Mercredi 14 octobre 2009
3
14
/10
/Oct
/2009
08:03
Heureusement que le principe de laïcité est inscrit dans notre constitution… ainsi que les principes d'égalité, de justice équitable et impartiale, de liberté d'expression… constitution
cache misère d'un pays qui navigue à vue avec un équipage dévoué au capitaine, mais qui risque fort au mieux de perdre les passagers pour plusieurs mois, au pire de briser la coque sur des
hauts-fonds pourtant visibles à l'œil nu. J'ai parlé récemment de corsaires et de pirates… la mutinerie à ce rythme de croisière pourrait devenir un devoir d'assistance à démocratie en danger.
Après un parlement laquais de l'enseignement confessionnel, un parlement laquais de l'investissement religieux ? On n'arrête pas le progrès ! Ce ne sont pas les conseils régionaux et généraux
qu'il faut supprimer, mais bien un parlement godillot où la majorité des députés ont oublié depuis longtemps qu'ils étaient là pour servir les intérêts du peuple dans son intégralité, et non
point les intérêts de leur parti.
L'argent n'a donc pas d'odeur, mais il peut avoir une religion…
« Encore des attaques inadmissibles contre la laïcité
»
Après la signature entre la France et le Vatican d'un accord de reconnaissance des diplômes de l'enseignement supérieur, après le financement du forfait communal pour les élèves fréquentant
une école privée située sur une autre commune que celle de leur domicile (certes soumis à conditions), l'UMP introduit des dispositions compatibles avec la charia islamique dans le code civil.
Lors de la discussion d'une proposition de loi sur les PME, le gouvernement et sa majorité parlementaire ont soutenu « l'introduction de dispositions compatibles avec la charia islamique » dans
le droit français de la fiducie, via une modification du code civil. En effet, un amendement adopté par le Sénat et totalement dénué de lien avec le financement des PME permet de rendre le droit
de la fiducie compatible avec l'émission d'obligations islamiques conformément à la loi coranique, dénommées « Sukuks ». Un tel sujet mérite sans nul doute d'être apprécié quant à sa portée
réelle et les dispositions proposées et déjà votées par le Sénat avec l'accord du gouvernement auraient dû faire l'objet d'une réflexion spécifique au regard des conséquences pour notre code
civil. Au lieu de cela, le gouvernement a tenté de dissimuler discrètement mais dans l'urgence un dispositif choquant puisque le ministre Novelli a lui-même indiqué que cette disposition était «
réservée aux investisseurs de confession islamique » (sic !). Ces libertés prises avec la laïcité sont inadmissibles. L'ensemble des députés de gauche, membres de la commission des finances,
condamnent le fait que des dispositions visant à respecter des principes religieux, en l'espèce ceux de la religion musulmane, soient introduites dans notre code civil. Avec mes collègues de
l'opposition, je m'opposerai donc à son adoption et invite ceux de la majorité UMP à faire de même. Une vraie démocratie ne transige pas avec le principe de laïcité.
Activité parlementaire © Chantal Robin-Rodrigo
Sur ce sujet, voir aussi l'article paru sur Europe
solidaire
Par Sylvie Boussand
-
Publié dans : Politique
-
3
Les communes ont "récupéré" la propriété des bâtiments (les églises, lieux de culte) à charge pour elles de payer l'entretien et les travaux, principalement.
Ce qui ne va pas sans poser des soucis dans certains cas. Il est vrai qu'à ce titre, d'autres religions pourraient demander, voir exiger, la même choses.
Il y a tant de choses que nous ignorons...
plein de choses aussi voir plus importantes se font dans un assourdissant silence !