Mise au point

Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 06:32

Cette semaine, retour sur le capitaine de pédalo, ses potentielles alliances et ses négociations compliquées avec les Verts. Puis zoom sur les méchants voleurs dénoncés par Nicolas Sarkozy. Et tout ça, en musique.

 

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Mise au point - Communauté : resilience
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 17:37

En novembre 2008, Jean-Luc Mélanchon et Marc Dolez, respectivement sénateur pour le premier et député pour le second, cossignaient un communiqué intitulé "Création du Parti de Gauche".

 

Le voici dans son intégralité :

 

" A peine quelques jours après notre départ du Parti socialiste, nous nous réjouissons du mouvement de soutien qui s’exprime envers notre démarche, aussi bien depuis les rangs socialistes que l’ensemble de la gauche. En à peine 3 jours, nous avons déjà enregistré plus de 3 000 soutiens sur le modeste site www.casuffitcommeca.fr que nous avions ouvert vendredi 7 novembre.


Ces soutiens montrent l’immense énergie disponible dans notre pays pour changer la gauche, affronter la droite et ouvrir une alternative au capitalisme de notre époque. C’est pourquoi nous annonçons la fondation du « Parti de Gauche » avec tous ceux qui partagent ces orientations.

D’ores et déjà Claude Debons, cheville ouvrière des collectifs contre la Constitution européenne participe à notre démarche. Eric Coquerel est également en train de la rejoindre avec ses amis du MARS – Gauche républicaine. Ce n’est qu’un début. D’autres noms seront annoncés dans les jours qui viennent.

Nous voulons que le « Parti de Gauche » soit un parti unitaire à gauche. Nous voulons en faire un trait d’union au service de la constitution d’un front de forces de gauche pour les élections européennes, sur une ligne claire de refus du Traité de Lisbonne et de construction d’une autre Europe. Dans ce but nous avons d’ores et déjà demandé à rencontrer notamment le PCF et le NPA.


Nous voulons aussi que le « Parti de Gauche » soit un parti gouvernemental capable, avec d’autres, d’entraîner la société au service d’un projet majoritaire pour changer la vie du plus grand nombre dans notre pays. Le « Parti de Gauche » sera enfin un parti résolument républicain, défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions et de la société et l’intérêt général contre le productivisme face à la crise écologique.

Nous avons dit que nous mettions nos pas dans ceux d’Oskar Lafontaine. Ce dernier sera présent lors du lancement du « Parti de Gauche ». Nous serons heureux de l’accueillir le samedi 29 novembre l2008) lors du meeting de lancement du Parti de Gauche en région parisienne."

 

 

 


 

 

 

J'ai jugé utile de reproduire ce communiqué : dans ces quelques lignes écrites par Mélenchon et Dolez, il y a maintenant un peu plus de deux ans, nous retrouvons l'idée du Front de Gauche, sous l'appelation "front de forces de gauche", nous retrouvons les termes "républicain",  "souveraineté du peuple", et enfin "crise écologique". De la même façon, la demande de rencontre avec le PCF et le NPA en lien avec l'idée "d'un front de forces de gauche" est clairement énoncée.

 

Tout cela pour dire très simplement ceci : les différents procès d'intention faits à Mélenchon, au Parti de Gauche, de quelque bord qu'ils puissent provenir, ne servent en rien les forces de "l'autre gauche". Ils les affaiblissent. Quand cela provient très clairement de partis ou d'afficionados zélés de la droite en général, de l'UMP et du FN en particulier, cela peut être considéré comme de bonne guerre, à défaut de finesse et d'objectivité.

 

Mais quand cela provient de partis ou de militants, voir d'élus, peut-être emportés par un zèle excessif, des forces se réclamant de la gauche, PS y compris, c'est très vite insupportable. Comment cela peut-il être interprété par les citoyens, spectateurs le plus souvent passifs mais attentifs cependant ?

 

Si je peux comprendre beaucoup de choses, sans toutefois toutes les excuser, il y a cependant des limites à respecter. Des limites évidentes, et simples : le respect de la vérité des faits, d'autant plus facile avec la possibilité, pour tout un chacun, de vérifier une date, une antériorité ; le respect des paroles et des actes des personnes et des partis, en arrêtant de leur prêter systématiquement des arrière-pensées hégémoniques.

 

Sinon, à quoi bon bêler "unité, unité", si, dans quelques cas extrêmes, mais néanmoins réels, quelques excités prennent prétexte de leurs propres peurs fantasmées pour projeter sur d'autres le spectre de leur inconduite ?

 

Nous méritons, tous, mieux que cela.

 

Si ces lignes semblent par trop "hermétiques", je vous renvoie à ces autres lignes, écrites alors que j'étais adhérente du Parti de Gauche depuis peu.

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Mise au point - Communauté : resilience
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Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 09:30

Avant la fin du travail des enfants, les patrons expliquaient  :

« ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».
Avant la journée de 8 heures, les patrons expliquaient :

« ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».

Avant la première semaine de congés payés, les patrons expliquaient  :

« ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».
Avant les 40 heures, les patrons expliquaient :

« ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».

Avant les 39 heures, les patrons expliquaient :

« ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».

Avant la 5è semaine de congés payés, les patrons expliquaient :

« ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».
Avant les 35 heures, les patrons expliquaient :

« ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».
Avant la retraite à 65 ans, les patrons expliquaient :

« ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».
Avant la retraite à 60 ans, les patrons expliquaient :

« ce n’est pas supportable économiquement, on ne peut pas ! ».

 

 

Je vous pose une question, une seule : les patrons peuvent-ils nous expliquer qu'aujourd'hui ils ont été appauvris par ces mesures de progrès social ? Et si oui, auraient-ils une preuve à donner que dans le même temps les ouvriers se sont enrichis ?

 

 

Plume de presse répond à cette question : "Les avantages acquis du Medef ? C’est 173 milliards ! "

 

 

 

Alors, demain, 12 octobre, vous faites quoi ?

 

Pour ceux qui douteraient encore de la finalité EXACTE de cette réforme,

à savoir le passage du système de retraite par répartition

à un système par capitalisation,

veuillez noter que M. Guillaume Sarkozy,

frère de qui vous savez, après avoir exercé

ses "talents" dans le textile ( à la même époque,

président de l'Union des industries textiles (UIT),

vice-président du Medef et PDG des Tissages de Picardie)

est en embuscade depuis 2006 sur un secteur plus juteux :

celui des retraites, via Malakoff Méderic.

 

 

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Mise au point - Communauté : resilience
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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 08:20

DSC00026

 


 
A Lyon, Paris, Marseille, Montpellier, Nîmes Pau, Albi, Chambéry, dans les Hauts de Seine, la Creuse, le Cantal (VOIR LA SOURCE EN LIGNE)...
Dans plusieurs raffineries, des dizaines de classes (du primaire et du secondaire), presque toutes les cantines de Marseille...
 
La grève du 23 septembre a été reconduite !


Il y a eu des centaines de grévistes le 24 septembre... D'autres les rejoignaient le 27, le 28...


Des AG se sont prononcées pour la poursuite du mouvement avec d'autres rendez-vous à partir du 27 septembre...
Du 28... Du 4 octobre.


Des grèves démarrent avec le soutien d'organisations syndicales, dont la CGT, à partir du 4 octobre !
Un peu partout, lycéens et étudiants entrent dans le mouvement ...


Des mouvements reconductibles, des grèves perlées et tournantes démarrent un peu partout en ATTENDANT LA MANIFESTATION DU 2 OCTOBRE et L'ULTIMATUM DU 12.
 
Mais peu d'informations filtrent ou sont diffusées dans les médias.
 
Pourtant il est essentiel pour la poursuite et l'extension du conflit que le maximum d'informations soient RAPIDEMENT communiquées et échangées.
Ceci afin que celles et ceux passent, localement, à la vitesse supérieure dans l'affrontement avec ce gouvernement borné sachent TOUT DE SUITE qu'ils ne sont pas seuls.
Et que le mouvement s'étend partout dans le pays.
 
Dans ce domaine de la lutte pour sauver nos retraites, toute et tous peuvent aider en diffusant SYSTEMATIQUEMENT les informations qu'ils possèdent.
 
Le site http://www.7septembre2010.fr en centralise un certain nombre, mais tout n'est pas connu.
Vous pouvez aller chercher ces informations pour les répercuter autour de vous.
 
Et surtout, faire remonter celles qui ne sont pas connues en contactant le site (contact@7septembre2010.fr), ou mieux encore en laissant des commentaires sur les billets publiés (ils pourront être repris sous forme d'articles) OU le FORUM NOUVELLEMENT MIS EN PLACE.
 
Nous savons toutes et tous que le moral est très important pour les grévistes qui ont reconduit le mouvement et ceux qui s'y installent maintenant.
 
Vous pouvez amener UNE AIDE CRUCIALE en diffusant ces informations rapidement...
 
LES PROCHAINS JOURS SERONT DETERMINANTS
 
Informez le site et diffusez ses billets ET CE MAIL dans tous vos réseaux.
 
http://www.7septembre2010.fr

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Mise au point - Communauté : resilience
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 07:50

Bien. Donc, le 7 septembre, nous étions (très) nombreux dans la rue. Formidable. Nos gentils députés vont se prononcer sur ce projet de loi, maquillé depuis le dernier conseil des ministres en projet de loi avec "avancées" sociales fortes genre marchand de tapis : hier, je te le faisais à 20 %, aujourd'hui, parce que tu as une bonne bouille, je baisse à 10 %, t'es content là ? L'extase est proche… Pécresse ce matin se pâmait à Télé Matin.

 

Il me semble avoir compris que le "10 %" en question, une fois acté, passerait devant une sorte de "commission"… qui donnerait son accord. Ou pas. Et puis, les grilles avec attribution de pourcentage selon le "handicap", ça se révise, non ? Autre détail : le nombre des heureux bénéficiaires est déjà estimé à 30 000 cas par an ; on fait comme pour les quotas d'expulsion ? Et si il y a 45 000 cas une année ? On les prend tous, ou on applique le numerus clausus ? Il n'y a bien que des gogos et des bobos pour se laisser prendre à cette dialectique de dupes.

 

Pour un œil… la gueule entière ! Non, ce n'est pas un référentiel de taux d'incapacité. C'est ce que nous devrions faire : un gouvernement élu démocratiquement pour nous enfoncer chaque jour un peu plus dans la précarité nous pique un œil ? On lui éclate la tête ! Loi du talion version plèbe : normal, on est, nous les petits, les plus nombreux. Oui mais voilà : nos gentils syndicats nous la font, une fois de plus, façon petits pas de danse. Vous avez remarqué le silence du MEDEF ?

 

Le pouvoir de nuisance de notre gouvernement n'est plus à démontrer. Dans les rapports de force, la balance penche toujours du côté de celui qui a le plus fort pouvoir de nuisance ; à ce petit jeu, nous perdons. Seule une grève générale et illimitée permettrait d'inverser ce rapport de force. Pas facile, de sacrifier des jours de salaire, quand la laisse des factures et des remboursements de crédit nous serre la glotte chaque fin de mois. C'est clair. Juste une question : ce que nous préservons aujourd'hui, à quel prix allons-nous le payer demain, après-demain ? Cher, très cher. Il y a des économies que nous n'avons  plus les moyens de faire.

 

Alors, les "mots" d'ordre du 15 et du 23 septembre, cette fois, ce sera sans moi. Le 23 septembre, on va, soi disant, mettre "la pression" aux sénateurs… ? Bien ; il faudra déjà en réveiller une bonne partie. Sinon, avec un sénat encore plus à droite que l'assemblée nationale qui votera le petit doigt sur la couture du pantalon, dans lequel bien des députés "font" à longueur de journée, entre la peur de déplaire au Chef, oui chef, et celle de ne pas retrouver LEUR siège aux prochaines législatives, il faut être d'un optimisme un peu frappadingue, non ?

 

Bon, histoire de finir sur un brin de folie, une petite vidéo sympa, au cas où vous croiriez encore (là, c'est incurable, allez tout de suite donner au Trésor Public vos livrets A et vos PEL) que cette réforme est inéluctable. Je terminerai en rappelant que le parti de gauche, membre du font de gauche, est fermement décidé à abroger ces mesures en cas de victoire en 2012. Camarade, mets ça dans un coin de ta mémoire…

 

 

 

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Mise au point - Communauté : resilience
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