Vachane, le blog
Les 19, 20 et 21 novembre, le Parti de Gauche a tenu son deuxième congrès depuis son lancement officiel début 2009. Chaque département avait désigné ses délégués pour y participer : nous étions deux pour représenter l'Allier, Robert, pour le comité de Montluçon, et moi pour le comité de Vichy. Trois jours studieux, ou tour à tour nous avons amendé puis adopté différents textes. L'ensemble de ce travail avait été préparé bien en amont, depuis des mois, avec une étude et des discussions des textes proposés dans les comités et par chaque adhérent. Les amendements sont remontés au fil du temps, ont été discutés, synthétisés, regroupés, puis intégrés dans les textes, ou soumis au vote du congrès quand leur portée exigeait une décision collective.
Le Parti de Gauche fait ainsi la démonstration, une fois de plus, qu'il n'a de leçon de démocratie à recevoir de personne. Beaucoup ne s'y trompe pas : 21 pays, des quatre coins du monde, étaient représentés par plus de 30 participants. En particulier un député du Bundestag allemand, du parti Die Linke, notre parti frère d'outre Rhin. Des délégations sont venues d'Equateur, de Corée du Sud, du Maroc, d'Algérie, de Suisse, du Portugal, d'Espagne, du Mexique… autant de témoignages que notre démarche interpelle, intéresse. Des représentants des syndicats, de partis politiques amis étaient aussi présents. 52 accréditations ont été demandées par des journalistes… Bref, un congrès vivant, vibrant des témoignages des invités venus du monde associatif, syndical, culturel… ouvert et en phase avec les préoccupations principales de nos concitoyens.
Le dimanche, le résultat du vote de la veille était proclamé, car nous avons aussi élu les membres des commissions permanentes du parti, ainsi que son nouveau bureau national. Parité stricte à tous les niveaux ; c'est inscrit dans nos gênes, et dans nos statuts. Bureau national de 60 membres élus : 30 femmes, 30 hommes… qui dit mieux ? Le nouveau bureau a procédé à la désignation du président du Parti de Gauche. Et le gagnant est… Martine Billard, notre porte-parole, députée, ET Jean-Luc Mélenchon, député européen. Notre parti se dote ainsi de deux co-présidents, respectant ainsi notre règle de parité, au plus haut niveau.
Comme tout congrès, celui-ci s'est conclu par des discours. En premier lieu, Marc Dolez, député du Parti de Gauche ; puis Clémentine Autain, représentant la FASE. Clémentine a annoncé que la FASE, ainsi que le M'PEP demandaient officiellement à rejoindre le Front de Gauche. Christian Piquet, pour la Gauche Unitaire, pris ensuite la parole, juste avant Pierre Laurent, pour le Parti Communiste. Jean-Luc Mélenchon a mis la touche finale de ce rassemblement. Je dirai même qu'il a mis une couche finale. A vous de juger.
" Parité srticte à tous les niveaux " , ou,la,la,la,la,quelle catastrophe et inscrit dans les gênes en plus...certainement pas dans les miens !
De la mata : 3.
un peu dégoûtés ces derniers temps, ça redonne tout simplement envie
Il vaut mieux cafarder dans ce cas. Avec talent… !
Effectivement, ça avait l'air vraiment enthousiasmant!
Il n'y a "plus qu'à" tracter, afficher, diffuser, dans l'unité.
Un bon ce Jean-Luc et tous les autres aussi. Vraiment, ça sent LA VIE!
Le plus enthousiasmant, c'était le côté simple, bon enfant et décomplexé !
A gauche aussi, les complexes tombent, et au Mans, aucun complexe d'infériorité, de supériorité non plus d'ailleurs. Juste le sentiment fort et vrai d'être en phase avec un rendez-vous espéré et que bon nombre n'ose plus attendre. Mais nous serons au rendez-vous, c'est une certitude.
Quoiqu’il en soit le déséquilibre social s’accentue : En Grèce, en Irlande, Au Portugal, en France. Mais les peuples, dans leur majorité, n’en ont, encore, pas bien conscience. Dire qu’une partie de ce déséquilibre n’est pas dû à la montée en puissance de pays émergents ou renaissants serait mentir. Dire qu’il n’est pas dû aussi à un système capitaliste dévoyé par le Keynisme, et ce depuis Bretton Woods, serait une contre vérité. De l’inégalité qui est réalité de la nature et de tous les systèmes nous passons à l’injustice.
Or l’injustice doit être combattue intellectuellement et matériellement en tant que contraire aux principes fondamentaux du concept humaniste. Toute force ou action cohérente qui dénonce raisonnablement la dérive actuelle, toute résistance à l’injustice est un acte d’honnêteté.
La curée est commencée, et l'on détourne les yeux en espérant ne pas être les prochains. Grave erreur, nous sommes tous sur la liste. Reste deux options : attendre en tremblant ou se lever. Enfin. Tous ensemble.
Reste plus qu'à y aller ...Pour diffuser tracts et affiches , lors des prochains rendez vous electoraux , dans mon secteur , si vous avez besoin ... ok ?
amitiés
OK
Je te mets du matos de côté.
Oui, c'est lourd la démocratie, la vraie ! Il y faut du courage, beaucoup de courage. Vous en avez à revendre, Sylvie ! Bravo. Magnifique.
Fasse que les étourneaux voteurs s'en rendent compte et adhèrent !
Merci à vous tous.
Bonsoir Pamphile,
je ne suis pas courageuse, j'ai simplement une dette pour avoir eu la chance de naître dans un pays comme la France. Et j'espère, simplement, que mes petits-enfants devenus adultes pourront eux aussi considérer qu'être nés en France aura aussi été une chance pour eux, et non une calamité.
Amitiés.
bravo, et merci pour ta représentation. Vous êtes en train de faire un travail de titan, constructif qui ouvre grand la porte de l'espoir. ALors que le PS est en train de se donner à DSK et donc à la finance mondiale, un vrai Parti de Gauche est en train de voir le jour.
Bonsoir Cib,
travail de titan, je ne sais pas, mais travail sincère et volontaire, oui. Mille fois oui. Avec une responsabilité énorme, assumée, et une détermination sans faille.
Que se vayan todos, disaient-ils en Amérique du Sud avant de flanquer le FMI dehors. Qu'ils s'en aillent tous ! disons-nous au PG. Send them away, commencent-ils à dire en Irlande.
Les mêmes causes produisent les mêmes effets, partout dans le monde, tant il est vrai que nous sommes tous semblables. Et ce n'est pas nous qui avons le plus à perdre…
Bises.