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Ecologie

Dimanche 23 septembre 2012 7 23 /09 /Sep /2012 09:51

Pour la première fois, les députés européens seront invités à voter la réforme de la Politique agricole commune (PAC) : un budget de 56 milliards d’euros destiné à soutenir l’agriculture européenne. Mais quelle agriculture ? Celle qui crée ou détruit des emplois ? Celle qui évite les pollutions ou les encourage ? Celle qui freine la spéculation ou l’aggrave ? Celle qui rémunère correctement les producteurs ou qui favorise les gaspillages ? Les citoyens ont cette fois aussi leur mot à dire, alors qu’une « Good Food March » arrive (est arrivée) à Bruxelles.


Le Parlement européen s’apprête, pour la première fois, à voter la réforme de la Politique agricole commune (PAC). Un privilège réservé jusque-là au Conseil des ministres de l’agriculture (qui rassemble les ministères de 27 États membres) [1]. Les négociations entre Commission de Bruxelles, Parlement de Strasbourg et les ministères de l’agriculture ont commencé et se concluront en janvier 2013 par une nouvelle politique agricole.


Celle-ci aura des impacts sur l’emploi, sur l’environnement, sur les zones rurales et sur notre alimentation à tous. « Réclamer une alimentation de qualité, des produits frais, bios, de saison, en échange d’une bonne rémunération, ce n’est pas un caprice de bourgeois bohème », assène l’ingénieur agronome Marc Dufumier, membre de la Fondation Nicolas HulotLes choix alimentaires ont engendré de plus en plus de problèmes liés à l’obésité, aux cancers, aux maladies neurodégénératives, aux troubles de la fertilité ».

 


Financer les pratiques moins polluantes ? Pas compétitif...


En organisant une « Good Food March » (Marche pour une bonne alimentation), 80 organisations paysannes et environnementales, de 15 pays européens, comptent bien peser sur le contenu de la réforme. Des caravanes parties de Munich, de Rotterdam, du Pays basque et de Calais, convergent sur Bruxelles. Elles y arriveront le 19 septembre pour faire valoir leurs doléances et les soumettre au Parlement européen. Une urgence alors que « les premiers échos des négociations ne sont pas bons », s’inquiète Aurélie Trouvé de l’association altermondialiste Attac France.

 


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La Commission européenne propose de réserver 30 % des aides directes au financement de pratiques bénéfiques à l’environnement et au climat, comme éviter la monoculture ou développer la biodiversité sur sa ferme. Un « verdissement des aides » qui ne plaît pas à tout le monde. L’orientation des financements vers des pratiques moins polluantes pourrait entraver la « compétitivité des filières pour répondre au défi alimentaire de ce 21ème siècle »estime la FNSEA par la voix de son président Xavier Beulin.


Les conclusions du syndicat majoritaire sont bien éloignées de celles d’Olivier de Schutter, rapporteur spécial pour l’alimentation à l’Onu : « L’agriculture écologique permettrait de doubler la production alimentaire en 10 ans » [2]. Si les ressources de la planète peuvent nourrir 12 milliards d’humains, la spéculation et la mainmise des multinationales sur les matières premières créent une pénurie, rappelle par ailleurs Jean Ziegler dans un entretien à Basta !. La réforme de la PAC, telle qu’elle se dessine, risque de les aggraver.

 


Plus on est gros, plus on touche


Le budget total de la PAC s’élève à 56 milliards d’euros, soit 40 % du budget de l’Union européenne. La France en est le premier bénéficiaire, le secteur agricole percevant environ 10 milliards d’euros d’aides par an [3]. Une petite partie de ces agriculteurs, 10,7 %, ont reçu plus de 50 000 euros, soit 40 % des aides, alors qu’un tiers des agriculteurs ont perçu moins de 5 000 euros (soit 2,4 % des aides). Les entreprises agroalimentaires ramassent la mise. La coopérative sucrière Tereos est la plus grosse bénéficiaire de subventions de la PAC, avec 178 millions d’euros perçus en 2011, suivi par Saint Louis Sucre (144 millions d’euros) et... le volailler Doux (56 millions d’euros).


Les disparités sont également importantes entre les différents pays de l’UE. Les montants accordés aux agriculteurs européens varient du simple au quintuple. Aussi un paysan letton reçoit une aide de 100 euros à l’hectare, contre 500 euros pour un producteur grec. En France, la moyenne est de 370 euros, avec de fortes variations selon les régions. Pour un hectare de blé tendre, un céréalier picard perçoit 420 euros, contre 260 dans l’Hérault.

 


Une politique agricole destructrice d’emplois ?


Les organisations à l’initiative de la Good Food March réclament un plafonnement et une modulation des aides. Pour elles, il s’agit de freiner l’agrandissement et l’industrialisation des exploitations, et permettre une meilleure répartition des crédits agricoles en faveur des petites et moyennes structures.


Car les agriculteurs bénéficient depuis 2003 d’« aides à l’hectare ». Le montant est déterminé par la surface de l’exploitation. On parle à ce titre de « découplage des aides » puisque le montant de la subvention perçue est indépendant de la production. Résultat : plus on possède une grosse surface, plus on touche d’argent [4]. Ces aides à l’hectare sont censées éviter la surproduction et la chute des cours qui en découle.

 


De grandes inégalités


Cette prime à la grande exploitation induit de grandes disparités entre les agriculteurs européens. Par exemple, si l’on ramène les aides de la PAC au nombre d’emplois agricoles, on observe qu’un emploi agricole en Roumanie est aidé à hauteur de 300 euros par an quand un emploi danois est subventionné à presque 17 000 euros !


En France, le nombre approche les 8 000 euros par actif [5]. « On souhaitait que les aides soient au moins fonction du nombre d’actifs mais on nous a dit non. On a alors demandé qu’elles soient dégressives en fonction de la surface et du nombre d’actifs sur les exploitations, et on nous a encore dit non. Finalement, on a demandé un plafonnement dans les aides à l’hectare et ça risque aussi de tomber à l’eau », résume Marc Dufumier.

 


Plafonner les aides : 3 milliards d’euros d’économies


Un plafonnement à 100 000 euros par an par exploitation concernerait 25 000 fermes. Et permettrait d’économiser 3 milliards d’euros [6] ! La Commission européenne a préféré un schéma « petit agriculteur » en leur accordant un forfait compris entre 500 et 1000 euros par an. « On aurait espéré une condition sociale, à savoir une distribution des aides sur la base des emplois existants et en tenant compte du niveau de pouvoir d’achat dans les États membres », pointe Philippe Collin, de la Confédération paysanne. Alors que le revenu de nombreux paysans ne couvre pas les coûts de production, ces 500 à 1000 euros apparaissent largement insuffisants. Il se murmure dans les couloirs de Bruxelles que la PAC n’a pas vocation à être une politique sociale. Faut-il dès lors s’étonner que l’agriculture française ait perdu en 50 ans l’essentiel de ses forces vives avec 6,2 millions de personnes en 1955 contre 1,1 million aujourd’hui ?


Pour les éleveurs laitiers, les choses ne vont pas s’arranger. Les quotas vont être complètement éliminés. Quant aux prix garantis aux agriculteurs, ils devraient diminuer.« On est en train de supprimer toutes les régulations des marchés intérieurs, dénonce Aurélie Trouvé. L’alignement des prix européens sur les prix mondiaux pour être plus compétitifs sur les marchés conduit à une extrême volatilité des prix qui ne couvrent même plus les coûts de production. « Cette mise en concurrence conduit à la concentration des fermes, à la spécialisation régionale, à la destruction de l’emploi et des ressources naturelles », analyse la co-présidente d’Attac.

 


La spéculation alimentaire encouragée


« Vous croyez qu’on rend service à l’Afrique en voulant exporter le blé ou des rejets de poulet bas de gamme congelés pour que les paysans soient plus compétitifs ? », interpelle Marc Dufumier. L’importation massive de soja pour l’alimentation animale montre également que la souveraineté alimentaire de l’Europe est loin d’être acquise.« Viser l’autosuffisance en produits de qualité et en protéagineux dans l’alimentation animale, c’est un service rendu à l’immense majorité des gens. » [7]

 


 

 

Ce démantèlement des outils de régulation coïncide avec l’expansion des marchés à terme agricoles. Mis en place au 19e siècle, ces marchés constituaient une sorte d’assurance pour les agriculteurs en leur permettait de vendre leur production à un prix fixé préalablement à la récolte. Depuis les années 90, de plus en plus de spéculateurs ont investi ces marchés. Désormais, on n’échange plus des produits agricoles, mais seulement des produits dérivés pour spéculer sur une baisse ou une hausse de cours. Cette spéculation, ajoutée aux dérèglements climatiques, ont contribué à ce que les prix mondiaux du blé, du maïs, du riz et des oléagineux doublent quasiment entre 2005 et 2007, conduisant aux révoltes de la faim.

 


50% de la nourriture à la poubelle


Aujourd’hui, la dérégulation des marchés intérieurs ne permet plus aucune stabilité des prix. Ce qui met évidemment en difficulté les producteurs. Mais aussi les consommateurs.« Les prix à la production n’ont pas suivi le niveau des prix à la consommation, avec une captation de plus en plus forte des marges par la grande distribution », explique Aurélie Trouvé. La cerise bigarreau est par exemple facturée jusqu’à 5 fois plus cher au consommateur qu’elle n’a été payée par le distributeur [8]. Sur 1kg de porc, le producteur ne percevra plus que 36% du prix de vente aux consommateurs, contre 55% pour la grande distribution ! Encore faut-il ajouter le coût écologique comme la dépollution de l’eau par exemple, que les consommateurs payent en tant que contribuables.


La politique agricole actuelle encourage toujours plus de productions, alors même qu’en Europe des montagnes d’aliments sont gaspillés. Près de 50 % de la nourriture comestible et saine passerait ainsi à la poubelle chaque année [9]. 42 % du gaspillage proviendrait des ménages contre 39 % de l’industrie agroalimentaire, indique une étude de la Commission européenne.

 


Pour une nouvelle politique alimentaire


La Food Good March veut changer cette logique de libéralisation de la production et de gaspillage. Ses initiateurs appellent à ce que cette nouvelle politique agricole fournisse des prix stables qui couvrent les coûts de production pour les agriculteurs et des prix équitables pour les consommateurs, soutienne les fermes familiales, valorise le patrimoine culturel, naturel et gastronomique, combatte la spéculation sur les matières premières agricoles et mette fin à l’exportation des produits agricoles en dessous de leur coût de production. Bref, en finir avec « l’orientation néolibérale imposée à la PAC ».« Nous avons une PAC qui n’est pas du tout préparée à affronter les questions relatives à la santé ou à la volatilité des prix, ajoute Marc Dufumier. Or, lier ces questions-là c’est traiter tout à la fois de géopolitique, d’alimentation, d’énergie, de climat ».


Une vision globale et à long terme dont semblent pour l’instant incapables de s’emparer les politiques. « Cette marche est un cri d’alarme, conclut Marc Dufumier. Il nous faut créer un rapport de force et on a besoin qu’il y ait les consommateurs avec nous ».


© Sophie Chapelle

 

 

Notes :

[1] Seul le Conseil des ministres de l’agriculture était doté du pouvoir de décision en matière agricole. Mais selon les règles de co-décision contenues dans le Traité de Lisbonne, le Parlement européen va être amené à voter sur cette réforme.

 

[2] Lire le communiqué du centre d’actualités de l’ONU du 8 mars 2011.

 

[3] La France reçoit 19,2 % de l’ensemble des crédits, devant l’Espagne (13,6 %), l’Allemagne (12,7 %), l’Italie (10,4 %) et le Royaume-Uni (7,3 %).

 

[4] Le découplage des aides directes à l’agriculture s’est traduit par la création de droits à paiement unique (DPU) dont le nombre et la valeur sont propres à chaque exploitation. Mais pour percevoir la somme correspondant à ses DPU, l’exploitant doit, au moins tous les deux ans, produire ou entretenir, même en jachère, des surfaces agricoles, sous peine de subir la réduction du montant de ses DPU. Source.

 

[5] Selon l’économiste Lucien Bourgeois, dans un entretien paru dans Tribune verte (n° 2612), 5 juillet 2012.

 

[6] Selon le collectif Pour une autre PAC


[7] Lire à ce sujet : Comment se nourrir sans soja OGM


[8] Selon le rapport 2011 de l’Observatoire des prix et des marges alimentaires

 

[9] Selon l’Ademe et le Parlement européen : source


Voir l’article sur Bastamag

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Ecologie - Communauté : resilience
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Mercredi 18 juillet 2012 3 18 /07 /Juil /2012 21:37

Depuis son élection et l’annonce de la composition de son gouvernement, François Hollande n’a fait que renforcer toutes les craintes qui s’étaient levées durant la campagne : chacun de ses choix montre qu’il n’a ni vision ni même un quelconque souci de l’écologie.


Sur les permis de forage en Guyane : malgré les risques démesurés qui devront être supportés au cœur d’un site d’une incroyable richesse écologique, François Hollande a fait le choix des multinationales et des lobbys. Pire encore, il a démis de ses fonctions Madame Bricq, éphémère ministre de l’écologie, qui avait osé suspendre ces permis d’exploration. Aujourd’hui, Madame Duflot, préférant son portefeuille de ministre au programme de son parti, juge elle-même qu’il ne faut pas s’opposer à l’exploitation.

 

 

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Sur le nucléaire, Monsieur Hollande a indiqué ne pas se sentir concerné par l’accord signé avec EE-LV. Après avoir confirmé la politique impérialiste d’Aréva au Niger, si cela n’était pas assez clair, il a lui même décidé de l’avènement rapide des réacteurs de 4è génération, dont le projet "ASTRID" (en coopération CEA/Bouygues). Il s’est par ailleurs empressé de confirmer solennellement son adhésion au maintien de l’arme nucléaire. Enfin Monsieur Fabius, a fait preuve d’indécence en éludant le risque que le MOX français a fait peser sur le monde entier lors de la catastrophe de Fukushima. Il propose maintenant de renforcer la collaboration nucléaire avec le Japon. Cette attitude nie au peuple japonais, qui souhaite sortir du nucléaire, son droit de déterminer sa propre politique énergétique.



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Sur la question des gaz de schistes : on apprend qu’Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif, s’alignant sur les récents propos du candidat Hollande, souhaite rouvrir le dossier des permis d’exploration/exploitation, en vertu de la  « sacro-sainte » croissance. Et cela, sans même tenir compte du vote unanime des députés socialistes sur la question de la limitation des explorations et des exploitations.

 


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Les grands projets inutiles continuent leurs cheminements, à commencer par l’aéroport de Notre Dame des Landes, petit joujou du premier ministre Ayrault.


Il refuse enfin de désobéir aux directives libérales européennes au sujet des prix de l’électricité et du gaz, alors mêmes que ces orientations bafouent le droit à l’énergie pour toutes et tous.Ainsi, une simple tentative de régulation des prix du gaz est immédiatement cassée par le Conseil Constitutionnel qui agit à rebours de l’intérêt général.


Incapable d’agir en Etat actionnaire, le gouvernement se retrouve confronté aux logiques de profits dans l’industrie automobile. Partout où la situation sociale s’annonce catastrophique, Monsieur Arnaud Montebourg préfère s’accorder avec les investisseurs ou les repreneurs pour à nouveau, injecter l’argent public dans la poche des actionnaires. L’Etat a pourtant le pouvoir de reconvertir les travailleurs pour, par exemple, développer les transports en commun, le rail et le ferroutage. Ce serait, au final, autant d’emplois durables créés.


Dans le cadre de la réforme de la PAC, Le Ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a mené une bataille inattendue et scandaleuse auprès de ses collègues européens, non seulement pour revenir sur les obligations en matière d’agriculture biologique, mais également en luttant contre toute conditionnalité écologique des aides agricoles.


Monsieur Hollande ne montre aucune réserve dans sa recherche aveugle de la croissance.


Pourtant, il est clair aujourd’hui que ce modèle a vécu : aucune activité n’est durable quand on néglige son impact social et environnemental, et sans tenir compte de la consommation de ressources naturelles qu’elle implique.


Même au sein du PS, des voix s’élèvent pour montrer l’absurdité à long terme de ces choix. Bien plus important, dans le contexte actuel de pénurie prochaine de ressources naturelles (pic pétrolier, pic du cuivre, etc…), la recherche de croissance à tout prix est la politique du pire.


Il nous faut non seulement lancer la réflexion sur les indicateurs de développement, mais il est essentiel que l’Etat, les travailleurs et les citoyens reprennent toute leur place face aux actionnaires.

Remettre l’humain au centre des décisions, c’est planifier la transition énergétique et la reconversion vers des activités utiles socialement.


Alors que le gouvernement égrène des décisions contraires à tous les déterminants de l’écologie, on s’aperçoit que les responsables de EE-LV ne manifestent ni opposition ni contestation.


Le Parti de Gauche, partenaire des Verts sur de nombreuses luttes, s’inquiète de voir ce parti ami aux abonnés absents. Loin de la scène politique, et s’abstenant de toute dénonciation claire, alors que la présence de deux ministres dans le gouvernement Ayrault lui en donnerait la possibilité, EE-LV fait le choix de la discrétion. Serait-ce le prix à payer en contrepartie de l’accord électoral des dernières élections ?


© Le Parti de Gauche

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Ecologie - Communauté : Résistance 2007
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 03:27

Dans une interview exclusive à Reporterre, Jean-Luc Mélenchon s’explique sur l’écologie comme il ne l’a jamais fait. Pour lui, "l’écologie politique est le nouveau paradigme organisateur de la gauche".

"Je m’interdis le mot croissance, je dis "la relance de l’activité", je ne parle jamais de croissance dans mes discours. Ce n’est pas que la croissance soit un problème, mais je sais très bien ce qu’on met dedans. Et d’ailleurs, la relance de l’activité implique de la décroissance dans certains domaines" (19’48").

Certaines productions devront croître, comme celles des services à la personne, s’occuper des petits, des personnes dans la dépendance, mais d’autres productions devront décroître.

Pour le candidat du Front de gauche, il y a là "une rupture idéologique de fond avec la social-démocratie : nous ne disons pas que nous allons répartir les fruits de la croissance ! La social-démocratie est organiquement liée au productivisme, quand elle dit ça [répartir les fruits de la croissance],puisqu’elle déclare qu’il n’y a de progrès social que dans le cadre du productivisme. Nous, on pense exactement l’inverse, on pense qu’il n’y a de progrès économique que s’il y a du progrès humain et du progrès social".(20’43").

 

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Ecologie - Communauté : Résistance 2007
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 09:10

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Jusqu'à ce jour, l'opposition à l'expérimentation de fusion nucléaire ITER, "le soleil terrestre", se focalisait principalement sur les risques environnementaux. Or, des scientifiques de haut niveau, dont des physiciens des plasmas, s'inquiétant sur les failles scientifiques et techniques de cette expérimentation, ont adressé une "lettre ouverte internationale des scientifiques sur le projet thermonucléaire ITER" aux scientifiques d'ITER ORGANIZATION. Cette lettre, pourtant révélatrice des dangers que représentent une telle entreprise, est restée lettre morte...


Lettre ouverte de scientifiques sur les risques du projet ITER ( à télécharger ici en PDF)

Elle a été rédigée par :

  • Jean-Marie Brom, Directeur de Recherche au CNRS, en activité, physicien nucléaire, France
  • Dominique Lalanne, ancien Directeur de recherche en physique nucléaire et physique des particules au CNRS, retraité.
  • Christian Nazet, retraité, ancien ingénieur-chercheur au Commissariat à l'Energie Atomique et à la Direction des Applications Militaires, spécialiste de la physique des plasmas thermonucléaires.
  • Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au CNRS, spécialiste de physique des plasmas (en activité).

... le Réseau Sortir du Nucléaire relaie une (cette) lettre (de 32 pages), rédigée par des scientifiques de haut rang, qui pose un certain nombre de questions essentielles sur cette expérimentation de 15 milliards d'euros. Ces interrogations, qui portent principalement sur les failles scientifiques et techniques du projet mériteraient des réponses. En effet, ITER "n'a jamais fait l'objet d'un débat au sein de la communauté scientifique internationale"...


... ITER présenterait des risques sérieux (résistance des matériaux, fragilité de l'aimant supraconducteur, dangerosité des composés utilisés en cas d'incendie...)... Aucune réponse sur ces éléments d'inquiétude n'a été fournie par ITER Organization...

© Extrait article Notre Planète info à lire ici en intégralité

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Ecologie - Communauté : resilience
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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 13:37

 

Vous connaissez  LES MOTS ONT UN SENS ? En juillet dernier, un article y était publié : Hasards ou coïncidences autour de la catastrophe pétrolière du Golfe du Mexique. BP, Goldman Sachs et Halliburton nagent en eaux troubles. Intéressant. Très intéressant.

 

 

Nigeria

 

 

Et le delta du Niger, vous connaissez ? "A 9.000 km au sud-est du golfe du Mexique, une marée noire permanente détruit la vie des 30 millions d'habitants du delta du Niger. Depuis 1958, plus de 13 millions de barils de pétrole, soit 2 milliards de litres, ont été déversés dans cette zone géographique. En ordre de grandeur, cela représente 10 fois la marée noire du golfe du Mexique et 40 fois l'Exxon-Valdez. C'est donc, grosso modo, la catastrophe de l'Exxon-Valdez qui se déroule chaque année depuis 50 ans dans le delta du Niger sans que l'opinion publique mondiale ne s'en émeuve." (extrait - article complet à lire ici).



Encore une preuve, s'il en était besoin, que l'homme est décidément le meilleur ennemi… de l'homme. Au contraire de l'argent, supposé être "sans odeurs", le pétrole, lui, à une odeur. Puante, pour la plupart d'entre nous. Pour une minorité, il a cependant une autre odeur : celle de l'argent, pourtant supposé être inodore… Vous avez dit bizarre ? Ce n'est pas bizarre :  l'argent pue. Et tue.

 

En conclusion, une petite vidéo de Greenpeace, et oui, encore eux, datant de 2004… intéressant, comme tout ce que fait GREENPEACE d'ailleurs.  Des écolos couillus, eux.

 

 

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Ecologie - Communauté : resilience
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