Vachane, le blog
En 1973, la loi Pompidou-Giscard interdit à l'état français de se faire financer par sa propre banque, La Banque de France, et l'oblige ainsi à se financer sur les "marchés", c'est à dire auprès des banques privées. Les traités européens de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123) verrouilleront à triple tour cette obligation. Car dans le plus pur esprit capitaliste débridé, ou libéral acharné et aveugle, au choix, le traité de Lisbonne confirme l'interdiction, en son temps faite aux banques centrales étatiques, à la Banque Centrale Européenne de préter aux états membres de la zone europe et euro. Mais la BCE a le droit de prêter aux banques privées, à 1,25 % aujourd'hui.
Pour rappel, Monsieur Valéry Giscard d'Estaing s'est payé par deux fois la tête du peuple français en le livrant aux banques par le biais de l'Etat : sa loi de 1973, et sa rédaction du TCE devenu par la grâce de Monsieur Sarkozy le Traité de Lisbonne. Depuis, l'accordéoniste auvergnat s'est reconverti dans la littérature rose fictionnelle. Tout en continuant d'émarger au titre de ses différentes retraites à un état qu'il a si bien desservi. Alors, la posture du vieux sage singe invité aux JT pour nous faire la morale… il peut se la mettre… Restons correct.
La différence entre des emprunts financés par la Banque de France, et ceux financés par des banques privées, c'est ce graphique, élaboré à partir des données de l'INSEE, de 1979 à 2008. Inutile de préciser que cela ne s'est pas arrangé ces deux dernières années, grâce cette fois à l'homme en or des nantis, des CAC quarantistes, du patronat, et des lobbies en tout genre… Mais qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça ? J'ai bien des réponses, mais la décence d'une part, une certaine prudence dans mes propos d'autre part, qui plus est un 11 novembre, me font clore ce post en vous laissant, lecteurs, penser ce que vous voudrez.
La dette à fin 1979 était de 239 milliards d’euros, déjà
injustifiables ;
la dette à fin 2008 s’établit à 1 327 milliards d’euros !
Ainsi,
entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1 088 milliards d'euros
et nous avons payé 1 306 milliards d'euros d'intérêts.
Si nous avions pu créer notre monnaie — faire exactement ce qu'ont le droit de faire les banques privées — la dette publique serait quasiment inexistante aujourd'hui.
bon, alors tout d'abord, si on veut commenter sur ton blog, on doit se taper une page La Redoute ma belle. Est-ce normal ?
Ensuite, je te fais part d'une crainte au sujet de Mélenchon. Ne serait-il pas là pour jouer le méchant, récupérer la gauche du PS et la ramener dans le panier du marié au deuxième tour des élections ???
La Redoute… je ne sais pas à quoi cela tient, cela le fait parfois. Chiant.
Pour ce qui est de récupérer la gauche du PS, c'est clair que leur vote serait plus constructif s'il est pour nous. L'enjeu est le premier tour, et d'être en tête de la gauche. Et donc d'être au second tour en tant que Front de Gauche. Ambitieux ? Oui, mais les demi-mesures sont vaines, alors, autant viser haut. Si tel n'était pas le cas… Mélenchon devra tenir compte des positions de nos alliés communistes, gauche unitaire, FASE et autres en tant que candidat, mais il nous dit régulièrement que nous n'en ferons (les militants) qu'à notre tête, alors… reste bien sûr à voir qui serait dans ce cas les deux qualifiés du second tour. Depuis le temps que le PS ronronne sur son matelas d'élus et d'électeurs sans plus se soucier de ses derniers en oubiant régulièrement ses promesses, une surprise n'est pas à exclure. Bon, on verra ça dans moins de 6 mois maintenant.
C'est pourquoi Mélenchon se dit favorable à un audit de la dette
Moi aussi ; pétition en ligne ici :
http://www.audit-citoyen.org/
je crois qu'avant cela il y a eu l'abandon du système Bretton Woods et donc de l'étalon-or, volonté farouche des américains qui ont pu ensuite faire marcher la planche à billets, inonder "les marchés" de monnaie de singe. Cela a permis d'ouvrir les crédits sans limite aux Etats, et la suite, nous la connaissons. Meuh, radicalement je dirais : on s'en fout. Ces dettes ne sont rien, du virtuel, des moyens de pression. On n'a qu'à dire qu'on ne doit plus rien et pis voilà !
Sans oublier le new deal de Roosevelt… pas parfait, mais globalement de bons résultats après le choc de la crise de 1929.