Mise au point

Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /2010 07:50

Bien. Donc, le 7 septembre, nous étions (très) nombreux dans la rue. Formidable. Nos gentils députés vont se prononcer sur ce projet de loi, maquillé depuis le dernier conseil des ministres en projet de loi avec "avancées" sociales fortes genre marchand de tapis : hier, je te le faisais à 20 %, aujourd'hui, parce que tu as une bonne bouille, je baisse à 10 %, t'es content là ? L'extase est proche… Pécresse ce matin se pâmait à Télé Matin.

 

Il me semble avoir compris que le "10 %" en question, une fois acté, passerait devant une sorte de "commission"… qui donnerait son accord. Ou pas. Et puis, les grilles avec attribution de pourcentage selon le "handicap", ça se révise, non ? Autre détail : le nombre des heureux bénéficiaires est déjà estimé à 30 000 cas par an ; on fait comme pour les quotas d'expulsion ? Et si il y a 45 000 cas une année ? On les prend tous, ou on applique le numerus clausus ? Il n'y a bien que des gogos et des bobos pour se laisser prendre à cette dialectique de dupes.

 

Pour un œil… la gueule entière ! Non, ce n'est pas un référentiel de taux d'incapacité. C'est ce que nous devrions faire : un gouvernement élu démocratiquement pour nous enfoncer chaque jour un peu plus dans la précarité nous pique un œil ? On lui éclate la tête ! Loi du talion version plèbe : normal, on est, nous les petits, les plus nombreux. Oui mais voilà : nos gentils syndicats nous la font, une fois de plus, façon petits pas de danse. Vous avez remarqué le silence du MEDEF ?

 

Le pouvoir de nuisance de notre gouvernement n'est plus à démontrer. Dans les rapports de force, la balance penche toujours du côté de celui qui a le plus fort pouvoir de nuisance ; à ce petit jeu, nous perdons. Seule une grève générale et illimitée permettrait d'inverser ce rapport de force. Pas facile, de sacrifier des jours de salaire, quand la laisse des factures et des remboursements de crédit nous serre la glotte chaque fin de mois. C'est clair. Juste une question : ce que nous préservons aujourd'hui, à quel prix allons-nous le payer demain, après-demain ? Cher, très cher. Il y a des économies que nous n'avons  plus les moyens de faire.

 

Alors, les "mots" d'ordre du 15 et du 23 septembre, cette fois, ce sera sans moi. Le 23 septembre, on va, soi disant, mettre "la pression" aux sénateurs… ? Bien ; il faudra déjà en réveiller une bonne partie. Sinon, avec un sénat encore plus à droite que l'assemblée nationale qui votera le petit doigt sur la couture du pantalon, dans lequel bien des députés "font" à longueur de journée, entre la peur de déplaire au Chef, oui chef, et celle de ne pas retrouver LEUR siège aux prochaines législatives, il faut être d'un optimisme un peu frappadingue, non ?

 

Bon, histoire de finir sur un brin de folie, une petite vidéo sympa, au cas où vous croiriez encore (là, c'est incurable, allez tout de suite donner au Trésor Public vos livrets A et vos PEL) que cette réforme est inéluctable. Je terminerai en rappelant que le parti de gauche, membre du font de gauche, est fermement décidé à abroger ces mesures en cas de victoire en 2012. Camarade, mets ça dans un coin de ta mémoire…

 

 

 

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Mise au point - Communauté : resilience
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Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /2010 05:19

Depuis bientôt quarante ans, Tony Gatlif donne une image, une visibilité, une dignité aux tsiganes. Il offre aux “gadje” une meilleure connaissance de son peuple souvent victime de préjugés tenaces. Ne serait-ce que pour cette raison, le réalisateur occupe une position unique, essentielle, nécessaire sur l’atlas du cinéma.

Avec le très ambitieux Liberté, il s’attelle à un sujet important et souvent oublié, voire occulté : la déportation et l’extermination des tsiganes par les nazis, épaulés en France par Vichy. Peu d’archives et de traces de ce tragique épisode historique.

De plus, certains aspects de la culture tsigane (la peur des morts assimilés à des fantômes) ont empêché la parole des témoins de se transmettre aux générations suivantes. Entre 250 000 et 500 000 Roms ont été assassinés par la machine nazie. (extrait article les inrocks).

 

 

 

 

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Mise au point - Communauté : Résistance 2007
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Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /2010 10:10

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Je suis silencieuse en ce moment. Matraqué de toute part par les "nouvelles" qui se superposent les unes aux autres, donnant ainsi très peu de chance à la "nouvelle" qui mériterait d'être entendue, mon petit cerveau a mis en sommeil mes oreilles afin qu'il puisse se concentrer sur une tâche bien plus importante que l'ouïe : la réflexion.

 

Modeste, la réflexion, mais réflexion tout de même. Où allons-nous ? Foin de métaphysique ou de branlette intellectuelle, certains "philosophes" estampillés valeur sûre chez les éditeurs se chargent très bien de ce travail d'éboueurs du prêt à penser, confortés dans leur nombrilisme par la claque médiatique qui fait ses choux gras avec ce bouillon de culture insipide.

 

Donc, où allons-nous ? Là où nous voulons, où là où l'on veut nous amener ? J'ai fermé aussi quasi toutes les fenêtres TV et radio : deux oreilles de moins pour déverser la langue de bois ne changera rien, mais du moins ces deux oreilles là, auxquelles je tiens puisque miennes, pourront-elles si c'est encore possible se reposer et se mettre en mode écoute interne.

 

La crise. Les crises. Celles que personne n'a vues venir, à part bien sûr et comme toujours ceux qui ont (un peu) poussé à la roue et continuent d'engranger ce faisant quelques substantielles rentrées d'argent ; certains sont restés sur le carreau, tel Maddof ; icône expiatoire d'un système capitaliste dévorant et ses parents et ses enfants. Je garde le souvenir ému des victimes pleurnichantes du susnommé, de leurs millions envolés : adieu veaux, vaches, cochons… ainsi sont les cruches, à trop vouloir surfer sur les liquidités, elles se brisent. J'ai gardé ma compassion pour d'autres. Mais pour un Maddof, au crépuscule d'une vie, combien de brigands encore en liberté ?

 

Trop. Bien trop. Le problème, finalement, c'est qu'ils nous ressemblent. Ou il serait mieux de dire que nous leur ressemblons. Quel être humain n'espère pas mieux que ce dont il dispose ? Quand bien même il aurait déjà à suffisance, voir bien au delà de la suffisance ? Toujours plus. Dire que les richesses que la terre contient ne sont pas infinies, c'est enfoncer une porte ouverte. Alors, ne resterait-il que l'argent ?

 

L'argent, sonnant et trébuchant, ou virtuel, un peu comme les 750 milliards que l'Europe a trouvé dernièrement, Pour en faire quoi ? Les donner, au premier ultimatum, au consortium banquier ou financier qui le digèrera aussi vite qu'il l'aura obtenu ? Pour entasser encore, et après ? Au bout du bout, quand le dernier magnat, peu importe sa nationalité, aura accaparé ce qui peut l'être encore, qu'en fera-t-il ?

 

Un seul lit suffit pour dormir, un seul repas par jour suffit à ne pas mourir, un seul litre d'eau potable par jour et par personne permet d'attendre l'aube suivante… combien de lits inoccupés, combien de nourriture gaspillée ou jetée, combien de litres d'une eau souillée et ainsi rendue impropre à la consommation humaine chaque jour ? Combien de transactions financières chaque jour, combien de trilliards échangés par dessus les continents, d'un seul clic de souris ? Combien de sourires béats après une journée de spéculation avant de s'endormir du sommeil du juste un peu trop aux ordres des cannibales ?

 

Le temps des barbares est revenu. Des barbares rasés de frais, fleurant bon la cologne et la certitude absolue d'être les maîtres du monde. Nos gouvernements sont à genoux, et pour ne point mettre la tête dans la fange nous y précipitent par nations entières. Et ce serait eux les puissants ? Eux qui sont à genoux ? De leur seule volonté, ou devrais-je dire, de leur seule lâcheté ?

 

Il devient urgent que les peuples des nations se lèvent ; il est encore temps, très largement temps, contrairement à ce que les pleutres et les agioteurs voudraient nous faire croire. Où allons-nous ? Nous allons nous lever. L'homme est fait pour vivre debout. Il ne restera qu'à marcher, ainsi que l'ont fait avant nous nos mères et nos pères, et les mères et les pères qui étaient là avant eux. Il sera temps de se coucher à la fin de notre vie. Mais pas encore. Pas encore.

Par Sylvie Boussand - Publié dans : Mise au point - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /2010 08:30
Certains silences peuvent être parlant. 50 % d'abstention… voilà qui devrait nous empêcher de dormir. Des "experts" vont bientôt nous donner des explications sur ce non-bruit assourdissant.

Pourtant, pas besoin d'aller chercher midi à 14 heures… écoutez le bruit qui vient d'en bas, ouvrez les yeux, rapprochez-vous, vous êtes encore trop loin pour pouvoir (ou vouloir ?) comprendre.



L'Homme parle - La Crise
par Marxsdtf

A retrouver sur le site de L'Homme parle
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Mise au point - Communauté : Résistance 2007
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /2009 08:37
Juste une question : dans un vaccin où potentiellement l'on peut trouver du mercure, de l'aluminium, et du squalène…
si il devait s'avérer que celui-ci présente un rapport bénéfice / risque défavorable à son emploi, les labos reprennent la camelote et remboursent ?

A noter : aux USA, les labos ont demandé et OBTENU auprès de l'administration centrale qu'ils ne soient pas inquiétés en cas de problèmes post-vaccinaux.

Ambiance…
Par Sylvie Boussand - Publié dans : Mise au point - Communauté : resilience
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