Vendredi 11 novembre 2011
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Jusqu'à ce jour, l'opposition à l'expérimentation de fusion nucléaire ITER, "le soleil terrestre", se focalisait principalement sur les risques environnementaux. Or,
des scientifiques de haut niveau, dont des physiciens des plasmas, s'inquiétant sur les failles scientifiques et techniques de cette expérimentation, ont adressé une "lettre ouverte
internationale des scientifiques sur le projet thermonucléaire ITER" aux scientifiques d'ITER ORGANIZATION. Cette lettre, pourtant révélatrice des dangers que représentent une telle entreprise,
est restée lettre morte...
Lettre ouverte de scientifiques sur les risques du projet ITER ( à télécharger ici en
PDF)
Elle a été rédigée par :
- Jean-Marie Brom, Directeur de Recherche au CNRS, en activité, physicien nucléaire, France
- Dominique Lalanne, ancien Directeur de recherche en physique nucléaire et physique des particules au CNRS, retraité.
- Christian Nazet, retraité, ancien ingénieur-chercheur au Commissariat à l'Energie Atomique et à la Direction des Applications Militaires, spécialiste de la physique des plasmas
thermonucléaires.
- Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au CNRS, spécialiste de physique des plasmas (en activité).
... le Réseau Sortir du Nucléaire relaie une (cette) lettre (de 32 pages), rédigée par des scientifiques de haut
rang, qui pose un certain nombre de questions essentielles sur cette expérimentation de 15 milliards d'euros. Ces interrogations, qui portent principalement sur les
failles scientifiques et techniques du projet mériteraient des réponses. En effet, ITER "n'a jamais fait l'objet d'un débat au sein de la communauté scientifique
internationale"...
... ITER présenterait des risques sérieux (résistance des matériaux, fragilité de l'aimant supraconducteur,
dangerosité des composés utilisés en cas d'incendie...)... Aucune réponse sur ces éléments d'inquiétude n'a été fournie par ITER Organization...
© Extrait article Notre Planète info à lire ici en intégralité
Par Sylvie Boussand
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Jeudi 12 août 2010
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13:37
Vous connaissez LES MOTS ONT UN SENS ? En juillet dernier, un article y était publié : Hasards ou coïncidences
autour de la catastrophe pétrolière du Golfe du Mexique. BP, Goldman Sachs et Halliburton nagent en eaux troubles. Intéressant. Très intéressant.
Et le delta du Niger, vous connaissez ? "A 9.000 km au sud-est du golfe du Mexique, une marée noire permanente détruit la vie des 30 millions d'habitants du delta du Niger.
Depuis 1958, plus de 13 millions de barils de pétrole, soit 2 milliards de litres, ont été déversés dans cette zone géographique. En ordre de grandeur, cela
représente 10 fois la marée noire du golfe du Mexique et 40 fois l'Exxon-Valdez. C'est donc, grosso modo, la catastrophe de l'Exxon-Valdez qui se déroule chaque
année depuis 50 ans dans le delta du Niger sans que l'opinion publique mondiale ne s'en émeuve." (extrait - article complet à lire
ici).
Encore une preuve, s'il en était besoin, que l'homme est décidément le meilleur ennemi… de l'homme. Au contraire de l'argent, supposé être "sans odeurs", le pétrole, lui, à une odeur. Puante,
pour la plupart d'entre nous. Pour une minorité, il a cependant une autre odeur : celle de l'argent, pourtant supposé être inodore… Vous avez dit bizarre ? Ce n'est pas bizarre : l'argent
pue. Et tue.
En conclusion, une petite vidéo de Greenpeace, et oui, encore eux, datant de 2004… intéressant, comme tout ce que fait GREENPEACE d'ailleurs. Des écolos couillus, eux.
Par Sylvie Boussand
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Mardi 26 janvier 2010
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06:35
Le vert est à la mode… depuis la réussite d'Europe Ecologie aux dernières élections européennes, le vert se pare de toutes les vertus. Est-ce la vérité ? Ou une vérité ? René Balme s'entretient
avec Paul Ariès sur ce sujet. Car si l'écologie doit être le salut de l'humanité, le prix à payer risque d'être élevé, si elle doit rimer avec capitalisme.
Ne nous leurrons point : le marché est là, toujours prêt à se saisir de ce qui est dans "l'air" du temps. Les annonceurs de catastrophe, s'ils sont nécessaires, ne sauraient cependant être assez
circonspects pour ne pas tomber dans le panneau, au nom du bien commun. L'échec, car il s'agit bien d'un échec, du sommet de Copenhague doit être compris comme un signal d'alerte fort : les
solutions ne se décrètent pas du jour au lendemain, à grand renfort de médias et de déclarations tonitruantes.
Seul un développement écologique viable, durable, prenant en compte la justice sociale pourra modifier ce qui semble aujourd'hui inéluctable : une course effrenée au profit, droit dans le mur,
avec des dégâts collatéraux irréparables sur les populations les plus faibles, les plus pauvres. Et ce n'est pas la peine de lever le nez pour regarder au-delà de nos frontières : la France est
devenue une très belle machine à fabriquer de la pauvreté et de l'exclusion.
Par Sylvie Boussand
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Lundi 18 janvier 2010
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GDF Suez s’attire les foudres de la communauté internationale
Sur l’initiative d’une coalition composée « d’organisations de la société civile du Brésil, de la France et des Etats-Unis », le président de la multinationale française GDF Suez, M. Gérard
Mestrallet, a récemment reçu un courrier l’exhortant à annuler la participation de sa compagnie à un projet de barrage en Amazonie brésilienne. Dans la mesure où le gouvernement français est
actionnaire à hauteur de 36 % de la dite société, une copie de la lettre a également été adressée au président de la République, Nicolas Sarkozy, ainsi qu’à plusieurs autres membres du
gouvernement.
De fait, il s’avère que GDF Suez est l’un des actionnaires majoritaires dans le consortium d’entreprises chargé de la construction du barrage hydroélectrique de Jirau, sur le rio Madeira,
affluent du fleuve Amazone.
Or, projet pour le moins controversé, ce barrage est dénoncé, d’une part, comme une négation des droits fondamentaux des populations indigènes locales, mais s’accompagne, en outre, d’un lourd
impact environnemental.
D’après l’association Survival International, « Jirau est le plus grand programme hydroélectrique en cours dans les Amériques ». Et qui dit projet pharaonique, dit dégâts incommensurables. Ainsi,
au rythme actuel auquel évolue le projet, des milliers de familles riveraines devraient être déplacées. Dans l’indifférence générale, les droits des communautés indigènes installées à proximité
du site sont bafoués, le barrage suivant sa progression en l’absence de consentement préalable de leur part.
Outre cette dimension humaine, le barrage de Jirau, à l’instar de nombreux projets de ce type, devrait avoir de lourdes répercussions sur l’environnement, plus ou moins proche. De larges zones
forestières seraient, en effet, menacées, incluant notamment des aires protégées. La construction du barrage entraînerait également un risque d’extinction de centaines d’espèces de poissons
migrateurs. Touche finale à ce non-sens environnemental, la végétation en décomposition et la déforestation occasionnées « contribueront de manière significative à l’émission de dioxyde de
carbone et de méthane » dans cette région. En inondant des forêts et en dévastant les stocks de poissons, Jirau compromet directement les moyens de subsistance des populations locales.
Pour Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International France : « Il est scandaleux que le gouvernement français utilise des fonds publics pour financer une entreprise honteusement
responsable de la destruction d’une importante rivière amazonienne et d'une région d’une exceptionnelle diversité biologique et socio-culturelle (…) ». En outre, la coalition à l’origine du
courrier contestataire rappelle qu’en agissant ainsi, GDF Suez et ses partenaires dans ce projet se rendent passibles d’amendes pour déforestation illégale. Ils seraient d’ores et déjà impliqués
dans une affaire civile intentée au Brésil par le Ministère public de l'État, le Ministère public fédéral (Ministério Público) ainsi que par des organisations non-gouvernementales.
Chaque année, la Convention de Berne (BD) et Greenpeace organisent les Public Eye Awards, palmarès récompensant les entreprises les plus irresponsables en matière de critères sociaux et
environnementaux. L’année 2010 ne faisant pas exception, une cérémonie de remise des prix est programmée le 27 janvier prochain à Davos, commune située à l’est de la Suisse. Elle coïncidera avec
l’ouverture du Forum économique mondial (WEF). Et si les noms des nominés n’ont pas encore été communiqués, certaines informations ont déjà pu filtrer quant aux candidats retenus. Et c’est sans
surprise que GDF Suez figure dans les entreprises en lice pour la coupe.
Par Sylvie Boussand
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Samedi 28 novembre 2009
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17:58
Copenhague, c'est bientôt. J'ai signé la pétition demandant des prises de décisions efficaces, rapides. Mais j'aimerai bien ne pas
être prise pour un âne ; je me pose des questions, et suis bien obligée de "croire" les scientifiques, comme beaucoup.
Question : ces derniers sont-ils dignes de confiance ?
Question : la culture de la "peur" à laquelle nous sommes soumis désormais entre-t-elle en ligne de compte dans les propos
alarmistes qui nous sont offerts en pâture ?
Question : l'économie "verte" qui doit sauver la planète et nos emplois est-elle basée sur des faits avérés ou sur un coup de
bluff d'une nouvelle économie libérale repeinte aux couleurs de l'écologie ?
Question : les éco-taxes qui nous sont promises seront-elles appliquées pour nous aider à sauver notre planète, ou pour nous
asservir davantage encore ?
Des e-mails piratés pour discréditer des
climatologues
© LEXPRESS.fr, publié le 23/11/2009 à 12:50 - mis à jour le 23/11/2009 à 12:50
"Des pirates informatiques ont infiltré un serveur de l'université britannique d'East Anglia et publié en ligne plus de dix ans de correspondance entre
chercheurs. Certains échanges jetteraient le discrédit sur les sciences du climat, selon eux. Ce qui n'est pas si évident.
A quinze jours de la conférence de Copenhague, des pirates se sont introduits dans les serveurs de la prestigieuse unité de recherche climatique (CRU) de
l'université d'East Anglia au Royaume-Uni. Le CRU est une institution clé de la recherche climatique au niveau mondial.
Des centaines d'e-mails et autres documents privés, échangés entre des climatologues britanniques et leurs collègues américains ou européens, ont été divulgués
sur Internet, alimentant le débat sur la part d'influence humaine dans le réchauffement planétaire.
Une "astuce" qui fait débat
Relayée par le quotidien britannique The Guardian, l'affaire a embrasé la blogosphère "climato-sceptique", puisque les pirates prétendent détenir des preuves de
tricheries de la part de chercheurs spécialisés dans les sciences du climat. Sur les quelque mille courriels piratés, ils en mettent notamment un en avant, qui comprend une seule expression
qui, sortie de son contexte, peut semer le doute, note The Guardian.
Dans ce message, le directeur du CRU, Phil Jones, s'adressant à son interlocuteur, explique avoir utilisé une "astuce" ("a trick" en anglais) permettant de
"masquer" une divergence, dans certains jeux de données, entre épaisseur des cernes d'arbres et température.
Phil Jones a confirmé dans un communiqué l'authenticité du message, expliquant que le terme terme "astuce" signifiait, "dans un contexte familier",
"quelque chose d'intelligent à faire".
Le CRU se refuse à confirmer l'authenticité des documents volés. Près de 200 mégaoctets de données piratées en tout, qui en disent long sur les violentes
tensions entre chercheurs et sceptiques, qui cherchent à se faire entendre à deux semaines de l'ouverture du sommet de Copenhague."
Pour aller plus loin si vous le souhaitez après avoir vu cette récente photo satellite de l'arctique
Par Sylvie Boussand
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