Vachane, le blog
"Les Français ont raison de se battre pour leur retraite. On devrait même les prendre en exemple en Europe
et ailleurs…/… Nicolas Sarkozy avait également promis de ne pas relever l’âge de départ à la retraite. Il faut
savoir cela pour comprendre l’ampleur de l’indignation suscitée par sa volonté de faire passer celui-ci de 60 à 62 ans pour une pension réduite, et de 65 à 67 ans pour une retraite à taux
plein. (Dans le système public de retraite américain, la plupart des gens optent pour la pension à taux réduit qui est possible à partir de 62 ans ; les personnes nées après 1959 ne pourront
percevoir une retraite à taux plein qu’à partir de 67 ans.)
Une fois encore, la plupart des médias internationaux pensent que les Français manquent de réalisme et devraient suivre
le mouvement comme tout le monde. L’espérance de vie a augmenté, argumentent-ils, et nous devrons tous travailler plus longtemps. C’est un peu comme ne donner que la moitié du score d’un match de
base-ball (ou de football si vous préférez). Face [à ce calcul purement démographique] on oublie que la productivité et le PIB auront eux aussi augmenté dans l’intervalle ; en clair, les
Français auront donc la possibilité, non seulement de passer davantage d’années à la retraite, mais aussi de financer cette situation. L’âge de départ à la retraite a été revu pour la
dernière fois en 1983. Le PIB par habitant a depuis augmenté de 45 %. En comparaison, l’augmentation de l’espérance de vie a été très faible. Le nombre d’actifs par retraité est passé de 4,4
en 1983 à 3,5 en 2010, mais la croissance du revenu national a été largement suffisante pour compenser cette évolution démographique. Il est donc parfaitement raisonnable de la part des Français
de souhaiter que les actifs puissent passer plus de temps à la retraite au fur et à mesure que l’espérance de vie augmente. Et c’est bien ce qu’ils souhaitent en majorité. Sans avoir à
se lancer dans de savants calculs, ils sentent que si un pays s’enrichit d’année en année, il n’y a pas de raison que sa population consacre plus de temps à travailler."
Mais quel est donc l'iconoclaste qui a écrit ça ? Encore un français, gauchiste braillard et irresponsable ? Loupé. Il s'agit de l’économiste américain Mark Weisbrot.
Article en français à lire ici en intégralité © Courrier international
J'ai lu cet article et je m'étais dit que je devrais faire un article. Mais comme tu y as pensé, inutile que je me lance dans un descriptif. En tout cas, voilà un article comme on aimerait en lire plus souvent. C'est plutôt risible de constater qu'outre-atlantique, la pensée est bien différente des grands penseurs de l'hexagone. On croit rêver, mais c'est vrai que chez nous la manie de tout décortiquer et de tout contester est une marque de fabrique. Nous avons tellement l'habitude de ne rencontrer que des censeurs que, lorsqu'on est applaudis, on en reste babas. Merci à ce monsieur qui sait reconnaître chez nous une volonté dont ses compatriotes sont dépourvus. Ce qu'il semble regretter. Dommage que nos économistes soient aussi serviles, cela nous laisserait quelque espoir pour l'avenir. Mais sans doute ne peuvent-ils contrer les thèses du pouvoir sans tout aussitôt être taxés de gauchisme pervers...
Il est vrai que ce genre de texte mets du baume au cœur : savoir que l'on a raison est une chose, mais que cette conviction soit aussi partagée par des témoins extérieurs renforce notre volonté.
Héraults, oui héros, bientôt.
Bonne remarque, il en faut pour lancer la machine !
Bonjour Sylvie ,j'adhère complètement avec l'article de Mark Weisbrot ,dont j'ai lu sur Common Dreams une autre analyse concernant la politique d'austérité frappant surtout la Grèce ,le Portugal , l'Espagne et l'Irlande de manière prioritaire ,si l'on peut parler ainsi ,et il est stupéfait de cette politique aberrante - comme tous les économistes dignes de ce nom - qui est un remède qui va TUER LE MALADE à coup sur .Mais on sait bien que seuls ont droit au chapitre les économistes laquais de WALL STREET , de la BCE et du FMI !! Je rejoins tt à fait PAT quand il parle de la haine qu'il éprouve à l' égard de SARKO ,et pour moi c'est pareil mais en pire car c'est toute sa cour de voleurs doublés de crétins qui me rendent malades ,mais j'ai résolu le problème facilement ,plus de radio ni de TV , sauf Fr .Musique !! J'ai lu sur le blog de Frédéric LORDON son dernier écrit consacré aux retraites et je voudrais rapporter ici la conclusion qu'il donne et dans laquelle il recadre le Nabot Léon comme ce qu'il est ,un simple laquais du CAPITAL , totalement sans valeur et choisi pour son absence totale de scupules . "Le capital dont MARX rappelait qu'il était incapable de résister à l'appel de ses "intéréts les plus bornés et les plus malpropres " s'est donné en la personne de SARKOZYle fondé de pouvoirle plus visible ,le plus caricatural ,le plus détestable - quand le choix de nos amènes socialistes était d'une bien meilleure rationalité stratégique de long terme : ceux là n'ont ils pas fait avancer la cause du capital dans une parfaite tranquillité au seul prix d'avoir à trémoller régulièrement " justice sociale "et "égalité " entre deux trains de déreglementation (et ne s'offrent ils pas d'ailleurs à reprendre du service sur le mème mode exactement )?.Mais voilà ou mène l'HUBRIS des possédants - à tout vouloir ils risquent de tout perdre .La volonté de puissance déboutonnée par trois décennies leur a donné à croire qu'ils n'avaient plus à admettre de borne à leur désir d'accaparemment et que SARKO était bien l'homme de cette situation là .Mais la retraite est peut ètre le "pont trop loin "ou se mèle à la fois le refus d'une réforme INIQUE ,le rejet d'un pouvoir politique insupportable ,mais aussi le DEGOUT ABSOLUdu spectacle de la finance ,la contestation frontale sinon du capitalisme ,du moins de sa forme présente ,et pour finir la défense d'une certaine forme de vie .On ne pouvait faire plus magistrale erreur de tir .Tragique erreur ds le choix des mots ,dont Gérard MORDILLAT , qui signe la préface d'une réédition du Capital donne à contrario l'exacte formule : "La France n'a pas besoin de réformes ,elle a besoin d'une révolution " Amitiés .
Bonsoir Gwynplaine,
les économistes sérieux et donc à la botte d'aucun pouvoir ou lobby tirent tous la même conclusion… certains estiment même que le pire est devant nous, avec une très probable nouvelle crise boursière à côté de laquelle les précédentes ressembleront à une gentille promenade de santé…
J'aime beaucoup ta conclusion : la France, comme l'Europe d'ailleurs (balayons d'abord "chez nous") a définitivement besoin d'une révolution, citoyenne je l'espère. Sinon, on fera avec…
Les ventres se vident, l'espérance de changement devient de plus en plus utopique, la désespérance pour faire rugir les foules est en expansion, et on nous serine que tout va très bien Madame la Marquise… pauvres fous !
Amitiés, et bonne soirée à Toulon.
Sylvie, on se serait donné le mot...
J'admets avoir deux longueurs de retard !
Aucune importance, il faut seriner à longueur de temps, il finira bien par en rester quelque chose, non ?
Bonne soirée !
Merci pour le document.
Le libéralisme est en pert de vitesse.
Vivement qu'il soit au point… mort !
Amitiés.
Bonjour Sylvie,
Des articles dans ce style, j'en lis souvent, et également, dans des journaux étrangers, certains sont plus nuancés mais décrivent dans leur majorité ce que dis celui que tu nous propose.
Je n'en peux plus d'entendre les salopards de l'UMP claironner que les Français comprennent maintenant le bien fondé de leur réforme parce que les manifestants étaient moins nombreux hier (cette chanson, ils n'arrêtent pas de nous la chanter à chaque fois et sur tous les sujets).
Quand va-t-on enfin se décider à le virer à coups de pompes dans le Fillon ? Je ne tiendrais pas jusqu'en 2012... mes petits nerfs me lachent... Je ne sais pas toi, mais moi, rien qu'à l'énoncé de son nom, ou l'entre appercevoir, ma tension monte en flèche et j'ai des envies de massacre violents... ma femme me dit de me calmer, mais je n'y peux rien, je le hais mais à un point que ce n'est pas imaginable.
Bon dimanche Pat
Bonsoir Pat,
le drame, c'est que les échos que nous en avons, en allant les chercher, n'arrivent quasi jamais aux oreilles du plus grand nombre… qui boit le lait de la propagande médiatique à genous devant son écran plat. Ce qui m'énerve le plus : untel a dit ça, ça doit être vrai, parce qu'untel est… au choix, député, journaliste, critique gastronomique ou littétraire, professeur, ou n'importe quoi d'autre. Ras la casquette de s'aplatir devant tout un chacun dès lors qu'une position sociale ou professionnelle semble indiquer que la personne en question est supposée placée plus haut que nous dans l'échelle du savoir, de la hiérarchie sociale ou de je ne sais quel saint frusquin. C'est bien connu, les menteurs, les voleurs, les manipulateurs… ce n'est jamais que le pauvre, le petit, le sans grade, le peuple, quoi…
Allez, je me calme… quoique
Bonne soirée Pat.