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    <title><![CDATA[Vachane, le blog de Sylvie Boussand (Articles de presse)]]></title>
    <link>http://www.vachane-overblog.com/categorie-10787642.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Articles de presse&quot; du blog &quot;Vachane, le blog de Sylvie Boussand&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Vachane, le blog de Sylvie Boussand (Articles de presse)]]></title>
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    <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 02:52:37 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 02:52:37 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.vachane-overblog.com</copyright>            <category>Articles de presse</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Hérauts de tous les travailleurs d'Europe, dit-il]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-herauts-de-tous-les-travailleurs-d-europe-dit-il-60464872.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">"</span><strong>Les Français ont raison de se battre pour leur retraite. On devrait même les prendre en exemple en Europe
    et ailleurs…/…</strong> <em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Nicolas Sarkozy avait également promis de ne pas relever l’âge de départ à la retraite. Il faut
    savoir cela pour comprendre l’ampleur de l’indignation suscitée par sa volonté de faire passer celui-ci de 60 à 62&nbsp;ans pour une pension réduite, et de 65 à 67 ans pour une retraite à taux
    plein. (Dans le système public de retraite américain, la plupart des gens optent pour la pension à taux réduit qui est possible à partir de 62 ans&nbsp;; les personnes nées après 1959 ne pourront
    percevoir une retraite à taux plein qu’à partir de 67&nbsp;ans.)</span></em><br>
    <br>
    <em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Une fois encore, la plupart des médias internationaux pensent que les Français manquent de réalisme et devraient suivre
    le mouvement comme tout le monde. L’espérance de vie a augmenté, argumentent-ils, et nous devrons tous travailler plus longtemps. C’est un peu comme ne donner que la moitié du score d’un match de
    base-ball (ou de football si vous préférez). Face [à ce calcul purement démographique] on oublie que la productivité et le PIB auront eux aussi augmenté dans l’intervalle&nbsp;; en clair, les
    Français auront donc la possibilité, non seulement de passer davantage d’années à la retraite, mais aussi de financer cette situation. <strong>L’âge de départ à la retraite a été revu pour la
    dernière fois en 1983. Le PIB par habitant a depuis augmenté de 45&nbsp;%. En comparaison, l’augmentation de l’espérance de vie a été très faible. Le nombre d’actifs par retraité est passé de 4,4
    en 1983 à 3,5 en 2010, mais la croissance du revenu national a été largement suffisante pour compenser cette évolution démographique. Il est donc parfaitement raisonnable de la part des Français
    de souhaiter que les actifs puissent passer plus de temps à la retraite au fur et à mesure que l’espérance de vie augmente.</strong> Et c’est bien ce qu’ils souhaitent en majorité. Sans avoir à
    se lancer dans de savants calculs, ils sentent que si un pays s’enrichit d’année en année, il n’y a pas de raison que sa population consacre plus de temps à travailler."</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Mais quel est donc l'iconoclaste qui a écrit ça ? Encore un français, gauchiste braillard et irresponsable ? Loupé. Il s'agit de</span> <strong>l’économiste
    américain Mark Weisbrot.</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><a href="http://www.courrierinternational.com/article/2010/10/22/herauts-de-tous-les-travailleurs-d-europe" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Article en français à
    lire ici en intégralité © Courrier international</span></a></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/63/37/22/2010/bebe-mal-barre.jpg" class="noAlign" alt="bébé mal barré" height="480" width=
    "326"><br></span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Nov 2010 11:26:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ffea3cfdd4d5fdbca891750d937c7b57</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-herauts-de-tous-les-travailleurs-d-europe-dit-il-60464872-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Invention sécuritaire et violence pure : appel à une éthique de la résistance]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-invention-securitaire-et-violence-pure-appel-a-une-ethique-de-la-resistance-56058944.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <a onclick="return !window.open(this);" href="http://www.flickr.com/photos/53235551@N06/4912849458"><img src="http://farm5.static.flickr.com/4094/4912849458_958c05eb41.jpg" class="noAlign" alt=
    "4912849458_958c05eb41.jpg" height="312" width="500"></a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">26 Août 2010 - Par Pascal Maillard ©</span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">- Edition : Les invités de
    Mediapart</span>&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Pascal Maillard*, qui conduit des recherches sur les rapports entre littérature et politique à l'université de Strasbourg, propose une réflexion d'ensemble
    sur «l'insécurité et la xénophobie d'Etat». Face à la «violence pure» du gouvernement, il appelle à «une éthique de la résistance».</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #888888;"><strong><em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">A Tony Gatlif, aux « Bohémiens en voyage », à tous les
    sans-papiers,</span></em></strong></span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; color: #888888;"><strong><em><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    « Aux captifs, aux vaincus !... à bien d'autres encor ! »</span></em></strong></span><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Peu le voient. Certains commencent à le soupçonner. La chose transpire dans maintes analyses, mais n'accède pas à une
    formulation directe, comme si cette vérité devait demeurer forclose en raison de sa monstruosité. Comme si au cœur de cette évidence il y avait un vide impensable. Il est urgent pourtant d'en
    formuler au moins l'hypothèse et d'en interroger la validité : le premier agent de l'insécurité, de la xénophobie et de la violence est devenu aujourd'hui notre gouvernement, leur principal
    producteur notre Etat, leur premier responsable notre président.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">C'est un fait unique dans l'histoire de notre République finissante : un homme a inventé l'insécurité et la xénophobie
    d'Etat comme stratégie de gouvernement et arme politique. Il les a inventées et mises en œuvre méthodiquement, intentionnellement. Non seulement comme un moyen de reprendre la main quand les plus
    graves soupçons pèsent sur le sommet de l'Etat et sur le parti majoritaire, non comme une simple « diversion » circonstancielle et communicationnelle en période de grave crise économique et
    sociale, mais bien comme un continuum idéologique et une pratique politique destinée à asseoir et conserver un pouvoir qui nous fait sortir un peu plus chaque jour de la légalité républicaine,
    des règles démocratiques et du respect de nos institutions.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Les théories d'une rupture politique ou d'un virage récent vers l'inadmissible - « durcissement », « radicalisation »,
    lit-on un peu partout - sont aujourd'hui insuffisantes. Sarkozy et ses conseillers ont inventé l'insécurité programmatique, l'insécurité comme programme électoral et projet politique. Ni
    diversion, ni dérive, mais une ligne idéologique, un choix délibéré, pensé et assumé, un système avec des fondamentaux puisés directement dans la pensée de l'extrême droite, avec son langage
    propre, son révisionnisme de l'histoire, son gouvernement par la peur et cette violence pure qu'il faut bien commencer à penser afin d'identifier ce contre quoi nous avons à nous
    battre.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">On ne lira pas dans les quelques réflexions qui suivent un déni d'insécurité. Le problème social, politique, économique est
    bien là. Il est même criant, toujours en attente de véritables solutions malgré la vingtaine de lois [1] relatives à la sécurité promulguées depuis 2002 sous la responsabilité directe de notre
    actuel président et dont on est en droit de douter de l'efficacité. Mais les cris de souffrance dans les quartiers difficiles sont aujourd'hui inaudibles, masqués par la doxa sécuritaire et
    xénophobe que véhiculent des médias dont la pratique quotidienne est de relayer la peur, la bêtise et la haine distillées par l'Etat et sa machine sécuritaire.</span>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>1. Un gouvernement d'exception et des silences coupables</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Le débat sur l'identité nationale lancé à l'automne dernier par Eric Besson n'a certainement
    pas été l'échec qu'on a dit. Même critiqué par les médias, décrié par les politiques, il a fait son œuvre dans l'opinion et a largement et volontairement préparé un espace de réception favorable
    aux propositions irresponsables et scandaleuses de ce sombre été 2010, un été d'exception où un quart du gouvernement a été sur le pont de l'insécurité. Aussi n'a-t-on pas suffisamment remarqué
    que ce sont pas moins de quatre ministres qui ont porté récemment un discours guerrier et violent sur l'insécurité, comme si tout ministère de ce gouvernement Fillon finissant brûlait ses
    dernières cartouches en s'arrogeant la compétence de traiter des questions de sécurité : Christian Estrosi, qui voulait punir les maires du haut de son ministère de l'Industrie, Eric Besson
    ministre de l'Intégration, de l'Identité nationale et du si mal nommé Développement solidaire, Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille et d'une singulière Solidarité, qui accuse
    Marianne de salir les valeurs de la République et soutient le projet d'enfermement des parents défaillants, et bien sûr Brice Hortefeux qui fait oublier sa condamnation pour injure raciale en
    première instance par une hyperactivité estivale au service d'un vaste programme de démantèlement des camps de Roms, d'arrestations et d'expulsions des minorités les plus
    fragiles.</span><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ce discours à multiples détentes, savamment préparé et orchestré, a été encore relayé par quelques fidèles députés de
    l'UMP, dont son Secrétaire général, Xavier Bertrand, qui apporta son soutien à la proposition ubuesque de Christian Estrosi et renchérit dans Nice Matin en proposant une mesure frontiste : «
    remettre des gardes » aux frontières de l'Europe. Ce dispositif gouvernemental, lancé et étayé idéologiquement par le sinistre discours de Grenoble, permettrait à lui seul d'asseoir la thèse
    d'une xénophobie d'Etat. Mais la pertinence du concept&nbsp; tient à ce que le traitement politique de la sécurité repose principalement, et depuis fort longtemps, sur un discours des plus hautes
    autorités de l'Etat qui stigmatise les minorités étrangères et certaines catégories de Français issus de l'immigration, au risque - avec la volonté&nbsp; - de dresser les Français les uns contre
    les autres.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Les puissants médias dont Sarkozy s'est attaché les services, et quelques sondages, devenus des instruments de formatage de
    l'opinion bien plus que des outils d'analyse, parachèvent un dispositif qui apparaîtra à certains, avec un peu de recul, comme le plus gros coup de poker politique du quinquennat : recomposer le
    paysage de la droite française en la déportant vers son extrême, préparer 2012 sur les terres d'une nouvelle droite nationaliste, populiste et xénophobe, et au passage faire oublier les scandales
    financiers, la réforme des retraites, diviser le PS, autant de manœuvres qui seraient en passe de fonctionner très bien si de nombreuses voix ne s'élevaient enfin contre cette basse manœuvre
    politicienne. Mais rien ne nous assure un quelconque recul de Sarkozy - tout au plus sera-t-il tactique ou de façade - et le prix à payer de ce coup politique est déjà incommensurable : un
    renoncement aux valeurs premières de la République.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Face à cette déferlante de discours et de propositions, tout aussi ineptes et assurément inefficaces les uns que les
    autres, des silences sont consternants, que nul ne pourra oublier : Fadela Amara, Rama Yade, Bernard Kouchner et Frédéric Mitterrand mangent le chapeau de leurs dernières convictions - s'il leur
    en reste - et sombrent dans un renoncement coupable en manquant à leur devoir élémentaire de démission. Le silence de Michèle Alliot-Marie, bien plus grave, a une autre portée : nous attendions
    de notre ministre de la Justice et des Libertés qu'elle se portât garante de l'indépendance de la justice et du respect du droit. Il n'en fut rien. Son comportement dans l'affaire
    Woerth-Bettencourt a été très bien exposé dans divers articles de la rédaction de Mediapart [2].</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Pour ce qui est de la défense des libertés, il est à craindre que les citoyens démocrates attendent longtemps l'exercice de
    cette responsabilité ministérielle, quand bien même le droit à la libre expression serait bafoué par l'Etat lui-même : la condamnation récente [3] de cinq militants du Réseau Education Sans
    Frontières (RESF) nous apprend qu'une simple comparaison historique entre la situation présente et la période de Vichy est désormais assimilable à un délit d'opinion. Il est vrai que les
    poursuites pour outrage aux autorités se multiplient depuis deux ans. Eric Fassin le signalait déjà dans une Lettre au Président [4] en juin 2009. Il est aussi vrai que « comparaison n'est pas
    raison », comme disait Etiemble, mais priver le penseur comme l'homme ordinaire de tout droit à l'association d'idée nous fait entrer directement dans le monde de Big Brother. Tel député UMP
    projetait récemment d'encadrer la liberté de la presse. Le sommet sera-t-il donc atteint quand tel autre zélateur de l'Etat-UMP proposera sérieusement l'établissement d'une censure légale?<br>
    <br>
    On le voit suffisamment : les événements politiques de ces derniers mois sont d'une gravité jamais atteinte depuis les débuts de la cinquième République. La thèse d'une radicalisation tactique
    d'un gouvernement en difficulté et d'un président aux abois semble ne pas devoir souffrir la contradiction. Ce serait ignorer un peu vite le système idéologique fort qui conditionne la stratégie
    sarkoziste depuis de longues années et qui cimente des pans entiers de sa politique. Il permettrait de lire dans les événements récents un développement logique bien plus qu'une diversion ou un
    virage opportun et cynique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong>2. Un continuum idéologique</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il y a une extrême cohérence et un continuum idéologique fort du sarkozisme et de sa praxis politique. Elle est avant tout
    celle d'un homme et de quelques proches, la micro-société des conseillers de l'Elysée. Elle est davantage une pratique empirique et instinctive de la politique qu'une idéologie : la provocation,
    le coup de force, le putsch permanent. L'idéologie advient cependant par la force d'inscription de cette pratique politique dans l'opinion. Le relais intellectuel des nouveaux réactionnaires et
    autres Anti-modernes a fait son œuvre. Le sujet mériterait plusieurs ouvrages de science et d'histoire politiques. De sociologie aussi. Je limite volontairement ma réflexion à quelques rappels de
    notre histoire récente et à la formulation de trois impostures.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Depuis cinq ans au moins Nicolas Sarkozy a ancré continument la problématique sécuritaire dans la question de l'identité
    nationale en lien avec l'immigration. Le tournant, si tournant il y a, est déjà ancien. Il date de 2005. Les analystes et les journalistes qui soutiennent la thèse d'un virage estival et d'une
    radicalisation récente ont la mémoire courte. L'année 2005 n'est pas uniquement celle du « Kärcher » et de la « racaille », ces violences verbales et provocations volontaires élevées au rang de
    technique de gouvernement et qui joueront un rôle certain dans le déclenchement des émeutes de l'hiver 2005.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le ministre de l'Intérieur qui a pris ses fonctions juste après le Référendum se singularise aussi par trois types d'action
    qui caractérisent sa ligne de conduite politique jusqu'à ce jour. Tout d'abord l'intrusion du pouvoir de l'Intérieur dans le champ de celui de la Justice, allant jusqu'à bafouer la règle de la
    séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice. C'est bien sûr l'affaire Nelly Cremel qui vaut à Sarkozy un rappel à l'ordre du Premier ministre de l'époque, Dominique de Villepin,
    suite à une demande de sanction d'un juge prétendument trop laxiste. Ensuite la stigmatisation des minorités et l'amalgame entre immigration illégale et jeunes des banlieues. <a href=
    "http://www.vachane-overblog.com/article-vous-en-reprendrez-bien-un-peu-non-merci-55939673.html"><span style="text-decoration: underline;">C'est le discours</span></a> [5] musclé aux préfets du 9
    septembre 2005 dans lequel Sarkozy exige une fermeté exemplaire contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des « Français » : « en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des
    banlieues, les immigrés illégaux ». Déjà les « gens du voyage » !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Mais au passage, souvenons-nous que les Roms les avaient précédés comme toutes premières victimes de la politique du jeune
    ministre de l'Intérieur, dès 2002 et 2003. Je renvoie à l'article [6] très précis et bien documenté de Caroline Damiens qui avait reconstruit en avril 2005 la sombre histoire des débuts de
    Sarkozy. Pour en revenir à 2005, l'injonction aux préfets sera suivie par les « rafles de sans-papiers menées au petit matin, avant le départ des enfants à l'école », lesquelles témoignent, selon
    Alain Gresh dans un article du Monde Diplomatique,« de l'enthousiasme que le ministre a su faire souffler dans les préfectures ». Cet « enthousiasme » n'a pas faibli malgré la longue lutte des
    associations de soutien aux sans-papiers.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Enfin, troisième étape : l'ordre d'expulsion du territoire français de tous les étrangers condamnés pour violences
    urbaines. 68% des Français y sont favorables, selon le sondage IPSOS du 16 novembre 2005 pour Le Point. Le bilan est éloquent et témoigne déjà du primat des mots sur les actes : 597 personnes
    incarcérées mais une seule expulsion. Ce bilan est aussi éloquent sur l'implication des étrangers dans les émeutes. Nul doute que les résultats seront en 2010 bien meilleurs avec l'apport des
    Roms.<br>
    <br>
    La succession provocation (insultes), stigmatisation (désignation de boucs émissaires), répression (incarcérations - expulsions) suffit à établir le degré de responsabilité de l'Etat dans la
    production de la violence et le processus de ce que je nomme l'invention sécuritaire. Ne se sont passées que peu d'années depuis 2002 sans que ce schéma ne se répète à l'initiative de Sarkozy
    ministre ou président.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Après la grande loi de 2006 sur l'immigration et l'intégration qui restreint considérablement les droits des étrangers,
    facilite et intensifie les expulsions de sans-papiers et les reconduites à la frontière, après la loi sur la prévention de la délinquance de mars 2007 qui institue la détection du trouble du
    comportement chez les plus jeunes enfants et autorise une sortie sur les liens entre délinquance et génétique, une seconde étape est franchie en 2007 avec l'élection à la présidentielle et la
    création du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">L'invention est unique dans une République : l'association de l'immigration et de l'identité nationale dans un ministère
    constitue une institutionnalisation d'un lien dont il faut rappeler qu'il appartient au Front National depuis le début des années 80. Les fondamentaux idéologiques du sarkozisme en matière de
    sécurité n'appartiennent-ils pas en propre à l'extrême droite ? La question mérite d'être posée. Elle permettrait de réviser un peu notre grille de lecture des cloisonnements idéologiques. La
    question du glissement d'une frange majoritaire de l'UMP à l'extrême droite ne se pose pas. Elle existe de fait. En tout état de cause, nous posons que c'est l'existence de ce ministère de
    l'Immigration et de l'Identité nationale et le lien qu'il institue qui conduisent logiquement aux propositions du discours de Grenoble.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Quelle serait alors la nature du tournant de cet été 2010, sa spécificité ? Je pense profondément qu'il est simplement le
    suivant : l'habillage républicain de l'Etat-Sarkozy est en train de tomber. Le roi a choisi de marcher nu. Car il a choisi d'exposer dans son discours de Grenoble ce qu'il savait majoritairement
    acceptable par l'opinion publique en fonction de sondages antérieurs. Il sait aussi en son for intérieur tout ce qu'il a accompli comme travail sur l'opinion depuis 2002, une opinion aujourd'hui
    suffisamment imbibée par la xénophobie d'Etat pour qu'elle accepte le principe de la déchéance de la nationalité. La relance de l'expulsion des Roms ne serait dès lors que la pilule destinée à
    mieux faire passer la première. Hortefeux prépare ses amendements et décrets. Le seul obstacle est la Constitution et son Conseil. Mais combien de fois Sarkozy a-t-il poussé le Conseil
    Constitutionnel dans ses retranchements ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">On doit enfin s'interroger sur les causes de la forte perméabilité de l'opinion au sarkozisme. Elles sont bien sûr très
    nombreuses et très complexes. Je n'en relèverai qu'une seule. Il me semble que le tour de force de Sarkozy est d'avoir rendu efficiente une triple imposture qui travaille en profondeur l'opinion
    publique et qui exige aujourd'hui, en retour, un long et patient travail de déconstruction. La première imposture est de faire croire que la France est malade d'une insécurité chronique sans
    causes, sinon celles de l'immigration et des minorités d'origine étrangère. La seconde est de faire croire que l'insécurité régresse - la manipulation des chiffres est permanente - en passant son
    temps à souffler sur ses braises et en justifiant in fine qu'une guerre s'impose. La dernière est de faire croire que lutter contre certaines minorités, les Roms en ce moment, est une mesure
    efficace contre l'insécurité. L'imposture se transforme en faute historique et éthique, s'il existe encore une once d'éthicité de la politique. Coup de génie d'un politicien habile, diront
    certains. Ce n'est certainement pas la politique d'un homme d'Etat.</span><br>
    <br>
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;">3. « Liberté, Egalité, Tsigane »</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp; <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    En s'en prenant à la minorité des Roms, à tous ces « Bohémiens en voyage » célébrés par les écrivains, des poètes romantiques à Guillaume Apollinaire en passant par Baudelaire, le pouvoir touche
    les boucs émissaires des boucs émissaires, les oubliés de la déportation, non seulement les centaines de milliers de tsiganes exterminés par les nazis, mais aussi ces milliers d'autres que Vichy
    a parqués dans des camps innommables et que la France a laissés enfermés encore un an après la libération.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">En stigmatisant tous ceux auxquels Tony Gatlif a rendu, cette année même, le si bel hommage de son film <a href=
    "http://www.vachane-overblog.com/article-rom-devoir-de-memoire-enfin-55433795.html"><span style="text-decoration: underline;">Liberté</span></a> (Entretien avec Tony Gatlif "Liberté, Egalité,
    Tsigane" [7]), ce pouvoir cynique, sans mémoire, sans culture, rempli de tant de bêtise et de haine, prive un peuple symbole de liberté de ce qui fonde son identité : le choix d'une vie nomade,
    la liberté de déplacement que garantit encore pour un temps l'Union Européenne. Qu'il le fasse au moment même où des artistes et des historiens commencent à travailler à la reconnaissance de la
    responsabilité de la France dans l'enfermement et la mort de milliers de Roms, ne peut que remplir de honte tout citoyen qui a encore un peu de culture et d'humanité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Car notre Etat s'en prend sciemment aux plus fragiles, aux plus vulnérables. Il sait ce qu'il fait en stigmatisant la
    minorité des Roms : les préjugés restent malheureusement très forts dans l'opinion publique à l'encontre des Roms et des gens du voyage, quelle que soit leur nationalité. Il sait donc très bien
    ce qu'il fait en associant volontairement « Roms » et « gens du voyage ». Nicolas Sarkozy sait également ce qu'il fait en reproduisant et en complétant la chaîne associative de 2005 entre
    insécurité, délinquance, immigration, Roms et gens du voyage. Il ne sait peut-être pas ce qu'il produit culturellement, éthiquement, donc politiquement au sens noble du terme : une faute
    inadmissible et une monstruosité. Une faute de mémoire, une faute historique dont le gouvernement actuel, son Premier ministre bien longtemps silencieux et aujourd'hui consentant, et le président
    lui-même portent et porteront durablement la responsabilité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Cette faute est d'autant plus inadmissible que l'anti-tsiganisme ne cesse de croître dans des proportions alarmantes au
    niveau de toute l'Europe, en particulier en République tchèque (voir les pages 40 à 45 du rapport 2009 [8] de la Commission Européenne contre le Racisme et l'Intolérance), en Hongrie et en Italie
    où la traque des Roms bat son plein depuis deux ans et ne fait qu'attiser la xénophobie en renforçant l'extrême-droite (il est urgent de lire à ce sujet les cinq parties de l'enquête "L'Europe au
    miroir des Roms" [9] parue dans le volume Cette France-là et reprise sur l'excellent site du collectif Les mots sont importants). Sarkozy voudrait-il une fois de plus marcher sur les traces de
    Berlusconi qu'il ne s'y prendrait pas autrement. L'extrême droite italienne [10] vient d'ailleurs d'applaudir le président français.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">En définitive peu importe au tandem Sarkozy-Hortefeux les cris d'alarme de la Commission Européenne. Peu leur importe que
    par leur politique l'image de la France à l'étranger soit ternie au point de perdre pour longtemps son symbole de patrie des droits de l'homme. Peu leur importe que l'ONU, le Président de
    l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, les plus grands éditorialistes de la presse internationale et maintenant l'Eglise dénoncent la dérive xénophobe de la France. A défaut de
    fraternité, d'humanité et d'intelligence, ils ont la vérité pour eux, les « couches populaires » avec eux, comme le clame Brice Hortefeux dans son entretien au Monde : « J'assume cette vérité »,
    « j'affirme une chose simple et vraie », dit à plusieurs reprises l'ami de trente ans du président. Cette « vérité simple » fait froid dans le dos : l'histoire nous apprend que les vérités
    simples font souvent le lit des totalitarismes.</span><br>
    <br>
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong>4. Décomplexion et violence pure</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br>
    <br>
    Le petit monde de la sarkozie a imposé son langage. Il fait désormais notre époque, avec son lot de suiveurs, y compris parmi les intellectuels et les petits hommes de médias dont la puissance
    n'a d'égale que leur soumission crasse au pouvoir politique et aux intérêts financiers dont on sait à quel point ils sont aujourd'hui liés. Les mimes sont partout. Le trait dominant de ce langage
    semble être la décomplexion. Mais sa singularité réside surtout dans la violence performative de son discours qui est une violence pure.<br>
    <br>
    La droite sarkoziste se proclame « décomplexée ». La polysémie du terme est riche d'enseignements. De quelle timidité ou de quelle complexe d'infériorité la droite souffrait-elle avant de se
    libérer ? De quelle instance surmoïque a-t-elle triomphé ? Quel tabou a-t-elle surmonté ? La réponse est presque contenue dans les questions : le Front National.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le sarkozisme décomplexé&nbsp; aspire depuis ses débuts à prendre le chemin suivant : les thèses et la politique de
    l'extrême droite sont solubles dans la République. Cette décomplexion a commencé par les formes les plus prosaïques mais aussi les plus perverses, le développement exponentiel et la
    popularisation de la vulgarité en politique : une libération du langage qui cultive l'insulte, le renversement des positions (« les socialistes milliardaires » ou les médias « fascistes »), le
    mime des préjugés populaires les plus dangereux, le dénigrement de l'intelligence et de la culture, l'annexion et le travestissement des figures historiques (Jaurès et maintenant Clemenceau), la
    détestation et la stigmatisation des intellectuels, etc. Les exemples sont trop nombreux et trop connus pour qu'on prenne la peine de les citer tous, même si leur étude précise est à faire et
    leur dénonciation à produire systématiquement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Cette décomplexion, en elle-même inadmissible en ce qu'elle extrait définitivement l'éthique de toute pratique politique,
    devient condamnable quand elle conduit à une banalisation de la xénophobie. Le mime, la reprise et la « sanctuarisation » politicienne des préjugés populaires n'a jamais atteint un tel degré
    d'efficacité sociale. Le fonctionnement est celui d'un appel à la gratification narcissique des racistes ordinaires qui découvrent de plus en plus dans leurs gouvernants un miroir de leurs
    affects, de leur vécu, de leur appréhension du réel.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Les « choses simples et vraies » de Brice Hortefeux. Comme si les Français ne pouvaient plus avoir accès aux choses
    complexes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Alors que l'on croyait que la tâche d'un démocrate et plus encore d'un homme d'Etat était de lutter contre les préjugés les
    plus dangereux de l'opinion, Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux à sa suite, de nombreux autres à leur suite, ont fait dès longtemps le choix de les alimenter et de les aviver, au risque de
    déliter le fragile ciment social et le pacte républicain dont leurs fonctions les rendaient garants. Et n'est-ce pas une forme de violence exercée à l'encontre du peuple que d'alimenter ses
    préjugés ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le recours et le retour aux valeurs et aux symboles simples de la patrie (drapeau, Marseillaise) donne la touche sérieuse
    et grave qui manquait à cet empire de la vulgarité. Mais on inspire difficilement le respect des symboles et des valeurs républicaines dans un contexte de rabaissement permanent de la culture, de
    conflits d'intérêts et de scandales financiers. Là aussi le sarkozisme est un lamentable échec, une schizophrénie politique, une invention monstrueuse.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">L'Etat français nous fait baigner dans une violence politique si ordinaire que la majorité finit par ne plus la voir. Elle
    est pourtant profonde, proche de ce que Walter Benjamin nommait « la violence pure » dans son essai « Pour une critique de la violence », un texte difficile qu'il faudrait relire attentivement.
    Le champ d'exercice de cette violence pure est d'abord le langage, la parole.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le national-populisme à la manière Sarkozy a sa langue propre. Son règne est le performatif : faire que la chose advienne
    en la nommant. Je ne prends qu'un exemple récent, celui de Lies Hebbadj, le commerçant nantais que Hortefeux veut déchoir de sa nationalité. Préparant le terrain à son projet de décret en faisant
    explicitement d'un cas individuel un problème de société, le ministre de l'Intérieur a transformé le plus naturellement du monde un « mis en examen » en « présumé coupable », et ce avant même que
    la justice ne se soit prononcée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il ne fait là que suivre un « droit » que s'était déjà arrogé son prédécesseur, le ministre de l'Intérieur de 2003 qui
    annonçait le soir même de l'arrestation d'Yvan Colonna que la police venait d'arrêter « l'assassin du préfet Erignac ». On connaît les récidives qui suivront en matière d'atteinte à la
    présomption d'innocence. La condamnation antérieure à l'exercice de toute justice humaine relève bien d'une violence pure dont l'équivalent est celui de la violence divine.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Faute politique, mensonge, manipulation sont choses graves. Mais le plus affolant est la performativité sociale de cette
    parole : elle fait exister la culpabilité en la nommant. La logique est semblable à celle de l'insulte et de la stigmatisation des minorités. Elle est encore semblable à la modalité d'une
    déchéance de nationalité : un juge dit : « Vous n'êtes plus français », et vous n'êtes plus français. La violence à l'état pur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">C'est peut-être là l'essence de ce nouveau pouvoir, plus dangereuse parce que plus insidieuse que les thèses
    traditionnelles de l'extrême droite. Car, lorsqu'un pouvoir commence à s'établir sur un tel fantasme de toute-puissance, lorsque nous observons l'efficacité redoutable de cette nomination à
    travers les relais d'opinion, nous ne pouvons exclure que ce pouvoir tente de mettre le droit en conformité avec sa praxis et avec l'idéologie qu'il diffuse. Il est même condamné à faire exister
    ce qu'il énonce, sauf à discréditer entièrement sa parole et sa politique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">C'est ce qu'affirme fortement Hortefeux dans son entretien au Monde : « Il y aura donc autant de textes, de lois, de
    règlements que la réponse au défi de la protection des Français l'exige. Je n'ai aucun complexe là-dessus ». Encore la décomplexion. On voit ici le cercle vicieux et la perversité de la parole
    performative : l'invention sécuritaire met non seulement l'Etat en demeure de répondre à sa parole, mais il le place aussi devant un immaîtrisable, condamné qu'il est à se nourrir de ce qu'il
    produit et à alimenter toujours un peu plus le monstre qu'il a créé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">5. Non la peur, mais une éthique de la résistance</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br>
    Deleuze disait que le XXIe siècle verrait l'apparition d'une société de contrôle et non plus d'enfermement. Il se trompait : l'Etat-Sarkozy a réussi à nous imposer en huit ans de responsabilités
    politiques et un peu plus de deux années de présidence le contrôle et l'enfermement. Il n'y a jamais eu autant de monde dans les prisons, autant de jeunes dans les prisons, autant de suicides
    dans les prisons. Autant de suicides dans les entreprises. Même les prisonniers ont peur. Les policiers, les CRS, les pompiers ont peur. Les préfets ont peur. On finit par se demander si l'Etat
    n'a pas peur de la peur qu'il invente.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La peur est cause et conséquence de l'insécurité. Elle est au coeur même des réformes que le gouvernement nous impose à un
    rythme effréné : la peur de n'être pas un bon chercheur et de devoir enseigner plus, la peur de ne pas être "performant", la peur de l'évaluation, de la concurrence, de l'excellence, la peur du
    collègue, du petit chef ou du grand chef, la peur de perdre son emploi, la peur de la précarité dont le développement est exponentiel dans ce qui reste de la fonction publique et dans toute notre
    société. Il existe aujourd'hui au moins trois types de peurs que le pouvoir a avivés et élevés à un degré insupportable : la peur sociale (la peur ordinaire, quotidienne, celle qui tient à
    l'insécurité professionnelle, à la sécurité des personnes), la peur politique (celles des militants associatifs ou syndicaux, des citoyens engagés dans les luttes, de plus en plus souvent
    intimidés, poursuivis ou réprimés par les pouvoirs publics), enfin la peur des victimes des politiques d'exclusion, la peur quotidienne du contrôle policier pour les milliers de sans-papiers, la
    peur panique de l'enfant arraché à sa mère, la peur du Rom privé de sa liberté et renvoyé dans un pays où il sera persécuté. Une peur autrement plus grande que les deux premières parce qu'elle
    engage des vies et des destins individuels.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Même la justice, sous la pression du ministre de l'Intérieur et des préfets, est devenue un moyen de distiller une peur
    protéiforme. La mise au placard de certains juges [11] - sans parler de la valse des préfets - et la politique d'abattage à laquelle sont soumis les magistrats montrent l'inféodation pernicieuse
    de la justice à la doctrine sécuritaire du ministère de l'Intérieur et de l'Elysée : nous vivons désormais dans un pays où le principe constitutionnel de l'indépendance des magistrats est
    régulièrement foulé aux pieds et où les hauts fonctionnaires un peu libres de leurs idées sont mis au pas, ou tout bonnement mis à pied. L'autoritarisme et la logique de la sanction servent une
    politique de la peur qui n'a jamais eu d'équivalent depuis un demi-siècle ou davantage</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br>
    Face à ce gouvernement par la peur, et avant qu'elle ne se transforme en terreur, avant que cette peur ne produise d'autres formes de peur et de violence qui nous font craindre le pire, tous les
    citoyens responsables doivent se lever pour dire "Non!" à cet Etat de non-droit, pour rompre le cercle de la peur en assumant le risque de l'engagement, en ignorant les possibles sanctions et en
    se battant à tous les niveaux de la vie sociale pour se réapproprier le discours et la pratique critique, continuer à inventer des espaces de liberté et renforcer tous ces liens que les appels et
    les collectifs tissent comme une toile infinie et incontrôlable contre laquelle l'Etat de peur ne peut rien.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il faut en appeler aussi au courage politique et à la responsabilité historique et éthique des intellectuels et des
    journalistes. Il faut en appeler encore à nos responsables syndicaux pour qu'ils prennent la mesure du piège et des conséquences qu'un syndicalisme de cogestion fait encourir à tous les secteurs
    professionnels. La fin du quinquennat de Sarkozy sera sous le signe d'un syndicalisme véritablement offensif ou les syndicats prendront le risque de perdre de nouvelles batailles. Il faut en
    appeler enfin à une véritable pratique critique que les Sciences Humaines et Sociales se doivent de continuer à développer, aujourd'hui plus que jamais. Le programme de mise au pas et
    d'affaiblissement structurel des SHS ne doit pas passer. Car nous avons plus que jamais besoin de sciences sociales fortes, d'historiens vigilants et engagés, de chercheurs continuant à
    développer des pratiques et des théories critiques du social et du politique, d'artistes libres de leurs créations et de leurs engagements, d'artistes soutenus par l'Etat. L'université et
    l'ensemble des organismes de recherche qui sont devenus le terrain d'exercice et d'élaboration de l'idéologie sarkoziste se doivent de résister, par tous les moyens légaux et démocratiques qui
    restent à leur disposition, à la plus grande entreprise de destruction des libertés académiques et de la collégialité des universitaires jamais mise en œuvre depuis la création de l'université.
    Une éthique de la résistance s'impose en tous lieux où il y a de la vie sociale. Elle exige une mobilisation de toutes les forces de l'intelligence, du langage et de la création pour retrouver le
    sens de l'utopie et inventer des idées nouvelles contre les « vérités simples », toutes faites, jetées à l'opinion publique par des politiciens irresponsables pour seulement recueillir
    l'assentiment des esprit les plus démunis face à l'inadmissible.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Quand des hommes politiques ont totalement abdiqué devant la complexité du réel pour imposer l'ineptie comme vérité et la
    haine de l'Autre comme programme politique, ils ne méritent plus, en démocratie, le respect dû à leur fonction. Et quand ils ne cessent de déformer et d'instrumentaliser l'histoire dans un grand
    révisionnisme de la pensée, ils doivent s'attendre à des dénonciations vigoureuses, à la hauteur de leurs impostures. Il est grand temps, vraiment, de ne plus rien laisser passer à ce
    gouvernement.</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Aussi la journée de rassemblements citoyens du 4 septembre sera-t-elle décisive. Celle du 7 septembre contre la réforme des
    retraites ne le sera pas moins. Les deux sont étroitement liées car nous savons bien que la violence et la xénophobie d'Etat font système avec la violence économique et sociale d'un gouvernement
    qui, en un peu plus de deux années, aura appauvri les plus pauvres, enrichi les plus riches, persécuté les plus fragiles et détruit la moitié des services publics pour les brader aux intérêts du
    privé. Les pétitions et les tribunes sont des armes essentielles pour alerter l'opinion publique, mais elles ne suffiront pas. On n'arrêtera pas cette folle machine sécuritaire et xénophobe sans
    un véritable sursaut citoyen, sans une prise de conscience individuelle et collective, sans un engagement de tous, c'est-à-dire un engagement de chacun.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">L'enjeu n'est plus seulement nos libertés démocratiques fondamentales, mais ce qui les conditionne : notre liberté de
    penser, notre liberté d'expression, aujourd'hui remises en cause. Le temps n'est pas loin où une réflexion libre sur la violence pure sera condamnée pour « délit d'opinion » et censurée par un
    Etat dont la politique fait le lit de la barbarie. Mais le temps n'est pas loin non plus où les citoyens démocrates qui n'auront pas cédé à la peur, à l'indifférence ou au fatalisme, prendront
    leurs responsabilités, exerceront leur devoir avec courage et détermination et entreront en résistance pour mettre un terme à la politique du pire.<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    © Pascal Maillard - Strasbourg, août 2010</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    * Professeur agrégé à l'université de Strasbourg, Pascal Maillard est membre du groupe de recherche POLART (Poétique et Politique de l'Art). Initiateur de l'Appel de Strasbourg, l'un des textes
    ayant lancé le mouvement universitaire de 2009 et dont Mediapart s'est fait le relais, il a suivi en observateur critique les événements politiques de « ce sombre été 2010 ».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 8pt;">[1] http://perdre-la-raison.blogspot.com/2010/08/recensement-de-toutes-les-lois-de.html<br>
    <br>
    [2] http://www.mediapart.fr/journal/france/220710/justice-ce-qui-n-est-plus-supportable<br>
    <br>
    [3] http://www.liberation.fr/societe/0101651734-il-n-est-pas-permis-de-comparer-la-politique-du-prefet-a-celle-de-vichy<br>
    <br>
    [4] http://www.mediapart.fr/club/blog/eric-fassin/240609/monsieur-sarkozy-nous-ne-vous-voyons-pas-assez<br>
    <br>
    [5] http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2005-09-21-M-Sarkozy-contre-l-anti-France<br>
    <br>
    [6] http://lmsi.net/Sarkozy-les-medias-et-l-invention<br>
    <br>
    [7] http://tony-gatlif.mondomix.com/fr/video5625.htm<br>
    <br>
    [8] http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/ecri/Country-by-country/Czech_Republic/CZE-CbC-IV-2009-030-FRE.pdf<br>
    <br>
    [9] http://lmsi.net/L-Europe-au-miroir-des-Roms,1101<br>
    <br>
    [10] http://www.mediapart.fr/journal/france/240810/roms-lextreme-droite-italienne-applaudit-nicolas-sarkozy<br>
    <br>
    [11] http://www.rue89.com/blog-justice/2010/08/20/je-suis-un-petit-juge-sanctionne-pour-avoir-voulu-rendre-la-justice-162991<br>
    &nbsp;<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 8pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 Aug 2010 16:08:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1f449ffb317e6ae377e96118ddd88cdd</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-invention-securitaire-et-violence-pure-appel-a-une-ethique-de-la-resistance-56058944-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Petite histoire des impôts pour les nuls, de 1701 à 2007]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-petite-histoire-des-impots-pour-les-nuls-de-1701-a-2007-55244659.html</link>        <description><![CDATA[<div class="divTitreArticle">
    <h2>
      <span style="font-size: 14pt;"><a class="titreArticle" title="En France, retour aux privilèges fiscaux de l’Ancien Régime" href="http://www.internationalnews.fr/article-14492572.html">En
      France, retour aux privilèges fiscaux de l’Ancien Régime</a></span>
    </h2>
  </div>
  <div>
    <span style="font-family: Verdana; font-size: 12pt;"><strong>Le Monde Diplomatique (2007)<br></strong></span> <span style="font-family: Verdana;"><a href=
    "http://www.monde-diplomatique.fr/2007/10/HOANG_NGOC/15250"><span class="diploprintsurtitre">&nbsp;</span></a><br></span>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana;"><span class="diploprinttexte"><br>
      <img src="http://img.over-blog.com/366x244/1/07/22/91//20071015SarkozyADNInside.jpg" class="GcheTexte" alt="20071015SarkozyADNInside.jpg" height="244" width="366"><br>
      L’Elysée a démenti les propos de la ministre des finances, Mme&nbsp;Christine Lagarde, annonçant un «&nbsp;plan de rigueur&nbsp;», puis contredit la déclaration du premier ministre François
      Fillon, qui avait estimé que le pays était en «&nbsp;faillite&nbsp;». Pourtant, l’état de l’économie française rend probables de nouvelles mesures d’austérité sociale. Elles jetteront une
      lumière crue sur les premières décisions de M.&nbsp;Nicolas Sarkozy&nbsp;: un tombereau de largesses fiscales (15&nbsp;milliards d’euros) déversé sur les privilégiés.<br>
      <br>
      <!-- auteur --></span></span><br>
      Photo: www.rue89.com
    </p>
    <div class="diploprintsmall">
      <div>
        &nbsp;
      </div>
    </div>
    <div class="diploprintsmall">
      <span style="font-family: Verdana;"><em><br></em></span><span style="font-family: Verdana;"><span class="diploprinttexte"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span class=
      "diploprintsignature">Par <span style="text-transform: uppercase;">Liêm Hoang-Ngoc<br></span></span></strong></span></span></span> <span style="font-family: Verdana;"><em>Maître de conférences
      à l’université Paris-I&nbsp;; auteur de</em> <em>Vive l’impôt&nbsp;!, Grasset, Paris, 2007,</em></span>
    </div>
    <div class="diploprintsmall">
      <span style="font-family: Verdana;"><em>et de</em> <em>Dix questions sur la dette, Michalon, Paris, 2007.<br>
      <br></em><br></span>
    </div>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana;"><span class="diploprinttexte">Paquet fiscal&nbsp;», voté en juillet, «&nbsp;bouclier fiscal&nbsp;», série de mesures envisagées ou programmées par le
      gouvernement... Tout ces projets reviennent à alléger la fiscalité sur les hauts revenus et sur le patrimoine, et à reporter le poids du financement des dépenses publiques et sociales sur les
      ménages à revenus modestes et moyens. Ils sont le rouage privilégié d’un programme politique visant au démontage de l’ensemble des mécanismes de redistribution et de protection du salariat. Une
      façon de ramener la France à l’Ancien Régime...<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana;"><span class="diploprinttexte"><br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>La révolte contre les injustices fiscales fut l’une des causes de la Révolution française</strong>. La fiscalité de l’Ancien Régime
      – en nature, en monnaie ou en journées de travail – pèse intégralement sur le tiers-état pour financer les dépenses des ordres privilégiés&nbsp;: la noblesse et le clergé. La dîme, impôt en
      nature sur les récoltes, est perçue par le clergé. La taille, impôt en monnaie, est levée par le roi sur les roturiers. Il s’agit d’un impôt de répartition et non de quotité&nbsp;: le roi fixe
      ce que doit payer chaque collectivité ou paroisse, à qui incombe d’en répartir la charge sur ses habitants. La taille est arbitraire et territorialement inégalitaire. La noblesse et le clergé
      échappent également à la capitation (impôt progressif sur le revenu des roturiers créé en 1701 et touchant le revenu des immeubles), ainsi évidemment qu’à la corvée, redevable en journées de
      travail pour la construction des routes.<br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En 1789, alors que s’approche la chute de l’Ancien Régime, <strong>le principe démocratique</strong> («&nbsp;un homme, une voix&nbsp;»)
      <strong>et sa traduction fiscale, l’impôt progressif</strong>, tardent à s’affirmer. Le régime est d’abord censitaire&nbsp;: il distingue les «&nbsp;citoyens actifs&nbsp;» (qui paient un
      certain niveau de l’impôt appelé cens et qui peuvent voter) des «&nbsp;citoyens passifs&nbsp;» (dont les revenus sont trop faibles et qui n’ont pas le droit de vote). En 1792, la Convention
      instaure le suffrage universel direct (pour les hommes), qui commence par donner mandat aux députés de voter quelques nationalisations et maxima de prix.<br>
      <br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Après Thermidor (la chute de Robespierre en 1794), le Directoire remet en vigueur le suffrage censitaire afin de rendre le pouvoir
      inaccessible au turbulent peuple de Paris. Le suffrage universel (pour les hommes) ne sera rétabli que sous la IIe&nbsp;République (1848).`</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">En ces premiers temps de la République, l’impôt épouse ce que l’on appelle de nos jours les «&nbsp;quatre vieilles&nbsp;»&nbsp;: la
      contribution mobilière, la contribution foncière sur le bâti, la contribution foncière sur le non-bâti, et la patente, qui met à contribution tous les citoyens. Les «&nbsp;quatre
      vieilles&nbsp;» accoucheront des trois impôts locaux actuels&nbsp;: la taxe d’habitation, la taxe foncière et la taxe professionnelle. Ces «&nbsp;vieilles&nbsp;» ne sont pas exactement des
      impôts sur le revenu&nbsp;: elles sont fixées à partir de critères très approximatifs censés indiquer la capacité contributive des citoyens tels que, jadis, le nombre de fenêtres ou la valeur
      locative de leur habitation.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>De tels impôts ne sont pas progressifs, mais proportionnels, et donc injustes</strong> puisqu’un taux de prélèvement unique
      s’applique à tous les revenus, ceux des riches comme ceux des pauvres. Ils ont un caractère territorialement inégalitaire dans la mesure où ils ne prennent pas en compte le niveau de richesse
      de la collectivité concernée. Depuis cette époque, des péréquations territoriales et des aménagements de la fiscalité locale ont pu partiellement remédier à ces défauts.<br>
      <br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Outre le suffrage universel, le véritable emblème de l’égalité est, plus d’un siècle plus tard, l’avènement de l’impôt sur le revenu
      progressif</strong>. Cette réforme est créée par Joseph Caillaux, à l’issue d’un rude débat parlementaire remporté par la gauche avec l’adoption de la loi du 2&nbsp;juillet 1914. Il s’agit là
      d’un <strong>attribut essentiel de la citoyenneté&nbsp;: le financement des politiques publiques, adoptées par le suffrage universel, est assuré par chacun en fonction de sa capacité
      contributive</strong>. Dès lors, l’accès gratuit (ou au moindre prix) aux biens publics, selon ses besoins, est un droit pour tous (nanti ou démuni), assorti d’un devoir de financement pour
      chaque citoyen, selon ses moyens.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Un mois plus tard, les crédits de guerre sont votés, et leur financement est alors rendu possible par le déploiement de l’impôt progressif
      sur le revenu. Utopique quelque temps auparavant, la montée en puissance de cet impôt est facilitée, pour la circonstance, par l’«&nbsp;union sacrée&nbsp;». Comme si la bourgeoisie ne pouvait
      envoyer le peuple au front sans éprouver un sentiment de culpabilité... Entre 1914 et 1917, l’impôt sur le revenu (IR) des personnes physiques s’ordonne autour de deux types de
      contributions&nbsp;: sept impôts catégoriels – appelés impôts cédulaires&nbsp;(<a id="nh1" class="spip_note" title=
      "(1) Les cédules concernées étaient : les revenus fonciers ; les revenus des (...)" rel="footnote" name="nh1" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb1">1</a>) – à
      taux proportionnel, et un impôt général et progressif sur le revenu.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le principe du financement de la solidarité nationale par l’impôt progressif, selon la capacité contributive de chaque citoyen, s’affermit à
      l’issue du conflit. Le taux marginal de la tranche supérieure passe même de 2&nbsp;% en 1915 à 90&nbsp;% en 1924 pour faire face aux nécessités financières de l’après-guerre. Il est ensuite
      abaissé à 40-50&nbsp;%, avant d’être relevé à 90&nbsp;% en 1939, lors du déclenchement de la seconde guerre mondiale, puis de trouver un rythme de croisière, au-dessus de 60&nbsp;%, pendant les
      «&nbsp;trente glorieuses&nbsp;» (1945-1975).<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Au cours de cette période, et malgré ses imperfections, <strong>l’IR consolide le lien du citoyen à la République</strong>. Le quotient
      familial est introduit en 1946 pour faire face à une situation démographique dégradée. L’impôt sur les sociétés (IS) est créé en 1948. L’unification des autres impôts cédulaires avec l’impôt
      sur le revenu est réalisée en 1959. <strong>Symbole de la redistribution organisée par l’Etat social, l’impôt contribue à ralentir la reproduction sociale d’une classe de rentiers qui aurait
      entravé le décollage économique de la France</strong>&nbsp;(<a id="nh2" class="spip_note" title="(2) Lire Thomas Piketty, Les Hauts Revenus en France au XXe siècle, Grasset, (...)" rel=
      "footnote" name="nh2" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb2">2</a>).<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">L’intégration sociale est, de surcroît, renforcée par l’édification d’un système de sécurité sociale sur le modèle dit
      «&nbsp;bismarckien&nbsp;». <strong>Ce système définit la cotisation comme un salaire indirect</strong> dont la gestion, dans les caisses d’assurance sociale, appartient aux syndicats.
      S’appuyant sur le programme du Conseil national de la Résistance, <strong>la France de la Libération fait émerger de nombreux «&nbsp;îlots de socialisme&nbsp;»</strong> (la protection sociale,
      le secteur public, le droit du travail...) que le programme commun de la gauche de juin 1972 proposera d’étendre.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Le système fiscal est cependant resté faiblement redistributif, en raison du poids des cotisations et impôts proportionnels</strong>
      – comme la taxe sur la valeur ajoutée (<strong>TVA</strong>) et la taxe intérieure sur les produits pétroliers (<strong>TIPP</strong>) –, ainsi que du faible rendement des impôts progressifs
      (comme l’IR) et de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui succède à l’impôt sur les grandes fortunes en 1989. <strong>Alors que la TVA représente 51&nbsp;% des rentrées fiscales et la
      TIPP 5,5&nbsp;%, l’IS et l’IR ne contribuent chacun qu’à hauteur de 17&nbsp;%</strong> des recettes de l’Etat, hors financement de la Sécurité sociale&nbsp;(<a id="nh3" class="spip_note" title=
      "(3) Pour comparer le poids de l'impôt sur le revenu dans l'ensemble des (...)" rel="footnote" name="nh3" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb3">3</a>). Plus de
      51&nbsp;% des ménages sont exemptés de l’IR, ce qui ne signifie aucunement qu’ils ne paient pas d’impôt, car ils acquittent notamment la contribution sociale généralisée (CSG), créée en 1990
      pour financer la sécurité sociale, et les impôts indirects.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">A titre de comparaison, le poids de l’impôt sur le revenu dans l’ensemble des prélèvements est de 53&nbsp;% au Danemark, figure de proue du
      modèle nordique. Il s’élève à 30&nbsp;% au Royaume-Uni et à 42&nbsp;% aux Etats-Unis.<br>
      <br>
      <br></span>
    </p>
    <h3 class="spip" style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="font-family: Verdana;">Aumône jetée à «&nbsp;ceux d’en bas&nbsp;»</span></strong></span>
    </h3><span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Durant les deux dernières décennies, <strong>diverses mesures ont encore affaibli le caractère redistributif du système fiscal
      français</strong>. Premier ministre de 1988 à 1991, le socialiste Michel Rocard abaisse de 50 à 34,3&nbsp;% le taux de l’IS. C’est lui qui crée la CSG, impôt affecté dont l’assiette est plus
      large que celle des cotisations sociales puisqu’elle comprend notamment les revenus du capital des personnes physiques. <strong>Mais la CSG n’en reste pas moins aussi injuste que la cotisation,
      en raison de son taux proportionnel et non «&nbsp;familialisé&nbsp;»</strong>&nbsp;: le même taux s’applique au riche et au pauvre, aux familles avec ou sans enfants. La CSG joue un rôle
      croissant au gré des baisses de cotisations patronales et salariales, et <strong>elle symbolise le basculement progressif vers l’impôt du financement des dépenses sociales</strong>.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">C’est en 1993 que le premier ministre de droite Edouard Balladur lance le chantier de l’abaissement de la progressivité de l’impôt sur le
      revenu. Le nombre de tranches d’imposition est réduit de douze à sept. Le taux marginal de la tranche la plus élevée est ensuite abaissé de 56,8&nbsp;% à 54&nbsp;% sous le gouvernement de
      M.&nbsp;Alain Juppé (droite) en 1996, puis à 52,75&nbsp;% sous le gouvernement de M.&nbsp;Lionel Jospin (Parti socialiste). Le gouvernement de M.&nbsp;Jean-Pierre Raffarin (Union pour un
      mouvement populaire, UMP) le fait symboliquement passer sous la barre des 50&nbsp;%&nbsp;: à 49,58&nbsp;% en 2003, puis à 48,09&nbsp;% en 2004. La réforme léguée par M.&nbsp;Dominique de
      Villepin (UMP) à M.&nbsp;François Fillon (UMP), actuel premier ministre, réduit encore davantage la progressivité de l’impôt&nbsp;: elle fait passer le nombre de tranches de sept à cinq, tout
      en abaissant substantiellement les taux marginaux s’appliquant aux revenus moyens et supérieurs, après suppression de l’abattement de 20&nbsp;%. Le taux de la tranche la plus élevée est fixé à
      40&nbsp;%, comme au Royaume-Uni. Mais la France est devenue plus royaliste que le roi dans la mise en concurrence européenne et mondiale des systèmes fiscaux.<br>
      <br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Dans le système français, ce taux de la tranche supérieure, en apparence équivalent au taux britannique, taxe moins les classes riches
      qu’outre-Manche, car là-bas le principe du quotient familial n’existe pas&nbsp;(<a id="nh4" class="spip_note" title=
      "(4) Ce principe consiste à diviser par un certain nombre de parts le revenu (...)" rel="footnote" name="nh4" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb4">4</a>). De
      nouvelles «&nbsp;niches&nbsp;» mettant à l’abri du fisc sont créées. Au prétexte de lutter contre la spéculation, une exonération progressive d’impôt des plus-values réalisées sur des titres
      détenus depuis plus de huit ans est également proposée. Enfin, la création d’un «&nbsp;bouclier fiscal&nbsp;», par lequel les prélèvements fiscaux ne peuvent excéder 60&nbsp;% (puis 50&nbsp;%)
      des revenus d’un contribuable, aura pour effet de <strong>réduire substantiellement l’ISF pour les très hauts revenus</strong>&nbsp;(<a id="nh5" class="spip_note" title=
      "(5) Sans bouclier fiscal, malgré un taux marginal de la tranche supérieure de (...)" rel="footnote" name="nh5" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb5">5</a>).
      Pour donner une impression d’équilibre, ces mesures profitant à «&nbsp;ceux d’en haut&nbsp;» sont compensées par l’augmentation et la mensualisation de la prime pour l’emploi, initialement
      créée par le gouvernement de M.&nbsp;Jospin, aumône jetée à «&nbsp;ceux d’en bas&nbsp;», mais à condition qu’ils ne chôment pas...<br>
      <br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">S’il était appliqué sans complexes, le projet de réforme de l’IR à l’état pur, tel que le projette la nouvelle droite <em>(lire
      «&nbsp;<a class="spip_in" href="http://www.monde-diplomatique.fr/2007/10/HOANG_NGOC/15251">Quelle autre réforme de l’impôt&nbsp;?</a>&nbsp;»)</em>, nous ramènerait un siècle en arrière, avant
      la loi Caillaux. Défendue par le sénateur Philippe Marini (UMP), cette réforme consisterait à abolir toute progressivité par la création d’un impôt à taux unique, appelé <em>flat
      tax</em>&nbsp;(<a id="nh6" class="spip_note" title="(6) Cet impôt à taux unique existe déjà dans un certain nombre de pays (...)" rel="footnote" name="nh6" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb6">6</a>) par les néoconservateurs aux Etats-Unis. En attendant, <strong>le coût cumulé de la baisse de la progressivité du seul
      impôt sur le revenu entre 2000 et 2007 peut d’ores et déjà être chiffré à 50&nbsp;milliards d’euros</strong>.<br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">La loi dite, par antiphrase, «&nbsp;pour le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat&nbsp;» (TEPA), adoptée dans la foulée de la victoire de
      M.&nbsp;Nicolas Sarkozy à la présidentielle, et communément appelée «&nbsp;paquet fiscal&nbsp;», accentue à nouveau les injustices fiscales. <strong>La quasi-suppression des droits de
      succession des 15&nbsp;% des ménages les plus fortunés est contraire au principe libéral d’égalité des chances</strong>, comme pourrait l’affirmer un authentique <em>self-made man</em> comme
      M.&nbsp;Bill Gates, qui s’est récemment élevé contre un projet de ce type dans les Etats-Unis de M.&nbsp;George W. Bush. Le coût de cette mesure est de 2,2&nbsp;milliards d’euros.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le bouclier fiscal, étendu à 50&nbsp;% du revenu, supprimera de fait l’ISF pour les très hauts revenus. Il bénéficie à
      235&nbsp;000&nbsp;ménages, à qui l’Etat reverse 600&nbsp;millions d’euros. Parmi eux, les 13&nbsp;000&nbsp;ménages les plus fortunés touchent un chèque de 45&nbsp;000&nbsp;euros. L’ISF avait
      été créé pour financer en partie le revenu minimum d’insertion (RMI), dont le coût est de 8&nbsp;milliards par an. La quasi-suppression de l’ISF amputera ses ressources de plus de
      4&nbsp;milliards d’euros, à un moment où la précarité s’étend.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Pour les départements, auxquels est désormais confiée la gestion du RMI dans le cadre de la décentralisation, ce manque à gagner entraînera
      une hausse des impôts locaux, particulièrement injustes. L’inclusion de la CSG et de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), créée en 1996, dans le dispositif du
      «&nbsp;bouclier fiscal&nbsp;» rendrait le financement de la protection sociale, déjà contraire à l’équité, carrément dégressif&nbsp;: plus on est riche, moins on contribuerait à la solidarité
      nationale en matière de santé&nbsp;!<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Le crédit d’impôt pour les intérêts d’emprunt de l’habitation principale est une aubaine pour les ménages aisés. Il entretiendra la flambée
      des prix de l’immobilier, où l’offre de logements stagne. Son coût est de 3,7&nbsp;milliards d’euros.</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br>
      La défiscalisation des heures supplémentaires sous-entend que ceux qui ne veulent pas «&nbsp;travailler plus&nbsp;» sont les seuls responsables de la stagnation de leur pouvoir d’achat, à
      laquelle l’accentuation de l’exploitation capitaliste serait absolument étrangère. Elle dissuadera les entreprises d’embaucher de nouveaux salariés, réduira les ressources de la sécurité
      sociale&nbsp;; elle revient à légaliser le travail sans cotisations sociales, à l’instar du «&nbsp;travail au noir&nbsp;». Son coût est de 6&nbsp;milliards d’euros.<br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Prétendument conçu pour récompenser le travail et affronter la concurrence fiscale des autres pays, le «&nbsp;paquet&nbsp;» est un véritable
      <strong>paquet-cadeau de plus de 13&nbsp;milliards d’euros offerts, pour l’essentiel, aux ménages aisés, souvent composés de nouveaux rentiers</strong>. Comme si cela ne suffisait pas, le
      projet de loi de finances 2008 envisage d’alléger la taxation des actionnaires. Les dividendes pourraient ne plus être assujettis à l’impôt sur le revenu (dont le taux marginal de la tranche
      supérieure, de 40&nbsp;%, s’applique à une fraction des dividendes des actionnaires les plus aisés), leurs bénéficiaires pouvant opter pour un prélèvement libératoire de 16&nbsp;%. Ce nouveau
      cadeau fiscal s’élèverait à 500&nbsp;millions d’euros, soit la moitié de l’économie réalisée sur les 23&nbsp;900&nbsp;postes de fonctionnaire que le gouvernement prévoit de supprimer en 2008.
      Dans l’Ancien Régime, les privilèges de la noblesse étaient liés à la propriété terrienne. <strong>Dans le nouveau capitalisme, la noblesse (d’argent) tire ses privilèges d’actifs
      financiers</strong>. Ses gains ont explosé au cours des dix dernières années, alors que les revenus de l’immense majorité de la population stagnaient.</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Cette polarisation accrue s’explique par l’explosion des très hauts salaires et des revenus du patrimoine&nbsp;(<a id="nh7" class=
      "spip_note" title="(7) Cf. Camille Landais, « Les hauts revenus en France (1998-2006) : une (...)" rel="footnote" name="nh7" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb7">7</a>). Ces derniers représentent 10&nbsp;% du revenu des foyers les plus privilégiés, alors que les ménages modestes
      n’épargnent pas, faute de ressources suffisantes. Dans le nouveau capitalisme qui s’est installé en France, <strong>le revenu «&nbsp;déclaré&nbsp;» des 10&nbsp;% des foyers les plus riches
      s’est élevé de 32&nbsp;% entre 1998 et 2005, alors que celui des 90&nbsp;% restants n’augmentait que de 4,6&nbsp;%</strong>&nbsp;(<a id="nh8" class="spip_note" title=
      "(8) Le 1 % des plus hauts salaires bénéficiant même d'une hausse de 41 (...)" rel="footnote" name="nh8" href="http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb8">8</a>). <strong>Le
      revenu médian (celui d’un vrai «&nbsp;Français moyen&nbsp;» gagnant moins de 1&nbsp;500&nbsp;euros par mois) n’évoluait, quant à lui, que de 0,6&nbsp;% par an. Le revenu réel des véritables
      classes moyennes a, en fait, baissé, en raison d’une inflation de 2&nbsp;% par an</strong>.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Dans le même temps, le nouveau capitalisme a particulièrement profité aux très hauts revenus. Pour les 5&nbsp;% des foyers les plus riches,
      ces revenus ont progressé de 32&nbsp;%&nbsp;; <strong>pour le 1&nbsp;% supérieur, l’augmentation est de 42,6&nbsp;%</strong>&nbsp;(<a id="nh9" class="spip_note" title=
      "(9) Cette situation n'est pas propre à la France. Aux Etats-Unis, le salaire (...)" rel="footnote" name="nh9" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nb9">9</a>)&nbsp;! Le «&nbsp;paquet fiscal&nbsp;» bénéficie prioritairement aux plus aisés d’entre les plus aisés.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Enfin, pour financer le déficit de la Sécurité sociale, le scénario fiscal prochainement envisagé est particulièrement inique&nbsp;: il
      consiste à instaurer une franchise médicale et à remplacer les cotisations sociales par une hausse de la TVA dont le taux serait majoré de 3 à 5&nbsp;points. <strong>La TVA est un véritable
      impôt dégressif digne de l’Ancien Régime. Les nouveaux «&nbsp;gueux&nbsp;» la paient au premier centime d’euro dépensé. Les 10&nbsp;% des ménages les plus pauvres y consacrent 8&nbsp;% de leur
      revenu, et les 10&nbsp;% des ménages les plus riches seulement 3&nbsp;%</strong>.<br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Les «&nbsp;réformes&nbsp;» en cours risquent d’accélérer l’érosion des ressources de l’Etat sans donner le coup de pouce annoncé à la
      croissance. <strong>Les détenteurs de hauts revenus ne consacreront à la consommation qu’une infime partie du cadeau qu’on leur a fait. Le reste ira gonfler la bulle boursière et stimuler une
      spéculation immobilière</strong> qui renforce le pouvoir des propriétaires face à une masse de <strong>locataires condamnée à verser, sous forme de loyer, une rente de plus en plus
      élevée</strong>.<br>
      <br></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>L’économie de rentiers qui s’étend</strong> est plus que jamais tributaire de la consommation et de la spéculation des nouvelles
      classes privilégiées, pour le meilleur et pour le pire. <strong>Comme dans l’Ancien régime</strong>.</span>
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
  </div>
  <hr noshade="noshade">
  <div>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span class="diploprintnotes">(<a id="nb1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="footnote" name="nb1" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh1">1</a>) Les cédules concernées étaient&nbsp;: les revenus fonciers&nbsp;; les revenus des valeurs mobilières&nbsp;; les bénéfices
      industriels et commerciaux&nbsp;; les bénéfices agricoles&nbsp;; les traitements, salaires et pensions&nbsp;; les revenus des créances, dépôts et cautionnements&nbsp;; et enfin les bénéfices
      non commerciaux.</span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><span class="diploprintnotes"><br></span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="footnote" name="nb2" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh2">2</a>) Lire Thomas Piketty, <em>Les Hauts Revenus en France au XXe&nbsp;siècle</em>, Grasset, Paris, 2001.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="footnote" name="nb3" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh3">3</a>) Pour comparer le poids de l’impôt sur le revenu dans l’ensemble des prélèvements en vigueur en France avec celui en
      vigueur dans d’autres pays où le financement des dépenses sociales transite principalement par l’impôt, il faut ajouter les prélèvements affectés à la Sécurité sociale (cotisations sociales,
      contribution sociale généralisée [CSG], contribution au remboursement de la dette sociale [CRDS])... La part des impôts sur le revenu (comprenant dès lors la CSG et la CRDS) dans l’ensemble des
      prélèvements obligatoires s’établit en France à 17&nbsp;%.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb4" class="spip_note" title="Notes 4" rev="footnote" name="nb4" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh4">4</a>) Ce principe consiste à diviser par un certain nombre de parts le revenu déclaré pour obtenir le revenu imposable. Avoir
      un enfant entraîne donc un avantage fiscal beaucoup plus important pour un contribuable quand il est cossu.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb5" class="spip_note" title="Notes 5" rev="footnote" name="nb5" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh5">5</a>) Sans bouclier fiscal, malgré un taux marginal de la tranche supérieure de l’IR à 40&nbsp;% – rappelons qu’il s’agit d’un
      taux marginal et non d’un taux moyen, seule la fraction du revenu située au-dessus d’un certain seuil étant frappée à 40&nbsp;% – et tous les autres prélèvements et niches fiscales qui le
      concernent, un haut revenu de 2&nbsp;millions d’euros annuel en consacre moins de 50&nbsp;% à ces impôts. Seule l’imposition de son patrimoine par le biais de l’ISF le place au-dessus de cette
      barre. Le bouclier fiscal revient donc à s’attaquer en silence à l’ISF.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb6" class="spip_note" title="Notes 6" rev="footnote" name="nb6" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh6">6</a>) Cet impôt à taux unique existe déjà dans un certain nombre de pays européens, dont la Géorgie (12&nbsp;%), la Russie et
      l’Ukraine (13&nbsp;%), la Serbie (14&nbsp;%), la Roumanie (16&nbsp;%), la Slovaquie (19&nbsp;%) et les trois Républiques baltes (entre 23&nbsp;% et 25&nbsp;%).</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb7" class="spip_note" title="Notes 7" rev="footnote" name="nb7" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh7">7</a>) <em>Cf.</em> Camille Landais, «&nbsp;Les hauts revenus en France (1998-2006)&nbsp;: une explosion des
      inégalités&nbsp;?&nbsp;», Ecole d’économie de Paris, juin 2007.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb8" class="spip_note" title="Notes 8" rev="footnote" name="nb8" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh8">8</a>) Le 1&nbsp;% des plus hauts salaires bénéficiant même d’une hausse de 41&nbsp;%.</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">(<a id="nb9" class="spip_note" title="Notes 9" rev="footnote" name="nb9" href=
      "http://www.monde-diplomatique.fr/imprimer/15250/436edfebf1#nh9">9</a>) Cette situation n’est pas propre à la France. Aux Etats-Unis, le salaire médian (le niveau au-dessus duquel se situent la
      moitié des salariés) n’a progressé que de 11&nbsp;% en valeur réelle entre 1966 et 2001. Mais, pour les 1&nbsp;% de salariés les mieux payés, l’augmentation a atteint 121&nbsp;%&nbsp;; et
      617&nbsp;% pour le 1 pour 10&nbsp;000 situé à la pointe de la pyramide. Lire Serge Halimi, «&nbsp;<a class="spip_in" href="http://www.monde-diplomatique.fr/2006/11/HALIMI/14113">Rituel
      démocratique et société de castes</a>&nbsp;», <em>Le Monde diplomatique</em>, novembre 2006.</span>
    </p>
    <blockquote class="spip">
      <p>
        <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><strong>Rectificatif</strong></span>
      </p>
      <p>
        <span style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;">Dans l’article de Liêm Hoang-Ngoc, il fallait lire que la suppression de l’ISF, qu’avaient proposée certains députés, aurait amputé les
        recettes de l’Etat de 4&nbsp;milliards d’euros. L’ISF a bien été «&nbsp;réformée&nbsp;» par le Parlement, et ses recettes réduites, mais sa suppression n’a pas été décidée. Par ailleurs, un
        cadeau fiscal de 500&nbsp;millions d’euros correspond à l’économie réalisée sur les 23&nbsp;900&nbsp;postes de fonctionnaire que le gouvernement a prévu de supprimer en 2008, pas à la moitié
        de cette économie.</span>
      </p>
      <div>
        <div>
          <span style="color: #000000;"><span style="color: #ffff99; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><em>Le Monde diplomatique</em>, novembre 2007</span><span style=
          "color: #ffff99; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span></span>
        </div><span style="color: #000000;"><span style="color: #ffff99; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"><br></span></span>
        <div>
          <span style="color: #000000;"><span style="color: #ffff99; font-family: Verdana; font-size: 10pt;">http://www.monde-diplomatique.fr/2007/10/HOANG_NGOC/15250</span></span>
        </div>
      </div>
    </blockquote>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 15 Aug 2010 05:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">15121b115a6a9ad14fa32f7c02e630cd</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-petite-histoire-des-impots-pour-les-nuls-de-1701-a-2007-55244659-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Toute technologie a ses limites]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-35406794.html</link>        <description><![CDATA[<div class="GalerieTitle">
    <h1>
      <img src="http://idata.over-blog.com/2/63/37/22//Jaked.jpg" class="CtreTexte" height="309" width="468">
    </h1>
    <h1 style="text-align: center;">
      <a href="http://www.tdg.ch/galeries/combis-explosent-records?photo=1" target="_blank">Ces combis qui n'explosent pas que les records</a>
    </h1>
  </div>
  <div class="GalerieDescription">
    <p>
      <b><span style="text-transform: uppercase; color: #004494;">NATATION</span> | La Jaked est une combinaison de natation en polyuréthane. Cet équipement futuriste et italien apporte un plus
      indéniable dans l'eau: la vitesse. En pénétration, en glisse. Bref, en tout. Seul problème, elle ne résiste pas à toutes les tensions.</b>
    </p>
    <p>
      <b>© Tribune de Genève<br></b>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 31 Aug 2009 02:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">99ace1ff09a9d6f89d6f1c6daa04936e</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-35406794-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Charal : des conditions d'abattage qui posent question]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-35414702.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    Nous sommes d'accord : dans la mesure ou nous aimons bien mettre de la viande dans notre assiette, cela veut dire qu'une bête, avant de finir sur l'étal de votre boucher préféré ou dans le rayon
    frais de votre hyper favori, est passée obligatoirement par l'abattoir. Il faudrait une sacrée dose d'hypocrisie pour penser le contraire.<br>
    De même que nous attendons que l'éleveur qui a fait naître cet animal ainsi que celui qui l'aura engraissé l'ait traîté de façon digne, il semble normal que les conditions de transport et
    d'abattage s'inscrivent aussi dans le respect de l'animal et la recherche des conditions et techniques permettant de limiter au maximum la souffrance de l'animal.<br>
    Là encore, si nous réfléchissons, à l'ère du rendement et du profit roi, nous devinons que tout ne se passe peut-être pas de façon impeccable. Je vous invite vivement à lire l'article ci-dessous.
    Ainsi que le communiqué de Charal, qui répond aux révélations de l'association L214.<br>
    <br>
    Si vous souhaitez regarder la vidéo, faites-le en toute connaissance de cause. C'est très pénible. Sinon, abstenez-vous.<br>
    La lecture seule de l'article suffira amplement.
  </div><br>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: 12pt;"><b>Attention : le visionnage de cette vidéo peut être difficilement soutenable<br>
    <br>
    AVERTISSEMENT : VIDEO REELEMENT TRES DURE<br>
    <br>
    <br></b></span></span>
    <div>
      <div>
        <span style="color: #ff0000;"><b><object type="application/x-shockwave-flash" height="385" width="480" data="http://www.youtube.com/v/aK6XaO3RZlY&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;rel=0">
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          <param name="allowfullscreen" value="true">
        </object></b></span>
      </div><br>
      <br>
      <h2 style="text-align: left;">
        <span style="color: #ff0000;"><b><span style="font-size: 18pt;"><span style="color: #000000;">L’horreur dans un abattoir du groupe Charal</span></span></b></span>
      </h2>
    </div>
  </div>
  <h4 style="text-align: justify;">
    Ce sont de bien morbides révélations que vient de mettre au grand jour l’association de protection animale L214. S’attendant à essuyer un refus suite à une demande de visite de l’abattoir Charal
    basé à Metz, un enquêteur du groupe associatif a postulé à une offre d’emploi sur le site d’abattage au titre d’ouvrier abattoir. Une démarche aisée au regard de l’absence de qualification ou
    d’expérience professionnelle requise. Ainsi, pendant trois semaines, du 8 au 26&nbsp;septembre 2008, l’enquêteur rendu sur place a pu observer les pratiques en œuvre dans cet abattoir.
  </h4>
  <h4 style="text-align: justify;">
    Or, le spectacle s’est révélé pour le moins cruel, même pour un lieu dédié à l’abattage. L’abattage rituel comme l’abattage standard donnent lieu à des souffrances prolongées chez les bovins
    avant leur mort définitive. Au cours de l’abattage standard, les animaux sont effectivement étourdis avant d’être mis à mort ainsi que l’exige la loi. Toutefois, selon l’association, en raison du
    retard accumulé par le saigneur, ils ne sont pas immédiatement égorgés et reprennent conscience avant leur égorgement.<br>
    Parallèlement, la vitesse de la chaîne d’abattage restant inchangée au cours de l’abattage rituel, sans étourdissement préalable (1), cette cadence ne permet pas de maintenir l’animal dans le
    tonneau de contention jusqu’à la fin de la saignée. Au regard de quoi, là encore, l’agonie de l’animal se prolonge une fois suspendu à la chaîne d’abattage. Le tonneau de contention étant orienté
    vers les animaux suspendus, les bovins ne perdent pas une "miette" du sort que subissent leurs congénères.<br>
    <br>
    Outre leur ignominie, ces agissements contreviennent à la réglementation en vigueur. L214 souligne, ainsi, la violation de l’article R214-74 du Code Rural, lequel spécifie que&nbsp;:
    «<em>&nbsp;L’immobilisation doit être maintenue pendant la saignée&nbsp;</em>». Parmi les autres articles bafoués, figure également l’article R214-65 du Code Rural précisant que&nbsp;:
    «&nbsp;<em>Toutes les précautions doivent être prises en vue d’épargner aux animaux toute excitation, douleur ou souffrance évitables pendant les opérations de déchargement, d’acheminement,
    d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage ou de mise à mort</em>&nbsp;».<br>
    <br>
    Mais le scandale ne s’arrête pas là. Les Services vétérinaires sont présents en permanence dans l’abattoir de Metz et n’ont pourtant pas signalé ces infractions pratiquées quotidiennement. Ce
    constat ne fait que confirmer les défaillances récurrentes des services vétérinaires français, pointées du doigt par l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) de la Commission européenne. Pour
    preuve, relayant un article paru dans la dépêche vétérinaire de mars&nbsp;2009, L214 cite le président du Syndicat National des Inspecteurs en Santé Publique Vétérinaire (SNISPV)&nbsp;:
    «&nbsp;<em>Cela fait dix ans que le syndicat tire la sonnette d’alarme au sujet du déficit des contrôles officiels en dénonçant la fragilisation croissante de nos effectifs et la catastrophe
    potentielle qui menace</em>&nbsp;». D’autant que, comme l’a constaté l’enquêteur de L214, les pratiques déviantes de l’abattoir de Metz sont abandonnées au profit de plus vertueuses lors de
    visites importantes. Ce fut ainsi le cas à l’annonce d’un audit de la société McKey, fabricant de steaks hachés surgelés et fournisseur des restaurants Mc Donald’s.<br>
    <br>
    La mauvaise foi n’ayant pas de limite, dans son courrier de refus apposé à une éventuelle visite de l’abattoir par l’association, Charal n’a pas hésité à déclarer&nbsp;: «&nbsp;<em>Au-delà de la
    réglementation en vigueur et du contrôle par les autorités qui certifient chaque année la conformité de l’ensemble de nos abattoirs, notre groupe a fait de la protection animale un volet central
    et spécifique de sa politique «&nbsp;Qualité&nbsp;», qui va au-delà des exigences actuelles et préfigure les évolutions réglementaires&nbsp;</em>». Tout dépend de ce que l’on entend par
    «&nbsp;protection animale&nbsp;».<br>
    <br>
    L’association L214, qui dénonce la tromperie de l’entreprise envers les consommateurs, a porté plainte contre Charal pour cruauté envers les animaux.<br>
    <span class="class"><br>
    <a href="http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3885" target="_blank">© Cécile Cassier - Univers Nature - 29/08/09</a></span>
  </h4><br>
  <div style="text-align: center;">
    <b><a href="http://www.charal.fr/fr/actualites-72.htm" target="_blank"><b><span style="font-size: 12pt;">COMMUNIQUÉ DU GROUPE CHARAL DU 28/08/09</span></b></a><br>
    <br>
    <br></b>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    <a href="http://www.l214.com/" target="_blank"><b>ASSOCIATION L214</b></a>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 29 Aug 2009 16:53:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">96e07c5611f930859f7376314a0d0d19</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-35414702-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Grippe H1N1 : grippette cacahuète]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-34478448.html</link>        <description><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">
    <span style="color: #008000;"><em><span style="font-size: 12pt;">Pendant que l'on se terre dans son home sweet home, bien calé devant les JT du soir, qu'est-ce que l'on est heureux ! Les vagues
    de licenciements ? Ouf, c'est le voisin qui trinque. Encore un soldat français tué en Afghanistan ? m'en fous, y'a pas de militaire dans la famille. Taxe carbone à l'horizon ? j'viens d'acheter
    l'hybride de chez tata yoyo. HEUREUX j'vous dis !</span></em></span>
  </h2>
  <h2 style="text-align: justify;">
    <span style="color: #008000;"><em><span style="font-size: 12pt;">Ah bon, 100 millions de doses de vaccins commandées par le gouvernement ? Des centres de vaccination en préparation ? Chérie, dès
    lundi, tu files à la pharmacie acheter du Tamiflu et tu prépares les carnets de santé des gosses pour la vaccination à la rentrée, et fini d'aller traîner chez les voisins : leurs gosses sont
    toujours malades et en plus le père est maintenant chômeur, des fois qu'il viendrait nous taper !</span></em><br></span>
  </h2><a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://www.flickr.com/photos/79651958@N00/637856988"><img src="http://farm2.static.flickr.com/1215/637856988_7856a8817f.jpg" class=
  "CtreTexte" height="300" width="300"></a><br>
  <h2>
    Grippe A : «Pas dangereuse» selon le Pr Bernard Debré
  </h2>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><b>Alors que les autorités françaises se préparent à l'éventualité d'une pandémie de grippe A, le Pr Bernard Debré, député UMP et ancien ministre, lance un pavé
    dans la mare et parle, lui, de «grippette».</b></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><br></b>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <!--IMG--><!--P:END-->
  </div><a href="http://memorix.sdv.fr/5c/www.letelegramme.com/infos/france_articles/1772408291/Position1/SDV_TB/default/empty.gif/35613061633931363439666538616630?" target="_blank"><img src=
"http://memorix.sdv.fr/5/www.letelegramme.com/infos/france_articles/1772408291/Position1/SDV_TB/default/empty.gif/35613061633931363439666538616630?" border="0" height="2" width="2"></a>
  <div style="text-align: justify;">
    <!--P:START-->
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span class="lettrine">D</span>ans une interview qui paraît aujourd'hui dans Le Journal du Dimanche, le professeur de médecine Bernard Debré affirme que la grippe A (H1N1) «n'est pas dangereuse».
    «On s'est rendu compte qu'elle était peut-être même un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière. Alors maintenant, il faut siffler la fin de la partie!», déclare le Pr Debré, par ailleurs
    député UMP de Paris. «Tout ce que nous faisons ne sert qu'à nous faire peur», ajoute-t-il. «Oui, cette grippe fuse très vite. Et après? Un malade en contamine deux ou trois, contre un pour une
    grippe classique. Mais cela reste une grippette, ce n'est ni Ebola, ni Marburg», souligne l'ancien ministre de la Coopération. Selon Bernard Debré, «sans le dire, les pouvoirs publics ont déjà
    commencé à réduire la voilure. Les malades, dont on ne vérifie d'ailleurs plus s'ils ont attrapé le H1N1 ou un simple rhume de cerveau, sont désormais invités à prendre du paracétamol»,
    relève-t-il.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>«C'est une plaisanterie»</b></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    Les gouvernements «n'avaient pas vraiment d'autre choix que de suivre», après que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) eut, «de façon un peu rapide, commencé à gesticuler, avec des
    communiqués quotidiens et des conférences de presse à répétition». Mais il leur «reproche d'avoir ensuite succombé à une surmédiatisation politique de cet événement». «Il y a 800 cas répertoriés
    en France. C'est une plaisanterie! Va-t-on se mettre à comptabiliser les diarrhées?», lance-t-il.
  </div><br>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>«Inutile d'affoler les populations»</b></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    «On aurait dû annoncer clairement la couleur: nous sommes dans le cadre d'un exercice grandeur nature. Point à la ligne. Il est inutile d'affoler les populations sauf à vouloir leur marteler, à
    des fins politiques, le message suivant: bonnes gens, dormez sans crainte, nous veillons sur vous», déclare encore le Pr Debré qui précise qu'il «n'accuse pas» la ministre de la Santé Roselyne
    Bachelot. Il estime en outre qu'en France «les vaccins ne seront pas prêts avant le 15novembre», c'est-à-dire «lorsque le premier pic de contamination sera passé. Quant aux centaines de millions
    de masques en stock, que va-t-on en faire?», interroge encore le médecin. Vendredi, le Premier ministre François Fillon avait assuré que le pays était «prêt» à affronter une pandémie de grippe A.
  </div>
  <p>
    <a href="http://www.letelegramme.com"><br></a>
  </p>
  <p>
    <b>26 juillet 2009 ©</b> <a href="http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/grippe-a-pas-dangereuse-selon-le-pr-bernard-debre-video-26-07-2009-484479.php" target=
    "_blank">www.letelegramme.com</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 02 Aug 2009 07:48:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e7af0d784c2cec44cd3d4139cdc76652</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-34478448-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[PHOTOVOLTAÏQUE : dix ans d'avance ?]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-30667688.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <div style="text-align: center;">
      <span style="color: #008000;"><a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://www.flickr.com/photos/36611360@N03/3394775232"><img src=
      "http://farm4.static.flickr.com/3461/3394775232_2175b10500.jpg" class="CtreTexte" height="328" width="500"></a></span><br>
    </div><span style="color: #008000;"><b><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;">De deux choses l'une : ou les mentalités commencent à changer (enfin !)<br>
    ou y'a comme un lézard.<br>
    Le photovoltaïque, produit phare du développement durable,<br>
    pose des jalons pour l'avenir en terme de recyclage.<br>
    Espérons pour les possesseurs de ces panneaux qu'il s'agisse bien de…<br>
    dix ans d'avance !</span></b></span><em><br>
    <br>
    <br>
    Voici l'info de fin 2008 publiée par Univers Nature sur le sujet :<br>
    <br>
    Plus de trente producteurs internationaux de panneaux solaires photovoltaïques sont en train de mettre au point un programme de collecte et de recyclage des panneaux arrivés en fin de vie, dans
    l’ensemble du territoire de l’Union européenne. Regroupés au sein de l’association européenne PV CYCLE (1), ils rassemblent producteurs et importateurs, et représentent plus de 70&nbsp;% du
    marché européen.</em><br>
    <br>
    <em>Destiné à être présenté à la Commission européenne pour reconnaissance formelle le 1er&nbsp;avril 2009, cet accord volontaire repose sur trois points phares. Au cœur de la démarche,
    l’objectif principal vise à reprendre un minimum de 65&nbsp;% des panneaux installés en Europe depuis 1990 et d’en recycler 85&nbsp;%. Ambitieuses, ces résolutions surpassent les obligations
    actuelles prévues par la réglementation européenne en matière de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Loin de s’arrêter en si bon chemin, elles pourraient être revues à la
    hausse en fonction des premiers résultats.</em><br>
    <em>Autre volet majeur de cette déclaration, des efforts seront déployés pour assurer aux utilisateurs de panneaux photovoltaïques une information claire et précise sur les modalités de reprise
    et les divers réseaux de collecte. Les supports d’information retenus sont variés, depuis l’étiquetage sur les produits aux sites web des producteurs, en passant par des mentions visibles sur les
    conditions générales de vente. Enfin, le dernier point abordé garantit aux détenteurs de panneaux obsolètes la gratuité du dispositif de collecte et de recyclage.</em><br>
    <br>
    <em>Avec le soutien des acteurs industriels, l’association PV CYCLE entend étendre la logique écologique à tous les domaines de l’industrie photovoltaïque, en prenant en compte la totalité du
    cycle de vie des panneaux solaires. Ainsi, outre l’évidente réduction des déchets générés, la revalorisation des équipements usés permettra de réutiliser les matières premières pour la
    fabrication d’une génération suivante de panneaux.</em><br>
    <br>
    <em>Bien que l’on n’attende pas les premiers volumes de panneaux photovoltaïques arrivés en fin de vie avant une dizaine d’années aux dires de PV CYCLE, on peut saluer l’initiative consistant à
    chercher des solutions avant d’être confronté au problème."</em><br>
  </div><br>
  <span style="color: #ff0000;">© Cécile Cassier<br>
  <a href="http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3527" target="_blank">Source : Univers Nature</a><br>
  <br>
  <br></span><br>
  1- Créée en 2007, l’association PC CYCLE se consacre à la mise en place d’un dispositif performant de récupération et de revalorisation des panneaux solaires photovoltaïques. Son slogan prône une
  industrie photovoltaïque «&nbsp;doublement verte&nbsp;».]]></description>
        <pubDate>Sat, 25 Apr 2009 18:30:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">eec8feeb881b26665732ad9e088e49f0</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-30667688-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Face book Vs Fesse bouc : inquiétudes de la CNIL]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-30130495.html</link>        <description><![CDATA[<a href="http://www.ecrans.fr/Alex-Turk-Concernant-Facebook-je,6448.html" target="_blank"></a>
  <h3>
    <span style="color: #008000;">Alex Türk&nbsp;: "Concernant Facebook, je suis extrêmement inquiet, affolé même "</span>
  </h3>
  <h3 style="text-align: justify;">
    <span id="intelliTXT"><span class="lettrine">A</span>lex Türk, le président de la CNIL, la Commission nationale de l’informatique et des libertés réagit à la nouvelle affaire Facebook qui
    entendait s’arroger un droit de propriété à vie des données des internautes, y compris des années après avoir quitté le réseau social. Ce sénateur du Nord (divers droite), maître de conférence de
    droit public, dit son pessimisme devant le peu de considération des acteurs de l’Internet pour la protection et l’intégrité des données personnelles.</span>
  </h3>
  <h3 style="text-align: justify;">
    <span id="intelliTXT"><em>(</em></span><em><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;">par Christophe Alix)</span></span></em>
  </h3>
  <p class="auteur">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span id="intelliTXT"></span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span id="intelliTXT"><span class="lettrine"><br></span></span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span style="color: #008080;"><strong class="spip">Quelle est votre réaction lorsque vous entendez qu’un réseau social fréquenté quotidiennement ou presque par 175 millions d’utilisateurs déclare
    que les données publiées seront désormais sa propriété à vie&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    Je suis extrêmement inquiet, affolé même. Il faut que les jeunes qui utilisent ces réseaux sociaux comme Facebook comprennent qu’il n’y a aujourd’hui aucune garantie de maîtrise des informations
    qu’ils mettent à disposition sur ces sites, aucune protection juridique d’aucune sorte. Licence ou pas, ma première réaction est de recommander à tout le monde la plus grande attention.
  </div>
  <p>
    <span id="intelliTXT"></span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span id="intelliTXT"><span style="color: #008080;"><br></span></span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span style="color: #008080;"><strong class="spip">Que peut-on faire de plus&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    Si l’on va plus loin, ce qui est notre rôle à la CNIL, il faut s’attaquer à ces questions sous l’angle juridique. Et le problème, c’est qu’il y a un fossé abyssal aujourd’hui entre la conception
    américaine des données personnelles qui sont pour eux des données purement commerciales et la conception européenne où il s’agit d’attributs de nos personnalités. Chez eux, on fait du
    «&nbsp;profiling&nbsp;», on ne fixe pas de durée ou de limite à l’exploitation de ces données ou à leur propriété.
  </div>
  <p>
    <span id="intelliTXT"></span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span id="intelliTXT">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span style="color: #008080;"><strong class="spip">On ne peut pas les amener à changer d’avis&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    Les sociétés de droit américain qui dominent l’Internet ne se sentent pas tenues par les règlementations européennes et la moitié de mon activité aujourd’hui consiste justement à solutionner ce
    problème en parvenant à un «&nbsp;modus vivendi&nbsp;» juridique avec les Américains. Avec le groupe «&nbsp;Article 29&nbsp;» qui regroupe les 27 CNIl de l’Union européenne, on essaie
    actuellement de se mettre d’accord sur une recommandation qui pourrait sortir au printemps.
  </div>
  <p>
    <span id="intelliTXT"></span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span id="intelliTXT">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span style="color: #008080;"><strong class="spip">Que dit-elle&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    Elle fixera des règles en indiquant à tous ces réseaux sociaux ce qui nous paraît raisonnable. Ce ne sera pas une loi contraignante mais pas non plus un simple cadre informatif. Ce sera la norme
    européenne en la matière et on ne peut qu’espérer que ces acteurs économiques l’appliqueront avec fair-play afin notamment, de ne pas nuire à leur réputation. En attendant, prudence...
  </div>
  <p>
    <span id="intelliTXT"></span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span id="intelliTXT">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span style="color: #008080;"><strong class="spip">Quels sont les domaines où l’absence de contrôle et de protection des données personnelles ont les conséquences les plus
    dommageables&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    Depuis quelques semaines, nous sommes submergés par les affaires liées aux problèmes de recrutement. Les recruteurs, et comment pourrait-on leur en vouloir à part sur un plan strictement éthique,
    utilisent de manière systématique les moteurs de recherche et les réseaux sociaux pour pister leurs candidats à un emploi. Le CV devient quelque chose de complètement accessoire. Or, ce que l’on
    a fait à 20 ans ne doit pas vous gêner dix ans plus tard lorsque vous cherchez un boulot, alors même que vous avez changé, évolué. C’est ce que j’appelle la menace de la dilatation du présent
    numérique, une véritable bombe à retardement dont on commence à peine à prendre conscience. A la CNIL où nous recrutons beaucoup en ce moment, nous avons pris un engagement&nbsp;: ne
    «&nbsp;facebooker&nbsp;» personne. Même si c’est parfois très tentant&nbsp;!
  </div>
  <p>
    <span id="intelliTXT"></span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span id="intelliTXT"><span style="color: #008080;"><br></span></span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span style="color: #008080;"><strong class="spip">Chacun en somme doit avoir le droit à un oubli numérique...</strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    Mais c’est la loi en Europe, pas un concept philosophique&nbsp;! La maîtrise des informations publiées dépend de vous ou de vos amis mais pas leur durée de conservation qui dépend des sites.
    C’est pourquoi nous avons des discussions avec les moteurs de recherche pour les amener à réduire cette durée. On pense que six mois est quelque chose de bien pour Google par exemple, alors
    qu’eux restent sur 9 mois. L’important, c’est que l’on discute et c’est ce à quoi il faut parvenir avec ces nouveaux réseaux sociaux afin de parvenir là aussi à des durées de conservation des
    données raisonnables.
  </div>
  <p>
    <span id="intelliTXT"></span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span id="intelliTXT">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span style="color: #008080;"><strong class="spip">Ce phénomène n’est-il pas accentué par la gratuité quasi-généralisée de tous ces sites qui n’ont d’autre moyen, pour rentabiliser leurs
    activités, que d’exploiter de manière systématique et parfois abusive ces données personnelles&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    C’est très révélateur, on parle toujours d’utilisateurs sur ces sites, ou de membres, jamais de clients. Et à la différence du droit commercial classique, les choses ne sont pas claires du tout
    alors que l’on est dans un échange quasi-contractuel. Vous me donnez vos données personnelles, vous acceptez que je puisse les commercialiser et en échange vous ne me devez rien pour accéder au
    service&nbsp;! Les acteurs de l’Internet jouent aujourd’hui sur cette ambigüité et c’est malsain. Il faut d’urgence inventer les nouveaux concepts juridiques qui permettront de clarifier cette
    situation, de définir un droit de l’internaute. Mais je le répète&nbsp;: ce que je vois aujourd’hui ne me pousse pas du tout à l’optimisme.<br>
    <span style="color: #ff0000;"><br>
    jeudi 19 février 2009 © <a href="http://www.ecrans.fr/Alex-Turk-Concernant-Facebook-je,6448.html" target="_blank">Ecrans</a></span>
  </div>
  <p>
    <span id="intelliTXT"><br>
    <br>
    <br></span>
  </p>
  <p class="spip">
    <span id="intelliTXT">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 12 Apr 2009 06:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">82f2cc04b64450e6f73f8eb91f01aea5</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-30130495-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Andalousie : Parc National de Doñana]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-30103106.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <div style="text-align: left;">
      <b><span style="font-size: 14pt;"><img src="http://www.espagne-facile.com/wp-content/uploads/parc-donana-plan.gif" class="CtreTexte" height="417" width="600"><br>
      Le Parc national de Doñana est l’un des plus grands<br>
      sites naturels protégés d’Europe.<br></span></b><br>
    </div>…/…<br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>Atouts du parc national de Doñana</b></span><br>
    Situé en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, le domaine longe la rive droite du Guadalquivir au niveau de son estuaire sur l’Océan Atlantique.<br>
    Créé en 1969, le parc s’étend sur plus de 54 000 hectares dans lesquels on trouve une grande variété d’écosystèmes, notamment des plages, des dunes et des réserves. Plus de 376 000 personnes ont
    visité le parc national de Doñana en 2006. Les milieux naturels y sont extrêmement variés et l’on peut passer en quelques kilomètres de dunes, tantôt stables, tantôt mobiles, à des marais secs ou
    humides. Les maquis boisés de chênes-liège ou d’oliviers contrastent également avec les lagunes à faible niveau d’eau.<br>
    <br>
    <b><span style="font-size: 12pt;">Faune au parc national Doñana</span></b><br>
    Le parc est un refuge et un paradis d’hivernage pour plus de 500 000 oiseaux d’eau chaque année. Ce sont eux et un paysage exceptionnel que le public vient le plus rechercher mais de nombreuses
    autres espèces vivent dans le parc qui est situé dans un des hot-spot européen et planétaire de biodiversité, dont environs 300 espèces de vertébrés et de crustacés. Il n’est pas rare d’y
    rencontrer des flamants roses, des aigles impériaux, des caméléons, des cerfs, des mangoustes et des crabes.<br>
    <br>
    On trouve de nombreuses espèces d’animaux référencées : 20 espèces de poissons d’eau douce, 11 espèces d’amphibiens, 21 espèces de reptiles, 37 espèces de mammifères non marins et 360 espèces
    d’oiseaux.<br>
    <br>
    Le Parc national Doñana est également le dernier refuge du félin devenu le plus rare et le plus en danger d’extinction de la planête : le lynx d’Espagne (ou « lynx pardelle » ou « lynx ibérique
    »).&nbsp; Deux petits noyaux d’une cinquantaine d’individus subsistent dans la région, dont une vingtaine vivent dans le parc ou à ses abords (pour une centaine d’individus au total). Si rien
    n’est fait, cette espèce sera peut-être, d’ici 5 ans, le premier félin à disparaître de la surface du globe depuis 10000 ans, après le smilodon ou tigre à dents de sabre.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/63/37/22//iberian_lynx.jpg" class="CtreTexte" height="601" width="400"><br>
    <br>
    Le lynx d’Espagne est l’un des félins les plus menacés de la planète. Restreint à la péninsule ibérique, la diminution drastique du nombre de lynx d’Espagne a fait qu’il soit déclaré espèce
    protégé (1966) et qu’il n’existe de colonies de lynx que dans les parcs naturels de Sierra de Ándujar et Cardeña, Montoro et au parc de Doñana et dans ses environs.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>Flore au parc national Doñana</b></span><br>
    Plus de 900 espèces de fleurs sont répertoriées dans l’écosystème du parc de Doñana.<br>
    Le parc de Doñana renferme de nombreuses fleurs particulièrement intéressantes comme par exemple la morène (Hydrocharis morsus-ranae) encore appelée petit nénuphar, grenouillette ou hydrocharis
    des grenouilles et le faux cresson de Thore (Thorella verticillatinundata). Beaucoup d’entre elles sont fortement menacées.<br>
    <em><b>La flore dans les dunes mouvantes</b></em> : la dureté de l’écosystème oblige certaines espèces végétales à s’adapter aux conditions très particulières : les dunes de sable et son sol
    mouvant. Cet écosystème de dunes mouvantes, presque inexistant ailleurs dans la péninsule ibérique, est la conséquence du fort vent venant du sud-ouest.<br>
    L’enterrement de la végétation et surtout des arbres, du aux lents mouvements de sable, est l’un des phénomènes les plus connus de la zone de plage du parc.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><b>Menaces</b></span><br>
    Les premières menace étaient le tourisme (risque de surfréquentation), la chasse et l’urbanisation ; elles sont contrôlées ou encadrées par la création du parc. L’agriculture intensive est
    devenue une nouvelle menace : le parc est en effet maintenant environné par environ 5 000 ha de culture industrielle de fraises (330 000 tonnes récoltées en 2006, dont 25% soit 83 000 tonnes,
    exportées vers la France).<br>
    <br>
    Ces cultures se sont fortement étendues depuis les années 1980. 40 % d’entre elles étaient en 2006-207 - selon le WWF - illégales (mais tolérée par le gouvernement).<br>
    Plus d’une centaine d’hectares de culture de fraisiers ont été illégalement “conquis” sur le territoire théoriquement protégé du Parc national de Doñana. Ces cultures intensives y empoisonnent de
    nombreux organismes vivant par les produits chimiques, en contribuant à l’eutrophisation des milieux et à leur assèchement (suite aux forages illégaux creusés pour l’irrigation des fraises ; ces
    forages selon le WWF pompent environ 50 % de l’eau qui alimentait autrefois les zones humides du parc).<br>
    <br>
    La monoculture épuise les sols périphériques, diminue le degré de naturalité des paysages, et y favorise la pullulation de parasites des fraisiers, justifiant chaque automne un traitement
    chimique de stérilisation chimique des sols. Pour ceci les fraisiculteurs utilisent du bromure de méthyle (poison, gaz à effet de serre, et destructeur de la couche d’ozone, interdit en 2005 -
    dernière limite - par le protocole de Montréal de 1987) et de la chloropicrine (produit utilisé comme arme chimique lors de la Première Guerre mondiale).<br>
    <br>
    Adresse :<br>
    Parque Nacional de Doñana - 21730, Almonte, Espagne<br>
    <br>
    <a href="http://www.espagne-facile.com/parc-national-de-donana/1575/" target="_blank">© Espagne facile</a>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 10 Apr 2009 19:14:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7fc2ef312b54c32f5dc26dfea7c62073</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-30103106-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Suite Wafa Sultan : point de vue "comptable"]]></title>
        <link>http://www.vachane-overblog.com/article-28092002.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 14pt;">Un intéressant point de vue comptable :<br>
  2400 palestiniennes ont accouché à Gaza pendant la guerre,<br>
  donnant naissance à 1500 garçons et 900 filles.</span><br>
  Des naissances qui compensent les palestiniens tombés sous les missiles israéliens<br>
  <span style="color: #0000ff;">samedi 24 janvier 2009 - 07h10, par Mediarabe.info</span><br>
  <br>
  <div style="text-align: justify;">
    Cette opération comptable est publiée samedi 24 janvier par le quotidien algérien « Ech-Chorouk », en page 2. Un point de vue intéressant qui enlève au Palestinien toute valeur humaine et qui
    confirme l’idée répandue selon laquelle les palestiniens l’emporteront grâce à leur démographie galopante.<br>
    <br>
    C’est ainsi que le quotidien algérien « Ech-Chorouk »nous apprend, le 24 janvier, qu’au cours des 22 jours de conflit à Gaza, plus de 1500 femmes palestiniennes ont mis au monde des garçons.
    Pendant la même période, le nombre des filles nées à Gaza a dépassé les 900.<br>
    <br>
    Le quotidien ne s’étonne pas de ce déséquilibre flagrant entre le nombre des garçons et des filles (généralement, le rapport est de 51/49 en faveur des filles), et l’attribue à la volonté divine
    qui veut que les 1.330 martyrs palestiniens tombés sous les missiles sionistes soient compensés.<br>
    <br>
    Le quotidien conclut en insistant sur l’attachement des Palestiniens à leur terre, et rappelle que Dieu a ainsi voulu que les Palestiniennes se transforment en fabriques de combattants pour
    lutter contre les missiles sionistes.<br>
    <br>
    <span style="color: #ff0000;">©MediArabe.info</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 18 Feb 2009 18:32:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6a6ee2c579e6e44a886f7ccce007ba67</guid>
                <category>Articles de presse</category>        <comments>http://www.vachane-overblog.com/article-28092002-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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