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Vach'ment bien dit

Samedi 5 janvier 2013 6 05 /01 /Jan /2013 17:20

La période est aux vœux. Rien de bien nouveau, comme tous les ans à la même époque… les vœux sont de rigueur. Et maintenant ? En quoi cette année qui commence serait-elle plus favorable ou défavorable que celle qui vient de s'achever ? Les actes posés l'an dernier sont-ils ou non fondateurs d'un mieux être ou d'un mieux vivre pour les mois à venir ?

 

Je n'ai pas de réponse. Du moins pas de réponse en prêt à penser. Un prêt à penser qui serait à l'esprit ce que le prêt à porter est à la mode : cela peut convenir à peu près à tout le monde, objet sinon de désirs du moins d'envies, oublieux de l'utilité première d'un vêtement, étalé, photos à l'appui dans la presse, les publicités, et qui, par la grâce incontournable de l'effet de masse, devient l'indispensable code vestimentaire hors lequel point de reconnaissance sociale.

 

N'ayant pas de réponse en prêt à penser, et, il faut être honnête, ne voulant pas de ce prêt à penser là, je n'irai pas non plus le chercher du côté de la haute couture des esprits géniaux ou prétendus tels. Qui plus est, c'est bien connu, les grands esprits quittent la France. Mieux, ils la fuient ! Diable. La fuite de Varennes version XXIe siècle ? L'année commence donc avec ces fuites, ou plutôt devrais-je dire, la suite des fuites de la fin de l'année dernière et de toutes celles d'avant ?

 

Comment s'y retrouver ? Comment surnager au milieu de cette inondation ? Fuite des cerveaux. Fuite des capitaux. Fuite des grands esprits. Fuite des grands talents… STOP ! Y'a pas un plombier, même polonais, pour serrer les boulons ? Arrêtez de nous emmerder avec ces fuites ! Notre pays ne vaut-il que par un Depardieu, un Bernard Arnault, une Brigitte Bardot ou je ne sais quel footballeur ? Si l'herbe est plus verte ailleurs, bon vent ! Et si l'idée de partager un tant soi peu est par trop extravagante pour certains, qu'ils aillent au diable, ce sera là mon vœux le plus sincère.

 

Et je pense. Oui, je pense. Cela m'arrive.

 

Je pense à tous les praticiens hospitaliers, aux personnels soignants, qui du 1er janvier au 31 décembre ont été là, dans leurs services, aux urgences, dans les blocs opératoires, pour faire de leur mieux, avec parfois trop peu de moyens, l'année dernière et qui continueront cette année encore. Je pense à tous ceux qui dans leurs entreprises ont fait de leur mieux pour produire avec sérieux et fierté de leur ouvrage. Je pense à ces artisans, ces commerçants qui sans ménager leur peine, sans compter leurs heures, ont apporté satisfaction et services à leurs clients. Je pense à ceux qui, sans emploi, ont sermonné  leurs enfants pour qu'ils travaillent bien à l'école afin de réussir des études qui, peut-être, leur ouvriront les portes d'un bon emploi et les rendront fiers d'une réussite par procuration. 

 

Je pense à ceux qui se dévouent sans compter, retraités, bénévoles, dans des associations, parfois seuls dans leur immeuble ou leur village, en étant attentifs à ceux qui sont isolés et ne mégotant pas des petits gestes au quotidien : un sourire, un mot gentil, une course faite, un café pris ensemble… pas besoin d'argent planqué sous le matelas ou en Suisse pour donner et donner encore de l'espoir et de l'affection.

 

Je pense à cette multitude de gens biens, de gens sérieux, honnêtes, travailleurs, simples, aimants, dévoués… je pense à eux, et eux, c'est l'écrasante majorité. Et franchement, ces gens là, ils méritent mieux. Alors, cette année encore, modestement, je vais me souhaiter d'avoir assez de volonté, de courage pour apporter ma petite pierre à la construction d'un pays grand et généreux. Cette année, je vais nous souhaiter à tous d'être des têtes dures, d'oublier le prêt à penser, de refuser ce qui nous serait présenté comme inéluctable et de voir enfin à quel point nous sommes nombreux et à quel point nous sommes capables de belles et bonnes choses. Ensemble. Avec tolérance. En toute humanité.

 


Par Sylvie Boussand - Publié dans : Vach'ment bien dit - Communauté : resilience
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Mercredi 21 novembre 2012 3 21 /11 /Nov /2012 06:31

Hollande le culbuto a encore frappé. Alors qu'il s'apprête à tenir une promesse de campagne (vous noterez que c'est une promesse qui ne coûte pas un sous à l'Etat) il perfectionne son moonwalk : avancer en reculant, à moins qu'il ne recule en avançant ? Comme tout culbuto qui se respecte, il tangue un coup à gauche, un coup à droite, en avant, en arrière, mais in fine toujours debout avec un centre de gravité tellement bas qu'il se confond avec le plancher des vaches.

 

Donc, les maires pourront "s'abstenir" de procéder à un mariage gay ou lesbien en déléguant. Sacrée nouvelle ! Dis donc, président Hollande, cela fait un sacré bout de temps qu'un maire peut ne pas célébrer un mariage, pour quelque raison que ce soit, en déléguant un de ses adjoints, ou de façon exceptionnelle un conseiller municipal ! Il lui suffit de dire qu'il n'est pas disponible : mariage de sa grand-mère à l'autre bout de la France, gastro-entérite aïgue… Il y a même des jeunes mariés ou des vieux mariés qui ne veulent surtout pas avoir à faire au premier magistrat de la commune et ne se gênent pas pour le faire savoir en demandant que leur mariage soit célébré par tel ou tel des adjoints.

 

Le maire est officier d'état civil. Ses adjoints le sont aussi quand ils suppléent le maire pour un mariage, ou lors de formalités requises lors d'un décès. Par dérogation, un conseiller municipal fera l'affaire. Lecture des actes lors d'un mariage : devant nous ont comparu… en l'absence du Maire et du premier adjoint, empêchés… (quand je procédais à des mariages dans mon ancienne commune de Mably où j'étais deuxième adjointe). Depuis 2008, n'étant que simple conseillère municipale, cela ne m'a pas empêchée de célébrer un mariage, à la demande des futurs époux qui tenaient à ce que ce soit moi qui officie.

 

Hollande avait-il besoin de faire cette sortie ? Aucunement. Les "petits" arrangements ont toujours existé, sans faire de vagues. Leur donner une sorte d'officialité est gênant, surtout quand elle vient du Président de tous les Français, garant de l'égalité de traitement des citoyens et de l'application des lois françaises sur tout le territoire. Partout, pour tous. Nouvelle figure de style de Culbuto Premier… La prochaine étape, c'est quoi ? Vous êtes maire, mais vous pourrez déléguer ce que bon vous semble si cela vous pose problème ? OK loulou, alors, démissionne et rentre chez toi ! Un maire n'est pas là pour se faire plaisir, mais pour servir ses concitoyens, dans le respect de la loi. La loi, rien que la loi, et toute la loi.

 

Pour revenir au mariage LGBT, le problème de conscience soulevé ne peut être que religieux. Sinon, quelle autre raison ? Homophobie ? C'est un délit. Un maire ne saurait être, à priori, un délinquant, n'est-ce pas ? Alors foin d'hypocrisie judéo-chrétienne. Appelons un chat un chat.

 

Donc, problème religieux. La République est indivisible ET laïque. Monsieur le Maire n'est pas Monsieur le Curé. Et se doit d'observer la plus grande neutralité du point de vue religieux. Donc, faire abstraction de ses croyances personnelles et privées. Un point c'est tout. Il n'y a pas à se tortiller dans tous les sens. Et si la pilule ne passe pas, on délègue, discrètement, comme on l'a déjà fait maintes fois sans faire d'esbroufe ! Pas besoin d'en faire des caisses.

 

Oui mais… ah, les cathos sont descendus dans la rue ces derniers temps… pour un exercice en temps réel et une belle démonstration de tolérance et d'ouverture d'esprit. Aime ton prochain… c'est bien ça ? Avec mômes et poussettes. C'est vrai que chez ces gens là, on ne fornique pas. C'est vrai que chez ces gens là, les enfants sont si bien élevés qu'ils ne peuvent en aucun cas se révéler plus tard homosexuels… Je respecterai la liberté de pensée des cathos intégristes le jour où ils descendront dans la rue pour exiger la liberté de mariage pour les prêtres et condamner avec la plus grande fermeté tous les pédophiles, qu'ils "œuvrent" en soutane ou en caleçon de grand couturier !

 

L'Organisation Mondiale de la Santé a rayé en 1973 l'homosexualité de la liste des maladies mentales. En Iran, et dans quelques autres pays, on pend aujourd'hui des homosexuels. Sous couvert de "réflexions" visant à discréditer le mariage LGBT, un "homme de Dieu" s'est permis d'affirmer que les enfants de familles homo-parentales avaient une tendance lourde à gonfler les rangs de la délinquance et des maladies mentales !  Pour compléter ce tableau charmant, il aurait peut-être dû préciser que cela ne concernait, bien sûr, que les prolos et les habitants de banlieues défavorisées ? J'aimerai bien savoir où il a trouvé des statistiques sur ce sujet ? Un "homme de Dieu" pourrait-il mentir pour apporter de l'eau à son bénitier ?


Il existe des questions qui en effet posent problèmes, en particulier celle des mères porteuses. Ce n'est pas en agitant les esprits moutonniers ou la Bible qu'elles trouveront une réponse. Et il faudra bien un jour faire le procès de la société de consommation, cette société consumériste qui nous apprend dès notre plus jeune âge que tout à un prix, et que, partant de là, tout peut s'acheter… C'est à ce prix là que l'être humain pourra entrer la tête haute dans une ère altruiste et généreuse. Mais là, je m'égare…

 


 

Message de Judith Silberfeld

 

"Chèr-e-s ami-e-s, chère famille, chèr-e-s proches hétéros,

Vous n'êtes pas dans le «milieu» donc vous ne le savez peut-être pas encore, mais le 16 décembre, les associations qui se battent pour que nous, homos et bis, ayons les mêmes droits et devoirs que vous, appellent à une manifestation à Paris. Pour répondre aux manifestations homophobes de ce week-end, demander au gouvernement de réagir aux insultes qui nous pleuvent dessus quotidiennement, montrer que nous existons et que l'égalité entre les citoyen-ne-s ne se discute pas, ne se négocie pas.

Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais ce que nous vivons actuellement, et encore plus ces dernières semaines, est très violent. Entendre répéter que nous déstabilisons la société (si seulement), que nous autoriser à nous marier légitimerait l'inceste (mes copines violées par leur père ou leur frère témoigneront de l'hétérosexualité de ces derniers), que nos enfants n'ont pas le droit d'être reconnus par la société dans laquelle ils/elles grandissent, c'est violent. Ça fait mal. Ça met en colère. Parfois ça donne envie de chercher refuge avec des gens qui comprennent ce que nous ressentons. Donc entre nous. Mais ces gens, ça pourrait aussi être vous.

Nous n'avons pas les moyens humains ni financiers des organisateurs/trices des manifestations homophobes mais nous avons des ami-e-s, des familles, des proches. Et nous n'avons jamais eu autant besoin de vous. De vous voir. Que vous vous fassiez entendre. Que vous vous montriez à nos côtés. Alors le 16 décembre, je compte sur vous. Soyez là.

Suivez Judith Silberfeld sur Twitter: judeinparis


Par Sylvie Boussand - Publié dans : Vach'ment bien dit - Communauté : resilience
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Samedi 29 septembre 2012 6 29 /09 /Sep /2012 12:05

Un régal à lire. Pour ceux qui ne pourront pas être demain à Paris, je vous conseille la lecture attentive d'un excellent article intitulé "En sortir" de Frédéric Lordon, publié mercredi sur son blog. Une occasion, si besoin était, de mettre en lumière l'imbécilité sans nom du Pacte budgétaire (TSCG) et par ricochet, l'imbécilité (à moins qu'il ne s'agisse de complicité délibérée ?) encore plus grande des députés, qui le ratifieraient, s'abstiendraient ou joueraient le petit jeu hypocrite de l'absence sur son banc.

 

Je serai demain à Paris, avec quatre bourbonnais compagnons de co-voiturage, membres du Parti de Gauche, et / ou sympathisants du Front de Gauche. Ce n'est pas parce que l'on est des prolos qu'il faut nous prendre pour des cons. Les prolos aussi savent lire, et ont un cerveau pour COMPRENDRE ce qu'ils lisent et ce qu'ils voient. Compris ? Notre patience ne sera pas aussi longue que la liste sans fin des sacrifices imposés aux populations pour le plus grand bonheur des détenteurs de capitaux, quels qu'ils soient.


Je vous laisse avec cet extrait assez significatif de l'article de F. Lordon, qui ne manquera pas de vous inciter à aller sur son site pour le lire en entier.

 

 

 

Le parti des créanciers ou celui des débiteurs

Les propositions hétérodoxes qui rivalisent d’inventivité pour monter des solutions de refinancement des Etats toutes moins coûteuses les unes que les autres ont sans doute l’heureuse propriété d’alléger le service du fardeau… mais pas son poids principal – ainsi de la proposition de Roosevelt 2012, qui s’escrime encore à chercher des voies traités-compatibles, avec passage par l’intermédiaire d’un établissement bancaire public qui tirerait sa ressource de la BCE pour la transférer à marge nulle à l’Etat, ou bien de l’autorisation du financement direct des Etats par la BCE à taux très faible, etc.


Or le problème se trouve moins dans les flux que dans les stocks. On rappellera tout de même que la dette publique espagnole passe de 36,1 points de PIB en 2007… à 68,5 en 2011 – multipliée par deux. Celle de l’Irlande, de 25 à 108 % sur la même période – multipliée par quatre, qui dit mieux ! On défendra difficilement la thèse qu’Espagnols, ou Irlandais se sont jetés frénétiquement sur les médicaments ou bien ont décidé de partir en retraite à 40 ans (comme les traders, au passage) : c’est le désastre de systèmes bancaires irresponsables qu’ils ont sur les bras. La France, dont la dette passe de 63,8 % de PIB à 85,8 %, le Portugal de 62,7 % à 107,8 % [10], payent eux aussi les dégâts de la finance, mais indirectement et par récession de credit crunch interposée – faut-il redire que tout ceci a commencé avec la crise des subprime en 2007-2008 et que, médiatement ou immédiatement, les populations européennes éclusent les petits désastres de la finance privée (que l’Union a si gentiment déréglementée pour elles) ? De tout ce surplus de dette, indiscutablement né de la crise financière, il faut dire que nous ne sommes pas comptables. Et par conséquent que nous ne le payerons pas.


Le paysage de la politique économique, notamment budgétaire, ne commencera à changer vraiment qu’avec, oui, des taux d’intérêt souverains équivalents à ceux que les banques centrales accordent gracieusement aux banques privées pour les tenir à bout de bras, mais surtout avec 20 à 40 points de PIB de dette publique en moins. Il est vrai que pour que ce paysage-là change ainsi, il faudra préalablement en avoir chamboulé un autre, celui de l’Union européenne elle-même. Mais tout ça va du même pas en vérité puisqu’il suffirait d’annoncer le refus d’« honorer » tout ou partie de la dette publique pour qu’aussitôt explosions financière, monétaire et institutionnelle s’entraînent l’une l’autre. C’est bien là le genre d’idée propre à dégonder les amis de l’Europe (telle qu’elle est), qui hurleront à l’insanité mentale, peut-être au nihilisme des irresponsables attachés à tout détruire. Pour ne rien leur cacher, sinon tout détruire, du moins détruire tout ça, c’est en effet un peu le but de la manœuvre…


Car à la fin, il faut avoir un peu de suite dans les idées et, si ça n’est pas trop demander, procéder logiquement. En l’occurrence, la prémisse réside dans le constat que nous vivons une de ces époques historiques de surendettement généralisé – et passons sur le fait que ce surendettement de tous les agents (ménages, institutions financières, Etats) est le produit même du néolibéralisme… – : les ménages se surendettent sous l’effet de la compression salariale ; les banques se surendettent pour tirer, par « effet de levier », le meilleur parti des opportunités de profit de la déréglementation financière ; les Etats se surendettent par abandon de recettes fiscales sous le dogme de la réduction des impôts (pour les plus riches). De cet énorme stock de dette, il va bien falloir se débarrasser. Or la chose ne peut se faire que selon deux options : soit en préservant les droits des créanciers – l’austérité jusqu’à l’acquittement du dernier sou –, soit en allégeant le fardeau des débiteurs – par l’inflation ou le défaut. Nous vivons à l’évidence en une époque qui a choisi de tout accorder aux créanciers. Que pour leur donner satisfaction il faille mettre des populations entières à genoux, la chose leur est indifférente. C’est à cette époque qu’il faut mettre un terme.

 

© Frédéric Lordon

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Vach'ment bien dit - Communauté : resilience
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Vendredi 28 septembre 2012 5 28 /09 /Sep /2012 13:17

Ecrivez au député de votre circonscription

ou à tous les députés de votre département en un seul clic !

Courriel à signer sur le site indiqué en lien ci-dessous

sur la page d'accueil, à droite.

Inondez leurs boites mails, et faites suivre à tous vos contacts !

 

 

http://www.stopausterite.org/

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Vach'ment bien dit - Communauté : resilience
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Samedi 21 juillet 2012 6 21 /07 /Juil /2012 09:18
Du temps libre cet été, envie de vous muscler le cerveau et l'argumentaire ? Allez fouiner du côté de la Bibliothèque résistante, une initiative d'un camarade du Parti de Gauche, Cyrille.
"Ce site est une bibliothèque de documents texte, audio ou vidéo, couvrant de multiples sujets, et ayant tous en commun de dévoiler une vision alternative à la pensée dominante véhiculée par les grands médias.
La constitution de cet agrégat a donc pur objet d'aider le lecteur à développer ou consolider une pensée critique nécessaire à la compréhension du monde présent et de sa décadence. Le monde d'après est à construire sans délais.
Ce site présente également une suggestion d'ouvrages à lire".
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Vach'ment bien dit - Communauté : resilience
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