Vachane, le blog
Demain, mardi 21 février, le parlement devra se prononcer pour adopter ou rejeter le MESF : mécanisme européen de stabilité financière. Ce qui se cache, derrière ce nom très technocratique, n'est ni plus ni moins qu'un nouveau traité européen. Des candides, à moins qu'il ne s'agisse de niais ou de parfaits menteurs, estiment qu'il s'agit là d'un mécanisme permettant, enfin, de rendre les peuples européens solidaires les uns des autre… A ce jour, la seule chose que l'on partage allègrement entre les peuples est la misère, avérée ou à venir ! Il s'agira de voter NON : s'abstenir, ou ne pas être présent sur son banc, reviendra à ce qu'un député ou un sénateur (vote prévu le 28 février prochain) laisse avec lâcheté passer un texte dévastateur.
Lors du Congrès de Versailles en 2008 : l'abstention d'une majorité de députés dits "de gauche" et quelques "pour" a très largement facilité à Nicolas Sarkozy la modification de la constitution, ce qui lui a permis par la suite de ratifier le Traité de Lisbonne, traité reprenant en quasi intégralité le texte rejeté par le peuple français en 2005. Ainsi que l'absence de mobilisation forte d'une opinion sous informée, pour ne dire désinformée. Je ne suis qu'une petite chose insignifiante, pensez-donc, une élue rurale de l'Allier, parfaitement incompétente pour comprendre de quoi il s'agit, incompétence qui m'avait d'ailleurs amenée à voter NON au référendum de 2005 sur le projet de constitution européenne. Je laisse donc un député européen, Patrick le Hyaric, vous expliquer de quoi il s'agit.
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