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    <title><![CDATA[Vachane, le blog de Sylvie Boussand]]></title>
    <link>http://www.vachane-overblog.com/</link>
    <description>Si la politique, cela va sans dire, ne doit pas être la chasse gardée des seuls politiciens, cela va mieux en le disant avec le point de vue d'une élue locale de l'Allier.</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Vachane, le blog de Sylvie Boussand]]></title>
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    <pubDate>Thu, 09 Sep 2010 14:41:40 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 09 Sep 2010 14:41:40 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.vachane-overblog.com</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Retraites : la croisière s'amuse, moi pas]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-retraites-la-croisiere-s-amuse-moi-pas-56755020.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Bien. Donc, <strong>le 7 septembre, nous étions (très) nombreux dans la rue</strong>. Formidable. Nos gentils députés vont se prononcer sur ce projet de loi, maquillé depuis le dernier conseil
    des ministres en projet de loi <span style="text-decoration: line-through;">avec "avancées" sociales fortes</span> genre marchand de tapis : hier, je te le faisais à 20 %, aujourd'hui, parce que
    tu as une bonne bouille, je baisse à 10 %, t'es content là ? L'extase est proche… Pécresse ce matin se pâmait à Télé Matin.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il me semble avoir compris que le "10 %" en question, une fois acté, passerait devant une sorte de "commission"… qui donnerait son accord. Ou pas. Et puis, les grilles avec attribution de
    pourcentage selon le "handicap", ça se révise, non ? Autre détail : le nombre des <span style="text-decoration: line-through;">heureux</span> bénéficiaires est déjà estimé à 30 000 cas par an ;
    on fait comme pour les quotas d'expulsion ? Et si il y a 45 000 cas une année ? On les prend tous, ou on applique le numerus clausus ? <strong>Il n'y a bien que des gogos et des bobos pour se
    laisser prendre à cette dialectique de dupes</strong>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Pour un œil… la gueule entière !</strong> Non, ce n'est pas un référentiel de taux d'incapacité. C'est ce que nous devrions faire : un gouvernement élu <span style=
    "text-decoration: line-through;">démocratiquement</span> pour nous enfoncer chaque jour un peu plus dans la précarité nous pique un œil ? On lui éclate la tête ! Loi du talion version plèbe :
    normal, on est, nous les petits, les plus nombreux. Oui mais voilà : nos gentils syndicats nous la font, une fois de plus, façon petits pas de danse. Vous avez remarqué le silence du MEDEF ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le pouvoir de nuisance de notre gouvernement n'est plus à démontrer. Dans les rapports de force, la balance penche toujours du côté de celui qui a le plus fort pouvoir de nuisance ; à ce petit
    jeu, nous perdons. <strong>Seule une grève générale et illimitée permettrait d'inverser ce rapport de force</strong>. Pas facile, de sacrifier des jours de salaire, quand la laisse des factures
    et des remboursements de crédit nous serre la glotte chaque fin de mois. C'est clair. <strong>Juste une question : ce que nous préservons aujourd'hui, à quel prix allons-nous le payer demain,
    après-demain ?</strong> Cher, très cher. Il y a des économies que nous n'avons <span style="text-decoration: line-through;">&nbsp;</span>plus les moyens de faire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors, les "mots" d'ordre du 15 et du <strong>23 septembre</strong>, cette fois, ce sera sans moi. Le 23 septembre, <strong>on va, soi disant, mettre "la pression" aux sénateurs</strong>… ? Bien
    ; il faudra déjà en réveiller une bonne partie. Sinon, avec un sénat encore plus à droite que l'assemblée nationale qui votera le petit doigt sur la couture du pantalon, dans lequel bien des
    députés "font" à longueur de journée, entre la peur de déplaire au Chef, oui chef, et celle de ne pas retrouver LEUR siège aux prochaines législatives, il faut être d'un optimisme un peu
    frappadingue, non ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Bon, histoire de finir sur un brin de folie, une petite vidéo sympa, au cas où vous croiriez encore (là, c'est incurable, allez tout de suite donner au Trésor Public vos livrets A et vos PEL) que
    cette réforme est inéluctable. Je terminerai en rappelant que le parti de gauche, membre du font de gauche, est fermement décidé à abroger ces mesures en cas de victoire en 2012. Camarade, mets
    ça dans un coin de ta mémoire…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <div>
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    </div><br>
    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xeeo9h_vive-les-retraites_fun">Vive les retraites !</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/vivelesretraites">vivelesretraites</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/fun">Plus de vidéos fun.</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Sep 2010 07:50:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">vachane.over-blog.com-56755020</guid>
                <category>Mise au point</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-retraites-la-croisiere-s-amuse-moi-pas-56755020-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ils se foutent de nous !]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-ils-se-foutent-de-nous-56649551.html</link>        <description><![CDATA[<h1 class="contentheading clearfix">
    <span style="text-decoration: underline; font-size: 18pt; color: #ff0000;"><span style="font-family: arial black,avant garde;"><a class="contentpagetitle" href=
    "http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/3036-ils-se-foutent-de-nous-">Ils se foutent de nous !</a></span></span>
  </h1>
  <div class="article-tools clearfix">
    <div class="article-meta">
      <span class="createdate">Vendredi, 03 Septembre 2010 -</span> <span class="createby">Martine Billard, député, porte parole du Parti de Gauche</span>
    </div>
    <div class="buttonheading">
      <span><a title="E-mail" onclick="window.open(this.href,'win2','width=400,height=300,menubar=yes,resizable=yes'); return false;" href=
      "http://www.lepartidegauche.fr/component/mailto/?tmpl=component&amp;link=aHR0cDovL3d3dy5sZXBhcnRpZGVnYXVjaGUuZnIvZWRpdG9zL2FjdHVhbGl0ZXMvMzAzNi1pbHMtc2UtZm91dGVudC1kZS1ub3VzLQ%3D%3D"><br></a>&nbsp;</span><span>&nbsp;</span>
    </div>
  </div>
  <p>
    <img class="CtreTexte" alt="assemblee-nationale-2" src="http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/illustrations/assemblee-nationale-2.jpg" height="100" width="499">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il n'y a pas si longtemps, le président et sa majorité juraient la main sur le coeur de leur volonté de revaloriser le rôle
    du Parlement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Or sur deux textes majeurs, <strong>réforme des retraites et loi sur l'immigration</strong>, l'intégration et la
    nationalité, la droite entend passer en force : déclaration d'urgence et passage en commission au pas de course.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ainsi, le <strong>7 septembre</strong>, la commission des affaires sociales prendra <strong>moins de 45 minutes pour
    examiner les nouveaux amendements au texte sur les retraites</strong> venant en discussion l'heure suivante.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le 14 septembre, le texte sur les retraites sera débattu en séance. En même temps, la commission disposera d'une heure en
    tout et pour tout pour donner un avis sur le projet de loi sur l'immigration. Le tout sans même avoir eu de présentation du texte par le ministre !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Pourtant, ce texte ne prévoit pas moins que d'élargir les conditions de retrait de la nationalité et la fin de l'accès
    automatique à la nationalité française à 18 ans pour les jeunes nés de parents étrangers.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il est vrai que ces deux textes rencontrent une opposition déterminée dans le pays. Est-ce une raison pour bafouer ainsi
    les institutions ? Un tel mépris pour les élus de la nation exprime un mépris équivalent pour les citoyens.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">S'ils ne veulent plus écouter les parlementaires, imposons leur la voix du peuple !</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/63/37/22/DOCS-PG/proposition-loi-retraite-60-ans.pdf"></a>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #ff0000;"><a><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les parlementaires communistes, républicains et du parti de
    gauche</span></strong></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #ff0000;"><a><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">ont déposé en juin dernier une proposition de loi
    garantissant</span></strong></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #ff0000;"><a><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">le financement du droit à la retraite à 60 ans.</span></strong></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #ff0000;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 12pt; color: #ff0000;">&nbsp;</span></span><a><strong>Vous pouvez la télécharger au format PDF en
    cliquant sur l'image ci-dessous.</strong></a>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/63/37/22/DOCS-PG/proposition-loi-retraite-60-ans.pdf"><img class="CtreTexte" alt="assemblee-nationale-2" src=
    "http://www.lepartidegauche.fr/images/stories/illustrations/assemblee-nationale-2.jpg" height="100" width="499"></a>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><br></strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><br></strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Sep 2010 13:13:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">vachane.over-blog.com-56649551</guid>
                <category>Parti de Gauche</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-ils-se-foutent-de-nous-56649551-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sarkozy 2012 : arrêtons-le demain !]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-sarkozy-2012-56583406.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Vous pensiez que j'allais m'occuper des gueux ?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Gagné (enfin… presque) ! Et je ne mens jamais aux petits enfants.</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img alt="travailler +" height="300" width="500" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/500x300/2/63/37/22/2010/travailler--.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img alt="bébé mal barré" height="300" width="203" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/203x300/2/63/37/22/2010/bebe-mal-barre.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 14pt; color: #993300;"><strong><a href="http://tropicalboy.canalblog.com/" target=
    "_blank">http://tropicalboy.canalblog.com/</a></strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Sep 2010 11:10:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">vachane.over-blog.com-56583406</guid>
                <category>Bonnet d'âne</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-sarkozy-2012-56583406-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Eric Woerth : peut mieux faire]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-woerth-56320773.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Quand y'en a plus, y'en a encore !</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Le feuilleton Woerth - Bettancourt devient une saga au long court.</strong> Bientôt une adaptation au cinéma, dans un remake de <strong>"Comment réussir quand on est tripatouillard et
    pleurnichard" ?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Allez, Monsieur Woerth, encore un effort : <strong>tirez-vous avec votre dossier des retraites sous le bras !</strong> Mais si, c'est possible, le 7 septembre, on viendra vous dire ça avec
    quelques (millions) de copains qui en ont ras la casquette d'être pris pour des cons !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img alt="larnaque" height="500" width="388" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/388x500/2/63/37/22/2010/larnaque.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 14pt; color: #993300;"><strong><a href="http://www.cpolitic.com/cblog/" target=
    "_blank">http://www.cpolitic.com</a></strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 13:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">vachane.over-blog.com-56320773</guid>
                <category>Bonnet d'âne</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-woerth-56320773-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Remue méninges du PG : extrait du discours de Mélenchon]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-remue-meninges-du-pg-extrait-du-discours-de-melenchon-56221846.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Ce week-end, avait lieu dans l'Isère le remue-méninges du Parti de Gauche. Inutile de vous dire quelle partie de l'anatomie des militants était sollicitée… Le Parti de Gauche, partie prenante du
    Front de Gauche affiche la couleur : de l'ambition, et pas de laisse au cou.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Voici un extrait de 14 mn pour vous faire une idée. Rendez-vous le 7 septembre !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;"></p>
  <div>
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    <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xem4zh_melenchon-au-remue-meninges-du-pg-2_news">Mélenchon au Remue-méninges du PG [2/2]</a></strong><br>
    <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/melenchonfan">melenchonfan</a>. - <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news">Regardez les dernières vidéos d'actu.</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 30 Aug 2010 18:25:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">vachane.over-blog.com-56221846</guid>
                <category>Parti de Gauche</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-remue-meninges-du-pg-extrait-du-discours-de-melenchon-56221846-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Invention sécuritaire et violence pure : appel à une éthique de la résistance]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-invention-securitaire-et-violence-pure-appel-a-une-ethique-de-la-resistance-56058944.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <a onclick="return !window.open(this);" href="http://www.flickr.com/photos/53235551@N06/4912849458"><img src="http://farm5.static.flickr.com/4094/4912849458_958c05eb41.jpg" class="noAlign" alt=
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  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">26 Août 2010 - Par Pascal Maillard ©</span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">- Edition : Les invités de
    Mediapart</span>&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Pascal Maillard*, qui conduit des recherches sur les rapports entre littérature et politique à l'université de Strasbourg, propose une réflexion d'ensemble
    sur «l'insécurité et la xénophobie d'Etat». Face à la «violence pure» du gouvernement, il appelle à «une éthique de la résistance».</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #888888;"><strong><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">A Tony Gatlif, aux « Bohémiens en voyage », à tous les
    sans-papiers,</span></em></strong></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; color: #888888;"><strong><em><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    « Aux captifs, aux vaincus !... à bien d'autres encor ! »</span></em></strong></span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Peu le voient. Certains commencent à le soupçonner. La chose transpire dans maintes analyses, mais n'accède pas à une
    formulation directe, comme si cette vérité devait demeurer forclose en raison de sa monstruosité. Comme si au cœur de cette évidence il y avait un vide impensable. Il est urgent pourtant d'en
    formuler au moins l'hypothèse et d'en interroger la validité : le premier agent de l'insécurité, de la xénophobie et de la violence est devenu aujourd'hui notre gouvernement, leur principal
    producteur notre Etat, leur premier responsable notre président.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">C'est un fait unique dans l'histoire de notre République finissante : un homme a inventé l'insécurité et la xénophobie
    d'Etat comme stratégie de gouvernement et arme politique. Il les a inventées et mises en œuvre méthodiquement, intentionnellement. Non seulement comme un moyen de reprendre la main quand les plus
    graves soupçons pèsent sur le sommet de l'Etat et sur le parti majoritaire, non comme une simple « diversion » circonstancielle et communicationnelle en période de grave crise économique et
    sociale, mais bien comme un continuum idéologique et une pratique politique destinée à asseoir et conserver un pouvoir qui nous fait sortir un peu plus chaque jour de la légalité républicaine,
    des règles démocratiques et du respect de nos institutions.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Les théories d'une rupture politique ou d'un virage récent vers l'inadmissible - « durcissement », « radicalisation »,
    lit-on un peu partout - sont aujourd'hui insuffisantes. Sarkozy et ses conseillers ont inventé l'insécurité programmatique, l'insécurité comme programme électoral et projet politique. Ni
    diversion, ni dérive, mais une ligne idéologique, un choix délibéré, pensé et assumé, un système avec des fondamentaux puisés directement dans la pensée de l'extrême droite, avec son langage
    propre, son révisionnisme de l'histoire, son gouvernement par la peur et cette violence pure qu'il faut bien commencer à penser afin d'identifier ce contre quoi nous avons à nous
    battre.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">On ne lira pas dans les quelques réflexions qui suivent un déni d'insécurité. Le problème social, politique, économique est
    bien là. Il est même criant, toujours en attente de véritables solutions malgré la vingtaine de lois [1] relatives à la sécurité promulguées depuis 2002 sous la responsabilité directe de notre
    actuel président et dont on est en droit de douter de l'efficacité. Mais les cris de souffrance dans les quartiers difficiles sont aujourd'hui inaudibles, masqués par la doxa sécuritaire et
    xénophobe que véhiculent des médias dont la pratique quotidienne est de relayer la peur, la bêtise et la haine distillées par l'Etat et sa machine sécuritaire.</span>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>1. Un gouvernement d'exception et des silences coupables</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Le débat sur l'identité nationale lancé à l'automne dernier par Eric Besson n'a certainement
    pas été l'échec qu'on a dit. Même critiqué par les médias, décrié par les politiques, il a fait son œuvre dans l'opinion et a largement et volontairement préparé un espace de réception favorable
    aux propositions irresponsables et scandaleuses de ce sombre été 2010, un été d'exception où un quart du gouvernement a été sur le pont de l'insécurité. Aussi n'a-t-on pas suffisamment remarqué
    que ce sont pas moins de quatre ministres qui ont porté récemment un discours guerrier et violent sur l'insécurité, comme si tout ministère de ce gouvernement Fillon finissant brûlait ses
    dernières cartouches en s'arrogeant la compétence de traiter des questions de sécurité : Christian Estrosi, qui voulait punir les maires du haut de son ministère de l'Industrie, Eric Besson
    ministre de l'Intégration, de l'Identité nationale et du si mal nommé Développement solidaire, Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille et d'une singulière Solidarité, qui accuse
    Marianne de salir les valeurs de la République et soutient le projet d'enfermement des parents défaillants, et bien sûr Brice Hortefeux qui fait oublier sa condamnation pour injure raciale en
    première instance par une hyperactivité estivale au service d'un vaste programme de démantèlement des camps de Roms, d'arrestations et d'expulsions des minorités les plus
    fragiles.</span><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ce discours à multiples détentes, savamment préparé et orchestré, a été encore relayé par quelques fidèles députés de
    l'UMP, dont son Secrétaire général, Xavier Bertrand, qui apporta son soutien à la proposition ubuesque de Christian Estrosi et renchérit dans Nice Matin en proposant une mesure frontiste : «
    remettre des gardes » aux frontières de l'Europe. Ce dispositif gouvernemental, lancé et étayé idéologiquement par le sinistre discours de Grenoble, permettrait à lui seul d'asseoir la thèse
    d'une xénophobie d'Etat. Mais la pertinence du concept&nbsp; tient à ce que le traitement politique de la sécurité repose principalement, et depuis fort longtemps, sur un discours des plus hautes
    autorités de l'Etat qui stigmatise les minorités étrangères et certaines catégories de Français issus de l'immigration, au risque - avec la volonté&nbsp; - de dresser les Français les uns contre
    les autres.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Les puissants médias dont Sarkozy s'est attaché les services, et quelques sondages, devenus des instruments de formatage de
    l'opinion bien plus que des outils d'analyse, parachèvent un dispositif qui apparaîtra à certains, avec un peu de recul, comme le plus gros coup de poker politique du quinquennat : recomposer le
    paysage de la droite française en la déportant vers son extrême, préparer 2012 sur les terres d'une nouvelle droite nationaliste, populiste et xénophobe, et au passage faire oublier les scandales
    financiers, la réforme des retraites, diviser le PS, autant de manœuvres qui seraient en passe de fonctionner très bien si de nombreuses voix ne s'élevaient enfin contre cette basse manœuvre
    politicienne. Mais rien ne nous assure un quelconque recul de Sarkozy - tout au plus sera-t-il tactique ou de façade - et le prix à payer de ce coup politique est déjà incommensurable : un
    renoncement aux valeurs premières de la République.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Face à cette déferlante de discours et de propositions, tout aussi ineptes et assurément inefficaces les uns que les
    autres, des silences sont consternants, que nul ne pourra oublier : Fadela Amara, Rama Yade, Bernard Kouchner et Frédéric Mitterrand mangent le chapeau de leurs dernières convictions - s'il leur
    en reste - et sombrent dans un renoncement coupable en manquant à leur devoir élémentaire de démission. Le silence de Michèle Alliot-Marie, bien plus grave, a une autre portée : nous attendions
    de notre ministre de la Justice et des Libertés qu'elle se portât garante de l'indépendance de la justice et du respect du droit. Il n'en fut rien. Son comportement dans l'affaire
    Woerth-Bettencourt a été très bien exposé dans divers articles de la rédaction de Mediapart [2].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Pour ce qui est de la défense des libertés, il est à craindre que les citoyens démocrates attendent longtemps l'exercice de
    cette responsabilité ministérielle, quand bien même le droit à la libre expression serait bafoué par l'Etat lui-même : la condamnation récente [3] de cinq militants du Réseau Education Sans
    Frontières (RESF) nous apprend qu'une simple comparaison historique entre la situation présente et la période de Vichy est désormais assimilable à un délit d'opinion. Il est vrai que les
    poursuites pour outrage aux autorités se multiplient depuis deux ans. Eric Fassin le signalait déjà dans une Lettre au Président [4] en juin 2009. Il est aussi vrai que « comparaison n'est pas
    raison », comme disait Etiemble, mais priver le penseur comme l'homme ordinaire de tout droit à l'association d'idée nous fait entrer directement dans le monde de Big Brother. Tel député UMP
    projetait récemment d'encadrer la liberté de la presse. Le sommet sera-t-il donc atteint quand tel autre zélateur de l'Etat-UMP proposera sérieusement l'établissement d'une censure légale?<br>
    <br>
    On le voit suffisamment : les événements politiques de ces derniers mois sont d'une gravité jamais atteinte depuis les débuts de la cinquième République. La thèse d'une radicalisation tactique
    d'un gouvernement en difficulté et d'un président aux abois semble ne pas devoir souffrir la contradiction. Ce serait ignorer un peu vite le système idéologique fort qui conditionne la stratégie
    sarkoziste depuis de longues années et qui cimente des pans entiers de sa politique. Il permettrait de lire dans les événements récents un développement logique bien plus qu'une diversion ou un
    virage opportun et cynique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong>2. Un continuum idéologique</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il y a une extrême cohérence et un continuum idéologique fort du sarkozisme et de sa praxis politique. Elle est avant tout
    celle d'un homme et de quelques proches, la micro-société des conseillers de l'Elysée. Elle est davantage une pratique empirique et instinctive de la politique qu'une idéologie : la provocation,
    le coup de force, le putsch permanent. L'idéologie advient cependant par la force d'inscription de cette pratique politique dans l'opinion. Le relais intellectuel des nouveaux réactionnaires et
    autres Anti-modernes a fait son œuvre. Le sujet mériterait plusieurs ouvrages de science et d'histoire politiques. De sociologie aussi. Je limite volontairement ma réflexion à quelques rappels de
    notre histoire récente et à la formulation de trois impostures.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Depuis cinq ans au moins Nicolas Sarkozy a ancré continument la problématique sécuritaire dans la question de l'identité
    nationale en lien avec l'immigration. Le tournant, si tournant il y a, est déjà ancien. Il date de 2005. Les analystes et les journalistes qui soutiennent la thèse d'un virage estival et d'une
    radicalisation récente ont la mémoire courte. L'année 2005 n'est pas uniquement celle du « Kärcher » et de la « racaille », ces violences verbales et provocations volontaires élevées au rang de
    technique de gouvernement et qui joueront un rôle certain dans le déclenchement des émeutes de l'hiver 2005.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le ministre de l'Intérieur qui a pris ses fonctions juste après le Référendum se singularise aussi par trois types d'action
    qui caractérisent sa ligne de conduite politique jusqu'à ce jour. Tout d'abord l'intrusion du pouvoir de l'Intérieur dans le champ de celui de la Justice, allant jusqu'à bafouer la règle de la
    séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice. C'est bien sûr l'affaire Nelly Cremel qui vaut à Sarkozy un rappel à l'ordre du Premier ministre de l'époque, Dominique de Villepin,
    suite à une demande de sanction d'un juge prétendument trop laxiste. Ensuite la stigmatisation des minorités et l'amalgame entre immigration illégale et jeunes des banlieues. <a href=
    "http://www.vachane-overblog.com/article-vous-en-reprendrez-bien-un-peu-non-merci-55939673.html"><span style="text-decoration: underline;">C'est le discours</span></a> [5] musclé aux préfets du 9
    septembre 2005 dans lequel Sarkozy exige une fermeté exemplaire contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des « Français » : « en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des
    banlieues, les immigrés illégaux ». Déjà les « gens du voyage » !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Mais au passage, souvenons-nous que les Roms les avaient précédés comme toutes premières victimes de la politique du jeune
    ministre de l'Intérieur, dès 2002 et 2003. Je renvoie à l'article [6] très précis et bien documenté de Caroline Damiens qui avait reconstruit en avril 2005 la sombre histoire des débuts de
    Sarkozy. Pour en revenir à 2005, l'injonction aux préfets sera suivie par les « rafles de sans-papiers menées au petit matin, avant le départ des enfants à l'école », lesquelles témoignent, selon
    Alain Gresh dans un article du Monde Diplomatique,« de l'enthousiasme que le ministre a su faire souffler dans les préfectures ». Cet « enthousiasme » n'a pas faibli malgré la longue lutte des
    associations de soutien aux sans-papiers.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Enfin, troisième étape : l'ordre d'expulsion du territoire français de tous les étrangers condamnés pour violences
    urbaines. 68% des Français y sont favorables, selon le sondage IPSOS du 16 novembre 2005 pour Le Point. Le bilan est éloquent et témoigne déjà du primat des mots sur les actes : 597 personnes
    incarcérées mais une seule expulsion. Ce bilan est aussi éloquent sur l'implication des étrangers dans les émeutes. Nul doute que les résultats seront en 2010 bien meilleurs avec l'apport des
    Roms.<br>
    <br>
    La succession provocation (insultes), stigmatisation (désignation de boucs émissaires), répression (incarcérations - expulsions) suffit à établir le degré de responsabilité de l'Etat dans la
    production de la violence et le processus de ce que je nomme l'invention sécuritaire. Ne se sont passées que peu d'années depuis 2002 sans que ce schéma ne se répète à l'initiative de Sarkozy
    ministre ou président.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Après la grande loi de 2006 sur l'immigration et l'intégration qui restreint considérablement les droits des étrangers,
    facilite et intensifie les expulsions de sans-papiers et les reconduites à la frontière, après la loi sur la prévention de la délinquance de mars 2007 qui institue la détection du trouble du
    comportement chez les plus jeunes enfants et autorise une sortie sur les liens entre délinquance et génétique, une seconde étape est franchie en 2007 avec l'élection à la présidentielle et la
    création du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">L'invention est unique dans une République : l'association de l'immigration et de l'identité nationale dans un ministère
    constitue une institutionnalisation d'un lien dont il faut rappeler qu'il appartient au Front National depuis le début des années 80. Les fondamentaux idéologiques du sarkozisme en matière de
    sécurité n'appartiennent-ils pas en propre à l'extrême droite ? La question mérite d'être posée. Elle permettrait de réviser un peu notre grille de lecture des cloisonnements idéologiques. La
    question du glissement d'une frange majoritaire de l'UMP à l'extrême droite ne se pose pas. Elle existe de fait. En tout état de cause, nous posons que c'est l'existence de ce ministère de
    l'Immigration et de l'Identité nationale et le lien qu'il institue qui conduisent logiquement aux propositions du discours de Grenoble.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Quelle serait alors la nature du tournant de cet été 2010, sa spécificité ? Je pense profondément qu'il est simplement le
    suivant : l'habillage républicain de l'Etat-Sarkozy est en train de tomber. Le roi a choisi de marcher nu. Car il a choisi d'exposer dans son discours de Grenoble ce qu'il savait majoritairement
    acceptable par l'opinion publique en fonction de sondages antérieurs. Il sait aussi en son for intérieur tout ce qu'il a accompli comme travail sur l'opinion depuis 2002, une opinion aujourd'hui
    suffisamment imbibée par la xénophobie d'Etat pour qu'elle accepte le principe de la déchéance de la nationalité. La relance de l'expulsion des Roms ne serait dès lors que la pilule destinée à
    mieux faire passer la première. Hortefeux prépare ses amendements et décrets. Le seul obstacle est la Constitution et son Conseil. Mais combien de fois Sarkozy a-t-il poussé le Conseil
    Constitutionnel dans ses retranchements ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">On doit enfin s'interroger sur les causes de la forte perméabilité de l'opinion au sarkozisme. Elles sont bien sûr très
    nombreuses et très complexes. Je n'en relèverai qu'une seule. Il me semble que le tour de force de Sarkozy est d'avoir rendu efficiente une triple imposture qui travaille en profondeur l'opinion
    publique et qui exige aujourd'hui, en retour, un long et patient travail de déconstruction. La première imposture est de faire croire que la France est malade d'une insécurité chronique sans
    causes, sinon celles de l'immigration et des minorités d'origine étrangère. La seconde est de faire croire que l'insécurité régresse - la manipulation des chiffres est permanente - en passant son
    temps à souffler sur ses braises et en justifiant in fine qu'une guerre s'impose. La dernière est de faire croire que lutter contre certaines minorités, les Roms en ce moment, est une mesure
    efficace contre l'insécurité. L'imposture se transforme en faute historique et éthique, s'il existe encore une once d'éthicité de la politique. Coup de génie d'un politicien habile, diront
    certains. Ce n'est certainement pas la politique d'un homme d'Etat.</span><br>
    <br>
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;">3. « Liberté, Egalité, Tsigane »</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp; <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    En s'en prenant à la minorité des Roms, à tous ces « Bohémiens en voyage » célébrés par les écrivains, des poètes romantiques à Guillaume Apollinaire en passant par Baudelaire, le pouvoir touche
    les boucs émissaires des boucs émissaires, les oubliés de la déportation, non seulement les centaines de milliers de tsiganes exterminés par les nazis, mais aussi ces milliers d'autres que Vichy
    a parqués dans des camps innommables et que la France a laissés enfermés encore un an après la libération.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">En stigmatisant tous ceux auxquels Tony Gatlif a rendu, cette année même, le si bel hommage de son film <a href=
    "http://www.vachane-overblog.com/article-rom-devoir-de-memoire-enfin-55433795.html"><span style="text-decoration: underline;">Liberté</span></a> (Entretien avec Tony Gatlif "Liberté, Egalité,
    Tsigane" [7]), ce pouvoir cynique, sans mémoire, sans culture, rempli de tant de bêtise et de haine, prive un peuple symbole de liberté de ce qui fonde son identité : le choix d'une vie nomade,
    la liberté de déplacement que garantit encore pour un temps l'Union Européenne. Qu'il le fasse au moment même où des artistes et des historiens commencent à travailler à la reconnaissance de la
    responsabilité de la France dans l'enfermement et la mort de milliers de Roms, ne peut que remplir de honte tout citoyen qui a encore un peu de culture et d'humanité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Car notre Etat s'en prend sciemment aux plus fragiles, aux plus vulnérables. Il sait ce qu'il fait en stigmatisant la
    minorité des Roms : les préjugés restent malheureusement très forts dans l'opinion publique à l'encontre des Roms et des gens du voyage, quelle que soit leur nationalité. Il sait donc très bien
    ce qu'il fait en associant volontairement « Roms » et « gens du voyage ». Nicolas Sarkozy sait également ce qu'il fait en reproduisant et en complétant la chaîne associative de 2005 entre
    insécurité, délinquance, immigration, Roms et gens du voyage. Il ne sait peut-être pas ce qu'il produit culturellement, éthiquement, donc politiquement au sens noble du terme : une faute
    inadmissible et une monstruosité. Une faute de mémoire, une faute historique dont le gouvernement actuel, son Premier ministre bien longtemps silencieux et aujourd'hui consentant, et le président
    lui-même portent et porteront durablement la responsabilité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Cette faute est d'autant plus inadmissible que l'anti-tsiganisme ne cesse de croître dans des proportions alarmantes au
    niveau de toute l'Europe, en particulier en République tchèque (voir les pages 40 à 45 du rapport 2009 [8] de la Commission Européenne contre le Racisme et l'Intolérance), en Hongrie et en Italie
    où la traque des Roms bat son plein depuis deux ans et ne fait qu'attiser la xénophobie en renforçant l'extrême-droite (il est urgent de lire à ce sujet les cinq parties de l'enquête "L'Europe au
    miroir des Roms" [9] parue dans le volume Cette France-là et reprise sur l'excellent site du collectif Les mots sont importants). Sarkozy voudrait-il une fois de plus marcher sur les traces de
    Berlusconi qu'il ne s'y prendrait pas autrement. L'extrême droite italienne [10] vient d'ailleurs d'applaudir le président français.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">En définitive peu importe au tandem Sarkozy-Hortefeux les cris d'alarme de la Commission Européenne. Peu leur importe que
    par leur politique l'image de la France à l'étranger soit ternie au point de perdre pour longtemps son symbole de patrie des droits de l'homme. Peu leur importe que l'ONU, le Président de
    l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, les plus grands éditorialistes de la presse internationale et maintenant l'Eglise dénoncent la dérive xénophobe de la France. A défaut de
    fraternité, d'humanité et d'intelligence, ils ont la vérité pour eux, les « couches populaires » avec eux, comme le clame Brice Hortefeux dans son entretien au Monde : « J'assume cette vérité »,
    « j'affirme une chose simple et vraie », dit à plusieurs reprises l'ami de trente ans du président. Cette « vérité simple » fait froid dans le dos : l'histoire nous apprend que les vérités
    simples font souvent le lit des totalitarismes.</span><br>
    <br>
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong>4. Décomplexion et violence pure</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    Le petit monde de la sarkozie a imposé son langage. Il fait désormais notre époque, avec son lot de suiveurs, y compris parmi les intellectuels et les petits hommes de médias dont la puissance
    n'a d'égale que leur soumission crasse au pouvoir politique et aux intérêts financiers dont on sait à quel point ils sont aujourd'hui liés. Les mimes sont partout. Le trait dominant de ce langage
    semble être la décomplexion. Mais sa singularité réside surtout dans la violence performative de son discours qui est une violence pure.<br>
    <br>
    La droite sarkoziste se proclame « décomplexée ». La polysémie du terme est riche d'enseignements. De quelle timidité ou de quelle complexe d'infériorité la droite souffrait-elle avant de se
    libérer ? De quelle instance surmoïque a-t-elle triomphé ? Quel tabou a-t-elle surmonté ? La réponse est presque contenue dans les questions : le Front National.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le sarkozisme décomplexé&nbsp; aspire depuis ses débuts à prendre le chemin suivant : les thèses et la politique de
    l'extrême droite sont solubles dans la République. Cette décomplexion a commencé par les formes les plus prosaïques mais aussi les plus perverses, le développement exponentiel et la
    popularisation de la vulgarité en politique : une libération du langage qui cultive l'insulte, le renversement des positions (« les socialistes milliardaires » ou les médias « fascistes »), le
    mime des préjugés populaires les plus dangereux, le dénigrement de l'intelligence et de la culture, l'annexion et le travestissement des figures historiques (Jaurès et maintenant Clemenceau), la
    détestation et la stigmatisation des intellectuels, etc. Les exemples sont trop nombreux et trop connus pour qu'on prenne la peine de les citer tous, même si leur étude précise est à faire et
    leur dénonciation à produire systématiquement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Cette décomplexion, en elle-même inadmissible en ce qu'elle extrait définitivement l'éthique de toute pratique politique,
    devient condamnable quand elle conduit à une banalisation de la xénophobie. Le mime, la reprise et la « sanctuarisation » politicienne des préjugés populaires n'a jamais atteint un tel degré
    d'efficacité sociale. Le fonctionnement est celui d'un appel à la gratification narcissique des racistes ordinaires qui découvrent de plus en plus dans leurs gouvernants un miroir de leurs
    affects, de leur vécu, de leur appréhension du réel.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Les « choses simples et vraies » de Brice Hortefeux. Comme si les Français ne pouvaient plus avoir accès aux choses
    complexes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Alors que l'on croyait que la tâche d'un démocrate et plus encore d'un homme d'Etat était de lutter contre les préjugés les
    plus dangereux de l'opinion, Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux à sa suite, de nombreux autres à leur suite, ont fait dès longtemps le choix de les alimenter et de les aviver, au risque de
    déliter le fragile ciment social et le pacte républicain dont leurs fonctions les rendaient garants. Et n'est-ce pas une forme de violence exercée à l'encontre du peuple que d'alimenter ses
    préjugés ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le recours et le retour aux valeurs et aux symboles simples de la patrie (drapeau, Marseillaise) donne la touche sérieuse
    et grave qui manquait à cet empire de la vulgarité. Mais on inspire difficilement le respect des symboles et des valeurs républicaines dans un contexte de rabaissement permanent de la culture, de
    conflits d'intérêts et de scandales financiers. Là aussi le sarkozisme est un lamentable échec, une schizophrénie politique, une invention monstrueuse.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">L'Etat français nous fait baigner dans une violence politique si ordinaire que la majorité finit par ne plus la voir. Elle
    est pourtant profonde, proche de ce que Walter Benjamin nommait « la violence pure » dans son essai « Pour une critique de la violence », un texte difficile qu'il faudrait relire attentivement.
    Le champ d'exercice de cette violence pure est d'abord le langage, la parole.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le national-populisme à la manière Sarkozy a sa langue propre. Son règne est le performatif : faire que la chose advienne
    en la nommant. Je ne prends qu'un exemple récent, celui de Lies Hebbadj, le commerçant nantais que Hortefeux veut déchoir de sa nationalité. Préparant le terrain à son projet de décret en faisant
    explicitement d'un cas individuel un problème de société, le ministre de l'Intérieur a transformé le plus naturellement du monde un « mis en examen » en « présumé coupable », et ce avant même que
    la justice ne se soit prononcée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il ne fait là que suivre un « droit » que s'était déjà arrogé son prédécesseur, le ministre de l'Intérieur de 2003 qui
    annonçait le soir même de l'arrestation d'Yvan Colonna que la police venait d'arrêter « l'assassin du préfet Erignac ». On connaît les récidives qui suivront en matière d'atteinte à la
    présomption d'innocence. La condamnation antérieure à l'exercice de toute justice humaine relève bien d'une violence pure dont l'équivalent est celui de la violence divine.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Faute politique, mensonge, manipulation sont choses graves. Mais le plus affolant est la performativité sociale de cette
    parole : elle fait exister la culpabilité en la nommant. La logique est semblable à celle de l'insulte et de la stigmatisation des minorités. Elle est encore semblable à la modalité d'une
    déchéance de nationalité : un juge dit : « Vous n'êtes plus français », et vous n'êtes plus français. La violence à l'état pur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">C'est peut-être là l'essence de ce nouveau pouvoir, plus dangereuse parce que plus insidieuse que les thèses
    traditionnelles de l'extrême droite. Car, lorsqu'un pouvoir commence à s'établir sur un tel fantasme de toute-puissance, lorsque nous observons l'efficacité redoutable de cette nomination à
    travers les relais d'opinion, nous ne pouvons exclure que ce pouvoir tente de mettre le droit en conformité avec sa praxis et avec l'idéologie qu'il diffuse. Il est même condamné à faire exister
    ce qu'il énonce, sauf à discréditer entièrement sa parole et sa politique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">C'est ce qu'affirme fortement Hortefeux dans son entretien au Monde : « Il y aura donc autant de textes, de lois, de
    règlements que la réponse au défi de la protection des Français l'exige. Je n'ai aucun complexe là-dessus ». Encore la décomplexion. On voit ici le cercle vicieux et la perversité de la parole
    performative : l'invention sécuritaire met non seulement l'Etat en demeure de répondre à sa parole, mais il le place aussi devant un immaîtrisable, condamné qu'il est à se nourrir de ce qu'il
    produit et à alimenter toujours un peu plus le monstre qu'il a créé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">5. Non la peur, mais une éthique de la résistance</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br>
    Deleuze disait que le XXIe siècle verrait l'apparition d'une société de contrôle et non plus d'enfermement. Il se trompait : l'Etat-Sarkozy a réussi à nous imposer en huit ans de responsabilités
    politiques et un peu plus de deux années de présidence le contrôle et l'enfermement. Il n'y a jamais eu autant de monde dans les prisons, autant de jeunes dans les prisons, autant de suicides
    dans les prisons. Autant de suicides dans les entreprises. Même les prisonniers ont peur. Les policiers, les CRS, les pompiers ont peur. Les préfets ont peur. On finit par se demander si l'Etat
    n'a pas peur de la peur qu'il invente.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La peur est cause et conséquence de l'insécurité. Elle est au coeur même des réformes que le gouvernement nous impose à un
    rythme effréné : la peur de n'être pas un bon chercheur et de devoir enseigner plus, la peur de ne pas être "performant", la peur de l'évaluation, de la concurrence, de l'excellence, la peur du
    collègue, du petit chef ou du grand chef, la peur de perdre son emploi, la peur de la précarité dont le développement est exponentiel dans ce qui reste de la fonction publique et dans toute notre
    société. Il existe aujourd'hui au moins trois types de peurs que le pouvoir a avivés et élevés à un degré insupportable : la peur sociale (la peur ordinaire, quotidienne, celle qui tient à
    l'insécurité professionnelle, à la sécurité des personnes), la peur politique (celles des militants associatifs ou syndicaux, des citoyens engagés dans les luttes, de plus en plus souvent
    intimidés, poursuivis ou réprimés par les pouvoirs publics), enfin la peur des victimes des politiques d'exclusion, la peur quotidienne du contrôle policier pour les milliers de sans-papiers, la
    peur panique de l'enfant arraché à sa mère, la peur du Rom privé de sa liberté et renvoyé dans un pays où il sera persécuté. Une peur autrement plus grande que les deux premières parce qu'elle
    engage des vies et des destins individuels.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Même la justice, sous la pression du ministre de l'Intérieur et des préfets, est devenue un moyen de distiller une peur
    protéiforme. La mise au placard de certains juges [11] - sans parler de la valse des préfets - et la politique d'abattage à laquelle sont soumis les magistrats montrent l'inféodation pernicieuse
    de la justice à la doctrine sécuritaire du ministère de l'Intérieur et de l'Elysée : nous vivons désormais dans un pays où le principe constitutionnel de l'indépendance des magistrats est
    régulièrement foulé aux pieds et où les hauts fonctionnaires un peu libres de leurs idées sont mis au pas, ou tout bonnement mis à pied. L'autoritarisme et la logique de la sanction servent une
    politique de la peur qui n'a jamais eu d'équivalent depuis un demi-siècle ou davantage</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br>
    Face à ce gouvernement par la peur, et avant qu'elle ne se transforme en terreur, avant que cette peur ne produise d'autres formes de peur et de violence qui nous font craindre le pire, tous les
    citoyens responsables doivent se lever pour dire "Non!" à cet Etat de non-droit, pour rompre le cercle de la peur en assumant le risque de l'engagement, en ignorant les possibles sanctions et en
    se battant à tous les niveaux de la vie sociale pour se réapproprier le discours et la pratique critique, continuer à inventer des espaces de liberté et renforcer tous ces liens que les appels et
    les collectifs tissent comme une toile infinie et incontrôlable contre laquelle l'Etat de peur ne peut rien.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il faut en appeler aussi au courage politique et à la responsabilité historique et éthique des intellectuels et des
    journalistes. Il faut en appeler encore à nos responsables syndicaux pour qu'ils prennent la mesure du piège et des conséquences qu'un syndicalisme de cogestion fait encourir à tous les secteurs
    professionnels. La fin du quinquennat de Sarkozy sera sous le signe d'un syndicalisme véritablement offensif ou les syndicats prendront le risque de perdre de nouvelles batailles. Il faut en
    appeler enfin à une véritable pratique critique que les Sciences Humaines et Sociales se doivent de continuer à développer, aujourd'hui plus que jamais. Le programme de mise au pas et
    d'affaiblissement structurel des SHS ne doit pas passer. Car nous avons plus que jamais besoin de sciences sociales fortes, d'historiens vigilants et engagés, de chercheurs continuant à
    développer des pratiques et des théories critiques du social et du politique, d'artistes libres de leurs créations et de leurs engagements, d'artistes soutenus par l'Etat. L'université et
    l'ensemble des organismes de recherche qui sont devenus le terrain d'exercice et d'élaboration de l'idéologie sarkoziste se doivent de résister, par tous les moyens légaux et démocratiques qui
    restent à leur disposition, à la plus grande entreprise de destruction des libertés académiques et de la collégialité des universitaires jamais mise en œuvre depuis la création de l'université.
    Une éthique de la résistance s'impose en tous lieux où il y a de la vie sociale. Elle exige une mobilisation de toutes les forces de l'intelligence, du langage et de la création pour retrouver le
    sens de l'utopie et inventer des idées nouvelles contre les « vérités simples », toutes faites, jetées à l'opinion publique par des politiciens irresponsables pour seulement recueillir
    l'assentiment des esprit les plus démunis face à l'inadmissible.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Quand des hommes politiques ont totalement abdiqué devant la complexité du réel pour imposer l'ineptie comme vérité et la
    haine de l'Autre comme programme politique, ils ne méritent plus, en démocratie, le respect dû à leur fonction. Et quand ils ne cessent de déformer et d'instrumentaliser l'histoire dans un grand
    révisionnisme de la pensée, ils doivent s'attendre à des dénonciations vigoureuses, à la hauteur de leurs impostures. Il est grand temps, vraiment, de ne plus rien laisser passer à ce
    gouvernement.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Aussi la journée de rassemblements citoyens du 4 septembre sera-t-elle décisive. Celle du 7 septembre contre la réforme des
    retraites ne le sera pas moins. Les deux sont étroitement liées car nous savons bien que la violence et la xénophobie d'Etat font système avec la violence économique et sociale d'un gouvernement
    qui, en un peu plus de deux années, aura appauvri les plus pauvres, enrichi les plus riches, persécuté les plus fragiles et détruit la moitié des services publics pour les brader aux intérêts du
    privé. Les pétitions et les tribunes sont des armes essentielles pour alerter l'opinion publique, mais elles ne suffiront pas. On n'arrêtera pas cette folle machine sécuritaire et xénophobe sans
    un véritable sursaut citoyen, sans une prise de conscience individuelle et collective, sans un engagement de tous, c'est-à-dire un engagement de chacun.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">L'enjeu n'est plus seulement nos libertés démocratiques fondamentales, mais ce qui les conditionne : notre liberté de
    penser, notre liberté d'expression, aujourd'hui remises en cause. Le temps n'est pas loin où une réflexion libre sur la violence pure sera condamnée pour « délit d'opinion » et censurée par un
    Etat dont la politique fait le lit de la barbarie. Mais le temps n'est pas loin non plus où les citoyens démocrates qui n'auront pas cédé à la peur, à l'indifférence ou au fatalisme, prendront
    leurs responsabilités, exerceront leur devoir avec courage et détermination et entreront en résistance pour mettre un terme à la politique du pire.<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    © Pascal Maillard - Strasbourg, août 2010</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    * Professeur agrégé à l'université de Strasbourg, Pascal Maillard est membre du groupe de recherche POLART (Poétique et Politique de l'Art). Initiateur de l'Appel de Strasbourg, l'un des textes
    ayant lancé le mouvement universitaire de 2009 et dont Mediapart s'est fait le relais, il a suivi en observateur critique les événements politiques de « ce sombre été 2010 ».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 8pt;">[1] http://perdre-la-raison.blogspot.com/2010/08/recensement-de-toutes-les-lois-de.html<br>
    <br>
    [2] http://www.mediapart.fr/journal/france/220710/justice-ce-qui-n-est-plus-supportable<br>
    <br>
    [3] http://www.liberation.fr/societe/0101651734-il-n-est-pas-permis-de-comparer-la-politique-du-prefet-a-celle-de-vichy<br>
    <br>
    [4] http://www.mediapart.fr/club/blog/eric-fassin/240609/monsieur-sarkozy-nous-ne-vous-voyons-pas-assez<br>
    <br>
    [5] http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2005-09-21-M-Sarkozy-contre-l-anti-France<br>
    <br>
    [6] http://lmsi.net/Sarkozy-les-medias-et-l-invention<br>
    <br>
    [7] http://tony-gatlif.mondomix.com/fr/video5625.htm<br>
    <br>
    [8] http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/ecri/Country-by-country/Czech_Republic/CZE-CbC-IV-2009-030-FRE.pdf<br>
    <br>
    [9] http://lmsi.net/L-Europe-au-miroir-des-Roms,1101<br>
    <br>
    [10] http://www.mediapart.fr/journal/france/240810/roms-lextreme-droite-italienne-applaudit-nicolas-sarkozy<br>
    <br>
    [11] http://www.rue89.com/blog-justice/2010/08/20/je-suis-un-petit-juge-sanctionne-pour-avoir-voulu-rendre-la-justice-162991<br>
    &nbsp;<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 8pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 Aug 2010 16:08:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">vachane.over-blog.com-56058944</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-invention-securitaire-et-violence-pure-appel-a-une-ethique-de-la-resistance-56058944-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vous en reprendrez bien un peu ? Non merci.]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-vous-en-reprendrez-bien-un-peu-non-merci-55939673.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Les dicours de Nicolas Sarkozy sont une source inépuisable d'extase (pour les aficionados) et surtout de vérités qui lui reviennent dans la figure, telles un boomerang, pour ceux qui :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - premièrement, ont un peu de mémoire et de curiosité ;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - deuxièmement, ne prennent pas pour argent comptant ses "gueulantes" instituées en art de gouverner.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les autres, circulez ! Pour ceux qui sont encore là, je vous livre ci-dessous quelques extraits d'une intervention en lien avec l'actualité, où Nicolas Sarkozy incite les préfets à la fermeté
    contre tous ceux qui, selon lui, mettent en cause la sécurité des Français, en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><strong>" Je pense d’abord aux stationnements illicites de gens du voyage. En attendant l'adoption de la mesure législative que j'ai évoquée en juin pour "encadrer" le délai dans lequel le
    juge doit prononcer une expulsion, je vous demande d’accorder, chaque fois que possible, le concours de la force publique.</strong></em><br>
    <br>
    <em><strong>…/…</strong></em><br>
    <br>
    <em><strong>De la même façon, je vous demande d'avoir une approche globale mais ferme à l'égard des campements semi-sédentaires qui s'installent le plus souvent en périphérie des villes. Je ne
    veux pas que l’Etat reste passif face à des situations que les Français n’acceptent pas.</strong></em><br>
    <br>
    <em><strong>…/…</strong></em><br>
    <br>
    <em><strong>Les Français en ont assez des « petites terreurs » qui leur rendent la vie insupportable…qui ne vivent que de magouilles et de trafics et qui continuent à afficher leur mépris de
    l'autorité et de la règle. Ils en ont assez des familles à problèmes que tout le monde connaît mais que personne ne veut voir. Je vous ai donné des moyens, utilisez-les.</strong></em><br>
    <br>
    <em><strong>…/…</strong></em><br>
    <br>
    <em><strong>La lutte contre l'immigration irrégulière doit constituer le deuxième axe majeur de votre action.</strong></em><br>
    <br>
    <em><strong>Lors de notre dernière rencontre, je vous ai fixé des objectifs chiffrés, en vous demandant de procéder, au minimum, à 23 000 éloignements d'étrangers en situation irrégulière cette
    année. Je constate qu'à la fin du mois d'août, 12 849 étrangers avaient fait l'objet d'une mesure effective d'éloignement : sur huit mois, 56 % des objectifs ont été atteints. Il vous reste donc
    cinq mois pour accentuer l’effort. J'observe d’ailleurs que, d'une préfecture à l'autre, les résultats sont inégaux.</strong></em><br>
    <br>
    <em><strong>…/…</strong></em><br>
    <br>
    <em><strong>Plus encore qu'une obligation de moyens, c'est une obligation de résultats qui vous est fixée. "</strong></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    On va arrêter là, il ne faut pas abuser… à propos, notre récitant sécuritaire a prononcé ces mots le…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    9 septembre… 2005.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a href="http://www.interieur.gouv.fr/sections/le_ministre/interventions/archives-sarkozy-2005-2007/09-09-2005-intervention-prefets/view" target="_blank"><span style=
    "text-decoration: underline;"><strong>C'est ici pour les incrédules</strong></span></a>. On ne change pas les bonnes recettes, surtout quand elles permettent de se maintenir coûte que coûte.
    Merci les veaux !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors, vous en reprendrez bien un petit peu ? En ce qui me concerne, non merci. Trop basic, le sarko petit flic.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/63/37/22/2010/basic-instinct.jpg" class="noAlign" alt="basic instinct" height="417" width="530">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <a href="http://tropicalboy.canalblog.com/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline; font-size: 12pt;"><strong>http://tropicalboy.canalblog.com/</strong></span></a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Aug 2010 13:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">vachane.over-blog.com-55939673</guid>
                <category>Bonnet d'âne</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-vous-en-reprendrez-bien-un-peu-non-merci-55939673-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ROM : devoir de mémoire (enfin)]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-rom-devoir-de-memoire-enfin-55433795.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Depuis bientôt quarante ans, <a href="http://www.myspace.com/gatlif" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Tony Gatlif</strong></span></a> donne une image, une
    visibilité, une dignité aux tsiganes. Il offre aux “gadje” une meilleure connaissance de son peuple souvent victime de préjugés tenaces. Ne serait-ce que pour cette raison, le réalisateur occupe
    une position unique, essentielle, nécessaire sur l’atlas du cinéma.<br>
    <br>
    Avec le très ambitieux <strong>Liberté</strong>, il s’attelle à un sujet important et souvent oublié, voire occulté : la déportation et l’extermination des tsiganes par les nazis, épaulés en
    France par Vichy. Peu d’archives et de traces de ce tragique épisode historique.<br>
    <br>
    De plus, certains aspects de la culture tsigane (la peur des morts assimilés à des fantômes) ont empêché la parole des témoins de se transmettre aux générations suivantes. Entre 250 000 et 500
    000 Roms ont été assassinés par la machine nazie. (<a href="http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/article/liberte/" target="_blank"><span style=
    "text-decoration: underline;"><strong>extrait article les inrocks</strong></span></a>).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: center;">
    <div>
      <object type="application/x-shockwave-flash" height="362" width="600" data="http://www.youtube.com/v/zqYEcR8Go2o?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0&amp;color1=0x234900&amp;color2=0x4e9e00">
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    </div>
  </div>
  <div style="text-align: center;"></div>
  <div style="text-align: center;"></div>
  <div style="text-align: center;"></div>
  <div style="text-align: center;"></div>
  <div style="text-align: center;"></div>
  <div style="text-align: center;">
    <div>
      <object type="application/x-shockwave-flash" height="328" width="400" data="http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=6814">
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        <param name="src" value="http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=6814">
        <param name="allowfullscreen" value="true">
      </object><br>
      <br>
      <a href="http://culturebox.france3.fr/all/6814/la-liberte-selon-tony-gatlif" target="_blank">Découvrez <strong>La liberté selon Tony Gatlif</strong> sur Culturebox !</a>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 19 Aug 2010 05:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">vachane.over-blog.com-55433795</guid>
                <category>Mise au point</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-rom-devoir-de-memoire-enfin-55433795-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Définition en lien avec l'actualité : racolage]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-definition-en-lien-avec-l-actualite-racolage-55432734.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 18pt;"><strong>racolage</strong></span>
  </p>
  <div id="BlocArticle">
    <div class="BlocDefinition">
      <div class="BlocDefinition">
        <span class="CatgramDefinition">nom masculin</span>
      </div>
      <div class="BlocDefinition">
        <span class="CatgramDefinition">Action de racoler.<br>
        &nbsp;&nbsp;&nbsp; ▪ &nbsp;&nbsp;&nbsp; Le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d'autrui en vue de l'inciter à des relations
        sexuelles en échange d'une rémunération ou d'une promesse de rémunération est puni de deux mois d'emprisonnement et de 3 750 Euros d'amende. — (Article 225-10-1 du Code pénal
        français)<br></span>
      </div>
      <div class="BlocDefinition">
        <div id="BlocArticle">
          <div class="BlocDefinition">
            <ul class="Definitions">
              <li class="DivisionDefinition">
                <strong>du verbe "racoler"</strong> - (Péjoratif) Recruter de façon agressive ▪&nbsp; Racoler des partisans, des auditeurs - Aborder des clients, en parlant d’une prostituée, ou d’un
                prostitué - Par analogie (Péjoratif) : faire du marketing outrancier.
              </li>
            </ul>
            <p>
              &nbsp;
            </p>
          </div>
          <div class="BlocDefinition">
            Je rajouterai : racolage ACTIF, avec utilisation massive de tout moyen de propagande, afin de recruter des électeurs, ou d'influencer de façon insidieuse des intentions de vote lors de
            scrutins <span style="text-decoration: line-through;">démocratiques</span> faussés.
          </div>
          <div class="BlocDefinition"></div>
          <div class="BlocDefinition"></div>
          <div class="BlocDefinition"></div>
          <div class="BlocDefinition"></div>
          <div class="BlocDefinition"></div>
          <div class="BlocDefinition"></div>
          <div class="BlocDefinition"></div>
          <div class="BlocDefinition" style="text-align: center;">
            <img src="http://idata.over-blog.com/2/63/37/22/2010/racollage.jpg" class="noAlign" alt="racollage" height="458" width="500">
          </div>
          <div class="BlocDefinition" style="text-align: center;"></div>
          <div class="BlocDefinition" style="text-align: center;"></div>
          <div class="BlocDefinition" style="text-align: center;">
            <a href="http://tropicalboy.canalblog.com/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline; font-size: 12pt;"><strong>© http://tropicalboy.canalblog.com/</strong></span></a>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Aug 2010 05:32:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">vachane.over-blog.com-55432734</guid>
                <category>Définition en lien avec l'actualité</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-definition-en-lien-avec-l-actualite-racolage-55432734-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Petite histoire des impôts pour les nuls, de 1701 à 2007]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-petite-histoire-des-impots-pour-les-nuls-de-1701-a-2007-55244659.html</link>        <description><![CDATA[<div class="divTitreArticle">
    <h2>
      <span style="font-size: 14pt;"><a class="titreArticle" title="En France, retour aux privilèges fiscaux de l’Ancien Régime" href="http://www.internationalnews.fr/article-14492572.html">En
      France, retour aux privilèges fiscaux de l’Ancien Régime</a></span>
    </h2>
  </div>
  <div>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 12pt;"><strong>Le Monde Diplomatique (2007)<br></strong></span> <span style="font-family: Verdana;"><a href=
    "http://www.monde-diplomatique.fr/2007/10/HOANG_NGOC/15250"><span class="diploprintsurtitre">&nbsp;</span></a><br></span>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana;"><span class="diploprinttexte"><br>
      <img src="http://img.over-blog.com/366x244/1/07/22/91//20071015SarkozyADNInside.jpg" class="GcheTexte" alt="20071015SarkozyADNInside.jpg" height="244" width="366"><br>
      L’Elysée a démenti les propos de la ministre des finances, Mme&nbsp;Christine Lagarde, annonçant un «&nbsp;plan de rigueur&nbsp;», puis contredit la déclaration du premier ministre François
      Fillon, qui avait estimé que le pays était en «&nbsp;faillite&nbsp;». Pourtant, l’état de l’économie française rend probables de nouvelles mesures d’austérité sociale. Elles jetteront une
      lumière crue sur les premières décisions de M.&nbsp;Nicolas Sarkozy&nbsp;: un tombereau de largesses fiscales (15&nbsp;milliards d’euros) déversé sur les privilégiés.<br>
      <br>
      <!-- auteur --></span></span><br>
      Photo: www.rue89.com
    </p>
    <div class="diploprintsmall">
      <div>
        &nbsp;
      </div>
    </div>
    <div class="diploprintsmall">
      <span style="font-family: Verdana;"><em><br></em></span><span style="font-family: Verdana;"><span class="diploprinttexte"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span class=
      "diploprintsignature">Par <span style="text-transform: uppercase;">Liêm Hoang-Ngoc<br></span></span></strong></span></span></span> <span style="font-family: Verdana;"><em>Maître de conférences
      à l’université Paris-I&nbsp;; auteur de</em> <em>Vive l’impôt&nbsp;!, Grasset, Paris, 2007,</em></span>
    </div>
    <div class="diploprintsmall">
      <span style="font-family: Verdana;"><em>et de</em> <em>Dix questions sur la dette, Michalon, Paris, 2007.<br>
      <br></em><br></span>
    </div>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana;"><span class="diploprinttexte">Paquet fiscal&nbsp;», voté en juillet, «&nbsp;bouclier fiscal&nbsp;», série de mesures envisagées ou programmées par le
      gouvernement... Tout ces projets reviennent à alléger la fiscalité sur les hauts revenus et sur le patrimoine, et à reporter le poids du financement des dépenses publiques et sociales sur les
      ménages à revenus modestes et moyens. Ils sont le rouage privilégié d’un programme politique visant au démontage de l’ensemble des mécanismes de redistribution et de protection du salariat. Une
      façon de ramener la France à l’Ancien Régime...<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana;"><span class="diploprinttexte"><br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>La révolte contre les injustices fiscales fut l’une des causes de la Révolution française</strong>. La fiscalité de l’Ancien Régime
      – en nature, en monnaie ou en journées de travail – pèse intégralement sur le tiers-état pour financer les dépenses des ordres privilégiés&nbsp;: la noblesse et le clergé. La dîme, impôt en
      nature sur les récoltes, est perçue par le clergé. La taille, impôt en monnaie, est levée par le roi sur les roturiers. Il s’agit d’un impôt de répartition et non de quotité&nbsp;: le roi fixe
      ce que doit payer chaque collectivité ou paroisse, à qui incombe d’en répartir la charge sur ses habitants. La taille est arbitraire et territorialement inégalitaire. La noblesse et le clergé
      échappent également à la capitation (impôt progressif sur le revenu des roturiers créé en 1701 et touchant le revenu des immeubles), ainsi évidemment qu’à la corvée, redevable en journées de
      travail pour la construction des routes.<br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En 1789, alors que s’approche la chute de l’Ancien Régime, <strong>le principe démocratique</strong> («&nbsp;un homme, une voix&nbsp;»)
      <strong>et sa traduction fiscale, l’impôt progressif</strong>, tardent à s’affirmer. Le régime est d’abord censitaire&nbsp;: il distingue les «&nbsp;citoyens actifs&nbsp;» (qui paient un
      certain niveau de l’impôt appelé cens et qui peuvent voter) des «&nbsp;citoyens passifs&nbsp;» (dont les revenus sont trop faibles et qui n’ont pas le droit de vote). En 1792, la Convention
      instaure le suffrage universel direct (pour les hommes), qui commence par donner mandat aux députés de voter quelques nationalisations et maxima de prix.<br>
      <br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Après Thermidor (la chute de Robespierre en 1794), le Directoire remet en vigueur le suffrage censitaire afin de rendre le pouvoir
      inaccessible au turbulent peuple de Paris. Le suffrage universel (pour les hommes) ne sera rétabli que sous la IIe&nbsp;République (1848).`</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En ces premiers temps de la République, l’impôt épouse ce que l’on appelle de nos jours les «&nbsp;quatre vieilles&nbsp;»&nbsp;: la
      contribution mobilière, la contribution foncière sur le bâti, la contribution foncière sur le non-bâti, et la patente, qui met à contribution tous les citoyens. Les «&nbsp;quatre
      vieilles&nbsp;» accoucheront des trois impôts locaux actuels&nbsp;: la taxe d’habitation, la taxe foncière et la taxe professionnelle. Ces «&nbsp;vieilles&nbsp;» ne sont pas exactement des
      impôts sur le revenu&nbsp;: elles sont fixées à partir de critères très approximatifs censés indiquer la capacité contributive des citoyens tels que, jadis, le nombre de fenêtres ou la valeur
      locative de leur habitation.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>De tels impôts ne sont pas progressifs, mais proportionnels, et donc injustes</strong> puisqu’un taux de prélèvement unique
      s’applique à tous les revenus, ceux des riches comme ceux des pauvres. Ils ont un caractère territorialement inégalitaire dans la mesure où ils ne prennent pas en compte le niveau de richesse
      de la collectivité concernée. Depuis cette époque, des péréquations territoriales et des aménagements de la fiscalité locale ont pu partiellement remédier à ces défauts.<br>
      <br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Outre le suffrage universel, le véritable emblème de l’égalité est, plus d’un siècle plus tard, l’avènement de l’impôt sur le revenu
      progressif</strong>. Cette réforme est créée par Joseph Caillaux, à l’issue d’un rude débat parlementaire remporté par la gauche avec l’adoption de la loi du 2&nbsp;juillet 1914. Il s’agit là
      d’un <strong>attribut essentiel de la citoyenneté&nbsp;: le financement des politiques publiques, adoptées par le suffrage universel, est assuré par chacun en fonction de sa capacité
      contributive</strong>. Dès lors, l’accès gratuit (ou au moindre prix) aux biens publics, selon ses besoins, est un droit pour tous (nanti ou démuni), assorti d’un devoir de financement pour
      chaque citoyen, selon ses moyens.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Un mois plus tard, les crédits de guerre sont votés, et leur financement est alors rendu possible par le déploiement de l’impôt progressif
      sur le revenu. Utopique quelque temps auparavant, la montée en puissance de cet impôt est facilitée, pour la circonstance, par l’«&nbsp;union sacrée&nbsp;». Comme si la bourgeoisie ne pouvait
      envoyer le peuple au front sans éprouver un sentiment de culpabilité... Entre 1914 et 1917, l’impôt sur le revenu (IR) des personnes physiques s’ordonne autour de deux types de
      contributions&nbsp;: sept impôts catégoriels – appelés impôts cédulaires&nbsp;(<a id="nh1" class="spip_note" title=
      "(1) Les cédules concernées étaient : les revenus fonciers ; les revenus des (...)" rel="footnote" name="nh1" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb1">1</a>) – à
      taux proportionnel, et un impôt général et progressif sur le revenu.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le principe du financement de la solidarité nationale par l’impôt progressif, selon la capacité contributive de chaque citoyen, s’affermit à
      l’issue du conflit. Le taux marginal de la tranche supérieure passe même de 2&nbsp;% en 1915 à 90&nbsp;% en 1924 pour faire face aux nécessités financières de l’après-guerre. Il est ensuite
      abaissé à 40-50&nbsp;%, avant d’être relevé à 90&nbsp;% en 1939, lors du déclenchement de la seconde guerre mondiale, puis de trouver un rythme de croisière, au-dessus de 60&nbsp;%, pendant les
      «&nbsp;trente glorieuses&nbsp;» (1945-1975).<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Au cours de cette période, et malgré ses imperfections, <strong>l’IR consolide le lien du citoyen à la République</strong>. Le quotient
      familial est introduit en 1946 pour faire face à une situation démographique dégradée. L’impôt sur les sociétés (IS) est créé en 1948. L’unification des autres impôts cédulaires avec l’impôt
      sur le revenu est réalisée en 1959. <strong>Symbole de la redistribution organisée par l’Etat social, l’impôt contribue à ralentir la reproduction sociale d’une classe de rentiers qui aurait
      entravé le décollage économique de la France</strong>&nbsp;(<a id="nh2" class="spip_note" title="(2) Lire Thomas Piketty, Les Hauts Revenus en France au XXe siècle, Grasset, (...)" rel=
      "footnote" name="nh2" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb2">2</a>).<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">L’intégration sociale est, de surcroît, renforcée par l’édification d’un système de sécurité sociale sur le modèle dit
      «&nbsp;bismarckien&nbsp;». <strong>Ce système définit la cotisation comme un salaire indirect</strong> dont la gestion, dans les caisses d’assurance sociale, appartient aux syndicats.
      S’appuyant sur le programme du Conseil national de la Résistance, <strong>la France de la Libération fait émerger de nombreux «&nbsp;îlots de socialisme&nbsp;»</strong> (la protection sociale,
      le secteur public, le droit du travail...) que le programme commun de la gauche de juin 1972 proposera d’étendre.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Le système fiscal est cependant resté faiblement redistributif, en raison du poids des cotisations et impôts proportionnels</strong>
      – comme la taxe sur la valeur ajoutée (<strong>TVA</strong>) et la taxe intérieure sur les produits pétroliers (<strong>TIPP</strong>) –, ainsi que du faible rendement des impôts progressifs
      (comme l’IR) et de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui succède à l’impôt sur les grandes fortunes en 1989. <strong>Alors que la TVA représente 51&nbsp;% des rentrées fiscales et la
      TIPP 5,5&nbsp;%, l’IS et l’IR ne contribuent chacun qu’à hauteur de 17&nbsp;%</strong> des recettes de l’Etat, hors financement de la Sécurité sociale&nbsp;(<a id="nh3" class="spip_note" title=
      "(3) Pour comparer le poids de l'impôt sur le revenu dans l'ensemble des (...)" rel="footnote" name="nh3" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb3">3</a>). Plus de
      51&nbsp;% des ménages sont exemptés de l’IR, ce qui ne signifie aucunement qu’ils ne paient pas d’impôt, car ils acquittent notamment la contribution sociale généralisée (CSG), créée en 1990
      pour financer la sécurité sociale, et les impôts indirects.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">A titre de comparaison, le poids de l’impôt sur le revenu dans l’ensemble des prélèvements est de 53&nbsp;% au Danemark, figure de proue du
      modèle nordique. Il s’élève à 30&nbsp;% au Royaume-Uni et à 42&nbsp;% aux Etats-Unis.<br>
      <br>
      <br></span>
    </p>
    <h3 class="spip" style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="font-family: Verdana;">Aumône jetée à «&nbsp;ceux d’en bas&nbsp;»</span></strong></span>
    </h3><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Durant les deux dernières décennies, <strong>diverses mesures ont encore affaibli le caractère redistributif du système fiscal
      français</strong>. Premier ministre de 1988 à 1991, le socialiste Michel Rocard abaisse de 50 à 34,3&nbsp;% le taux de l’IS. C’est lui qui crée la CSG, impôt affecté dont l’assiette est plus
      large que celle des cotisations sociales puisqu’elle comprend notamment les revenus du capital des personnes physiques. <strong>Mais la CSG n’en reste pas moins aussi injuste que la cotisation,
      en raison de son taux proportionnel et non «&nbsp;familialisé&nbsp;»</strong>&nbsp;: le même taux s’applique au riche et au pauvre, aux familles avec ou sans enfants. La CSG joue un rôle
      croissant au gré des baisses de cotisations patronales et salariales, et <strong>elle symbolise le basculement progressif vers l’impôt du financement des dépenses sociales</strong>.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">C’est en 1993 que le premier ministre de droite Edouard Balladur lance le chantier de l’abaissement de la progressivité de l’impôt sur le
      revenu. Le nombre de tranches d’imposition est réduit de douze à sept. Le taux marginal de la tranche la plus élevée est ensuite abaissé de 56,8&nbsp;% à 54&nbsp;% sous le gouvernement de
      M.&nbsp;Alain Juppé (droite) en 1996, puis à 52,75&nbsp;% sous le gouvernement de M.&nbsp;Lionel Jospin (Parti socialiste). Le gouvernement de M.&nbsp;Jean-Pierre Raffarin (Union pour un
      mouvement populaire, UMP) le fait symboliquement passer sous la barre des 50&nbsp;%&nbsp;: à 49,58&nbsp;% en 2003, puis à 48,09&nbsp;% en 2004. La réforme léguée par M.&nbsp;Dominique de
      Villepin (UMP) à M.&nbsp;François Fillon (UMP), actuel premier ministre, réduit encore davantage la progressivité de l’impôt&nbsp;: elle fait passer le nombre de tranches de sept à cinq, tout
      en abaissant substantiellement les taux marginaux s’appliquant aux revenus moyens et supérieurs, après suppression de l’abattement de 20&nbsp;%. Le taux de la tranche la plus élevée est fixé à
      40&nbsp;%, comme au Royaume-Uni. Mais la France est devenue plus royaliste que le roi dans la mise en concurrence européenne et mondiale des systèmes fiscaux.<br>
      <br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Dans le système français, ce taux de la tranche supérieure, en apparence équivalent au taux britannique, taxe moins les classes riches
      qu’outre-Manche, car là-bas le principe du quotient familial n’existe pas&nbsp;(<a id="nh4" class="spip_note" title=
      "(4) Ce principe consiste à diviser par un certain nombre de parts le revenu (...)" rel="footnote" name="nh4" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb4">4</a>). De
      nouvelles «&nbsp;niches&nbsp;» mettant à l’abri du fisc sont créées. Au prétexte de lutter contre la spéculation, une exonération progressive d’impôt des plus-values réalisées sur des titres
      détenus depuis plus de huit ans est également proposée. Enfin, la création d’un «&nbsp;bouclier fiscal&nbsp;», par lequel les prélèvements fiscaux ne peuvent excéder 60&nbsp;% (puis 50&nbsp;%)
      des revenus d’un contribuable, aura pour effet de <strong>réduire substantiellement l’ISF pour les très hauts revenus</strong>&nbsp;(<a id="nh5" class="spip_note" title=
      "(5) Sans bouclier fiscal, malgré un taux marginal de la tranche supérieure de (...)" rel="footnote" name="nh5" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb5">5</a>).
      Pour donner une impression d’équilibre, ces mesures profitant à «&nbsp;ceux d’en haut&nbsp;» sont compensées par l’augmentation et la mensualisation de la prime pour l’emploi, initialement
      créée par le gouvernement de M.&nbsp;Jospin, aumône jetée à «&nbsp;ceux d’en bas&nbsp;», mais à condition qu’ils ne chôment pas...<br>
      <br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">S’il était appliqué sans complexes, le projet de réforme de l’IR à l’état pur, tel que le projette la nouvelle droite <em>(lire
      «&nbsp;<a class="spip_in" href="http://www.monde-diplomatique.fr/2007/10/HOANG_NGOC/15251">Quelle autre réforme de l’impôt&nbsp;?</a>&nbsp;»)</em>, nous ramènerait un siècle en arrière, avant
      la loi Caillaux. Défendue par le sénateur Philippe Marini (UMP), cette réforme consisterait à abolir toute progressivité par la création d’un impôt à taux unique, appelé <em>flat
      tax</em>&nbsp;(<a id="nh6" class="spip_note" title="(6) Cet impôt à taux unique existe déjà dans un certain nombre de pays (...)" rel="footnote" name="nh6" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb6">6</a>) par les néoconservateurs aux Etats-Unis. En attendant, <strong>le coût cumulé de la baisse de la progressivité du seul
      impôt sur le revenu entre 2000 et 2007 peut d’ores et déjà être chiffré à 50&nbsp;milliards d’euros</strong>.<br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">La loi dite, par antiphrase, «&nbsp;pour le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat&nbsp;» (TEPA), adoptée dans la foulée de la victoire de
      M.&nbsp;Nicolas Sarkozy à la présidentielle, et communément appelée «&nbsp;paquet fiscal&nbsp;», accentue à nouveau les injustices fiscales. <strong>La quasi-suppression des droits de
      succession des 15&nbsp;% des ménages les plus fortunés est contraire au principe libéral d’égalité des chances</strong>, comme pourrait l’affirmer un authentique <em>self-made man</em> comme
      M.&nbsp;Bill Gates, qui s’est récemment élevé contre un projet de ce type dans les Etats-Unis de M.&nbsp;George W. Bush. Le coût de cette mesure est de 2,2&nbsp;milliards d’euros.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le bouclier fiscal, étendu à 50&nbsp;% du revenu, supprimera de fait l’ISF pour les très hauts revenus. Il bénéficie à
      235&nbsp;000&nbsp;ménages, à qui l’Etat reverse 600&nbsp;millions d’euros. Parmi eux, les 13&nbsp;000&nbsp;ménages les plus fortunés touchent un chèque de 45&nbsp;000&nbsp;euros. L’ISF avait
      été créé pour financer en partie le revenu minimum d’insertion (RMI), dont le coût est de 8&nbsp;milliards par an. La quasi-suppression de l’ISF amputera ses ressources de plus de
      4&nbsp;milliards d’euros, à un moment où la précarité s’étend.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Pour les départements, auxquels est désormais confiée la gestion du RMI dans le cadre de la décentralisation, ce manque à gagner entraînera
      une hausse des impôts locaux, particulièrement injustes. L’inclusion de la CSG et de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), créée en 1996, dans le dispositif du
      «&nbsp;bouclier fiscal&nbsp;» rendrait le financement de la protection sociale, déjà contraire à l’équité, carrément dégressif&nbsp;: plus on est riche, moins on contribuerait à la solidarité
      nationale en matière de santé&nbsp;!<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le crédit d’impôt pour les intérêts d’emprunt de l’habitation principale est une aubaine pour les ménages aisés. Il entretiendra la flambée
      des prix de l’immobilier, où l’offre de logements stagne. Son coût est de 3,7&nbsp;milliards d’euros.</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br>
      La défiscalisation des heures supplémentaires sous-entend que ceux qui ne veulent pas «&nbsp;travailler plus&nbsp;» sont les seuls responsables de la stagnation de leur pouvoir d’achat, à
      laquelle l’accentuation de l’exploitation capitaliste serait absolument étrangère. Elle dissuadera les entreprises d’embaucher de nouveaux salariés, réduira les ressources de la sécurité
      sociale&nbsp;; elle revient à légaliser le travail sans cotisations sociales, à l’instar du «&nbsp;travail au noir&nbsp;». Son coût est de 6&nbsp;milliards d’euros.<br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Prétendument conçu pour récompenser le travail et affronter la concurrence fiscale des autres pays, le «&nbsp;paquet&nbsp;» est un véritable
      <strong>paquet-cadeau de plus de 13&nbsp;milliards d’euros offerts, pour l’essentiel, aux ménages aisés, souvent composés de nouveaux rentiers</strong>. Comme si cela ne suffisait pas, le
      projet de loi de finances 2008 envisage d’alléger la taxation des actionnaires. Les dividendes pourraient ne plus être assujettis à l’impôt sur le revenu (dont le taux marginal de la tranche
      supérieure, de 40&nbsp;%, s’applique à une fraction des dividendes des actionnaires les plus aisés), leurs bénéficiaires pouvant opter pour un prélèvement libératoire de 16&nbsp;%. Ce nouveau
      cadeau fiscal s’élèverait à 500&nbsp;millions d’euros, soit la moitié de l’économie réalisée sur les 23&nbsp;900&nbsp;postes de fonctionnaire que le gouvernement prévoit de supprimer en 2008.
      Dans l’Ancien Régime, les privilèges de la noblesse étaient liés à la propriété terrienne. <strong>Dans le nouveau capitalisme, la noblesse (d’argent) tire ses privilèges d’actifs
      financiers</strong>. Ses gains ont explosé au cours des dix dernières années, alors que les revenus de l’immense majorité de la population stagnaient.</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Cette polarisation accrue s’explique par l’explosion des très hauts salaires et des revenus du patrimoine&nbsp;(<a id="nh7" class=
      "spip_note" title="(7) Cf. Camille Landais, « Les hauts revenus en France (1998-2006) : une (...)" rel="footnote" name="nh7" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb7">7</a>). Ces derniers représentent 10&nbsp;% du revenu des foyers les plus privilégiés, alors que les ménages modestes
      n’épargnent pas, faute de ressources suffisantes. Dans le nouveau capitalisme qui s’est installé en France, <strong>le revenu «&nbsp;déclaré&nbsp;» des 10&nbsp;% des foyers les plus riches
      s’est élevé de 32&nbsp;% entre 1998 et 2005, alors que celui des 90&nbsp;% restants n’augmentait que de 4,6&nbsp;%</strong>&nbsp;(<a id="nh8" class="spip_note" title=
      "(8) Le 1 % des plus hauts salaires bénéficiant même d'une hausse de 41 (...)" rel="footnote" name="nh8" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb8">8</a>). <strong>Le
      revenu médian (celui d’un vrai «&nbsp;Français moyen&nbsp;» gagnant moins de 1&nbsp;500&nbsp;euros par mois) n’évoluait, quant à lui, que de 0,6&nbsp;% par an. Le revenu réel des véritables
      classes moyennes a, en fait, baissé, en raison d’une inflation de 2&nbsp;% par an</strong>.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Dans le même temps, le nouveau capitalisme a particulièrement profité aux très hauts revenus. Pour les 5&nbsp;% des foyers les plus riches,
      ces revenus ont progressé de 32&nbsp;%&nbsp;; <strong>pour le 1&nbsp;% supérieur, l’augmentation est de 42,6&nbsp;%</strong>&nbsp;(<a id="nh9" class="spip_note" title=
      "(9) Cette situation n'est pas propre à la France. Aux Etats-Unis, le salaire (...)" rel="footnote" name="nh9" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb9">9</a>)&nbsp;! Le «&nbsp;paquet fiscal&nbsp;» bénéficie prioritairement aux plus aisés d’entre les plus aisés.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Enfin, pour financer le déficit de la Sécurité sociale, le scénario fiscal prochainement envisagé est particulièrement inique&nbsp;: il
      consiste à instaurer une franchise médicale et à remplacer les cotisations sociales par une hausse de la TVA dont le taux serait majoré de 3 à 5&nbsp;points. <strong>La TVA est un véritable
      impôt dégressif digne de l’Ancien Régime. Les nouveaux «&nbsp;gueux&nbsp;» la paient au premier centime d’euro dépensé. Les 10&nbsp;% des ménages les plus pauvres y consacrent 8&nbsp;% de leur
      revenu, et les 10&nbsp;% des ménages les plus riches seulement 3&nbsp;%</strong>.<br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les «&nbsp;réformes&nbsp;» en cours risquent d’accélérer l’érosion des ressources de l’Etat sans donner le coup de pouce annoncé à la
      croissance. <strong>Les détenteurs de hauts revenus ne consacreront à la consommation qu’une infime partie du cadeau qu’on leur a fait. Le reste ira gonfler la bulle boursière et stimuler une
      spéculation immobilière</strong> qui renforce le pouvoir des propriétaires face à une masse de <strong>locataires condamnée à verser, sous forme de loyer, une rente de plus en plus
      élevée</strong>.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>L’économie de rentiers qui s’étend</strong> est plus que jamais tributaire de la consommation et de la spéculation des nouvelles
      classes privilégiées, pour le meilleur et pour le pire. <strong>Comme dans l’Ancien régime</strong>.</span>
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
  </div>
  <hr noshade="noshade">
  <div>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span class="diploprintnotes">(<a id="nb1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="footnote" name="nb1" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh1">1</a>) Les cédules concernées étaient&nbsp;: les revenus fonciers&nbsp;; les revenus des valeurs mobilières&nbsp;; les bénéfices
      industriels et commerciaux&nbsp;; les bénéfices agricoles&nbsp;; les traitements, salaires et pensions&nbsp;; les revenus des créances, dépôts et cautionnements&nbsp;; et enfin les bénéfices
      non commerciaux.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span class="diploprintnotes"><br></span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="footnote" name="nb2" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh2">2</a>) Lire Thomas Piketty, <em>Les Hauts Revenus en France au XXe&nbsp;siècle</em>, Grasset, Paris, 2001.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="footnote" name="nb3" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh3">3</a>) Pour comparer le poids de l’impôt sur le revenu dans l’ensemble des prélèvements en vigueur en France avec celui en
      vigueur dans d’autres pays où le financement des dépenses sociales transite principalement par l’impôt, il faut ajouter les prélèvements affectés à la Sécurité sociale (cotisations sociales,
      contribution sociale généralisée [CSG], contribution au remboursement de la dette sociale [CRDS])... La part des impôts sur le revenu (comprenant dès lors la CSG et la CRDS) dans l’ensemble des
      prélèvements obligatoires s’établit en France à 17&nbsp;%.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb4" class="spip_note" title="Notes 4" rev="footnote" name="nb4" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh4">4</a>) Ce principe consiste à diviser par un certain nombre de parts le revenu déclaré pour obtenir le revenu imposable. Avoir
      un enfant entraîne donc un avantage fiscal beaucoup plus important pour un contribuable quand il est cossu.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb5" class="spip_note" title="Notes 5" rev="footnote" name="nb5" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh5">5</a>) Sans bouclier fiscal, malgré un taux marginal de la tranche supérieure de l’IR à 40&nbsp;% – rappelons qu’il s’agit d’un
      taux marginal et non d’un taux moyen, seule la fraction du revenu située au-dessus d’un certain seuil étant frappée à 40&nbsp;% – et tous les autres prélèvements et niches fiscales qui le
      concernent, un haut revenu de 2&nbsp;millions d’euros annuel en consacre moins de 50&nbsp;% à ces impôts. Seule l’imposition de son patrimoine par le biais de l’ISF le place au-dessus de cette
      barre. Le bouclier fiscal revient donc à s’attaquer en silence à l’ISF.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb6" class="spip_note" title="Notes 6" rev="footnote" name="nb6" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh6">6</a>) Cet impôt à taux unique existe déjà dans un certain nombre de pays européens, dont la Géorgie (12&nbsp;%), la Russie et
      l’Ukraine (13&nbsp;%), la Serbie (14&nbsp;%), la Roumanie (16&nbsp;%), la Slovaquie (19&nbsp;%) et les trois Républiques baltes (entre 23&nbsp;% et 25&nbsp;%).</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb7" class="spip_note" title="Notes 7" rev="footnote" name="nb7" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh7">7</a>) <em>Cf.</em> Camille Landais, «&nbsp;Les hauts revenus en France (1998-2006)&nbsp;: une explosion des
      inégalités&nbsp;?&nbsp;», Ecole d’économie de Paris, juin 2007.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb8" class="spip_note" title="Notes 8" rev="footnote" name="nb8" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh8">8</a>) Le 1&nbsp;% des plus hauts salaires bénéficiant même d’une hausse de 41&nbsp;%.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb9" class="spip_note" title="Notes 9" rev="footnote" name="nb9" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh9">9</a>) Cette situation n’est pas propre à la France. Aux Etats-Unis, le salaire médian (le niveau au-dessus duquel se situent la
      moitié des salariés) n’a progressé que de 11&nbsp;% en valeur réelle entre 1966 et 2001. Mais, pour les 1&nbsp;% de salariés les mieux payés, l’augmentation a atteint 121&nbsp;%&nbsp;; et
      617&nbsp;% pour le 1 pour 10&nbsp;000 situé à la pointe de la pyramide. Lire Serge Halimi, «&nbsp;<a class="spip_in" href="http://www.monde-diplomatique.fr/2006/11/HALIMI/14113">Rituel
      démocratique et société de castes</a>&nbsp;», <em>Le Monde diplomatique</em>, novembre 2006.</span>
    </p>
    <blockquote class="spip">
      <p>
        <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Rectificatif</strong></span>
      </p>
      <p>
        <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Dans l’article de Liêm Hoang-Ngoc, il fallait lire que la suppression de l’ISF, qu’avaient proposée certains députés, aurait amputé les
        recettes de l’Etat de 4&nbsp;milliards d’euros. L’ISF a bien été «&nbsp;réformée&nbsp;» par le Parlement, et ses recettes réduites, mais sa suppression n’a pas été décidée. Par ailleurs, un
        cadeau fiscal de 500&nbsp;millions d’euros correspond à l’économie réalisée sur les 23&nbsp;900&nbsp;postes de fonctionnaire que le gouvernement a prévu de supprimer en 2008, pas à la moitié
        de cette économie.</span>
      </p>
      <div>
        <div>
          <span style="color: #000000;"><span style="color: #ffff99; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><em>Le Monde diplomatique</em>, novembre 2007</span><span style=
          "color: #ffff99; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span></span>
        </div><span style="color: #000000;"><span style="color: #ffff99; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span></span>
        <div>
          <span style="color: #000000;"><span style="color: #ffff99; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">http://www.monde-diplomatique.fr/2007/10/HOANG_NGOC/15250</span></span>
        </div>
      </div>
    </blockquote>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 15 Aug 2010 05:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">vachane.over-blog.com-55244659</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-petite-histoire-des-impots-pour-les-nuls-de-1701-a-2007-55244659-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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