Vachane, le blog
Les primaires socialistes auront fait couler beaucoup d'encre, à défaut d'éclairer sur un programme de gouvernement cohérent, en phase avec les attentes légitimes de la majorité silencieuse. Des "silencieux" qui, bien avant les indignés à venir, représentaient 7 218 592 abstentionnistes au premier tour de 2007, soit 16,23 % du corps électoral, et 7 130 729 au second, soit 16,03 % du corps électoral. Au second tour, s'ajoutaient 1 568 426 de votes blancs ou nuls, pour 534 846 au premier…
Qu'aurons-nous appris de ces primaires ? Que Monsieur Baylet, pour les radicaux de gauche, est favorable à la dépénalisation du cannabis ? Révolutionnaire… Que Monsieur Hollande et Madame Aubry, en sursis du cimetière des éléphants, nous proposent une sociale démocratie parfumée de "libéralisme protecteur" en agitant une boite de pansements socialisants ? Mis à part la taille du pansement promis, le score dont ils sont crédités l'un et l'autre confirme la thèse que le parti socialiste, tel un iceberg à la dérive, peut flotter un bon bout de temps. Il en est encore pour partir à l'abordage : Valls et sa gauche qui remonte jusqu'à François Bayrou et le vaisseau fantôme du Modem pour l'offrir en obole à un Hollande ravalant (mal) sa rage d'être si peu en tête. Une Ségolène Royale, expiant au grand jour sa faute de 2007 : celle d'avoir accepté de porter un programme auquel elle ne croyait pas ? Une Martine Aubry cachant (trop) sa joie d'être en contradiction avec les sondages pour se trouver en si bonne position, sans bourrage des urnes ? Et Arnaud Montebourg, en accoucheur d'un parti socialiste qui se souviendrait enfin de la seconde partie de son nom, pour dégauchir en le gauchisant un parti qui tourne en rond sur son matelas d'élus avant de se coucher ?
Cerise sur le gâteau de la "victoire" du troisième homme : son discours, comparé à celui de Marine Le Pen. D'ici à ce qu'il soit taxé de populiste… Donc, après les circonvolutions de langage, il posera 4 questions aux impétrants de cette primaire socialiste. Par écrit. Oublirait-il que les réponses, et les promesses qu'elles peuvent contenir, même par écrit, n'engagent que ceux qui les croient ? Et quand tel le grand méchant loup le marché maraude… il n'y a (aura) pas d'alternative !
Vivement la fin de ce feuilleton capteur d'audiences : après les semaines empuanties par M. DSK et ses frasques, les semaines monopolisées par le parti socialiste et son show de télé réalité, on pourra (peut-être ?) parler de programme, débattre, et s'intéresser à ce que tout candidat qui se respecte est en capacité d'apporter et de proposer à notre pays.
Ce que le pays peut apporter à un candidat, sa garde rapprochée et son fan club est hors sujet.
Subventions agricoles