Jeudi 19 novembre 2009
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Nous savons que toute chose, un jour, trouve ses limites. Nous savons aussi que nous avons, individuellement, nos limites, physiques, intellectuelles. Il en est de même pour l'énergie. Je n'aurai
pas l'aplomb de revenir sur les limites des énergies fossiles : les experts internationaux en parlent, très bien, et tirent la sonnette d'alarme depuis assez longtemps.
Collectivement, nous, français, tablons sur une indépendance énergétique avec nos centrales nucléaires, pourvoyeuses de MGW et de déchets honteux que nous léguons sans état d'âme aux générations
futures. En sortir ? Telle est la question, et là encore, des personnes plus qualifiées que moi ont posé depuis quelques temps de bonnes questions, auxquelles notre gouvernement n'a pas l'air
pressé de répondre, sinon par "EPR".
L'énergie a ceci de commun avec les déchets qui encombrent nos poubelles : la meilleure énergie, la moins chère, est celle que nous n'utilisons pas. Pour les déchets, celui que nous ne produisons
pas. Les articles ci-dessous vous donneront un petit éclairage de cette "indépendance" énergétique. Au passage, je rappelle que le secteur de l'énergie a été dans les premiers à être "libéré". De
quoi, on ne sait pas, mais ce qui est sûr, c'est qu'il est maintenant enfermé dans une logique libérale qui peut aller à contre-sens de l'intérêt général, voir de la sécurité publique.
Si le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à nos frontières, comme nous le savons, il sera difficile de " délocaliser" tout problème grave affectant nos centrales. Qu'arrivera-t-il si
un jour le critère de rentabilité supplante celui de sécurité avec des installations nucléaires vieillissantes, nécessitant des arrêts longs et onéreux pour des opérations de maintenance
indispensables ? Mais jouez violon, résonnez hautbois : quelques milliards de l'emprunt concocté par Messieurs Juppé et Rocard seront consacrés à la recherche de nouvelles énergies renouvelables…
il était temps.
A l'heure actuelle, la seule énergie renouvelable disponible en quantité est celle déployée par nos "chers" politiques pour occuper coûte que coûte le devant de la scène. On se demande bien
pourquoi…
07-11-2009
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Electricité : l’hiver risque d’être chaud
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Comme tous les ans, RTE, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français (1), a publié son étude prospective de l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité pour l’hiver
à venir. Les prévisions s’appuient sur les éléments transmis par l’ensemble des producteurs nationaux.
Cette année, RTE tient un discours plus pessimiste que lors des précédentes publications. D’après son document, « la disponibilité prévisionnelle du parc de production français pour cet
hiver est en très net retrait par rapport à l’hiver dernier sur les mois de novembre à janvier ». Même dans le cas de températures proches des normales saisonnières, des importations
pourraient s’avérer nécessaires de mi-novembre 2009 à fin janvier 2010. Sur cette période, le niveau d’importation pourrait atteindre une puissance de 4 000 MW. Dans le cas d’une vague de froid
intense et durable, températures inférieures de 7 à 8°C aux normales saisonnières, les niveaux d’importations devraient être bien supérieurs. RTE précise que, si nécessaire, il « devra
faire appel à des moyens exceptionnels et à des actions de sauvegarde (baisse de tension de 5 %, délestage de consommation en dernier recours) ».
Comme chaque hiver, les périodes critiques se situeront, les journées froides, vers 19h. Dans ce contexte, les récentes implantations des centrales solaires photovoltaïques et des champs
d’éoliennes apparaissent inefficaces. Il fait nuit… et, les situations anticycloniques, majoritairement présentes, ne sont pas favorables aux vents, laissant les pales des éoliennes
désespérément immobiles.
Si la sobriété énergétique apparaît être la meilleure solution, elle n’est toujours pas au rendez-vous, excepté dans les discours. Chaque année, les records de consommation et les pics se succèdent.
Michel Sage
1- Filiale du groupe EDF depuis le 1er septembre 2005, RTE est le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français, qu'il exploite, entretient et développe. Il gère le réseau le plus
important d'Europe avec 100 000 km de lignes à haute et très haute tension et 44 lignes transfrontalières.
18-11-2009
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La France déjà contrainte d’importer de l’électricité
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Pour la première fois, depuis 1982, la France a dû importer de l’électricité au mois d’octobre. C’est le constat qui ressort du dernier bilan de l’énergie électrique, publié par RTE (1). Cette
situation est d’autant plus étonnante que, par rapport à octobre 2008, la consommation brute française a diminué de 3,1 %.
D’après le document de RTE, le volume net importé a été de 458 GWh pour un total de consommation de 39 439 GWh. Comparée à octobre 2008, la chute de la production française a été très
prononcée, -7,7 % soit un recul de 3 305 GWh . En valeur absolue, c’est la production nucléaire qui a reculé le plus avec -3 019 GWh (-8,9 %) suivie par l’hydraulique avec -738
GWh (-19,7 %).
Cette situation est la conséquence de l’arrêt de nombreux réacteurs nucléaires, pour des raisons de maintenance et de réparation. Quant à la baisse de la production des barrages hydrauliques,
elle est imputable à des déficits de pluie, notamment dans les Alpes et le Massif Central.
Ces deux baisses importantes n’ont pu être que très partiellement compensées par les autres sources d’énergie : le thermique à combustible fossile a progressé de 309 GWh (+7 %),
l’éolien de 119 GWh (+26,3 %) et les autres sources renouvelables (2) de 24 GWh (+7,9 %).
Les trois pays voisins qui ont permis de compenser le manque de production national sont, par ordre d’importance : l’Allemagne (1 832 GWh), la Grande-Bretagne (664 GWh) et la Belgique (471
GWh). Dans le même temps, la France a fourni un surplus de 1 257 GWh à la Suisse, 1 150 GWh à l’Italie et de 25 GWh à l’Espagne.
Début novembre, RTE avait annoncé que des importations d'électricité pourraient s’avérer nécessaires de
mi-novembre 2009 à fin janvier 2010. Finalement cette situation a démarré plutôt que prévu.
Michel Sage
1- Filiale du groupe EDF depuis le 1er septembre 2005, RTE est le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français, qu'il exploite, entretient et développe. Il gère le réseau le plus
important d'Europe avec 100 000 km de lignes à haute et très haute tension et 44 lignes transfrontalières.
2- Principalement : déchets urbains, déchets de papeterie, biogaz et solaire.
© Univers Nature pour les deux
articles
Par Sylvie Boussand
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Publié dans : Ecologie
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