Mercredi 27 janvier 2010
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Les Oligarques
Parfois le voile se déchire. L'affaire Proglio jette un coup de projecteur soudain sur
l'oligarchie au pouvoir dans notre pays. Officiellement, les néolibéraux démantèlent l'Etat pour rétablir le libre jeu du marché. Officiellement les compétiteurs privés qui s'y affrontent sont
des amis du risque. Mais en réalité, les néolibéraux organisent la colonisation de l'Etat bien plus que sa destruction. Les capitalistes adorent les gains faciles et les rentrées assurées. Ils
s'épanouissent parfaitement à l'ombre protectrice de la puissance publique transformée en gardienne vigilante de leurs profits. C'est pourquoi par exemple ils sont si déterminés à casser
l'Assistance-Publique Hôpitaux de Paris. Pensez donc, cette « forteresse » concentre 80% de l'offre de santé dans le secteur public à Paris. Or le marché de la santé est un eldorado pour le
capital : des clients captifs, un financement garanti par l'assurance maladie... le jackpot assuré !
Le cœur de l'affaire Proglio, c'est cet effacement de l'intérêt général. Un service public
historique est placé sous la direction du patron d'une entreprise privée concurrente. La soumission d'EDF aux intérêts privés commence dès l'embauche. Au mépris même de l'efficacité du service
public. Rappelons que l'an dernier, les lignes frappées par la tempête ont pu être réparées en quelques jours grâce au travail bénévole d'électriciens retraités. EDF peut-elle susciter ce
dévouement au bien public tout en payant son président en référence aux pratiques des grandes entreprises capitalistes ?
Dès lors notre
combat ne peut se résumer à la défense de l'Etat. Il est avant tout celui de l'intérêt général. Pour des républicains, cela va de soi. Pour les sociaux-démocrates, ce n'est pas le cas. Car
ceux-ci sont assez largement indifférents à la nature politique de l'Etat et donc aux moyens d'assurer la souveraineté populaire : institutions, implication populaire, méthode de
gouvernement...
Le PS a d'ailleurs une difficulté à caractériser la politique de Sarkozy : ultra-libéralisme ou recentralisation ? Or la cohérence des réformes sarkozystes est la remise en cause à tous les
niveaux de l'intérêt général et la soumission de tous les pouvoirs aux intérêts de l'oligarchie. Une exigence en découle, en France comme en Amérique Latine. Une révolution démocratique.
© Le Parti de Gauche
Par Sylvie Boussand
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Publié dans : Parti de Gauche
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Mais de toute façon la décision est déjà prise en haut lieu par un rase motte.
Amitié
Pat
tu ne dois pas être loin de la vérité. Nous en aurons vite confirmation…
En sarkozie, le pire est toujours proche.
Ok pour la démocratie, et secoue moi les puces si je tarde trop !
la goutte en période de rhume des foins.
La dérégulation est en marche, même dans ce qui reste du service public.
Courage !
Une chose est sûre : nous ne serons pas entendu en restant sur des positions corporatistes ou sectorielles.
Seule une action ou un mouvement de masse pourra faire bouger les lignes et les repousser.
Désigner le sujet de polémique à la vindicte populaire est une bonne méthode, bien servie par la majorité des grands médias.
S'en emparer n'empêche cependant pas de regarder derrière…
ou à côté… il y faut cependant tout autant d'acharnement
que n'en produisent les enfumeurs.
Veolia par contre Nico n'accrochera pas Dominique à un croc de boucher ...
Bon anniversaire Mr le president ,profitez en vite car les français ne sont ps si cons que celà....¨Placez vos copains qui à la tête des grandes entreprises ,qui
dans les ministères ,qui dans les ambassades ...Il n'est de privilège qui s'abolisse
nous sommes dans le pays de la revolution française...Merde!
Bises de Don Marco segolin (nouveau nom pour nouveau depart)
Voici un article que j'ai apprécié sur le sujet:
http://deridet.com/Vous-n-avez-pas-aime-le-projet-de-constitution-europeenne,-vous-allez-detester-le-traite-de-Lisbonne-!_a1913.html
Bises du soir à toi
consulté directement, avait pourtant dit "non".
On n'a pas fini d'en parler de ce traité, et d'en peser les conséquences.
Pas sympa pour les autres dirigenats du CAC40...
Bises.
Mais la double casquette est détestable.
Il y a peu encore, les patrons du "public" à la fin de leur contrat allaient pantoufler dans le privé, tout auréolés de leur gloire
de grand capitaine d'industrie. Avec des résultats très… mitigés !
Maintenant, ceux du privé viennent se "sucrer" dans le public
(ou ce qui en reste) et garderaient aussi les deux pieds dans le privé ?
Si ce n'est pas du conflit d'intérêt, ou de la légèreté (ce dont je doute) reste la seule explication de l'opération : dépeçage du service public.
Et pour les basses œuvres, les mercenaires sont les meilleurs.