Jeudi 12 août 2010
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Vous connaissez LES MOTS ONT UN SENS ? En juillet dernier, un article y était publié : Hasards ou coïncidences
autour de la catastrophe pétrolière du Golfe du Mexique. BP, Goldman Sachs et Halliburton nagent en eaux troubles. Intéressant. Très intéressant.
Et le delta du Niger, vous connaissez ? "A 9.000 km au sud-est du golfe du Mexique, une marée noire permanente détruit la vie des 30 millions d'habitants du delta du Niger.
Depuis 1958, plus de 13 millions de barils de pétrole, soit 2 milliards de litres, ont été déversés dans cette zone géographique. En ordre de grandeur, cela
représente 10 fois la marée noire du golfe du Mexique et 40 fois l'Exxon-Valdez. C'est donc, grosso modo, la catastrophe de l'Exxon-Valdez qui se déroule chaque
année depuis 50 ans dans le delta du Niger sans que l'opinion publique mondiale ne s'en émeuve." (extrait - article complet à lire
ici).
Encore une preuve, s'il en était besoin, que l'homme est décidément le meilleur ennemi… de l'homme. Au contraire de l'argent, supposé être "sans odeurs", le pétrole, lui, à une odeur. Puante,
pour la plupart d'entre nous. Pour une minorité, il a cependant une autre odeur : celle de l'argent, pourtant supposé être inodore… Vous avez dit bizarre ? Ce n'est pas bizarre : l'argent
pue. Et tue.
En conclusion, une petite vidéo de Greenpeace, et oui, encore eux, datant de 2004… intéressant, comme tout ce que fait GREENPEACE d'ailleurs. Des écolos couillus, eux.
Par Sylvie Boussand
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Mardi 26 janvier 2010
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Le vert est à la mode… depuis la réussite d'Europe Ecologie aux dernières élections européennes, le vert se pare de toutes les vertus. Est-ce la vérité ? Ou une vérité ? René Balme s'entretient
avec Paul Ariès sur ce sujet. Car si l'écologie doit être le salut de l'humanité, le prix à payer risque d'être élevé, si elle doit rimer avec capitalisme.
Ne nous leurrons point : le marché est là, toujours prêt à se saisir de ce qui est dans "l'air" du temps. Les annonceurs de catastrophe, s'ils sont nécessaires, ne sauraient cependant être assez
circonspects pour ne pas tomber dans le panneau, au nom du bien commun. L'échec, car il s'agit bien d'un échec, du sommet de Copenhague doit être compris comme un signal d'alerte fort : les
solutions ne se décrètent pas du jour au lendemain, à grand renfort de médias et de déclarations tonitruantes.
Seul un développement écologique viable, durable, prenant en compte la justice sociale pourra modifier ce qui semble aujourd'hui inéluctable : une course effrenée au profit, droit dans le mur,
avec des dégâts collatéraux irréparables sur les populations les plus faibles, les plus pauvres. Et ce n'est pas la peine de lever le nez pour regarder au-delà de nos frontières : la France est
devenue une très belle machine à fabriquer de la pauvreté et de l'exclusion.
Par Sylvie Boussand
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Lundi 18 janvier 2010
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00:24
GDF Suez s’attire les foudres de la communauté internationale
Sur l’initiative d’une coalition composée « d’organisations de la société civile du Brésil, de la France et des Etats-Unis », le président de la multinationale française GDF Suez, M. Gérard
Mestrallet, a récemment reçu un courrier l’exhortant à annuler la participation de sa compagnie à un projet de barrage en Amazonie brésilienne. Dans la mesure où le gouvernement français est
actionnaire à hauteur de 36 % de la dite société, une copie de la lettre a également été adressée au président de la République, Nicolas Sarkozy, ainsi qu’à plusieurs autres membres du
gouvernement.
De fait, il s’avère que GDF Suez est l’un des actionnaires majoritaires dans le consortium d’entreprises chargé de la construction du barrage hydroélectrique de Jirau, sur le rio Madeira,
affluent du fleuve Amazone.
Or, projet pour le moins controversé, ce barrage est dénoncé, d’une part, comme une négation des droits fondamentaux des populations indigènes locales, mais s’accompagne, en outre, d’un lourd
impact environnemental.
D’après l’association Survival International, « Jirau est le plus grand programme hydroélectrique en cours dans les Amériques ». Et qui dit projet pharaonique, dit dégâts incommensurables. Ainsi,
au rythme actuel auquel évolue le projet, des milliers de familles riveraines devraient être déplacées. Dans l’indifférence générale, les droits des communautés indigènes installées à proximité
du site sont bafoués, le barrage suivant sa progression en l’absence de consentement préalable de leur part.
Outre cette dimension humaine, le barrage de Jirau, à l’instar de nombreux projets de ce type, devrait avoir de lourdes répercussions sur l’environnement, plus ou moins proche. De larges zones
forestières seraient, en effet, menacées, incluant notamment des aires protégées. La construction du barrage entraînerait également un risque d’extinction de centaines d’espèces de poissons
migrateurs. Touche finale à ce non-sens environnemental, la végétation en décomposition et la déforestation occasionnées « contribueront de manière significative à l’émission de dioxyde de
carbone et de méthane » dans cette région. En inondant des forêts et en dévastant les stocks de poissons, Jirau compromet directement les moyens de subsistance des populations locales.
Pour Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International France : « Il est scandaleux que le gouvernement français utilise des fonds publics pour financer une entreprise honteusement
responsable de la destruction d’une importante rivière amazonienne et d'une région d’une exceptionnelle diversité biologique et socio-culturelle (…) ». En outre, la coalition à l’origine du
courrier contestataire rappelle qu’en agissant ainsi, GDF Suez et ses partenaires dans ce projet se rendent passibles d’amendes pour déforestation illégale. Ils seraient d’ores et déjà impliqués
dans une affaire civile intentée au Brésil par le Ministère public de l'État, le Ministère public fédéral (Ministério Público) ainsi que par des organisations non-gouvernementales.
Chaque année, la Convention de Berne (BD) et Greenpeace organisent les Public Eye Awards, palmarès récompensant les entreprises les plus irresponsables en matière de critères sociaux et
environnementaux. L’année 2010 ne faisant pas exception, une cérémonie de remise des prix est programmée le 27 janvier prochain à Davos, commune située à l’est de la Suisse. Elle coïncidera avec
l’ouverture du Forum économique mondial (WEF). Et si les noms des nominés n’ont pas encore été communiqués, certaines informations ont déjà pu filtrer quant aux candidats retenus. Et c’est sans
surprise que GDF Suez figure dans les entreprises en lice pour la coupe.
Par Sylvie Boussand
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Samedi 28 novembre 2009
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17:58
Copenhague, c'est bientôt. J'ai signé la pétition demandant des prises de décisions efficaces, rapides. Mais j'aimerai bien ne pas
être prise pour un âne ; je me pose des questions, et suis bien obligée de "croire" les scientifiques, comme beaucoup.
Question : ces derniers sont-ils dignes de confiance ?
Question : la culture de la "peur" à laquelle nous sommes soumis désormais entre-t-elle en ligne de compte dans les propos
alarmistes qui nous sont offerts en pâture ?
Question : l'économie "verte" qui doit sauver la planète et nos emplois est-elle basée sur des faits avérés ou sur un coup de
bluff d'une nouvelle économie libérale repeinte aux couleurs de l'écologie ?
Question : les éco-taxes qui nous sont promises seront-elles appliquées pour nous aider à sauver notre planète, ou pour nous
asservir davantage encore ?
Des e-mails piratés pour discréditer des
climatologues
© LEXPRESS.fr, publié le 23/11/2009 à 12:50 - mis à jour le 23/11/2009 à 12:50
"Des pirates informatiques ont infiltré un serveur de l'université britannique d'East Anglia et publié en ligne plus de dix ans de correspondance entre
chercheurs. Certains échanges jetteraient le discrédit sur les sciences du climat, selon eux. Ce qui n'est pas si évident.
A quinze jours de la conférence de Copenhague, des pirates se sont introduits dans les serveurs de la prestigieuse unité de recherche climatique (CRU) de
l'université d'East Anglia au Royaume-Uni. Le CRU est une institution clé de la recherche climatique au niveau mondial.
Des centaines d'e-mails et autres documents privés, échangés entre des climatologues britanniques et leurs collègues américains ou européens, ont été divulgués
sur Internet, alimentant le débat sur la part d'influence humaine dans le réchauffement planétaire.
Une "astuce" qui fait débat
Relayée par le quotidien britannique The Guardian, l'affaire a embrasé la blogosphère "climato-sceptique", puisque les pirates prétendent détenir des preuves de
tricheries de la part de chercheurs spécialisés dans les sciences du climat. Sur les quelque mille courriels piratés, ils en mettent notamment un en avant, qui comprend une seule expression
qui, sortie de son contexte, peut semer le doute, note The Guardian.
Dans ce message, le directeur du CRU, Phil Jones, s'adressant à son interlocuteur, explique avoir utilisé une "astuce" ("a trick" en anglais) permettant de
"masquer" une divergence, dans certains jeux de données, entre épaisseur des cernes d'arbres et température.
Phil Jones a confirmé dans un communiqué l'authenticité du message, expliquant que le terme terme "astuce" signifiait, "dans un contexte familier",
"quelque chose d'intelligent à faire".
Le CRU se refuse à confirmer l'authenticité des documents volés. Près de 200 mégaoctets de données piratées en tout, qui en disent long sur les violentes
tensions entre chercheurs et sceptiques, qui cherchent à se faire entendre à deux semaines de l'ouverture du sommet de Copenhague."
Pour aller plus loin si vous le souhaitez après avoir vu cette récente photo satellite de l'arctique
Par Sylvie Boussand
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Jeudi 19 novembre 2009
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08:02
Nous savons que toute chose, un jour, trouve ses limites. Nous savons aussi que nous avons, individuellement, nos limites, physiques, intellectuelles. Il en est de même pour l'énergie. Je n'aurai
pas l'aplomb de revenir sur les limites des énergies fossiles : les experts internationaux en parlent, très bien, et tirent la sonnette d'alarme depuis assez longtemps.
Collectivement, nous, français, tablons sur une indépendance énergétique avec nos centrales nucléaires, pourvoyeuses de MGW et de déchets honteux que nous léguons sans état d'âme aux générations
futures. En sortir ? Telle est la question, et là encore, des personnes plus qualifiées que moi ont posé depuis quelques temps de bonnes questions, auxquelles notre gouvernement n'a pas l'air
pressé de répondre, sinon par "EPR".
L'énergie a ceci de commun avec les déchets qui encombrent nos poubelles : la meilleure énergie, la moins chère, est celle que nous n'utilisons pas. Pour les déchets, celui que nous ne produisons
pas. Les articles ci-dessous vous donneront un petit éclairage de cette "indépendance" énergétique. Au passage, je rappelle que le secteur de l'énergie a été dans les premiers à être "libéré". De
quoi, on ne sait pas, mais ce qui est sûr, c'est qu'il est maintenant enfermé dans une logique libérale qui peut aller à contre-sens de l'intérêt général, voir de la sécurité publique.
Si le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à nos frontières, comme nous le savons, il sera difficile de " délocaliser" tout problème grave affectant nos centrales. Qu'arrivera-t-il si
un jour le critère de rentabilité supplante celui de sécurité avec des installations nucléaires vieillissantes, nécessitant des arrêts longs et onéreux pour des opérations de maintenance
indispensables ? Mais jouez violon, résonnez hautbois : quelques milliards de l'emprunt concocté par Messieurs Juppé et Rocard seront consacrés à la recherche de nouvelles énergies renouvelables…
il était temps.
A l'heure actuelle, la seule énergie renouvelable disponible en quantité est celle déployée par nos "chers" politiques pour occuper coûte que coûte le devant de la scène. On se demande bien
pourquoi…
07-11-2009
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Electricité : l’hiver risque d’être chaud
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Comme tous les ans, RTE, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français (1), a publié son étude prospective de l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité pour l’hiver
à venir. Les prévisions s’appuient sur les éléments transmis par l’ensemble des producteurs nationaux.
Cette année, RTE tient un discours plus pessimiste que lors des précédentes publications. D’après son document, « la disponibilité prévisionnelle du parc de production français pour cet
hiver est en très net retrait par rapport à l’hiver dernier sur les mois de novembre à janvier ». Même dans le cas de températures proches des normales saisonnières, des importations
pourraient s’avérer nécessaires de mi-novembre 2009 à fin janvier 2010. Sur cette période, le niveau d’importation pourrait atteindre une puissance de 4 000 MW. Dans le cas d’une vague de froid
intense et durable, températures inférieures de 7 à 8°C aux normales saisonnières, les niveaux d’importations devraient être bien supérieurs. RTE précise que, si nécessaire, il « devra
faire appel à des moyens exceptionnels et à des actions de sauvegarde (baisse de tension de 5 %, délestage de consommation en dernier recours) ».
Comme chaque hiver, les périodes critiques se situeront, les journées froides, vers 19h. Dans ce contexte, les récentes implantations des centrales solaires photovoltaïques et des champs
d’éoliennes apparaissent inefficaces. Il fait nuit… et, les situations anticycloniques, majoritairement présentes, ne sont pas favorables aux vents, laissant les pales des éoliennes
désespérément immobiles.
Si la sobriété énergétique apparaît être la meilleure solution, elle n’est toujours pas au rendez-vous, excepté dans les discours. Chaque année, les records de consommation et les pics se succèdent.
Michel Sage
1- Filiale du groupe EDF depuis le 1er septembre 2005, RTE est le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français, qu'il exploite, entretient et développe. Il gère le réseau le plus
important d'Europe avec 100 000 km de lignes à haute et très haute tension et 44 lignes transfrontalières.
18-11-2009
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La France déjà contrainte d’importer de l’électricité
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Pour la première fois, depuis 1982, la France a dû importer de l’électricité au mois d’octobre. C’est le constat qui ressort du dernier bilan de l’énergie électrique, publié par RTE (1). Cette
situation est d’autant plus étonnante que, par rapport à octobre 2008, la consommation brute française a diminué de 3,1 %.
D’après le document de RTE, le volume net importé a été de 458 GWh pour un total de consommation de 39 439 GWh. Comparée à octobre 2008, la chute de la production française a été très
prononcée, -7,7 % soit un recul de 3 305 GWh . En valeur absolue, c’est la production nucléaire qui a reculé le plus avec -3 019 GWh (-8,9 %) suivie par l’hydraulique avec -738
GWh (-19,7 %).
Cette situation est la conséquence de l’arrêt de nombreux réacteurs nucléaires, pour des raisons de maintenance et de réparation. Quant à la baisse de la production des barrages hydrauliques,
elle est imputable à des déficits de pluie, notamment dans les Alpes et le Massif Central.
Ces deux baisses importantes n’ont pu être que très partiellement compensées par les autres sources d’énergie : le thermique à combustible fossile a progressé de 309 GWh (+7 %),
l’éolien de 119 GWh (+26,3 %) et les autres sources renouvelables (2) de 24 GWh (+7,9 %).
Les trois pays voisins qui ont permis de compenser le manque de production national sont, par ordre d’importance : l’Allemagne (1 832 GWh), la Grande-Bretagne (664 GWh) et la Belgique (471
GWh). Dans le même temps, la France a fourni un surplus de 1 257 GWh à la Suisse, 1 150 GWh à l’Italie et de 25 GWh à l’Espagne.
Début novembre, RTE avait annoncé que des importations d'électricité pourraient s’avérer nécessaires de
mi-novembre 2009 à fin janvier 2010. Finalement cette situation a démarré plutôt que prévu.
Michel Sage
1- Filiale du groupe EDF depuis le 1er septembre 2005, RTE est le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français, qu'il exploite, entretient et développe. Il gère le réseau le plus
important d'Europe avec 100 000 km de lignes à haute et très haute tension et 44 lignes transfrontalières.
2- Principalement : déchets urbains, déchets de papeterie, biogaz et solaire.
© Univers Nature pour les deux
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Par Sylvie Boussand
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