Mercredi 17 mars 2010
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On peut y dormir, mais pour le repas, si l'on a pas pris la précaution d'amener son casse-croûte, on peut jeûner, à moins de piquer dans l'assiette du voisin, ou d'accepter en partage ce que l'on
vous donnera, et que vous accepterez par obligation sans garantie d'aimer ce que vous serez obligé de manger… parfois une soupe ?
Les auberges espagnoles se trouvent un peu partout, pas seulement en Espagne, vous l'aurez compris, et, finalement, si l'on a besoin d'un coin pour dormir et se sustenter à son aise, autant aller
ailleurs, là où vous ne risquez pas de subir les contraintes imposées par le taulier.
En attendant de trouver l'auberge universelle accueillante à tout voyageur, ou l'étable bien achalandée en foin et eau fraîche, n'oublions pas que les mauvais coups sont prêts : réforme des
retraites, augmentation début avril de 9 % du prix du gaz, taxe carbone qui trépigne d'impatience avant de se vautrer dans nos porte-monnaies… camarade, choisis ton camp ! Les nantis l'ont déjà
choisi, eux. Et pour l'instant, c'est eux qui gagnent la lutte des classes. Pour l'instant…
Par Sylvie Boussand
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Publié dans : Vach'ment bien dit
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