Partager l'article ! Les raisons du silence : entendre… et comprendre: Je suis silencieuse en ce moment. Matraqué de t ...
Je suis silencieuse en ce moment. Matraqué de toute part par les "nouvelles" qui se superposent les unes aux autres, donnant ainsi très peu de chance à la "nouvelle" qui mériterait d'être entendue, mon petit cerveau a mis en sommeil mes oreilles afin qu'il puisse se concentrer sur une tâche bien plus importante que l'ouïe : la réflexion.
Modeste, la réflexion, mais réflexion tout de même. Où allons-nous ? Foin de métaphysique ou de branlette intellectuelle, certains "philosophes" estampillés valeur sûre chez les éditeurs se chargent très bien de ce travail d'éboueurs du prêt à penser, confortés dans leur nombrilisme par la claque médiatique qui fait ses choux gras avec ce bouillon de culture insipide.
Donc, où allons-nous ? Là où nous voulons, où là où l'on veut nous amener ? J'ai fermé aussi quasi toutes les fenêtres TV et radio : deux oreilles de moins pour déverser la langue de bois ne changera rien, mais du moins ces deux oreilles là, auxquelles je tiens puisque miennes, pourront-elles si c'est encore possible se reposer et se mettre en mode écoute interne.
La crise. Les crises. Celles que personne n'a vues venir, à part bien sûr et comme toujours ceux qui ont (un peu) poussé à la roue et continuent d'engranger ce faisant quelques substantielles rentrées d'argent ; certains sont restés sur le carreau, tel Maddof ; icône expiatoire d'un système capitaliste dévorant et ses parents et ses enfants. Je garde le souvenir ému des victimes pleurnichantes du susnommé, de leurs millions envolés : adieu veaux, vaches, cochons… ainsi sont les cruches, à trop vouloir surfer sur les liquidités, elles se brisent. J'ai gardé ma compassion pour d'autres. Mais pour un Maddof, au crépuscule d'une vie, combien de brigands encore en liberté ?
Trop. Bien trop. Le problème, finalement, c'est qu'ils nous ressemblent. Ou il serait mieux de dire que nous leur ressemblons. Quel être humain n'espère pas mieux que ce dont il dispose ? Quand bien même il aurait déjà à suffisance, voir bien au delà de la suffisance ? Toujours plus. Dire que les richesses que la terre contient ne sont pas infinies, c'est enfoncer une porte ouverte. Alors, ne resterait-il que l'argent ?
L'argent, sonnant et trébuchant, ou virtuel, un peu comme les 750 milliards que l'Europe a trouvé dernièrement, Pour en faire quoi ? Les donner, au premier ultimatum, au consortium banquier ou financier qui le digèrera aussi vite qu'il l'aura obtenu ? Pour entasser encore, et après ? Au bout du bout, quand le dernier magnat, peu importe sa nationalité, aura accaparé ce qui peut l'être encore, qu'en fera-t-il ?
Un seul lit suffit pour dormir, un seul repas par jour suffit à ne pas mourir, un seul litre d'eau potable par jour et par personne permet d'attendre l'aube suivante… combien de lits inoccupés, combien de nourriture gaspillée ou jetée, combien de litres d'une eau souillée et ainsi rendue impropre à la consommation humaine chaque jour ? Combien de transactions financières chaque jour, combien de trilliards échangés par dessus les continents, d'un seul clic de souris ? Combien de sourires béats après une journée de spéculation avant de s'endormir du sommeil du juste un peu trop aux ordres des cannibales ?
Le temps des barbares est revenu. Des barbares rasés de frais, fleurant bon la cologne et la certitude absolue d'être les maîtres du monde. Nos gouvernements sont à genoux, et pour ne point mettre la tête dans la fange nous y précipitent par nations entières. Et ce serait eux les puissants ? Eux qui sont à genoux ? De leur seule volonté, ou devrais-je dire, de leur seule lâcheté ?
Il devient urgent que les peuples des nations se lèvent ; il est encore temps, très largement temps, contrairement à ce que les pleutres et les agioteurs voudraient nous faire croire. Où allons-nous ? Nous allons nous lever. L'homme est fait pour vivre debout. Il ne restera qu'à marcher, ainsi que l'ont fait avant nous nos mères et nos pères, et les mères et les pères qui étaient là avant eux. Il sera temps de se coucher à la fin de notre vie. Mais pas encore. Pas encore.
Bonsoir Sylvie,
Etrange expression que celle que tu emploies : "Le temps des barbares est revenu". Mais ô combien réaliste. Autrefois, les barbares tuaient sans pitié. Aujourd'hui ils accaparent l'argent. D'autant plus facilement que tout est devenu virtuel. Est-ce que les banquiers disposent de liquidités ? Non. Rien d'étonnant qu'en jouant en bourse ils aient tué la poule aux oeufs d'or, tout aussitôt remplacée par les prêts d'état. Et les états ne cessent d'emrpunter à ceux qui ont provoqué la crise. Comme s'ils pouvaient faire confiance à ces gens de peu de bien (au sens noble du terme, s'entend). Hélas pour nous tous, les états sont débiteurs depuis si longtemps qu'ils sont à la merci des spéculateurs. Et comme les caisses sont vides mais qu'ils continuent à dépenser sans compter, c'est l'escalade.
La crise n'est pas terminée, sauf sur le plan financier et pour le plus grand bénéfices de ceux qui l'ont provoquée (est-il besoin de préciser qu'il s'agit des banques ? Et derrière eux, leurs "souteneurs" invisibles, les géants du CC 40 ?). L'autre crise, les autres crises, qui découlent de la crise financière, ne font que commencer. La Grèce n'est qu'un exemple de ce que peut être un monde libéral à l'excès où quelques uns mènent le monde tandis que la masse s'effondre dans la misère.
Oui, les barbares sont revenus sous d'autres apparences nettement plus agréables mais tout autant sinon plus dangereux qu'ils ne l'étaient à l'époque de l'antique barbarie.
Bonjour Fred,
c'est bien un des aspects du problème : des barbares à visage "humain" et souriant, ils nous veulent du bien ! Tu parles ! Quant aux banques, le jour où elles risqueront uniquement l'argent qui leur appartient, réellement, la spéculation se calmera. J'ai toujours de la peine à comprendre les "petits" qui se laissent avoir en leur confiant encore leurs petites économies : les perdenats se ont eux, systématiquement.
La com du capital est bien faite : tout le monde peut devenir riche… sauf vous, mais ça, ils le découvrent après.
Bonne journée.
Très énervée la Gwynplaine apparemment,fumier dit-elle...pourtant je ne suis pas à la campagne !
T.P.Wilkinson,c'est la bible anti-banque et anti-corruption à la science infuse,alors !
Bien,bien...Je vais étudier ça, c'est certainement pas idiot,non ?
Ca vous arrive les filles d'être joyeuses de termps en temps,la vie est courte et vous avez la chance de vivre à la campagne...Les blogs d'internet sont cools, celui de Vachane un peu trop sérieux,non,la preuve vous êtes bien tristes ?
Mais non, pas triste ni trop sérieuse la vache
http://www.vachane-overblog.com/article-32592976.html
Bonsoir Sylvie ,j'avais oublié de préciser ou l'on pouvait trouver le long article auquel je faisais allusion car j'ai été retardé par des contretemps ,mais je vais le faire d'autant plus volontiers que j'ai lu le commentaire idiot (comme d'hab ) de notre pote de la m...
.L'auteur est le prof .T.P.WILKINSON
, et le texte en anglais se trouve sur le site - couterpunch.org- et s'intitule "THE RETURN OF THE ANCIENT REGIME " .On y apprend ,à partir de l'exemple grec que ce n'est pas par une
erreur de conception que l'U.E.a mis la charrue avant les boeufs ,mais VOLONTAIREMENT , de mème que le fameux Déficit Public n'est qu'un leurre ,créé artificiellement pour que l'Etat emprunte à
des BANQUES PRIVEES avec un taux d'intérét qui est destiné a accroitre la fortune des milliardaires qui comme par hasard possède ces banques en sous main évidemment .D'ailleurs cette astuce
nauséabonde n'est pas nouvelle ,MARX rappelle dans le CAPITAL qu'elle a été créée par la Sérénissime(Venise ) et les MEDICIS à FLORENCE . La persévérance sordide avec laquelle l'UE a refusé de
prendre en compte les RESULTATS NEGATIFS des référemdums effectués en FRANCE ,en IRLANDE et aux PAYS BAS , et la ratification forcée du Traité de LISBONNE sont la preuve de cette
infamie !!!! Je cite un paragraphe de ce remarquable document ,qui résume fort bien la pensée de l'auteur .." ..When the private banks which control the
CENTRAL BANKS ,directly in the case of the Bank of England ,la FED RESERVE (pour les USA ) ,Bank for the International Settlements,the World Bank ,etc ,or INDIRECTLY like the BUNDESBANK ,and to
some extent THE BANK OF FRANCE defined the rules for the EURO and created the European Central Bank (B.C.E.)as a FED CLONE , based on anti inflationary targets and limits on PUBLIC SECTOR
borrowing and debt ,they were establishing TOTALY RIGID ,ANTI DEMOCRATIC criteria for fiscal and economic policy in ALL THE MEMBERS STATES .Banks and " the market " are elevated to GOD LIKE
status where their demand are not only unilateral and not reciprocal but they are imunized against any DEMOCRATICS CLAIMS ,...They acquire in vey sense of the word "extraterritoriality" .Quite
literaly this means legal entities originally conceived only by act of legislature are by what must be seen as virtual divine right - beyond the scope of the very legislature that gave them their
charters and licences to DO BUSINESS .... " ET voilà ,ouf ,j'ai fini pour ce soir de parler de ces " fumiers réunis " la Droite ET la pseudo Gauche .. bonne soirée !!
Cette Europe en effet n'est pas une Europe des peuples. Et l'UE est bien un instrument anti-démocratique.
Conçu comme tel, du départ, le fonctionnement de la commission est un modèle d'anti-démocratie flagrant. L'abstention massive sur les élections européennes est une faute majeure dont nous sommes en partie responsables, car si l'UE doit continuer d'exister au lieu d'imploser, elle ne pourra s'amender que de l'intérieur, avec des élus portant au cœur de l'institution la lutte des peuples,
et donc… la lutte des classes !
Légère dépression passagère sans doute,ma chère...et l'air de la campagne,alors ?
Et oui c'est pénible quelquefois la politique,la gauche voulait bien l'Europe il me semble,non ?
Et dans un mariage il y a du bien et des soucis,je t'apprends rien...On a l'Europe et maintenant ,nous les bipèdes-prolos on doit assumer,et c'est pas fini !
De quelle gauche parlons-nous ? De celle qui lève le poing gauche et signe ou vote de la main droite ?
Quand ce n'est pas avec ses pieds, tant il est vrai que la gauche officielle française a failli, et continue de pencher du côté où elle finira par tomber, irrémédiablement.
Pour le mariage, on a inventé un remède : le divorce.
bien dit Sylvie ..
Oui peut qu'on devrait sortir de la zone euro ..On nous bien enfumé avec çà et cette Europe forte face à la mondialisation! ...alors que le spectre de la rigueur plane encore une fois ! ...En ce qui nous concerne , çà ne nous a pas profité , loin de là ...des prix multipliés par 3 ! ...et en fin de compte ...c'est encore qui , qui va trinquer ? ...les anglais savaient ce qu'ils faisaient ! ...
Amitiés.
Faut dire qu'après Thatcher, les anglais ne risquent plus grand chose… je plaisante.
Les gouvernements font la fête et trinquent, c'est nous qui avons la gueule de bois… et la finance rigole. Une petite anecdote : le mot "démocratie" n'existait pas en tant que tel dans le vocabulaire chinois. Ils ont donc fabriqué un mot à partir de deux idéogrammes existant : peuple roi.
Belle définition, mais nous en sommes à des années lumières !
Bonjour Sylvie ,je viens de lire que "des pas perdus " suggère que l'on devrait peut ètre sortir de la ZONE EURO .Mais ce n'est pas une éventualité peut ètre bénéfique ,c'est en réalité UNE NECESSITE ABSOLUE , car je viens de dégotter un article sensationnel ,révolutionnaire sans exagérer ,d'un professeur d'Economie et de Littérature de DUSSELDORF qui révèle noir sur blanc l'origine cachée de cette crise .C'était simple mais il suffisait d'y penser comme disait l'autre ; bien sur cette explication s'inscrit dans la reconnaissance de l'origine MARXISTE de cette pseudo crise ,j'emploi le mot pseudo sciemment car si la majorité des humains en souffrent les prédateurs accroissent leurs fortunes déjà indécente .Car il y a déjà prés d'un an qu'en Amérique mme Sassia SASKEND , professeur à Columbia et mr David HARVEY , autre universitaire de N.Y.C.l'ont démontré de manière péremptoire ,et les internautes (progressistes, c.a.d. ni REP. ni DEM ) les approuvent !! Seulement voilà comme partout ces esprits libres sont minoritaires ,et le plus difficile c'est de faire comprendre au peuple que "LA LIBERTE COMMENCE LA OU FINIT L'IGNORANCE " .Victor HUGO avait tout dit en quelques mots ....
Bonjour Gwynplaine,
tes commentaires sont toujours une mine d'infos. Cette "pseudo" crise car en effet elle est fabriquée de toute pièce et n'a rien d'inexorable, sert ses maîtres et créateurs. Il faut être plus qu'aveugle pour ne pas le voir. Les vieilles recettes sont toujours à l'œuvre, même parées des outils de la modernité. La loi des 20 - 80 (ou à peu près) est toujours de mise : en gros, 20 % qui accaparent 80 % de la richesse ; je soupçonne même que ce 20 % a baissé (les requins se dévorent entre eux) et que par contre leur part de gâteau a augmenté… ce qui semble logique puisque les derniers remparts (nos gouvernements… ?!) se rendent complices de ce pillage en règle.
La seule question qui vaille désormais : aurons-nous la capacité d'ouvrir enfin les yeux en tant que populations de nos états qui virent de plus en plus voyous et de les mettre dehors tant que nous avons encore en semblant de fonctionnement démocratique ? J'ai comme un doute…
Bien d'accord avec toi.Peut-être devrait-on sortir de la zone euro...?
Pourquoi pas ? Si l'euro devient un instrument d'asservissement des économies et des peuples, il doit être rejeté. Il nous a été "vendu" comme un simplificateur des relations commerciales et de la libre circulation des personnes dans l'espace européen. Cette simplification s'oppose désormais au droit des états à décider par eux-même de leur politique financière, entraînant de facto une perte de souveraineté nationale. Alors, restons logiques jusqu'au bout : soit on accepte la perte des derniers attributs de pouvoir souverain des états et chaque pays membre de l'Europe se transforme en une simple région européenne avec ses petites traditions locales pour amuser le populo (ce dont nous ne voulons pas à une très grande majorité je pense), soit on fait péter le poing sur la table à Bruxelles pour tout remettre à plat, et si ça ne suffit pas, on claque la porte.
Mais comme le dit Lucien, il faut des c… et une nation soudée derrière son chef d'état… tu vois où est problème, aujourd'hui ?
Bonsoir Sylvie,
Je rejoins pleinement CIB dans son analyse et je préconise déjà depuis bien longtemps que les nations nationalisent les banques au lieu de les engraisser à coups de milliards issus de l'usure qu'elles pratiquent. Les actionnaires se retrouveront alors avec un tas de merde à la place de l'or et les pays ne seront plue endettés.
Quel état, quel chef d'état aura le cran de le faire ? Je ne sais pas mais je reste persuadé que si l'un commence, ça suivra et les banques rabattront leur caquet de peur.
Bises
Béa et Lucien
Bonjour les Catalans,
les banques devant être l'outil du développement économique par le crédit accordé aux entreprises justifient en effet d'être nationalisées. La finance mondiale les a détournées de cet objectif au seul profit des actionnaires et des spéculateurs. Alors, soit elles se remettent au service de l'économie réelle productive de richesses et d'emploi, soit elles restent aux ordres des vautours, et dans ce cas, il faut les taxer à mort. Histoire de leur reprendre ce qu'elles ont volé au monde du travaiL.
Bises dominicales.
bonjour Sylvie,
J'ai posé sur mon blog une question : notre système actuel étant basé sur la cupidité, si l'on ne peut changer l'homme, peut-on changer de système ? Voilà je pense un sujet de plus à ta réflexion... hi hi hi.
Et puis j'ai posté un discours de Mirabeau à l'assemblée constituante. Il demandait que soient confisqués les biens des plus riches. Il fut entendu. Le seul moyen de s'en sortir est la répartition des richesses ou l'anéantissement de la monnaie. Tu avais une montagne d'or, tu te retrouves avec une montagne de merde. Le mieux est donc de distribuer la merde pour être épandue dans les champs, que les récoltes soient bonnes etc.... On se retrouvera vite au même point, mais au moins on aura pu souffler un temps... Bonne journée à toi.... CIB
Nous sommes nombreux à penser que le système peut et surtout doit être changé. Nous faire croire le contraire est la grosse ficelle avec laquelle nos gouvernements essaieront de nous pendre. Qu'allons-nous faire ?
La question et la réponse sont là. Changer. Pour une autre politique.
Ce qui suppose changer les politiques en place. Ils ont failli.
peut être peux tu tendre une oreille vers cette émission où Jacques Généreux est, une fois de plus, tellement magistral que ses interviewers en restent bouche bée:
http://www.dailymotion.com/video/xday9w_j-genereux-l-esprit-de-munich-a-env_news
Amitiés
Excellent, dans tous les sens du terme.
http://www.dailymotion.com/video/xday9w_j-genereux-l-esprit-de-munich-a-env_news
bonjour Sylvie
je suis entièrement d'accord avec ton article !!
bien dit et expliqué -
oui le straders - les banques - les retraites et parachutes dorés
et les petits ne se serrent plus la ceinture - ils n'en ont plus - vendue pour acheter du pain !!
chienne de vie - une guerre civile ? j'y pense souvent
mais non impossible de nos jours -
bises et bravo
Lady Marianne
Certaines guerres ne disent pas leur nom ; la guerre économique est tout aussi redoutable, bien que le sang ne coule pas de façon visible.
La vraie guerre découle bien souvent de la première, pour peu qu'un chef en devenir sache utiliser la rancœur accumulée par un peuple et puisse désigner un "coupable" bouc émissaire. Sur ce plan, Hitler a été un maître. Ne pas l'oublier, pour éviter que cela ne se reproduise.