Vachane, le blog
"Qu'est-ce qu'un homme ou une femme qui croie ? Quelqu'un qui veut avoir une raison d'espérer." En ce moment, de par le monde, des centaines de millions d'hommes, de femmes, veulent une raison d'espérer. Ils la veulent si fort, cette raison, qu'ils sont des milliers à avoir perdu la vie à cause de cette espérance. Bien plus que les terroristes kamikazes. Bien plus que les victimes de l'attentat du 11 septembre. Et ce n'est pas sous le sabot d'une religion qu'ils la cherchent, cette raison. En France aussi, nous assistons à cette quête : très clairement, ce n'est pas non plus sous les sabots ferrés de l'UMP, du FN, ou sous les sabots enveloppés de charentaises du PS que cette raison sera trouvée.
Ce triumvirat a ceci en commun : sur un scrutin présidentielle ou seuls les deux premiers, y compris avec moins de 20 % des voix exprimées, vont au second tour, il faut faire le plein de voix immédiatement, à n'importe quel prix, au prix de n'importe quelle diatribe mensongère, haineuse, déraisonnable, démagogique, de peurs soufflées à l'oreille et susurrées ab nauseam.
Les douze mois à venir vont nous offrir un florilège : sondages coûteux, alors que l'argent manque de partout, démontrant de façon imparable que le second tour est déjà écrit, généreux donateurs se précipitant pour soutenir leur champion (Liliane, prépare les enveloppes !) appels du pied éléphantesques au vote utile immédiat. Appel aux idiots utiles serait plus juste : réussir, vaille que vaille, à imposer un second tour de confort, une promenade de santé pour un UMP ou un PS face au FN, et sonnez hautbois résonnez musettes : appelez au vote républicain, au salut de la démocratie. Sarkozy l'américain ou l'américain DSK ? Même inféodation aux puissances d'argent, aux lobbies industriels et boursiers, aux paillettes rassurantes de l'apparence, du pouvoir, de la séduction hypocrite et permanente, à ce sentiment si doux et rassurants de "rester" entre gens de bonne compagnie et de si belle éducation, qui pourront toujours s'entendre pour continuer à privilégier les dominants, race et classe mondiale unique à laquelle ils estiment appartenir de droit, quasi divin.
Un florilège en vidéo de Monsieur Nicolas Sarkozy, bien avant son élection, rafraîchira peut-être la mémoire si oublieuse de certains idiots. La seule question qui vaille est : qu'est-ce que cet homme a fait depuis son accession au pouvoir pour notre pays ? Qu'est-ce que cet homme a fait pour toi, électeur papillon, qui croyait que les ors promis seraient partagés ? Et toi, électeur potentiel qui néglige volontairement de voter, tu as dormi depuis mai 2007 ? Tu as noté que ton sort s'était grandement amélioré et que ton avenir, sans participation citoyenne de ta part, avait pris soudain des teintes radieuses ?
Une certitude nous est donnée, en ce week-end pascal : nul ne pourra dire qu'il ne sait pas. Pour les indécrottables, l'aller simple pour Rome est de rigueur. Bon voyage !
L'avantage de ces vidéos c'est qu'elles rassemblent des moments inoubliables mais qu'on a malheureusement remisés au coin de notre mémoire. La faute à trop d'images. Alors que l'image devrait être marquante et se graver de manière indélébile dans notre mémoire. C'est très révélateur de sa personnalité.
La bataille n'est pas encore engagée et l'un est déjà disqualifié. Depuis son affaire, les médias se vautrent dans le voyeurisme le plus répugnant. Ce qu'on risque ? Un duel droite/extrême droite. Mais certains se sont déjà persuadés qu'il l'emporterait. Comme si tout était dit... Le déballage actuel sur des affaires anciennes ne laisse guère espérer des débats empreints de dignité. Il reste un an pour changer le cours des choses et virer tout ce qui est malsain. A condition que les gens cessent de s'anesthésier tout seuls.
Bonjour Sylvie Boussand,
J'apprécie votre écriture, ainsi que l'intitulé de votre blog, vachane, de chimère bienveillante. Pour moi, la normalisation néolibérale qu'incarne le sarkozysme est déjà – comment dire ?- “à moitié fasciste”... Parce que sous le prétexte de faire l'inverse de ce qui a précédé - de “sortir de l'inaction” - il a justifié un principe de “passage à l'acte” d'État qu'il n'est pas interdit de rapprocher du sens que lui donne la psychiatrie... Où notamment l'impératif catégorique de la persévérance ( “on continue” !..) est d'essence sadique... Ça veut dire : “ça vous fait mal, on continue !...” Très dangereux, de ce point de vue, est le comportement électoral qui consiste à voter “pour voir”... Il est des gens qui voteront pour “la vague marine aux reflets marrons” aux prochaines présidentielles... “Pour voir”. Comme ils ont voté pour Sarkozy, ...“pour voir”. C'est-à-dire en acceptant qu'on leur en fasse voir ! Ma dernière expérience professionnelle de précaire ( à l'EPR de Flamanville ) m'a mis malencontreusement en conflit avec de jeunes collègues, qu'on peut désigner comme relevant de “la génération sarkozy”.., pour qui il existe en quelque sorte un droit de se lâcher sur autrui, au travail : une violence institutionnelle légitime... Forcément, je me suis retrouvé dehors.. Ça indique qu'il ne suffit pas de parler des “incivilités” de rue. Parlons de ce que Sarkozy a tendance à faire du Travail, de l'ambiance qui doit y règner !
bonjour Sylvie....
as-tu lu mon billet
La théorie du centième singe.
Il relate les expériences tenant à prouver qu'une idée ne naît jamais seule dans l'esprit du vivant. Il existe un champ d'énergie qui relie les gens entre eux, et donc, il est plus qu'utile de s'engager, de militer, même à petite échelle, car les idées font leur chemin... C'est très réjouissant, et ça donne une sacrée pèche à ceux qui croient en ce moment qu'ils prèchent dans le vide parce que la voix médiatique remplit l'espace sonore. ALors allons-y ! Bises