Vachane, le blog
"Je suis là pour deux mandats, pas plus…" dixit Maître Sarkozy… encore heureux mon gars, la constitution te l'interdit ! En parlant de cette fichue constitution, toilettée en grande pompe à Versailles en 2008, quid du référendum d'initiative populaire ? C'est pas beau, ça, de prévoir quelque chose qui ressemble à un bout de pouvoir rendu aux citoyens, comme il se doit en démocratie, et de ne pas être fichu, plus de deux ans après, d'avoir pondu le décret d'application qui en permet l'utilisation ! Cela ressemble furieusement à du foutage de gueule.
Les députés du groupe communistes, républicains et du Parti de Gauche utiliseront la "niche" parlementaire qui leur est généreusement chichement allouée en décembre pour exiger l'application de cet article de la constitution. Pour le résultat, à suivre… sans illusions. Un référendum sur les retraites ? La loi passe à la trappe, aussi sûr que 2 et 2 font 4… alors, maître Sarko, sur son arbre perché, cramponne son fromage référendaire dans son bec et n'a pas l'intention de le lâcher. Vous imaginez, lui torpiller sa réforme ? Et puis quoi encore !
Car le plus beau reste à venir : la réforme de l'assurance maladie. Déjà, avec les retraites, la bave coule à flot des
bouches crispées dans un rictus concupiscent de nos chers assureurs pur jus ou banquiers (mention spéciale au frangin, Guillaume Sarkozy, en embuscade chez Malakoff
Médéric depuis 2006). Vous imaginez le montant colossal de l'orgie financière qui se prépare en douce ? Alors, après un tel préliminaire, le plat de résistance fait monter la
tension
Au hasard de conversations, j'ai déjà entendu certains émettre un début d'acceptation résignée : "c'est vrai qu'on vit plus vieux… s'assurer pour la dépendance c'est plus raisonnable…" Et puis quoi encore ? En répondant : "ah oui, tu as remarqué aussi que globalement les cancers étaient de plus en plus nombreux, on va peut-être créer une assurance spéciale pour les cancers ? Tu en penses quoi ?" Cela jette un froid. Et un rétablissement de l'évidence : la santé n'est pas une marchandise, et être soigné, quels que soient son âge, ses revenus ou ses facteurs de risque doit rester un droit absolu pour tous.
De même que pour les retraites, nous avons devant nous des enjeux identiques : financer notre protection sociale. Et alors ? Est-il indécent d'envisager un élargissement de l'assiette des prélèvements ? Est-il indécent d'envisager un relèvement des cotisations salariales et surtout PATRONALES ? Est-il indécent de faire la chasse aux gaspillages et aux fraudes avérées ? Est-il indécent d'arrêter de subventionner des "trouvailles" technocratiques, telles que certaines maisons de santé qui in fine ne voient que l'installation de professionnels de santé déjà installés sur le secteur concerné ? Est-il indécent de faire le ménage parmi certains praticiens qui exigent le paiement en liquide de dépassement d'honoraires scandaleux, et le plus souvent, avant toute intervention, afin d'être bien sûrs de toucher leur fric ? Est-il indécent de dire que les transports sanitaires en VSL font souvent l'objet d'abus scandaleux ? Est-il indécent de faire jouer systématiquement les assurances "vendues" avec les licences sportives, les forfaits de skis, ou celles associées à votre carte bleue lors de l'achat d'un voyage ? Est-il indécent de dire qu'une clinique ou un hopital qui facture un scanner à l'assurance maladie, alors que le patient, hospitalisé en urgence le jour du rendez-vous ne l'a pas passé, doit être réprimandé et sommé de rembourser ? Est-il indécent de dire que des laboratoires pharmaceutiques assoient leur capitalisation boursière en excellant dans l'art de sortir des nouveaux médicaments, déclinaison adroite du précédent tombé dans la domaine public ? Est-il indécent de dire que les posologies habituellement associées à certains médicaments, lors de la prescription du générique réputé moins cher, aboutiront à l'achat de plus de boîtes de génériques et donc à une facture plus importante pour l'assurance maladie et à des surplus de médocs inutilisés dans nos armoires à pharmacie ?
Alors, la doce vita de Sarkozy, vous devinez ce que j'en pense…
Subventions agricoles