Vachane, le blog
Surprise partie de Davos : 35 chefs d'états réunis pour prendre le pouls de la planète… heureusement qu'ils ont fait "politique" comme but ultime, et non point médecine ! Ces "belles" personnes, pour paraphraser quelqu'un de ma connaissance, ont énormément de mérite à passer régulièrement du temps à parler par ouï dire de réalités qui leur échappent et que jamais, au grand jamais, ils ne toucheront du petit doigt. La misère, la faim dans le monde, les risques de conflits armés, le bourbier afghan… silence ! Les puissants auscultent ! Le seul problème, c'est qu'à Davos, bien calfeutrés dans un microcosme cosmopolite aseptisé et ultra chicos, je ne suis pas sûre que les basses contingences et aspirations universelles de leurs peuples les pénètrent de l'urgence de remettre en cause leurs gouvernances économique et démocratique. Et encore moins leur croyance de toute puissance. Allez, encore un coup pour rien, et une orgie de petits fours.
La bourse, apprends-je ce matin, fonctionne en gros de cette façon : elle vend le présent, morose, et achète le futur, resplendissant. Forte de la certitude de développement économique à marche forcée des pays émergents, elle table sur une baisse du chômage dans nos vieux pays feu industrialisés… et donc sur de belles plus-values à venir. Oups. Je ne savais pas que la fabrication à l'étranger des biens de consommation que nous sommes susceptibles de désirer et donc d'acheter allait créer de l'emploi chez nous… j'ai loupé quelque chose, ignarde que je suis. La bourse ou la vie ? A moins qu'il ne s'agisse de la bourse et de la connerie humaine dans toute sa splendeur.
Il y a quelques jours, j'entendis Madame Parisot, lors d'un petit couplet sur les 35 heures. En gros, les 35 heures ont
cassé chez le travailleur français l'amour du travail, et l'ont transformé en petit boutiquier comptable de ses heures, alos qu'auparavant, le travail était vécu par le dit travailleur comme une
mission à remplir. La mission, nonobstant les heures passées et payées… c'est bien connu, le travailleur n'est pas du tout, mais alors pas du tout concerné par sa feuille de paye à la fin du
mois. LA MISSION… Parisot, arrête de te prendre pour John Rambo et de bouffer des amphets ! Que le Medef ne soit pas l'ami des salariés, on le savait, mais tomber à ce point dans le ridicule…
quelque part, ça fait de la peine. Encore une qui vit au pays des bisounours.
Bonsoir Sylvie,
Tu tapes fort, très fort. Tu résumes fort bien cette réalité que les grands de ce monde ne connaissent aucune parcelle. Bercés par leur monipotence, les petits fours, les rencontres en cercle privés, ils sont à des années-lumière de ce que vit un homme simple, confronté au quotidien et qui s'arrache la perruque quand il faut finir le mois. Oui, la réalité de la feuille de paie, c'est la somme qui reste après tout ce qui a été défalqué (on ne vit pas avec le salaire brut), avec laquelle il faut régler les factures, le loyer, la bouffe et éventuellement, s'il reste quelque chose, se payer un petit loisir. Mais il n'y a pas qu'eux pour ne rien comprendre aux soucis du commun des mortels. Je me souviens d'une réunion syndicale où un représentant d'une grande cendrale descendu de Paris se vantait des prouesses de son syndicat qui avait su résorber la précarité, les tractations patronat-syndicat avait permis au point point d'indice de faire un saut de puce (il parlait du brut). J'avais pris la parole pour dire que ce qu'on voyait en bas du bulletin de salaire, c'était le net et que c'était seulement avec lui qu'on vivait. Il y avait eu un froid. En résumé, rien ne peut être compris dans sa globalité des difficultés de la vie ni par les puissants, ni par les syndicats. Qaunt au patronat, à part les bénéfices des entreprises, rien ne l'intéresse.
Cela n'a rien à voir, mais je te transmets mon commentaire à propos des suicides à FT : je n'aurais pas trouvé mieux que ce que tu as laissé sur le site de Pamphile. Je le fais parce qu'il me l'a demandé.
Bonjour Fred,
merci pout on appréciation, mais mes mots sont dérisoires face à la force de frappe à laquelle nous avons affaire. Il faut dire que ses plus "nobles" partisans sont libérés, eux, de nos basses contingences matérielles… ce qui leur laisse le temps de nuire à plein temps !
Amitiés.
C'est très exagéré !
Le fait de choisir une station de ski haut de gamme relève tout simplement du bon goût. Fixer un prix d'entrée exorbitant n'est que de la bonne gestion, les frais étant ce qu'ils sont ! (voir "petits fours"). Par ailleurs, il ne faudrait pas croire que le fait que politiciens et hommes de fric se côtoient favorise une quelconque complicité...
Bien qu'y voir Sarkozy tellement à l'aise... je suis saisi par le doute.
Que lis-je ? Une collusion possible entre pouvoirs politique et financier ?
Dans quel monde vivons-nous ! Il est bien temps de changer tout ça.
La dame trouve normal de payer 30 000 € comme droit d'entrer et de s'asseoir parmi les "décideurs" dans la station de luxe sous la tente des grands de ce monde. Pitoyable, cynique, à gerber sauf vot' respect. Vieille dame indigne je suis et appelée à le rester.
Quand on aura éradiqué le snobisme en même temps que la bêtise, un grand pas aura été franchi pour l'humanité… quant à éradiquer le capitalisme, cela devient d'une urgence vitale.
PS : j'adore les vieilles dames indignes.
oh oh ! elle ne vit pas au Pays des bisounours la da-dame, non . Elle est parfaitement au courant que depuis la fameuse crise, les grandes entreprises n'ont jamais engrangé autant de bénéfices ! Ce sont des centaines de millions distribués aux actionnaires ma biche. Et donc, il faut continuer à caresser le dos du mulet pour qu'il continue à bosser beaucoup pour trois patates pas toujours fraiches. Ce Qu'il fallait Comprendre, au lieu de jouer leur jeu et de se sentir coupable de criser.
Je me sens si peu coupable que j'ai décidé, mes 50 ans passés (depuis peu, mais passés !) de ne plus laisser à quiconque le droit de crotter dans mes bottes : je suis grande, maintenant
et donc encore plus pénible, si tant est que cela soit possible !
Bises.
On en entend, hein , des fois sur RMC ...
...
C'est à 13 h que çà bat le record , avec ce numéro de Brunet
Bonjour Sylvie,
j'ai beaucoup aimé ta relation de la conférence de Davos. C'est tellement vrai,que je crois que tu joues les ingénues,et,que tu as réussi à te faire inviter... pour te gaver de petits fours.
A moins d'avoir pensé à emporter un sac en plastique,pour en ramener aux copains,il semble que pour l'occasion,ton sens du partage a été pris en défaut ! J.C.
Bonjour !
je confesse une gourmandise pour ce qui est bon… je me suis vengée sur une armée de paracétamol et autres fantaisies anti-grippe ces derniers jours, hélas… mais que fait Roselyne ?
Amitiés.