d’un geste global et solennel. Il faut inscrire dans la Constitution la « Charte des Services Publics ».
Je déposerai donc à l’Assemblée Nationale une proposition de loi constitutionnelle concernant « les services publics qui concourent à la politique économique et sociale de la Nation » (Art. 11, § 1 de la Constitution). Elle pourra faire l’objet d’un « référendum à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenu par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales » (Art. 11, § 3).
Sans attendre que ce texte constitutionnel voté par le Parlement en 2008 soit rendu applicable par le gouvernement, la pétition auprès des électeurs peut être lancée dès aujourd’hui.
Dans une Union Européenne affaiblie par ses divisions face à la mondialisation, la France doit rappeler sa morale et sa conception de la gestion de l’avenir de l’humanité :
« résister », même si l’argent est le plus fort.…/…
Texte complet ici.
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Pour une fois qu'un socialiste propose quelque chose de constructif,
je me suis empressée de signer la pétition.
C'est ici.
Bonne journée !
Bonne journée !