Dans le calvaire grec, la responsabilité des dirigeants politiques du pays est écrasante. Non pas que le Grec soit génétiquement dépensier et corrompu comme on le susurre. Le refrain des élites européennes est connu : les pauvres ne savent pas gérer l'argent qu'on leur donne. Bon prétexte pour les laisser crever la gueule ouverte. En vrai, la corruption découle du déversement sur une petite économie d'un flot d'argent distribué selon le mode opaque de l'Union européenne. Elle marque une croissance exclusivement basée sur les services, l'immobilier et la finance... piliers des prétendus « miracles économiques » vantés par les dirigeants européens. Et si la chaîne a cédé en Grèce, elle craque aussi en Espagne, en Grande-Bretagne, au Portugal, en Irlande.
Non, la plus grande faute des dirigeants socialistes grecs est de vouloir surmonter cette crise en obéissant aux diktats des banques et des marchés. Les sacrifices imposés au peuple ont été immédiatement captés par la finance à travers le relèvement des taux d'intérêt. Les vampires de la Finance sont excités et non calmés par l'odeur de la saignée ! On le sait d'expérience. Il leur faut toujours plus, au point où la société implose comme cela s'est produit non pas une fois, mais à plus de dix reprises en Amérique Latine. C'est en effet la logique même du système que de chercher l'accumulation maximale en « testant » la capacité des Etats à résister à la spéculation. Dès lors céder au premier choc, c'est inviter la Finance à une nouvelle offensive.
La seule attitude efficace, c'est de rendre coup pour coup. Refuser l'argent du FMI comme l'ont fait les Argentins. Exproprier les multinationales comme Deutsche Telekom et Siemens qui se sont offert le service public grec des télécoms avec moult pots de vin au passage au lieu de leur promettre de nouvelles privatisations. Sanctionner Goldman Sachs car c'est cette banque qui a maquillé les comptes comme elle le fait pour tous ses clients. Ne pas mendier une solidarité européenne désormais officiellement enterrée avec l'appel au FMI, mais la provoquer de force en menaçant de faire exploser tout ce système financier qui prend les peuples à la gorge. Hélas ceci n'est pas envisageable par la social-démocratie qui dirige en Grèce. Donc les banques continuent. Elles plieront le jour où un peuple audacieux portera l'autre gauche au pouvoir.

C'est tendu à mort, ça va péter. Il faut que ça pète, le rafistolage n'est plus d'actualité. Le pneu est usé jusqu'à la corde. Les gens ne se rendent pas encore compte qu'ils n'ont plus rien à perdre. Malheureusement, ce que nous allons voir, ce sont des peuples meurtris devenant fous furieux, passant à l'offensive de manière désorganisée, et qu'on va gentiment faire rentrer au bercail, après en avoir sacrifié quelques-uns. Les charognards de la finance ne lâcheront pas l'affaire. Ce sont eux qui ont le plus à perdre. Ca me gave, tu sais. Pour nos mômes surtout. Et il paraît que même nos petits-enfants auront à payer toutes ces conneries.
On va encore nous endormir avec des contre-feux… et en Grèce, j'ai bien peur aussi que des citoyens payent au prix fort leur colère légitime. A moins que la police se solidarise des manifestants : peut-être pas à exclure, car les fonctionnaires sont là aussi en première ligne pour "les sacrifices" imposés à qui n'est coupable de rien… à force d'aller trop loin, le balancier pourrait repartir avec force dans la tête des charognards et de leurs valets.
Je te souhaite un bon week-end.
Bisous.
Bon dimanche Dany.
Bisous pluvieux…
Il faudrait aussi qu'elle quitte cette zone euro de malheur...
chic, il me rest une pièce de 2 francs… quand est-ce qu'on s'en va, nous aussi ?
@ Nicolas
En effet , un etat ( français ) qui spécule ....en tirant profit de la situation d'un autre !... pas belle l'Europe ? ...et on viendra nous parler de moraliser le capitalisme !... décidément !
Par essence, le capitalisme ne peut être qu'immoral…
Je goûte le silence assourdissant du PS!... eh oui, forcément, avec DSK et Papandreou, mieux vaut ne pas se la ramener!!
Je suis écoeuré de savoir que notre pays va se faire du fric en participant à la tonte du peuple grec...
Nous avons depuis quelque temps déjà deux symboles forts : DSK au FMI, et Lamy à l'OMC.
Pour faire simple : deux socialistes à la tête des deux institutions internationales passées maîtresses dans l'art subtil de faire payer les peuples pour les fautes des dirigeants et/ou des lobbies bancaires et/ou financiers… et qui s'est qui s'en mets plein les fouilles ?
Il faut mettre ça à plat et revoir plus que sérieusement les attributions et accointances contre nature qui sont à l'œuvre dans une opacité plus que suspectes.
c'est un sacré merdier cette histoire , çà refléte bien les opportunités du capitalisme mondial ! ...et qui trinque toujours ? LE PEUPLE !
je te signale que tu es " enchainée "
J'ai commencé à placher sur le sujet afin de me "déchainer"