Vach'ment bien dit

Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /2010 10:57

Cela vous est déjà arrivé, de lire quelque chose, et de vous dire :

bon dieu, mais c'est bien sûr !

Je vous invite à lire l'article ci-dessous, qui résume parfaitement l'impression qui me taraude depuis déjà pas mal de temps. Rien n'est le fruit du hasard, ou si peu…

 

Merci à Caleb pour cette lucidité, bien nécessaire en ces temps nauséabonds.

 

 

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Quand la politique du gouvernement prend (enfin) tout son sens

Posté par calebirri le 8 août 2010

 

 

Les dernières statistiques concernant l'emploi sont tombées : les chiffres, de quelque côté qu'on les prennent, doivent être vraiment très mauvais, car même l'INSEE n'a pas réussi à en faire une interprétation positive. Bien sûr le gouvernement argue sur le fait que la baisse est moins forte en France qu'ailleurs (ce qui est à relativiser) et se fait presque une victoire de la montée de l'intérim par rapport à toutes les autres catégories.

 

Mais derrière cette façade, c'est toute la politique du gouvernement qui prend ainsi son sens : la création du chaos social, afin de justifier l'établissement d'un pouvoir fort et autoritaire, basé sur la répression et l'injustice sociale.

 

Les deux facteurs principaux sur lesquels est basée la politique actuelle sont la sécurité d'une part, et l'appauvrissement des plus faibles d'une autre. Si on regarde bien les réformes engagées depuis l'élection présidentielle, on s'aperçoit que les riches ont bénéficié d'une politique très avantageuse (crédits d'impôts, bouclier fiscal, défiscalisation des heures supplémentaires, casse du droit du travail, réforme des retraites…), tandis que les pauvres ont vu leurs maigres avantages fondre à vue d'oeil (précarisation des emplois, recul du crédit, hausse des tarifs du gaz et de l'électricité, licenciements massifs, suppression ou conditionnement des aides sociales…)

 

ce constat est sans doute bien éloigné des discours de façade et des promesses sociales de notre président, mais les chiffres sont cependant en totale corrélation avec la réalité des mesures entreprises par le gouvernement : bénéfices des banques en hausse, bonus et dividendes versés comme il se doit, niches fiscales et paradis fiscaux toujours en service, remboursements et dégrèvements de taxes diverses… le petit monde des riches ne se plaint pas. Tandis que les pauvres trinquent, de plus en plus précarisés : baisse de la consommation, de la confiance, augmentation des conflits sociaux, et… augmentation de la violence ??

 

Là aussi, les chiffres nous montrent, même trafiqués, qu'en réalité la violence n'augmente pas, et pour faire simple qu'elle est plutôt stable. S'il serait bon à cet instant de s'interroger sur le double langage tenu par le gouvernement qui nous annonce à la fois ses réussites en matière de sécurité et la guerre contre la délinquance (qui est paraît-il le problème prioritaire de tous les Français…), il ne faudrait pas s'arrêter là, mais regarder les faits. Puisque la violence n'augmente pas mais qu'on veut la combattre, puisqu'on fait tout pour résoudre la crise mais qu'on n'y arrive pas, c'est qu'en réalité on veut la violence et on soutient la crise.  Et à ceux qui se demandent quel peut être l'intérêt, pour un gouvernement, d'inciter à la violence et à la crise économique, on peut répondre par l'Histoire toute entière, qui a été façonnée par les guerres et les crises, et qui seules permettent aux gouvernants de continuer à exercer leur pouvoir tout en imposant des restrictions aux peuples qui ne les acceptent que contraints et forcés.

 

En effet, l'élection d'un pouvoir faible qui n'engendre ni conflits ni de bouleversements économiques est un pouvoir qui ne se perpétue pas, tandis qu'un gouvernement jouant sur les peurs et sur les faiblesses humaines a toutes les chances d'engendrer la réalisation de ces peurs et de se positionner comme seul capable de les faire disparaître… et d'être plébiscité par la suite pour résoudre ces problèmes.

Et puisque ce gouvernement s'est positionné presque exclusivement sur les politiques économiques et sécuritaires, il lui faut pour être crédible engendrer violence et crise économique. Ainsi il sera en mesure d'établir un gouvernement fort et autoritaire, pour lutter contre « les monstres » qu'il a lui-même créé. Au lieu de se faire juger sur son incompétence à régler les vrais problèmes (le changement climatique, la mondialisation, la misère et la corruption généralisée), il se met en position de n'être jugé que sur la gestion d'une situation de crise qu'il aura lui-même précipité, en se servant de celle-ci pour augmenter son pouvoir et restreindre celui du peuple. De la même manière qu'un dirigeant élu pour faire cesser le terrorisme a tout intérêt à provoquer lui-même le terrorisme qui le maintiendra en place tant qu'il sera contrôlé par ses services, le gouvernement a lui-aussi tout intérêt à provoquer les crises qu'il veut combattre pour rester en place. D'autant que les mesures destinées à apaiser le climat social sont toutes aussi connues que celles pour enrayer le terrorisme : être juste, et ne pas faire de provocations haineuses envers ceux qu'on est en devoir  d'apaiser ; c'est à dire pour la France supprimer le bouclier fiscal, remettre en route la police de proximité, relancer l'investissement en taxant les banques, relancer la production en facilitant le crédit, c'est à dire en obligeant les grandes firmes à rogner sur leurs marges….

 

À l'aune de cette explication, les réformes engagées précédemment comme la modification constitutionnelle protégeant le chef de l'Etat, la suppression du juge d'instruction, la réforme du code du travail, celle des retraites ou la discrimination des minorités, se comprennent mieux. Se comprennent mieux aussi l'échec de Copenhague, celui des G20 successifs nous promettant la fin des paradis fiscaux ou des parachutes dorés… le but n'est pas de sortir les peuples de la crise, mais de les y enfoncer tellement profond qu'ils n'aient pas d'autres solutions que de faire confiance à leurs dirigeants, qui les entrainent peu à peu dans la misère et l'injustice, et les prépare à subir les prochaines étapes de cette politique sans se révolter contre « leurs protecteurs », mais plutôt contre ceux qu'on a désigné au préalable comme responsables de tous leurs maux : les étrangers, les Musulmans, les minorités, les pauvres.

 

Ensuite ils seront aptes à accepter les pires extrémités, c'est à dire de rogner sur leur chère liberté, et aussi leurs si chers « droits de l'homme ». Et c'est à cela que servent les sondages comme celui réalisé sur un échantillon de 1000 personnes, pendant les vacances, et après la médiatisation sans précédent de faits divers évocateurs de la propagande mise en place : nous faire croire que nous sommes tous d'accord pour dire que le problème ce n'est pas nos dirigeants, mais « l'autre ». Comme ça, quand nos « alliés » auront lancé les conquêtes qu'ils préparent depuis presque dix ans contre un ennemi qu'ils ont créé de toute pièce, la France s'en ira à ses côtés comme un seul homme, et l'Histoire ajoutera une autre page à la gloire de la guerre et de l'horreur…

 

Il n'est pas besoin d'avoir un penchant pour le « conspirationnisme »  pour s'apercevoir de cette réalité, mais simplement de regarder la vérité en face, car les choses sont claires dès qu'on veut bien s'y arrêter : la politique actuelle menée par le gouvernement s'explique beaucoup mieux de ce point de vue que de tous les autres. Et pour ceux qui n'en sont toujours pas convaincus, l'Histoire est là pour les éclairer : elle a toujours été un éternel recommencement, et il n'y a que peu de raisons pour que cela change.

 

Mais malheureusement pour nous, Elle nous a toujours montré aussi que la force de la propagande est plus grande que la vérité, et ce pour une raison bien simple : les médias ne sont pas libres lorsqu'ils sont à la solde du pouvoir… une autre des réalisations politique de notre gouvernement, qui décidément n'a rien laissé au hasard !

 

Dormez tranquilles et continuez à voter, le gouvernement s'occupe de nous…ou réveillez-vous et regardez les choses en face, elles vous sauteront alors aux yeux.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Vach'ment bien dit - Communauté : Résistance 2007
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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /2010 11:52

En ce week-end de Pentecôte, je voudrai vous faire partager cette demande, reçue d'une personne qui m'est chère.

 

" Merci par avance à ceux qui voudront bien soutenir Guilherme Hauka Azanga et le mouvement qui s'est créé autour de lui grâce à la mobilisation très importante des parents d'élèves de l'école où ses enfants sont scolarisés à Lyon.
Les tentatives d'expulsion ont pu être stoppées (parfois in extremis !) il faut maintenant obtenir sa régularisation pour que cette famille vive enfin en paix : une campagne de 5 000 lettres au Préfet a été lancée (lettre à signer en ligne, ci-dessous)."

 

 

Guilherme Hauka Azanga 25 mai

 

Monsieur le Préfet,


Vous le savez comme nous, Guilherme Hauka-Azanga, qui fuyait les exactions de milices angolaises, n’a pas pu, comme il le projetait alors, faire venir sa première femme en France où il avait trouvé refuge. Elle a été tuée par balles en 2004.

Vous le savez comme nous, deux des enfants qu'il a eus avec cette femme ont disparu, et les trois autres - dont l'un est majeur et un autre va bientôt le devenir - vivent au Congo, sous la protection d'une famille d'accueil catholique.

Aussi le meilleur qui puisse arriver aujourd'hui est que Guilherme Hauka-Azanga vive au cœur de sa nouvelle famille : Florence, sa compagne si dévouée, Gaël (trois ans) et Dorcas (quinze mois), leurs deux enfants qui sont nés en France, et qui y vivent légalement avec leur mère et leurs deux demi-soeurs, Exaucée et Chloé, que Guilherme a prises en charge.

Aussi le pire qui puisse arriver aujourd'hui est que ce père soit arraché à cette mère et à ces quatre enfants, qu’on l’expulse dans un pays où il n'a plus de famille et où il risque sa vie - le pire pourrait être aussi qu’on le laisse pourrir sans aucun droit, traqué et apeuré dans notre pays.

Le meilleur et le pire : vous êtes capable de l'un comme de l'autre, monsieur le Préfet. Comme nous tous. Comme tous les hommes, depuis toujours sur cette terre : l'Histoire est là pour le dire et les juger.

Capable du meilleur et du pire : en cela vous ne différez pas de nous, qui vous adressons cette lettre.

Mais l'Histoire vous a installé à un endroit singulier : vous avez le pouvoir discrétionnaire, et sans doute étourdissant monsieur le Préfet, de décider si un homme, une femme et quatre enfants vont enfin vivre le meilleur, ou s'ils vont définitivement souffrir le pire. Quelle que soit la décision de la Cour d'Appel du 2 juin 2010 - qui ne statuera que sur la forme - c'est à vous que l'Histoire laisse le soin de choisir : le pire ou le meilleur pour cette famille?

Aucun intérêt supérieur de la Nation n'est en jeu. Aucun crime n'est à punir.  Aucun passe-droit contraire à la Convention Internationale des Droits des Enfants ou au Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n'est à accorder. La sécurité et la destinée de la France, contrairement à celles de cette famille, ne sont pas concernées.

Le meilleur ou le pire à venir pour Guilherme, Florence et leurs quatre enfants ne dépendent que du meilleur et du pire d’un seul homme : vous.

Aussi est-ce à vous que nous nous adressons. Nous vous conjurons de ne pas détruire cette famille, et de lui permettre de vivre enfin en paix. Puisque cela ne dépend que du pire et du meilleur qui sont les vôtres, monsieur le Préfet.

 

Merci à toutes celles et ceux d'entre vous qui ont déjà signé la lettre.
 
Aidez-nous à atteindre les 5000 lettres , et même plus !
 
demandez à vos amis de signer la lettre en ligne à cette adresse :

http://hauka-hazanga.tumblr.com/prefet
 
Nous avons besoin de vous tous pour atteindre cet objectif.

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Vach'ment bien dit - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /2010 00:14
On peut y dormir, mais pour le repas, si l'on a pas pris la précaution d'amener son casse-croûte, on peut jeûner, à moins de piquer dans l'assiette du voisin, ou d'accepter en partage ce que l'on vous donnera, et que vous accepterez par obligation sans garantie d'aimer ce que vous serez obligé de manger… parfois une soupe ?

Les auberges espagnoles se trouvent un peu partout, pas seulement en Espagne, vous l'aurez compris, et, finalement, si l'on a besoin d'un coin pour dormir et se sustenter à son aise, autant aller ailleurs, là où vous ne risquez pas de subir les contraintes imposées par le taulier.

En attendant de trouver l'auberge universelle accueillante à tout voyageur, ou l'étable bien achalandée en foin et eau fraîche, n'oublions pas que les mauvais coups sont prêts : réforme des retraites, augmentation début avril de 9 % du prix du gaz, taxe carbone qui trépigne d'impatience avant de se vautrer dans nos porte-monnaies… camarade, choisis ton camp ! Les nantis l'ont déjà choisi, eux. Et pour l'instant, c'est eux qui gagnent la lutte des classes. Pour l'instant…

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Par Sylvie Boussand - Publié dans : Vach'ment bien dit - Communauté : Résistance 2007
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 13:45
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Je resterai sobre pour cet article : Jean-Louis Borloo, notre débonnaire ministre en charge de l'écologie, vient d'être frappé de cécité. Un malheur n'arrivant jamais seul, il a été atteint dans le même temps de surdité. Fort heureusement, il lui reste la parole.

Et quelle parole, lisez plutôt : "Copenhague est un succès majeur !" 

Comme l'indique fort joliment La Voix du Nord, "Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, croit au mouvement enclenché en décembre au Danemark mais ignore la suite".

Notre Borloo national doit avoir la berlue, ou s'agirait-il d'autre chose ? La Voix du Nord rapporte qu'hier à l'assemblée nationale "Il (Jean-Louis Borloo) défend Copenhague et ses nuits blanches quand le député PC André Chassaigne l'asticote : « On n'aura pas de grand soir mais des petits matins."

Merci André. Parfois, un petit tacle est salutaire.
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Vach'ment bien dit - Communauté : Résistance 2007
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 15:25
Des choix de société sont là, devant nous. Ils sont lourds de conséquence, et pas seulement écologiques. L'écologie est UNE des composantes des choix politiques que nous devons avoir le courage de faire. Une des composantes, mais pas la seule : le fantôme de Chavez, ce capitalisme rampant qui souvent n'ose pas dire son nom pour mieux nous égarer et nous berner, se déguise aussi pour nous séduire. Le capitalisme vert est un nouvel avatar de l'impérialisme transfrontalier des multinationales avides de nouveaux marchés : s'y soumettre serait plus qu'une faute. Ce serait un crime. Devons-nous en être les complices ? Non, certainement pas.



Hugo Chavez (extrait partie 2) :
…/… Jusqu’à quand, nous demandons-nous depuis le Venezuela, monsieur le président, mesdames, messieurs, jusqu’à quand allons-nous permettre de telles injustices et inégalité ? Jusqu’à quand allons-nous tolérer l’actuel ordre économique international et les mécanismes de marché en vigueur ?  



Par Sylvie Boussand - Publié dans : Vach'ment bien dit - Communauté : resilience
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