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Bien. Donc, le 7 septembre, nous étions (très) nombreux dans la rue. Formidable. Nos gentils députés vont se prononcer sur ce projet de loi, maquillé depuis le dernier conseil des ministres en projet de loi avec "avancées" sociales fortes genre marchand de tapis : hier, je te le faisais à 20 %, aujourd'hui, parce que tu as une bonne bouille, je baisse à 10 %, t'es content là ? L'extase est proche… Pécresse ce matin se pâmait à Télé Matin.
Il me semble avoir compris que le "10 %" en question, une fois acté, passerait devant une sorte de "commission"… qui donnerait son accord. Ou pas. Et puis, les grilles avec attribution de pourcentage selon le "handicap", ça se révise, non ? Autre détail : le nombre des heureux bénéficiaires est déjà estimé à 30 000 cas par an ; on fait comme pour les quotas d'expulsion ? Et si il y a 45 000 cas une année ? On les prend tous, ou on applique le numerus clausus ? Il n'y a bien que des gogos et des bobos pour se laisser prendre à cette dialectique de dupes.
Pour un œil… la gueule entière ! Non, ce n'est pas un référentiel de taux d'incapacité. C'est ce que nous devrions faire : un gouvernement élu démocratiquement pour nous enfoncer chaque jour un peu plus dans la précarité nous pique un œil ? On lui éclate la tête ! Loi du talion version plèbe : normal, on est, nous les petits, les plus nombreux. Oui mais voilà : nos gentils syndicats nous la font, une fois de plus, façon petits pas de danse. Vous avez remarqué le silence du MEDEF ?
Le pouvoir de nuisance de notre gouvernement n'est plus à démontrer. Dans les rapports de force, la balance penche toujours du côté de celui qui a le plus fort pouvoir de nuisance ; à ce petit jeu, nous perdons. Seule une grève générale et illimitée permettrait d'inverser ce rapport de force. Pas facile, de sacrifier des jours de salaire, quand la laisse des factures et des remboursements de crédit nous serre la glotte chaque fin de mois. C'est clair. Juste une question : ce que nous préservons aujourd'hui, à quel prix allons-nous le payer demain, après-demain ? Cher, très cher. Il y a des économies que nous n'avons plus les moyens de faire.
Alors, les "mots" d'ordre du 15 et du 23 septembre, cette fois, ce sera sans moi. Le 23 septembre, on va, soi disant, mettre "la pression" aux sénateurs… ? Bien ; il faudra déjà en réveiller une bonne partie. Sinon, avec un sénat encore plus à droite que l'assemblée nationale qui votera le petit doigt sur la couture du pantalon, dans lequel bien des députés "font" à longueur de journée, entre la peur de déplaire au Chef, oui chef, et celle de ne pas retrouver LEUR siège aux prochaines législatives, il faut être d'un optimisme un peu frappadingue, non ?
Bon, histoire de finir sur un brin de folie, une petite vidéo sympa, au cas où vous croiriez encore (là, c'est incurable, allez tout de suite donner au Trésor Public vos livrets A et vos PEL) que cette réforme est inéluctable. Je terminerai en rappelant que le parti de gauche, membre du font de gauche, est fermement décidé à abroger ces mesures en cas de victoire en 2012. Camarade, mets ça dans un coin de ta mémoire…
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